Bora: Première rencontre avec les requins citrons et la faille de la manta!

Bon ben… même routine qu’à Rangiroa! 6h30, je suis debout. 7h je suis au petit-déj avec Mamie Gloria qui s’inquiète fortement de me voir aller plonger ! « Tu vas aller voir les requins ? » « oui ! » « roooooooooooh, non mais tu es complètement folle toi ! Comment tu sais qu’ils ne vont pas te manger ? »  « Euh ben j’en sais rien » « T’as déjà vu des murènes ? » « Oui !!!!!!! » « Roooooooh mais t’es vraiment folle hein ! Tu fais attention hein ! C’est dangereux les murènes ! Il y a une dame elle s’est fait mordre par une murène, sa main est devenue toute noire, ils ont dû la couper ! Et si tu te fais mordre, il faut mettre du citron ! Tu me dis hein, je te donne du citron ! Tu le mets, le sang va devenir noir et comme ça ça ne s’infectera pas ! Moi j’ai toujours du citron dans mon sac ! Ah oui hein ! Et même dès fois j’oublie que j’ai du citron au fond de mon sac et après il est tout pourri… » Elle me fait bien rigoler, elle est extra ^^. Entre le bâton (pour les chiens) et le citron (pour tout ce qui se trouve dans l’eau), je suis parée !

Allez, quelques bonnes tartines (la baguette !!! hummm) et un thé, c’est parti. Je traverse la route et me voilà à Top Dive. Accueillie à nouveau par Miss Désagréable. Je ne pensais pas que c’était possible d’être aussi peu aimable en vivant à Bora-Bora !

Bref. Heureusement, les instructeurs sont déjà là et eux, au moins, ils ne sont pas blasés du monde qui les entoure ! Je rencontre mon instructeur : Stéphane. Il vient de métropole, a commencé à voyager il y a pas mal d’années, a passé ses niveaux de plongées au fur et à mesure qu’il avançait (tient, ça me rappelle quelqu’un…) et maintenant il est instructeur indépendant. Donc Top Dive l’appelle quand ils ont besoin de monde ! On me file une combi (shorty… mais bon pour 2 plongées par 28 degrés à 30 mètres de fond, je devrais survivre ^^), masque et…. Ah le problème des palmes…Je montre mes pieds brûlés de chaque côté… Mais c’est évidemment la même marque que l’autre Top Dive… Donc trop petit et ça va encore me brûler. Du coup, avant de partir, avec Stéphane on sort la trousse à pharmacie sur le bateau et j’essaie de me faire des pansements pour protéger un peu… La Go Pro et hop, j’embarque !

On est un peu moins d’une dizaine sur le bateau. C’est parti ! Comme pour Rangi, le moment du tour en bateau pour atteindre le spot de plongées est un délice pour les yeux ! Ce qui est le plus impressionnant à Bora, ce sont les dégradés de bleu ! 10 minutes de plaisir plus tard, nous arrivons à Tapu, notre premier spot de plongée. Ici, on saute du bateau à l’arrière en faisant un pas en avant. Et hop, me voilà sous l’eau ! Ahhhhhhhhhhhh !! Enfin ! 2 jours que je n’avais pas plongé !!!

Première réaction ? L’eau est aussi claire qu’à Rangi ! Il est loin de faire froid. Visibilité à tomber par terre. Des coraux et des poissons partout. J’adhère ! Le temps de finir de descendre, il y a des requins pointes noires qui nous attendent (je vous rassure quand je dis qui nous attendent, ça veut juste dire qu’ils sont dans le coin en train de se promener, pas qu’ils sont en bas la gueule ouverte avec les dents pointues qui brillent et l’estomac qui gargouille !). Jusque là pas de soucis. On croise une belle murène. J’ai une pensée pour Gloria et son citron ! Promis Gloria, je ne mets pas la main dans sa bouche !

Et là, on croise le starry puffer. Vous l’avez vu dans la vidéo des plongées à Byron Bay. C’est un poisson que je trouve trop beau avec ses grands yeux et ses petites joues. En plus, bonne partie de ce poisson ne peut pas être mangé ou on se fait empoisonner… Celui-là Jean-Seb ne me le mangera pas ! Et toc ! (Un ami de Gex qui s’est mis à plonger mais qui mange aussi tout ce qui se trouve sous l’eau en prenant soin de me montrer les photos ! Pfu ! Un jour, t’auras un goût de poisson à force de tous les manger et le requin finira par venir te goûter ^^) .

Et soudain… Ahah. La spécialité locale. Celui qu’on est presque sûr de voir à chaque plongée à Bora : Le requin citron. Ben c’est un bon morceau de poisson ça ! Et toutes ses dents ! Il est appelé citron parce qu’il aurait une couleur plus jaune que les autres requins. Bon c’est légèrement teinté… je trouve que de là à l’appeler citron, il y a quelqu’un qui a un peu abusé quand même ! Les plus grands font dans les 4 mètres. Et oui, il y a déjà eu plusieurs attaques avec ce type de requin. Mais pas en polynésie. Ici, les requins sont doux comme des agneaux (à quelques dents près). Il peut vivre jusqu’à 25 ans. Ah la honte, du haut de mes 29 ans, je le bats à plate couture ! Les femelles ont une particularité : Elles reviennent mettre bas là où elles sont nées. A Bora, il n’y a que les femelles. Les mâles sont vers Tahiti. Ils se retrouvent de temps en temps pour faire quelques galipettes et hop chacun retourne ensuite dans son coin. Quelque chose m’interpelle quand je vois ce bon bout de requin : Les requins sont bien sveltes d’habitude. Mais celle-là est un petit peu bedonnante. Carrément même… ça fait drôle de voir un requin avec un bidon tout rond !!! Bon j’apprends en remontant que les femelles sont pleines en ce moment, mais ça ne m’étonne pas trop. Sinon elle avait soit un sacré problème digestif ou un sacré embonpoint !

Bon il se nourrit de poissons, mollusques, crustacés. Parfois des oiseaux qui n’ont donc pas de bol. Mais à priori la viande humaine ne fait pas partie de ses plats préférés. Effectivement, elle tourne tranquillement autour de nous. Regarde un peu ce qui se passe. Ah tient des bubulles. Et hop elle repart. Puis elle finit par revenir avec une copine. Elles tournent un peu aussi. Hop hop, moi je vais par là. Puis on repart…. Et voilà ! Sacrée rencontre une fois de plus ! Un nouveau poisson dans mon logbook hihi. Bon sinon à part ça, je revois tous les habituels : Triggerfish, poissons perroquets, poissons anges,… La totale.

50 minutes plus tard, on remonte tranquillement à la surface. On retourne sur le bateau : Bananes, ananas, mangues,… Miam. Pendant ce temps, on fait 20 minutes de bateau. On contourne l’île principale… Magnifique ! L’île principale, avec son volcan (éteint) au milieu… Pfioulala. Mouais, vraiment à la hauteur de sa réputation ! Elle mérite bien son surnom de Perle du pacifique ! A la base, elle s’appelait Pora Pora, ce qui veut dire la première née en Rapa Nui, comme ce fût la première île à voir le jour !

On arrive au deuxième spot de plongée : La station de nettoyage des raies mantas, Anau ! Si je ne vois pas de mantas ici, c’est vraiment pas de bol ! Je suis la première équipée, la première à sauter. « Bon on y va ? Allez allez !Go go go ! » Je mets la tête sous l’eau. Ouah! Le corail est incroyable ici. Rien à voir avec ce que j’ai vu jusqu’à présent. Le même type de corail partout et très compact. Allez c’est parti. Ici, il y a une sorte de canyon où se promènent les mantas pour venir se faire nettoyer par d’autres petits poissons super sympas.

On va donc dans le canyon et moi je suis en mode je tourne ma tête dans tous les sens. Elle est où la manta ? Elle est où la manta ?? La visibilité est pas top mais ce n’est pas grave !

Ah ! Je vois une raie !!!! Oh elle vole, j’adore… Mais elle est bien petite. J’attends qu’elle se rapproche : Oui c’est bien ce qui me semblait. C’est une raie aigle. Mais c’est déjà canon ! Et en plus elle n’est pas seule elle est venue avec toutes ses copines. On en croise une bonne dizaine ! J’adore !

Mais bon je continue de chercher ma manta…

Soudain… je vois un pointe noire au fond du canyon. Je le montre à Stéphane qui a l’air hyper surpris : C’est la première fois qu’il voit un pointe noire à cet endroit. Et c’est moi qui l’ai trouvé ahah. Oui peut être que j’attire les requins !

Bon on cherche toujours…. Une demi-heure plus tard, on tombe sur un poulpe ! Ce n’est que mon deuxième poulpe (le premier à Bali). Je m’approche pour mieux le regarder, il s’enfonce légèrement dans le corail et hop en un quart de seconde il s’est camouflé en version « Je suis un corail, je suis un corail… ». Quelques secondes plus tard, comme je ne bouge plus, hop il remet son habit « normal » et ressort doucement !

On continue et on revient progressivement sur nos pas… Puis à la surface. Jusqu’au dernier moment je cherche. Mais non. Il n’y aura pas de raie manta pour moi aujourd’hui. Ce n’est pas comme s’il y avait 95% de chances de voir des mantas à cet endroit là… C’est po juste ! Heureusement que j’en ai vu une à Rangi !

Bref. On rentre. 20 minutes de bateau à nouveau… En débarquant du bateau, je craque… j’en réserve 2 autres pour demain matin (Oui je suis faible que voulez-vous… En même temps, ça me coûtera bien plus cher de revenir sur Bora plus tard pour plonger que de le faire maintenant !). Et surtout, je suis le conseil de Stéphane, je demande à aller à Muri Muri. C’est loin, mais apparemment c’est la plus belle plongée de Bora !

Au moment de partir, Stéphane propose de me déposer. J’ai au moins 5 minutes à pied si je traîne les pieds mais c’est toujours plus sympa de discuter. Surtout pour parler plongée, je suis toujours là ! A peine montée dans la voiture, comme Miss Ronchon a encore été hyper désagréable (ouais je viens réserver 2 plongées de plus et Madame tire la tronche !), je lui en touche un mot. Il est clairement de mon avis. Et visiblement c’est un peu l’avis général… T’as envie de lui dire, sors et ouvre les yeux et arrête de ronchonner ! On papote plongées et voyages. Il souhaite aller à l’île de pâques donc il me file sa carte pour que je lui envoie des conseils^^.

Je rentre voir Gloria qui est rassurée de me voir en un seul morceau. Il est déjà 13h, je file me faire un truc à manger. Le temps de finir de manger et bim il se met à pleuvoir. Ben puisque c’est comme ça, je fais une sieste. Si je pouvais ne plus être malade (c’est chiant de se traîner un coup de froid néo-zélandais dans les plus beaux endroits au monde !), ce serait quand même top ! Les australiens me proposent d’aller avec eux faire du snorkelling, mais il se met à pleuvoir de plus belle… donc finalement on se dit que c’est mieux d’annuler !

Le soir, on se retrouve encore tous ensemble pour le repas en famille ! Et Gloria qui nous annonce : « Aujourd’hui il n’y aura pas de dessert…. J’ai tout mangé… » ahah !!! Du coup, au moment de se servir… « Moi j’ai mangé tout le dessert alors maintenant je n’ai plus faim… » On mange du mahi mahi, c’est le meilleur poisson local que son fils et le papy ont ramené de la pêche aujourd’hui. Avec une petite sauce à la vanille, c’est vraiment excellent ! Bien meilleur que le poisson semelle de chaussures qu’ils cuisinaient à Rangiroa !

Tous les repars ont de la viande, du poisson et 2 types de féculent (Riz pomme de terre hier et ce soir, riz banane ! Comme aux Caraïbes. C’est très bon la banane en plat principal !). Je peux vous dire qu’avec ça je ne suis pas prête de mourir de faim. L’Australien est en admiration devant le poisson : Il nous raconte que pendant toute la traversée depuis la Nouvelle-Zélande et tout le passage dans les îles, à chaque fois il essaie de pêcher mais ne ramène rien. Jamais rien. A tel point que les pêcheurs des alentours ont toujours pitié de lui et viennent toujours lui donner un ou 2 poissons avant de repartir… Ah quand même ! Sacré niveau, chapeau bas !

J’adore toutes leurs histoires de navigation ! Je me suis inscrite sur le site qu’ils m’ont donné (find a crew) et c’est vraiment incroyable le nombre de personnes qui recherchent des équipiers expérimentés ou non à travers le monde. Ohlala ça me tente, ça me tente, je ne sais pas ce qui me retient ! Ah oui l’Amérique du Sud… Pfu… ^^

On papote un moment puis chacun rejoint ses pénates !

Nana !

Ju

 

Bora: Une histoire incroyable dans une famille formidable! (Ou inversement)

Le lendemain, 6h, comme d’hab je fais du stop pour aller à l’aéroport ! Comme d’hab, la première voiture me récupère et c’est parti ! Hihi ! Je vais à Bora-bora !!! Vous savez comme la pub de lessive !

La vue en arrivant au-dessus de l’île est à tomber…. Mais je ne suis pas au bout de mes peines aujourd’hui ! On atterrit… il faut vous imaginer l’accent local au moment où on nous annonce « Vous êtes arrivés à Bora-bora (en roulant bien les r, j’adore l’accent local !), la température extérieure est de 35°C » mouahahah ! Bora-bora me voilà !!!! Youhou !

Je descends de l’avion : On est en fait sur un motu (un îlot)… sur ce motu il n’y a que l’aéroport… nous sommes d’ores et déjà entourés d’eau turquoise à la descente de l’avion. Eh oui, quand t’atterris à Bora-bora, c’est déjà du rêve ! Bon, je vous passe tous les jets privés garés à l’aéroport. Dont un est extrêmement sobre : Intégralement doré… Comme si ce n’était pas assez d’avoir un jet privé il a en plus fallu qu’il le dore… Ahah !

Bon pour récupérer son sac, comme d’hab pas de tapis roulant (un tapis roulant serait plus grand que l’aéroport de toute façon…), tous les sacs sont posés sur une grande étagère. Et tous les bateaux attendent juste en face… Je découvre d’ailleurs la vue… ah ouais. Ah quand même… C’est largement au-dessus de mes attentes !Ah ouais ouais ouais !!! Youhouhouhouh !!! Alors ben y’a de l’eau turquoise à perte de vue. Juste en face de l’aéroport un tout petit îlot avec juste 2 palmiers dessus. Et derrière… L’île principale. Une montagne verdoyante qui tombe à pic dans l’eau. Et tout ça entouré de motus un peu partout… Ouahou. Ca me rappelle les décors de Lost.

C’est parti, je monte sur le bateau qui va sur l’île principale (non pas celui qui va au Hilton…), ces bateaux sont gratuits, et hop 15 minutes de navigation à travers ce décor paradisiaque !! Je suis la seule à prendre des photos, tous les autres sont rentrés à l’intérieur…

On arrive, je fonce à l’office du tourisme : A la pension Noni, ils m’ont dit de les appeler et qu’ils viendraient me chercher. J’explique à la dame de l’office quand quelqu’un derrière moi dit :  « Tu vas chez Gloria ? Ben je te dépose c’est ma voisine ». Lui, c’est Gérard, il tient la pension à côté de celle de Gloria et il est venu chercher quelqu’un au bateau. Hop, je monte à l’arrière du pick-up et c’est parti !Il me conseille des compagnies pour des tours sympas et me dit que Gloria, elle est chouette ^^.

Quand j’arrive, Gloria est là, je découvre une petite mamie avec un grand sourire. Gérard lui dit : « Elle était perdue alors je te l’ai ramenée ». « Oh mais non, je lui avais dit de m’appeler. Hein je te l’avais dit. Mais pourquoi t’as pas appelé je serai venue te chercher ! » Ahah.

Elle me montre ma chambre : Ouahou grand luxe : J’ai une double pour moi toute seule avec salle de bain et cuisine ! Eh oui, les dortoirs à Bora, ça n’existe pas vraiment !

Je m’installe, puis je lui demande si elle a un vélo pour que je parte faire le tour de l’île. « Oui, il y a un vélo là, tu peux le prendre. Mais ramène-le parce que je ne sais pas à qui il est »… Ah… Bon je vais commencer par aller à Top dive qui est juste à côté pour planifier ma dernière plongée (Dernière ? vous y croyez ? ah je ne me crois pas moi-même). On m’avait parlé de Zaza qui est super sympa à l’accueil. Pas de bol, aujourd’hui, elle n’est pas là. C’est une autre… et je peux vous dire que si je n’avais pas eu mon pass de 10 avec Top dive, je serai allée ailleurs. Exécrable. « Plonger demain ? ah mais moi je sais pas, il faut que je demande, j’en sais rien, t’as qu’à repasser plus tard »… C’est pourtant pas très compliqué. Enfin bref. Ok je repasserai plus tard. Je file au supermarché (ouais je ne vais pas aller au resto à Bora…), celui-là est bien plus rempli qu’à Tahiti : Je m’achète juste de quoi me faire 2 ou 3 sandwichs et une salade, comme les petit-déjs sont compris chez Mamie Gloria.

Je rentre, je me prépare un petit gueuleton en regardant les brochures prises à l’aéroport. On m’a conseillé le tour de l’île en jet ski et j’ai vu qu’il y a du saut en parachute. Quel plus bel endroit au monde que Bora pour un saut en parachute ? Je vais voir les sites internet… je déchante vite. Que ce soit jet ski ou saut en parachute, c’est 600 euros pour une demi journée. Alors les enfants, changement de plan, je ne ferai ni jet ski ni saut en parachute…

Bon je me dis que je vais monter en haut de la montagne pour avoir une super vue…

Gloria vient me voir pour me demander si je veux manger avec toute la famille ce soir. Oui. Ce n’est pas de refus !! Je lui demande où je peux aller me promener pour la fin d’aprèm « Ouhlala, tu fais attention hein ! Y’a une dame elle s’est fait attaquer par des chiens à la figure, ils ont dû l’emmener à l’hôpital à Tahiti ! Si tu veux aller te promener, tu me dis hein, je te donne un bâton » ! Hihi, elle me fait tellement rire ^^.

Bon de toute façon je suis malade et il commence à pleuvoir, je file faire une sieste. A mon réveil, je retourne à Top Dive. La fille n’est pas plus aimable, heureusement les instructeurs sont rentrés. Ils sont super sympas. Je leur dis que je veux absolument faire la station de nettoyage des raies mantas. Donc pas de soucis, on la fera demain. En revanche, quand le bateau part, c’est pour 2 plongées… QUOI ? vous êtes en train de me dire que je suis OBLIGEE de plonger une fois de plus ? Mince alors ^^. Me voilà bien embêtée,… Laissez-moi réfléchir… ?? C’est d’accord ! Youhou. Donc 2 plongées demain matin. Eh ouais je vais plonger à Bora ahah !

En rentrant, je fais connaissance avec mes voisins de chambrée : un couple d’australien (ah ils me poursuivent ces australiens !!!) qui est venu de Nouvelle-Zélande… en bateau ! Encore !? Ils ont navigué vers Tahiti. Lui a navigué avec son frère. La copine de son frère est là pour une semaine donc ils leur ont laissé le bateau pour la semaine et eux se font une escale à Bora…. Avant de récupérer le bateau en fin de semaine pour ensuite naviguer en Polynésie pendant un mois, puis monter aux îles Cook et aux îles Tonga. Ohlala. Ils me font rêver tous avec leurs histoires de bateaux. Ils me donnent un site anglophone où les gens recherchent des équipiers, expérimentés ou non. Je vais y faire un tour… ah oui, effectivement ils recherchent du monde en Polynésie… Aïe aïe aïe, dur de se retenir !

Gloria vient nous chercher pour le repas : Comme ils sont en couple, ils ont leur petite table pour eux deux. Moi je suis au milieu de toute la famille ^^. J’adore !! Je rencontre le Papy pêcheur, un fils pêcheur et sa femme, 2 petits-enfants d’une autre fille et même… les arrières petits-enfants.

La belle-fille m’explique qu’en fait Gloria n’est pas polynésienne et que le Papy…. À moitié. Enfin pas complètement. Enfin c’est une histoire intéressante.

Une histoire intéressante ? J’adore, raconte !

Alors pendant la seconde guerre mondiale, suite à Pearl Harbor, les américains ont décidé de venir protéger la Polynésie, au cas où. Bon ici, ils pensent que c’était quand même plus pour prendre du bon temps. Donc les Gis sont venus dans les îles. A force de rester là, ils ont rencontrés les vahinés qui leur ont bien plu. De fil en aiguille, je vous passe les détails, mais bon nombre d’entre elles sont tombées enceintes de Gis. Le problème, c’est que comme en métropole, à l’époque il fallait être mariée… sauf que tous ces américains avaient des familles aux Etats-Unis (eh ben c’est du propre tout ça !). Du coup… les familles cachaient les femmes enceintes jusqu’à ce qu’ils leur trouvent un mari. Ils se mariaient vite fait. Mais le mari était bien sûr au courant (Quand le bébé sort avec des yeux bleus alors que tous les polynésiens ont les yeux bruns…). De là est né le papy qui avait donc un papa non officiel américain et des parents officiels polynésiens.

Le GI est rentré auprès de sa famille aux Etats-Unis, 3 garçons, une fille. Plusieurs dizaines d’années plus tard, sur son lit de mort, il a annoncé à ses enfants qu’il savait qu’il avait un enfant à Bora-bora. Sans savoir son nom, ni même si c’était un garçon ou une fille. Sans savoir comment le retrouver…

Sa fille a décidé d’aller en vacances en Polynésie. Lors de son passage à Bora-Bora, elle est allée à la mairie, expliquer qu’elle avait un demi-frère ou sœur ici, sans savoir de qui il s’agissait. Bien sûr, tout le monde se connaît à Bora et en voyant la sœur la secrétaire lui a dit direct :  « C’est un demi-frère et je sais exactement de qui il s’agit ». Ils sont des dizaines et des dizaines dans ce cas sur l’île mais apparemment la sœur ressemblait beaucoup au Papy… Elle lui donne l’adresse de chez Gloria où elle se rend… et en voyant son frère qui avait désormais l’âge de son père lorsqu’il est décédé, elle est tombée dans les pommes… Les 3 fils, aucun ne ressemble à leur père. Pourtant, lui, le fils caché, lui ressemble comme 2 gouttes d’eau, à tel point qu’elle a eu l’impression d’avoir son père en face d’elle !

Les retrouvailles ont donc bien eu lieu, tout s’est bien passé. En rentrant aux Etats-Unis, la fratrie a payé un billet d’avion pour que le Papy puisse venir faire la connaissance du reste de la famille. Il y est allé et depuis ils restent en contact régulièrement et continuent de se voir.

Si ça ce n’est pas une histoire digne d’un film…

Je fais ensuite la connaissance du petit-fils et lui demande des conseils pour mon séjour à Bora et surtout pour crapahuter dans la montagne. Apparemment, il faut obligatoirement une excursion et être avec un guide : ce n’est pas indiqué, les chemins ne sont quasiment pas tracés,… Bien sûr c’est 150 euros. Mouais ben moi je ne paie pas 150 euros pour marcher ! Ohlala !!

On passe une bonne partie de la soirée à discuter. A la fois avec eux et avec les australiens qui continuent de me faire rêver avec leurs histoires de bateau !

Puis je file me coucher. Demain, debout 6h ! Je vais buller à Bora !!

Nana !

Ju

Dernières plongées à Rangi… Demain, cap sur Bora-bora!!!

Dernier jour de plongées à Rangi… Snif ! Bon ben vous connaissez maintenant la routine : 6h je me lève en constatant à nouveau que je suis de plus en plus malade mais je tiens encore le choc, 7h on vient me chercher, 8h je pars buller ! J’ai les pieds complètement brûlés à cause du frottement des palmes, heureusement, Mo, une divemaster, me prête des chaussons, je prends des palmes une taille au-dessus et le problème est (presque) réglé.

Aujourd’hui, je replonge avec Nico. A la première plongée, on refait une profonde. 40 mètres cette fois et là, je n’ai pas eu la tête qui tourne ahah ! On revoit nos copains les requins, les scènes de chasse avec les thons et les Napoléons et surtout…. On voit une raie aigle !!! Certes ce n’est pas une raie manta, mais elle est énorme et c’est tout aussi majestueux. Tout comme la manta, on a l’impression qu’elle vole à travers l’eau. Je suis fan !! En remontant à la fin de plongée, je tombe sur un triggerfish (le poisson qui avait attaqué mon buddy aux Philippines) en train d’arracher des bons bouts de corail ! Ben bravo !!! On ne lui a rien appris à celui-là ??? Faut pas détruire le corail ! Si même les poissons s’y mettent…

Une heure plus tard, nous revoilà à la surface. Toujours pareil : Le temps de prendre un thé, se réchauffer un peu et noter tout ce qu’on a vu lors de la première plongée et c’est déjà reparti !!

La première partie de la seconde plongée ressemble à la première sauf qu’on descend à 35 mètres uniquement (La première plongée de la journée est toujours la plus profonde) : requins, barracudas, scènes de chasse… et même à nouveau une raie aigle ! Toujours autant en admiration !

La deuxième partie, comme les jours précédents, on profite du courant rentrant dans la passe pour se laisser emporter : On plane, on vole, puis on s’accroche dans le canyon et on se promène parmi les poissons à l’abri du courant avant d’arriver à la partie moins profonde où on revoit le poisson feuille, poisson scorpion,… Je ne me lasse pas de cette plongée, on en prend toujours plein les yeux et en plus c’est une super balade !

Plus d’une heure plus tard, on retourne à la surface. C’est l’heure de manger, je me suis préparée un petit sandwich au petit-déjeuner (pas folle la bête) que je mange en 5 minutes pour avoir le temps de faire une sieste sur mon banc fasse à la mer en luttant contre ma bonne barre à la tête… saleté de rhume !

14h, c’est reparti…. 35 mètres à nouveau. Dans la passe, mais cette fois il n’y a plus de courant. Ça change, on a l’impression de faire une nouvelle plongée, on a le temps de regarder les « paysages ». Comme d’hab on en prend plein les yeux : requins pointes blanches, requins gris, bancs de bonites, école de barracudas, murènes… c’est festival !!

Je suis un peu tristounette une heure plus tard : C’était ma dernière plongée à Rangiroa… Snif !!!

En retournant au centre je demande à Audrey une liste de noms d’endroits pas chers où dormir à … Bora-bora, ma prochain destination ! Mouhahaha ! Elle appelle top dive à Bora (oui Rangiroa c’est Rangi pour les intimes et Bora-bora c’est Bora…) et me sort une liste de quelques pensions conseillées. J’appelle en rentrant à l’hôtel et serai donc à la pension Noni ! Youhou !

Comme je ne peux pas plonger le lendemain avant de prendre l’avion (bouh ! mais qu’est ce que je vais faire ??? c’est nul la Terre !), je m’étais inscrite à une excursions. Sauf que…. Il faut admettre l’inacceptable : J’ai pris un coup de froid, m’avoue vaincue et file me coucher…

Du coup, le lendemain, je flâne au bord de la piscine… enfin j’essaie. Très peu pour moi, je vais chercher les palmes, masque, tuba et file regarder ce qui se passe sous l’eau devant l’hôtel. Je retrouve ma petite murène qui n’a pas bougé depuis mon arrivée. Poissons trompettes, requins pointes noires,…

Puis je file à l’aéroport… Alors là il se passe un truc énorme !! Appel pour l’avion à destination de Tahiti. OK. Je file mon ticket et me dirige vers l’avion…. Quand soudain le type à l’entrée de l’avion se fait interpeler par la fille du guichet… Il arrête la fille devant moi pour lui dire qu’il y a un problème…. Sauf que la fille du guichet lui fait signe que ce n’est pas la fille de devant le problème… c’est moi !!! « Ce n’est pas votre avion. Le prochain, c’est le suivant dans 30 minutes ! » Non mais ici, il y a autant de liaisons inter-îles en avion que de trains Pont-à-mousson Nancy ou de bus… incroyables ! Bref, je retourne m’asseoir morte de rire sur mon banc. Je patiente 20 minutes et cette fois c’est à moi !

En arrivant à Tahiti, je retourne chez Ralf. Nous sommes 2 dans le dortoir : Chris un australien et moi. Chris est pire que moi (si je vous jure que c’est possible) : Il a déjà voyagé pendant 2 ans et là un de ses copains a acheté un bateau. Donc du coup il l’a rejoint à Panama et vient de faire 4 mois sur un bateau. Parti de Panama, il est ensuite passé par les Galapagos où ils ont plongé, puis d’autres îles avant d’arriver et de naviguer un mois en Polynésie Française… J’apprends que c’est hyper courant, il a rencontré plein de gens qui faisaient ça. Plein de bateaux cherchent des équipiers, même sans expérience. La plupart du temps, il faut partager les frais à bord (environ 20 euros par jour) et certains sont même payés. Il y a donc des gens qui sont payés pour être sur un bateau et aller plonger… ah… Dis donc ça m’intéresse fortement tout ça !

En bon australien, Chris est aussi un surfeur. Donc même si je pars à Bora demain matin, je le retrouverai à mon retour et on fera Teahupoo ensemble ! Youhou !

Allez je m’endors…. À Tahiti. Demain soir je m’endormirai à … BORA-BORA !!!!!!!!!!!! youhouhouhouhouh 😀 😀 😀

Ju

 

Rangi 2: La journée de plongées de ma vie :D

6h de nouveau ! Debout !! Je retourne plonger 3 fois aujourd’hui ahahahah. J’ai mal dormi toute la nuit, je suis de plus en plus malade mais je m’accroche ! J’ai trop envie de plonger. Alors je me réveille le nez dans le mouchoir mais aussi avec un énorme sourire. Youhou j’y retourne !

Allez hop ! J’arrive. Aujourd’hui je plonge avec Nico, le manager du club. J’arrive : « J’ai un truc à te dire ». « Ah moi aussi ».

Moi ? Je commence à être bien malade… Je commence à avoir le nez bouché… Donc je vais mettre du temps à descendre…

Lui ? « J’ai une proposition indécente à te faire… ça te dit de faire une profonde ?? »

Alors je vous explique. Avec le PADI, quand on est Rescue Diver, on peut descendre à 30 mètres de profondeur. Sauf en Polynésie Française où PADI permet de descendre à 49 mètres.

Donc je suis malade mais… je vais descendre à 45 mètres ahah.

Bon avant de partir, on corrige mon test NITROX avec Nico mais bon comme j’ai tout bon, c’est rapide. Ça y est je suis certifiée NITROX. Il veut en profiter pour me faire passer la spécialité profonde mais c’est plus de 100 euros de plus… Je fais déjà exploser le budget avec mes plongées. Tant pis, la certification ce sera pour une autre fois !

Allez, c’est parti. Il me briefe pour les profondes comme je n’en ai jamais fait. Bon ben c’est simple, faut descendre doucement et si la tête commence à tourner trop comme si j’étais ivre morte c’est que je dois remonter un petit peu… Facile. Allez, combi, palmes trop serrées qui m’attaquent sévèrement les chevilles des 2 côtés (ça creuse de plus en plus, 4 bonnes brûlures, ça devient compliqué de palmer mais… je m’en fous^^ c’est parti !), masque et hop hop hop ! 5 minutes de bateau dans des eaux transparentes à longer une île paradisiaque… Ahlala que la journée commence mal. Qu’est ce que je déteste ma vie ^^.

Je me jette à l’eau et Nico qui me lance « Vas y Julie, commence à descendre, on te rejoint d’ici un quart d’heure » (Rapport au fait que je descends lentement comme je suis malade)… ahah. C’est pas drôle, je lutte et il se moque de moi en plus !! Naméoooooooo !!^^

On descend… on descend… forcément je descends un peu plus lentement, puis une fois arrivée à 15 mètres c’est tout bon. Je rattrape un peu les autres. Je garde un œil sur l’altimètre : 30 mètres…. 35 mètres…40 mètres… Nico me regarde : « ça va ? » (Bon il ne dit pas ça va, mais je ne vais pas vous dessiner les signes sous l’eau… en gros ça veut dire ça…. Pareil pour la suite de la conversation, je vous dis ce qu’on essaie de se dire^^) Moi je fais « Youhouh niquel, c’est trop bien ». Il se retourne. Et là… Je ne sens plus mes mains, ma vision se trouble, ma tête se met à tourner comme si je venais de descendre une bouteille de rhum… Ouhla. Et bien sûr, à cette profondeur on fonctionne beaucoup plus lentement. Le temps que mon cerveau dise à mon bras de lui toucher l’épaule il doit bien se passer 10 secondes… Vive la narcose à l’azote !!

Il se retourne « Ben qu’est ce qui se passe ? » Je lui fais signe que ma tête touuuuuuuuuuuuuuuurne. On remonte d’un peu moins de 10 mètres et ça passe immédiatement. Je lui fais signe que c’est bon et on redescend plus doucement… 35 mètres… 40 mètres… 45 mètres… niquel. Je sens que ma vision est légèrement troublée sur les côtés mais c’est très léger, je le gère largement. Je regarde autour de moi : L’eau est tellement claire qu’il n’y a pas franchement de différence entre être à 3 mètres de la surface ou 45 mètres… La surface est juste là… Presque comme s’il n’y avait pas d’eau. J’adore cet endroit ! On est entourés de requins pointes blanches. On se retrouve face à un énorme banc de poissons. Des milliers. Quelques thons et napoléons qui rôdent autour… Quand soudain… un thon attaque ! En un quart de seconde, les poissons se sont dispersés ! Youhou ! On a à peine le temps de comprendre qu’ils sont tous partis. Et 2 secondes plus tard, ils reviennent et se rassemblent à nouveau ! Et ça recommence ! C’est l’heure du petit-déj pour les thons et les Napoléons !! Et nous sommes aux premières loges, c’est impressionnant !

On remonte petit à petit (ça consomme à 45 mètres…) On suit toujours ce banc de poissons… En arrivant sur le haut du mur dans le jardin de corail, j’entends un bruit : on m’appelle. « Julie regarde regarde regarde » !! Je tourne la tête !! UNE RAIE MANTA !!!!!!!!!!!! Enfin !!!!!!!!!!!!!!! 51 plongées je l’ai attendue celle-là ! Enfin elle se montre. Pfoua. Ce n’est pas la plus grosse mais elle fait déjà bien 3 mètres d’envergure ! Ohlala. C’est majestueux. Elle vole sous l’eau. La bouche ouverte pour absorber le plancton en se déplaçant… On essaie de la suivre mais évidemment elle va bien plus vite que nous ! Pfiou, je suis aux anges. Enfin je l’ai vue ma raie manta ! ENFIN !

Je me retourne à peine que je tombe nez à nez avec une tortue à écailles. Décidément ce matin c’est festival !

Je me sentais nauséeuse au réveil, limite mal à la tête,… Et là je me sens tellement bien ! Je roule dans tous les sens, je suis la tortue, j’admire le corail, je me laisse bercer par les vagues….

On remonte après 1h10 de plongée. En étant descendus à 45 mètres, c’est pas mal du tout… surtout que j’ai encore plein d’air comme d’hab. J’ai toujours envie de leur dire « Allez-y remontez, je vous rejoins dans 20 minutes ! »

Je remonte sur le bateau complètement euphorique !! « Nicooooooo, j’ai vu une raie manta !!!!!!!!!!!! » ahah.

Comme d’hab, on se refait 5 minutes de traversée paradisiaque, un thé, un bain de soleil pour se réchauffer et on est reparti !

Le courant est rentrant dans la passe, on en profite pour aller faire la plongée où on commence dans le grand bleu avec les barracudas au-dessus et le mur de requins gris en-dessous. J’ai l’impression qu’il y en a encore plus que la veille ! Puis, à nouveau, on se laisse porter par le courant… Youhou, je suis en apesanteur à nouveau !!! Pfu c’est tellement énorme comme sensation.

Nico nous fait signe que ça va être le moment de plonger et se plaquer contre la paroi. Hop. Avec Cyrielle on est les premières. Je me relève un peu pour regarder où en sont les autres…. Je me prends tout le courant dans la figure. Soudain je sens mes jambes qui se lèvent avec le courant… encore… encore… Ohoh. Cyrielle me chope les 2 jambes et me replaque contre la paroi. Ah. Merci !

On se promène dans les canyons. Nico me fais signe de sortir la tête du canyon : Je me plaque à la paroi et je lève la tête… Je me retrouve nez à nez avec…. Une murène. Elle ne doit pas être à plus de 20 cm de mon visage ! Pfiou, que d’émotions !!!

On continue et on arrive à nouveau vers la zone moins profonde avec moins de visibilité. Nico me trouve un poisson feuille et surtout… il se met à jouer avec un poisson scorpion (juste le 2ème poisson le plus vénéneux ^^)… je suis admirative, je regarde comment il fait… Je trouve des nudies, je suis ravie ahah !

Puis on remonte à la surface, on se laisse bercer par la houle le temps que le bateau nous récupère.

C’est l’heure de la pause cette fois. Mais bon, dès que je reviens sur terre, je me sens à nouveau malade. Ça commence à m’inquiéter tout ça, si je n’arrive plus à vivre sur terre, que j’ai le mal de terre, je vais faire comment moi ?

Du coup, pendant que tout le monde va au snack d’à côté, je m’allonge sur un banc au centre et je fais la sieste….

Une bonne heure plus tard, c’est à nouveau l’heure du briefing. Cette fois, on plonge avec Franck. C’est la dernière plongée de Cyrielle et Laurent. Ils espèrent donc avoir l’occasion de voir des dauphins avant de partir. Pendant tout le trajet sur le bateau avec Cyrielle on insiste auprès de Franck : « Fraaaaaaanck, on veut voir les dauphiiiiiiins ! silteplééééééééééé ! »

On saute… on descend… Youhou ça repart. On regarde les scènes de chasse à nouveau en arrivant au fond… Soudain… on entend les dauphins !!! Oui on est là, veneeeeeeeeeeeeez ! Mais non. Toujours rien. Franck nous fait quitter le mur et nous emmène vers le grand bleu… On les entend à nouveau !

Soudain, Franck me montre la surface : Les dauphins sont en train de passer au-dessus de nous, on voit leur ombre…. Je reste sur le dos à les regarder. Pfu, ils ne viendront jamais me dire bonjour, c’est pas juste !! Mais bon on est déjà contentes avec Cyrielle !

On retourne voir les barracudas et requins gris puis on retourne vers le mur. On entend à nouveau les dauphins…

Quand soudain… l’incroyable se produit ! ENFIN ! Un dauphin arrive, fonce direct sur Franck qui se met à jouer avec lui !!! C’est surréaliste encore cette scène ! Quand Franck se jette en arrière, le dauphin fait pareil ! Youhou. Un deuxième arrive !!!! On crie dans nos détendeurs : « youhouuuuuu ». Ils restent quelques secondes puis ils s’éloignent et reviennent quelques mètres plus loin et se mettent à jouer entre eux et crier juste en face de nous. Avec Cyrielle, on ne bouge plus !!!

Quand ils finissent par s’en aller, on se regarde : Et on se met à faire une petite danse sous l’eau. Petite danse qui va bien durer 5 minutes, on est euphoriques !!!!! En remontant à la surface, on tombe sur un requin aileron blanc du lagon, plus gros que les requins de récif. Il se balade à la surface.

On remonte : Houle et pluie nous accueille. Eh ben. Quand je vous dis qu’on est mieux sous l’eau. Heureusement quand je dis pluie je parle de quelques gouttelettes qui s’arrêtent très rapidement !

On rentre. Quelle journée incroyable ! 45 mètres, scènes de chasse à répétition, raie manta, requins à gogo et surtout… les dauphins !!!! Pfu.

Le soir je mange avec Dominique, un suisse au même hôtel que moi qui a plongé avec moi aujourd’hui et on partage nos histoires de plongées ! Youhou, il m’a filé plein d’endroits où aller plonger en Suisse !!

Allez dodo, je suis toujours malade et j’ai encore demain à tenir ! Après je m’en fous je peux tomber malade, ce ne sera pas grave !

Nana !

Ju

 

 

Rangi ou les plongées torticolis!

6h, je n’ai aucun mal à me réveiller… Mince mince mince. Mauvaise nouvelle, je suis en train de tomber malade. En même temps, suite à mon escapade sous la grêle où j’ai été congelée même la nuit, il fallait s’y attendre. Sauf que qui dit nez bouché dit pas de plongées et ça ce n’est pas concevable… Alors je lutte !!

J’enfile mon maillot et je file pour le petit-déjeuner. Fruits frais, des œufs, de la baguette. Une bonne journée qui commence ! Une excellente journée ! Une journée formidable ! 3 plongées dans ce spot incroyable ! ça ne peut-être qu’une journée magnifique ! Hors-du-commun! Spectaculaire!

7h le mini-bus arrive. Hihi. Un couple d’espagnol part en même temps que moi et il y a déjà 4 français dans le bus. Un long trajet nous attend, au moins 5 minutes.

En arrivant, je rencontre Audrey avec qui le courant était tout de suite passé la veille au téléphone. Puis, elle me présente Nico, le manager du club, qui me file mon équipement. Ah, qu’est ce que ça m’avait manqué !!

J’ai un premier briefing pour ma formation Nitrox, puis le briefing de sécurité habituel. On est 5 français, dont un moniteur en plus du moniteur. Donc 2 moniteurs. Je pense que je ne risque rien ^^.

Pour cette première plongée, on part à la passe d’Avatoru. Il m’explique les poissons qu’on va pouvoir voir… Euh. Ah ouais. Je réalise un truc… je n’ai jamais plongé dans un endroit francophone… alors quand on me parle de carangues aux gros yeux, c’est moi qui écarquille les yeux. Mince, je ne connais pas tous ces poissons. « Euh, vous auriez pas les noms en anglais ?? » Il va chercher un autre moniteur anglophone qui me traduit les noms « Ah oui ok c’est bon je connais » ^^. Va peut-être falloir que je commence à apprendre le français moi !!

Avant d’y arriver on a 10 bonnes minutes de bateau. Et rien que sur le bateau on en prend plein les yeux ! Le lagon est magnifique, l’île est magnifique… ça s’annonce bien !!!

On nous emmène au coin de la passe. A priori pas de courant en perspective pour cette plongée. Une petite plongée tranquille donc. C’est parti hihihi!

On a à peine le temps de finir de descendre qu’on tombe sur un requin pointe blanche. Bon je m’y perds un peu dans les noms parce que celui qu’on appelle white tip en anglais est le silvertip en français et le pointe blanche c’est un autre. Bref, heureusement, pour cette plongée on verra les 2, donc pas besoin de connaître la différence pour le moment ^^. On va en voir un deuxième , puis un troisième… Ils viennent assez près comparé aux autres plongées que j’avais fait jusqu’à présent. Mais bon, ils sont un peu indifférents… Ils font leur vie, on fait la nôtre. Pas de quoi balancer des bubulles, rassurez-vous !

Alors je peux donc vous dire en français que j’ai vu des thons, des tonnes de carangues aux gros yeux en train de se faire chasser par les thons. A un moment donné on se trouvait vraiment à proximité de cette école de carangues, quand soudain…. Plus personne ! En un quart de seconde ils se sont dispersés, ça a fait un bruit monumental sous l’eau ce « mouvement de foule ». C’est tout simplement le thon qui s’est mis à chasser ! Super impressionnant !

En fin de plongée, je vais voir ma première sole tropicale. C’est trop beau. C’est très coloré et quand elle se met à nager elle a une sorte de nageoire qui se dresse sur la tête un peu comme une licorne. Et dès qu’elle se pose dans le sable, hop, elle range sa nageoire. Je l’ai déjà dit mais c’est trop beau.

A part ça, je trouve la visibilité incroyable… 60 mètres !!!!!!!!! Le plus que j’avais eu jusqu’à présent c’était 30 mètres à Sipadan. Ça donne l’impression d’être en apesanteur, on ne voit plus l’eau. J’adore. Mais bon en sortant on tient à me rassurer, « tu verras la visibilité est bien meilleure de l’autre côté de l’île, généralement on a 100 mètres de visibilité ». Ils font bien de me le dire, effectivement ça me rassure, je trouvais ça un peu limite 60 mètres… Non mais !

Pour les poissons… ben j’ai clairement l’impression de plonger dans un aquarium ! ça grouille de partout. J’appelle ça la plongée torticolis à Rangiroa ! Entre les requins, les écoles, les scènes de chasse, les coraux et les multitudes de poissons, ce n’est pas facile de savoir où regarder et même en se tordant dans tous les sens, on rate forcément plein de choses !!

Après une heure, nous revoilà sur le bateau. A nouveau 10 minutes paradisiaques pour rejoindre le club. Vite on enlève la combi pour se réchauffer avant la prochaine plongée (enfin vite fait, l’eau est quand même à 30°C… )

Thé, serviette et gâteaux, on est loin d’être à plaindre !!

Après un petit bain de soleil, c’est à nouveau l’heure du briefing ! Passe de Tiputa cette fois. Courant rentrant à cette heure-ci donc ça s’annonce sportif ! « Quand je sonne la cloche vous plongez dans le canyon, vous vous plaquez contre la paroi et vous vous agrippez…. Normalement on finit ici. Mais si quelqu’un se fait emporter par le courant on y va tous et avec le parachute le bateau viendra nous chercher »… euh … OK… ça a l’air sérieux leur truc, faut que je m’inquiète ??

C’est parti, c’est beaucoup plus près, on n’a que 5 minutes de bateau cette fois-ci.

C’est reparti. On plonge, on descend sur le corail, puis on longe le tombant. Une fois arrivée à 30 mètres, surprise, on quitte le tombant… on palme vers le grand bleu ! Je n’avais encore jamais fait un truc pareil ^^ ! Du bleu à perte de vue ! La sensation est incroyable, on n’a plus aucun repère, si ce n’est les rayons de soleil à la surface 30 mètres plus haut ! On palme, on palme… aucune idée vers où mais on y va !

Soudain… Je regarde au-dessus de moi : Une école de barracudas ! Ils tournent quelques mètres plus haut ! Puis je regarde en-dessous : ça grouille de quelque chose. Qu’est-ce que c’est que ça ? oh…. Des requins gris !! Des dizaines… des centaines ! Un mur de requins gris ! Pfoua ! Je regarde un coup au-dessus…. Un coup en-dessous… à nouveau au-dessus… puis en-dessous ! Dans tous les cas, c’est wahou !!!!!!

On continue de palmer vers la passe. Soudain… il y a du courant. On se laisse porter ! Je me mets juste au-dessus du sol, je ne bouge plus, je vois le sol défiler sous moi, j’ai l’impression de voler !! L’impression d’être en apesanteur ! C’est génial ! ça dure bien 5 bonnes minutes !

Soudain en tournant la tête, un énorme requin marteau (plus de 4 mètres, belle tête). Mais ce trouillard a eu la frousse. On a à peine le temps de le voir qu’il file se cacher derrière les rochers…. Pfu. Puis bon avec ce courant, ce n’est pas comme si on pouvait traîner des masses en cours de route ! Dommage, vous n’aurez pas sa tronche aplatie sur vidéo du coup !

Ah j’entends la « cloche » : c’ est le moment de « plonger » ^^. Youhou, je plonge tête la première, chope le premier bout de caillou que je peux. Je m’aplatis contre les rochers : C’est bon plus du courant. Je ressors la tête pour voir où en sont les autres… Ouhla mauvaise idée. Avec tout ce courant, j’ai le masque qui se plaque contre mon visage et se met à trembler. Je ferai mieux de « rentrer » ! Hop les autres arrivent les uns après les autres. Puis on se promène du côté gauche du canyon. C’est magnifique de se promener dans un canyon sous l’eau ! En plus, comme c’est le seul endroit où il n’y a pas de courant, les poissons viennent se réfugier aussi ici. Il y a du monde ! On voit même les câbles qui permettent d’alimenter l’île !

On se faufile de canyon en canyon et on finit par arriver à un autre endroit de la passe où il y a beaucoup de coraux et poissons mais une moins bonne visibilité. Je vais tomber sur une murène la bouche grande ouverte en train de se faire faire un petit blanchiment des dents par un petit poisson ! Bon à un moment le poisson a dû la chatouiller parce qu’elle a refermé précipitamment sa bouche… puis ré-ouverte et j’ai vu le pauvre poisson se carapater vite fait bien fait, il a eu la peur de sa vie je pense ! Il n’a qu’à pas rentrer de la bouche de n’importe qui aussi !!

A cet endroit, proche du village, on trouve malheureusement sous l’eau… des déchets. Notre instructeur sort un sac et on commence à collecter les bouteilles,…

Voilà une heure que nous sommes sous l’eau, nous remontons à la surface au milieu des vagues !

On retourne sur la terre ferme. J’en profite pour compléter mon logbook avant qu’on ne me ramène à l’hôtel. La plongée de 14h étant complète, je ferai celle à la tombée de la nuit. Je me retrouve avec quelques heures devant moi… Je pourrais aller à la piscine, faire du snorkelling, aller à la plage,… Mais non. Je vous rappelle que je suis malade et que je suis en pleine lutte pour ne pas être trop malade et ne plus pouvoir plonger, ce qui serait une cataaaaaaaaaa.

Je file donc… me coucher. Quand je me relève.. c’est pour mieux repartir !

Le mini-bus revient me chercher, je remets ma combi et on repart. On part du même endroit mais cette fois, on ne va pas rentrer dans la passe, on va rester sur le mur un peu avant. Là, le briefing de la plongée m’envoie du rêve. Le coucher du soleil est le moment où les poissons chirurgiens se reproduisent. Si j’ai de la chance ils seront des milliers, si je n’ai pas de chance, ils seront des centaines. Quand ils se reproduisent les femelles balancent les œufs et les mâles les spermatozoïdes et apparemment ça ressemble à un feu d’artifice ! Youhou ! Bon sans les couleurs bien sûr ! Ensuite, briefing de sécurité en ce qui concerne…. Les dauphins. Rangi est un des rares endroits sur cette planète où non seulement les dauphins viennent à la rencontre des plongeurs, mais ils aiment jouer, se faire caresser… Donc s’il vient vers moi en agitant ses ptites papattes c’est qu’il veut un câlin. C’est noté, je n’y manquerai pas ! En revanche il faut essayer de rester au même niveau et de surtout ne pas leur tenir les nageoires, parce qu’ils trouvent ça rigolo de descendre ou de te faire remonter à la surface… ce qui dans notre cas n’est pas une super idée. OK compris, je me contenterai de lui faire des câlins ! C’est ma 50ème plongée (oui je sais… je n’y peux rien, je suis hors de contrôle !), ça s’annonce pas trop mal !

Allez hop, en route !

Mais en arrivant… ouhla ! On est LOIN d’être seuls. Tout le monde a eu la bonne idée de venir plonger ce soir, à la même heure, au même endroit… On se jette à l’eau… Mouais, il y a vraiment beaucoup de monde. Des bulles partout. Une cata. AUCUN poisson chirurgien (je pense que là, ils avaient un peu trop de public pour être dans l’ambiance…). On entend les dauphins… Un vient ! Youhou ! Sauf que quand il arrive y’a un groupe de japonais surexcités qui se mettent à faire des grands gestes dans tous les sens… ça ne rate pas, le dauphin prend peur et se barre… Ouin. Bon donc cette plongée aura été des plus décevantes, les instructeurs n’avaient jamais vu autant de monde sous l’eau… Mais bon, après les 2 plongées de folie de ce matin, je repars largement avec le sourire… en me disant qu’en plus je remets ça le lendemain !!

Je rentre à l’hôtel, je me douche et je file au restaurant. Je choisis un poisson grillé. Alors autant le poisson cru est un délice autant le poisson cuit… vraiment bon. C’est beaucoup trop cuit, c’est trop sec… Pas top.

Je file ensuite sur le ponton regarder les poissons. Je retrouve le couple avec la petite fille de la veille. On se raconte nos journées… quand on voit 2 beaux requins passer sous nos pieds ! C’est l’heure du repas pour les requins aussi !

Je papote un peu avec eux et je retourne dans ma chambre en prenant soin de ne pas mettre la clim, d’avoir assez chaud mais pas trop,… Allez hop, faut que je me repose si je veux pouvoir plonger demain !!!!

Nana!

Ju

 

 

Help: Choisissez la suite de mon tour

Alors voilà…

Tout a commencé en Polynésie Française quand je n’ai fait que rencontrer des gens qui voyagent sur des bateaux (ça arrive, vous allez bientôt être au courant de tout!)… Et… ça me tente bien ahah. En plus là je suis à San Pedro de Atacama, un des endroits les plus secs au monde, du coup j’ai un peu l’impression de me dessécher… ahah

 

Du coup, là je suis au Chili et j’ai regardé sur un site de recherche d’équipiers qu’on m’a donné et on m’a répondu… Je peux partir dans 4 jours du Chili pour 2 mois jusqu’en Polyésie Française…D’où je pourrais reprendre un avion et faire Argentine Brésil avant de rentrer…

 

Ou alors… je poursuis ma route, je partirai en Bolivie dans 2 jours et continuerai comme prévu..

 

Alors à vos commentaires: Je fais quoi? Terre ou mer pour les 2 prochains mois??

 

Merci pour votre aide les loulous 😀

Ju

Bien arrivée sur Rangi, paradis de la plongée!

Après un nouveau petit-déjeuner baguette, je défais entièrement mon sac : Ralph est d’accord pour que je laisse des affaires ici le temps que j’aille à Rangiroa. Et franchement pour aller plonger 4 jours, de quoi aurais-je besoin si ce n’est un maillot de bain ? J’en profite donc pour laisser plus de la moitié de mon sac en pension à Tahiti. Ah, ça fait du bien de se sentir légère ! 10 kilos de moins, ce n’est pas rien.

On fait du stop pour aller à l’aéroport. Maintenant qu’on a vu à quel point ça marchait bien, on se dit que ce serait dommage de payer un bus alors qu’on peut se faire transporter gratuitement, plus rapidement et c’est surtout beaucoup plus sympa pour rencontrer des locaux !

Même endroit que la veille. Même timing. La première voiture s’arrête ^^. On est des ptits veinards. Un polynésien qui est tout content de nous rendre service. Pendant le trajet, je lui demande s’il est déjà allé en métropole : « Oui, mais après 2 semaines, j’étais pressé de rentrer. On ne se rend pas compte qu’on habite au paradis jusqu’au moment où on va ailleurs ! »

Il me dépose à l’aéroport et emmène ensuite Simon à l’agence de voyage en ville pour récupérer ses billets. J’embarque mon sac. 8 kilos ^^. Si seulement ça pouvait toujours être comme ça… J’avais presqu’oublié que je l’avais sur le dos !

Puis je file à l’agence pour voir ce que je peux faire de ma deuxième semaine. J’ai ma petite idée. Je voudrais aller de Rangiroa à Fakarava, autre paradis de la plongée. Puis 2 jours à Bora et rentrer sur Tahiti. Manque de bol, les vols Rangiroa-Fakarava sont complets. Il faut que je reste une semaine complète sur Rangiroa. Euh. Une semaine complète. Je demande à la fille s’il y a de quoi s’occuper une semaine à Rangi, elle me dit clairement que non. Bon tant pis. Ce sera donc 4 jours Bora-Bora (ouais je me permets d’avoir Bora en second choix – pour les insultes, comme d’hab c’est dans les commentaires ^^). Mais il n’y a pas de vol direct, donc je dois refaire escale à Tahiti. Ça va on a vu pire comme escale.

J’ai mon billet pour Bora-Bora en poche. Je le regarde plusieurs fois, rien que le nom fait rêver. Ce billet m’envoie du rêve sans avoir besoin de mettre les pieds sur l’île !

Mais un ptit bonheur après l’autre. Comme ce sont de très petits avions (à hélice…), il n’y a pas de places indiquées, c’est premier arrivé, premier servi. Et je veux absolument une fenêtre pour voir à quoi ça ressemble le paradis vu d’en haut !

Je vais vite faire la queue et me trouve une place rapidement près d’une fenêtre. Un français me de demande s’il peut s’asseoir à côté de moi… Bien sûr. On commence à papoter : Il a été instructeur de plongées à Rangiroa pendant 20 ans. On aborde « l’accident » de la semaine précédente… Oui… comme d’hab je vous l’annonce 3 semaines après, pour ne pas vous inquiéter inutilement ! La semaine avant mon arrivée, il y a eu 2 accidents. Le premier à Rangiroa où une japonaise est décédée pendant une plongée… Le deuxième à Bora-bora où une française est décédée après avoir été percutée par une pirogue à moteur alors qu’elle faisait du snorkelling dans le lagon… Je discute donc de l’accident de plongée avec lui, il ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé, mais il me confirme que ce que dit la presse est ridicule : Le club 6 Passengers est excellent à tout point de vue, mais malheureusement, les accidents ou les gens qui paniquent, ça arrive, comme pour tout…

Il me montre ensuite des photos de plongées lorsqu’il était instructeur et me raconte quelques anecdotes… Il me parle notamment des requins marteaux, vous savez ceux qui ont la tête toute aplatie et qui sont suffisamment gros (plus de 4 mètres) pour nourrir de nombreux chinois pendant plusieurs semaines. Une fois, un passionné de plongées plongeait depuis plusieurs jours avec lui et avait fini par convaincre sa femme de venir faire une plongée. Il lui demande donc une plongée pépère où on ne voit pas de gros trucs terrifiants. Genre pas de requins marteaux par exemple. Il choisit donc un endroit réputé pour avoir pleins de petits poissons, des jolis coraux,… Ils descendent. Tout se passe bien. Mais arrivés dans les 20 mètres, il voit un énorme marteau qui arrive droit sur eux… et qui commence à leur tourner autour (ce que font les requins quand ils pensent que vous avez une tête d’un bon 4 heures)… Il a plaqué les 2 divers contre la paroi, a sorti les 2 détendeurs et a balancé les bubulles… le requin a fini par avoir peur et partir… Bon, finalement, la femme n‘a pas trop compris ce qui se passait et n’a pas eu si peur que ça… Je note : Attaque de requins en vue, je balance les bubulles. Fastoche.

Sur les photos qu’il me montre : Il pêche et fait du shark feeding (il va nourrir les requins…). Je trouve ses activités un peu incompatibles avec la plongée. Mais bon, chacun son point de vue. Même si je suis contre le shark feeding, il faut reconnaître que les photos sont hyper impressionnantes : Ils chassent des requins pointes noires (Les « petits », à peu près ma taille) pour ensuite attirer les plus gros comme le marteau. Et quand vous voyez le marteau avec une sardine dans la bouche et que vous vous rendez compte que le marteau est en train de manger un truc qui fait votre taille… ben c’est très très impressionnant.

Lui maintenant est représentant d’une boîte alimentaire et il va d’île en île… donc là il va à Rangi pour 2 jours pour le boulot… On n’a pas tous le même cadre de travail… En regardant par le hublot, on voit des îlots au milieu de lagons bleus turquoises… Sympa quoi.

Une heure plus tard, on atterrit. L’atterrissage à lui seul vaut le détour ! C’est déjà super chouette vu de haut !!

A l’arrivée, dans l’ »aéroport »(un abris donc), on nous dépose nos affaires sur un rack (pas de tapis roulant donc) et on m’accueille avec un collier de fleurs. Les loulous, les 3 prochains jours c’est grand luxe pour moi ! Grâce à mes supers collègues, j’ai pu me payer 3 nuits dans un hôtel 3 étoiles à Rangiroa ! Merci mes collègues, vous êtes les meilleurs des meilleurs des meilleurs !!!! ^^

Je récupère mon backpack et embarque avec les autres couples dans le mini-bus. Il n’y a qu’une route sur l’île qui fait tout de même 12 km… Après pas besoin de routes parallèles ou perpendiculaires, l’îlot a un peu une forme de couloir. Donc la route de 12 km, quelques habitations de chaque côté et après le lagon partout. Il y a plusieurs îlots autour également. Dont un qui est en vente si certains d’entre vous ont un ptit million dont ils ne se servent pas, ils peuvent s’offrir un îlot à Rangi avec une magnifique maison dessus. Comme je vous ai filé le tuyau, merci de penser à m’inviter pour la crémaillère ^^.

A l’arrivée, nous sommes accueillis avec des jus de fruits frais, un « plan » de l’île et les clés des bungalows. Eh oui. J’ai un bungalow ^^. Ahah. Un bungalow !!!

Il est tellement grand que j’ai peur de m’y perdre. Il y a l’air conditionné, une salle de bain rien que pour. Un bungalow pour 4 jours et 3 nuits. Youhouh !!! Merci encore les collègues !!!

Bon j’ai celui vu jardin parce que si je prenais celui avec vue sur le lagon, je n’aurais pu me payer qu’une nuit. Et franchement, qu’est ce que je ferai d’une vue lagon, je ne vais pas passer ma journée dans le bungalow à regarder le lagon par la fenêtre !!!! C’est parfait comme ça. Je retourne à la réception pour réserver mes plongées. Il y a 2 clubs sur Rangi : Top dive et 6 passengers, celui qui a eu l’accident. Je sais qu’e ce moment il y a l’enquête et que certains essayent de faire fermer le club, alors du coup je décide d partir avec Top dive. Les 2 ont des tarifs qui se tiennent de toute façon. Mais Top dive a aussi un pass 10 plongées valable sur d’autres îles. Et comme maintenant, je vais à Bora bora… ahahah !

La fille de l’accueil me fait remarquer que ce pass de 10 plongées peut être partagé avec d’autres personnes, genre 5 plongées chacun. Quelle drôle d’idée. Qui voudrait faire une chose pareille ? Non mais vous rigolez, je suis venue jusqu’ici c’est pas pour partager mes plongées ! On ne rigole pas en ce qui concerne les plongées avec moi !!!

On appelle donc Top Dive. La plongée de 7h demain est complète, mais elle peut m’inscrire à 14h et à la sunset. Parfait. En revanche elle m’apprend que pour des raisons de sécurité, comme le caisson le plus proche est à Papeete, ils n’autorisent que 2 plongées à air par jour. Si on veut plonger plus, il faut plonger au Nitrox. Ah mais moi je ne vais pas plonger 2 fois par jour, ce n’est pas possible (Merci de considérer que c’est un île faite pour la plongée… en gros il n’y a rien d’autre à faire ici !! Donc je ne suis pas que accro à la plongée, il y a aussi du bon sens derrière, je ne vais pas rester allonger sur la plage la moitié de la journée !) Puisque c’est comme ça, je passe la certification Nitrox demain !

Cet après-midi j’emprunte palmes, masque et tuba. A l’agence, ils ont dit que l’eau de Tahiti était super sale comparée aux autres îles donc je veux voir ça de mes propres yeux au plus vite !

Effectivement… Alors avant je plongeais dans une piscine. Maintenant… Euh je ne sais pas quoi vous dire… C’est tellement transparent que c’est comme s’il n’y a plus d’eau… Plein de poissons et de patates de corail partout. A même pas 3 mètres du bord, je trouve une belle murène, des poissons trompettes,…

En ressortant, je sympathise avec un couple d’italien en lune de miel qui étaient dans le même mini-bus que moi. Après 2 semaines au Fiji, ils font 3 semaines en Polynésie. Pas mal la lune de miel. Elle vient de faire du snorkelling également et est tombée sur un requin pointe noire à peine le nez dans l’eau. Ça promet pour demain !! J’ai lu sur le net qu’il y avait des murs de requins gris, plus gros que les pointes noires et par centaine… J’avoue que j’ai du mal à anticiper ma réaction lorsque je vais me retrouver dans l’eau avec des centaines de requins gris…

Verdict demain !

Sur ce, je file sous MA douche ahah. Je profite !! Quand je sors de la douche, j’ai un appel, c’est Audrey de Top Dive : « J’ai un désistement pour la plongée de demain 7h30, j’ai pensé à toi, ça t’intéresse ? » « Ah ! A ton avis ? » Je saute de joie ! Youhouh, 3 plongées demain !!!

Puis le dîner, évidemment, je reprends le poisson cru à la coco, je ne m’en lasse pas, c’est vraiment délicieux ! Au moment de débarrasser ma table, la serveuse polynésienne me demande si elle remballe mon pain ou si je veux le garder pour les poissons… Quoi ? « Oui depuis le ponton, vous pouvez le donner au poisson si vous voulez ». Ah. OK. J’arrive au ponton, même sans le pain, ça grouille de poissons. Je balance une miette. Il y a des poissons qui sautent hors de l’eau dans tous les sens, je me régale ! Je vois des requins passer… Ils profitent de ce nuage de poissons pour se nourrir également. Mince, je suis une criminelle…

Une petite fille avec ses parents viennent me rejoindre, je lui file mon pain ^^. Je fais une heureuse !!

Allez hop, je file au lit. Je vais essayer de ne pas me perdre dans ce grand lit, mais je ne promets rien. J’ai pris l’habitude d’à peine bouger parfois pour ne pas risquer de tomber et là peu importe comment je me mets, ça passe largement… Je pense que je vais me perdre !

Vivement demain ahahahah !

Ju

Baguette et baleine à Tahiti!

On se lève tôt si on considère le décalage horaire, 8h du matin. J’ai entendu les vagues toute la nuit, j’ai qu’une envie c’est de les voir !

Hop, je descends dans le jardin. Pfouah !! Ah c’est pas mal du tout. En bas du jardin, 3 marches. EN bas des 3 marches… le lagon. Au loin la barrière des vagues avec le grand bleu derrière…

Je vais dans la cuisine (plein air donc face au lagon) : Des baguettes bien fraîches pour le ptit-déj. Oh de la vraie baguette. Pas le truc qui y ressemble mais n’a jamais le même goût. Non de la baguette française dorée en Polynésie. Ah !! Miam miam… euh minute papillon… je mets quoi dedans ? et mince, faut que je démarre la journée par des courses. Il y a bien 10 bonnes minutes à pied, c’est parti, je ne perds pas une minute, j’ai hâte de déguster de la bonne baguette bien fraîche.

Le supermarché est…étrange. La plupart des rayons sont vides. Je ne risque pas d’y passer des heures vu l’absence de choix ! Hop, jus de fruit, bananes et confiture locale à la mangue et c’est parti.

Au milieu du petit-déj, j’entends Ralph qui m’appelle depuis l’autre bout du jardin : « Julie, viens voir, vite ! Des baleines ! » eh oui depuis le jardin on voit les baleines passer matin et soir. Une baguette fraîche et une baleine, moi je dis que la journée commence bien ! Il m’explique que quand il n’y a pas de vagues, il prend les kayaks et emmène les personnes qui restent à la pension nager avec la baleine. Evidemment, aujourd’hui, il y a des vagues ! Grrr !

Du coup, qui dit vague dit…surf. Je demande à Ralph où je pourrais emprunter une planche et où je pourrais surfer… Alors sur Tahiti, louer une planche coûte quasiment plus cher que de prendre un cours.. bon du coup, je lui demande s’il a pas un ami qui peut me filer un cours. Ce serait mon premier cours de surf hihi.

Il n’arrive pas à le joindre une première fois. Une deuxième fois. Une troisième fois… Bref, on attend un moment, puis on finit par abandonner. Tant pis. Et qu’est ce que je fais quand je ne surfe pas ? Je plonge^^. Mais j’ai un avion demain matin à la première heure.

Donc avec Simon, on prend les kayaks, palmes, masque, tuba et hop, c’est parti. On met tout ça à l’eau et on file ramer un peu sur le lagon. Ralph nous conseille de ne pas essayer de passer la barrière des vagues… Si vous entendiez et voyiez les vagues…. Je peux vous dire que ça ne me serait jamais venu à l’idée (surtout qu’elles s’écrasent contre le corail…)

On rame et on découvre Tahiti par la même occasion (arrivés de nuit…). Pour ceux qui ont regardé Lost, ça ressemble carrément à ça (pour les autres, ne regardez pas, c’est la pire fin du monde) : De la montagne recouverte de végétation bien verte qui tombe dans la mer… Bon j’ai pas arrêté d’entendre que Tahiti, c’est tout pourri à côté des autres îles de Polynésie Française… Ca doit vraiment être impressionnant alors les autres îles !

On croise plusieurs plages. L’eau est tellement transparente qu’il n’y a pas besoin de mettre la tête sous l’eau ^^. On finit quand même par sauter des kayaks. Avec une eau à 29-30°C, on ne va pas se priver de ce petit plaisir ! Hop, palmes, masques, tubas, tête sous l’eau ! J’ai l’impression d’être dans une piscine ! Je me dis que le sable est trop blanc pour être vrai et que l’eau est trop transparente pour ne pas être chlorée ! Il y a d’énormes patates de corail un peu partout avec plein de petits poissons qui grouillent autour.

On remonte de temps en temps à la surface pour surveiller que nos kayaks ne se mettent pas à dériver (On ne peut pas franchement les attacher… donc ils dérivent au milieu du lagon^^). Je ne saurai dire combien de temps on est restée, moi une fois qu’on me met sous l’eau, je ne bouge plus !

La scène pour remonter dans les kayaks était tordante (on est loin d’avoir pied…). Hop, on rame à nouveau jusqu’à la pension. Pour retourner sur la plage, il y a un petit courant. Moi je trouve ça rigolo et je le passe du premier coup. Simon, c’est autre chose ^^. Il se retrouve pris à 2 reprises dans le courant et du coup éjecté de la plage. Je lui montre par où passer et il est tout impressionné… Mouais. C’est pourtant pas dur, t’évites juste de te mettre à contre courant ! Bref, on est rentré parce que Simon doit partir sur Papeete, il n’a rien réservé du tout, donc il veut trouver une agence de voyage.

Moi, je décide de rester à la pension. J’ai 2 choses importantes à faire : La première, appeler Norman… Vous le connaissez maintenant ! « Normaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !? Alors voilà, je dois repartir le 13, mais Teahupoo commence le 15, tu comprends, je ne peux pas repartir 2 jours avant Teahupoo, tu peux me mettre sur l’avion suivant ? ». « C’est bon, tu as le billet mis à jour dans ta boîte mail ». Le rêve ^^. Youhouhouhouh je vais à Teahupoo ! Qui c’est qui va voir Kelly ??? Eheheh. Pour ceux qui ne se seraient jamais intéressés au surf et pour celles qui sont aveugles, Kelly, c’est Kelly Slater. La légende du surf. Il surfe comme un Dieu et…. Il n’est pas trop moche (on va dire ça comme ça…). Ça fait 2 raisons de se réjouir d’aller à Teahupoo ! Je vais prévenir Ralph. « Je vais voir Kelly ». Et là il me dit que je vais voir tous les grands champions et il me sort une liste de noms… Euh. Va falloir que je regarde ça d’un peu plus près, parce que pour l’instant à part Kellyyyyyyyyyyyy, je suis un peu novice dans le domaine !

La deuxième chose importante… mouahahah, aller faire la sieste à la plage ^^. (Pour envoyer les insultes, faites vous plaisir dans les champs commentaires. Mais gardez-en un peu pour la semaine prochaine… vous comprendrez bientôt). Je marche donc au moins 50 mètres jusqu’à la plage et m’endors. Je me fais réveiller 10 minutes plus tard par… un chiot en train de me renifler la main. Il est tout petit, il est tout choux, il est tout fou, je le caresse deux secondes… sa propriétaire vient le rechercher et BIM ! oh ben non ! 2 minutes plus tard, il s’échappe à nouveau. Il trouve un chien qui fait au moins 4 fois sa taille… et saute toutes les 2 secondes pour essayer de lui choper les oreilles. Le chien reste debout à le regarder de haut en se demandant « Mais qu’est-ce tu fais mon ptit bonhomme ? » Moi je suis morte de rire, mais la propriétaire n’a vraiment pas d’humour. Et REBIM. Et cette fois, maison, privé de plage. Puisque je suis du coup privée de distraction… je vais me baigner.

Je rentre un peu avant la tombée de la nuit et retrouve Simon. Il s’est pris un super circuit de 4 îles… moitié prix. Eh oui. En France, on a la carte 12-25 pour le train. Comme ici, il n’y a pas de train, ils font pareil pour l’avion. Si j’avais su, je serai venue plus tôt ! Moitié prix ! J’avoue je suis un peu jalouse ^^.

Pour ce soir, on décide d’aller essayer les roulottes de Papeete, apparemment il y en a plein sur la place principale en bord de mer. On décide d’y aller… en stop. Eh oui. Nouveauté. En fait, on demande à Ralph s’il y a des bus sur l’île. Oui. Mais on ne sait pas quand elles vont passer et si elles vont passer un jour, tout simplement parce que si le chauffeur a décidé qu’il n’avait pas envie de se lever pour aller bosser, eh bien il ne se lève pas ^^. Et l’arrêt de bus le plus proche il est où ?? Il n’y a pas d’arrêt de bus (en même temps il n’y a qu’une route qui fait le tour de l’île…). Il suffit de se mettre au bord de la route et d’agiter les bras quand on voit un bus pour qu’il s’arrête. Bon, après concertation, on décide de se mettre au bord de la route, de faire du stop en attendant qu’un bus arrive… ça marche plutôt bien puisque la première voiture qui passe s’arrête. Ce sont des monégasques en vacances en Polynésie pour 3 semaines. Ils me conseillent fortement Bora-Bora… Je suis en train de réfléchir, comme maintenant j’ai une semaine de plus !

Ils nous déposent sur la place. Effectivement, c’est plein de roulottes le soir. La roulotte, c’est le bon moyen pour ne pas se ruiner sur l’île. C’est bon marché et c’est excellent. En plus c’est super sympa, il y a toujours beaucoup de monde, bonne ambiance,.. On commence par faire le tour des roulottes avant de se décider. Les bras m’en tombent : plus d’une roulotte sur 2 sont des crêpes ! Je ne vais quand même pas manger des crêpes, j’en fais à tous les gens que je croise. Je veux du local. Et il n’y a rien de plus local que du poisson cru au lait de coco… Et… c’est excellent !!!!!!!!

Pour rentrer… rebelote. On a à peine le temps de se mettre sur le bord de la route qu’une voiture est déjà arrêtée. En Polynésie, ça fonctionne au kilomètre pour dire où on habite. On ne dit pas « On va à telle rue », mais « on va à tel kilomètre ». Comme je vous l’ai dit il n’y a qu’une route. Donc le kilomètre 0 est le centre de Papeete et après ça incrémente. Notre pension est au PK18. Elle habite bien avant mais nous propose de nous avancer… On papote, elle est très sympa. Quand soudain « Voilà vous y êtes » Mais euh…. Vous n’habitez pas là. « Je n’allais quand même pas vous laisser au bord de la route, là au moins je sais que vous êtes bien arrivés et je peux repartir tranquille » !

 

Demain : Départ pour Rangiroa ! Ma deuxième île, j’ai hâte !!!

Ju

 

 

 

A Tahiti, en pension chez un vice champion du monde de surf!

Iorana,

Après une nuit au congélateur, je file pour l’aéroport ! Youhouh ! Je vais retrouver la chaleur, le soleil, la mer après… ben après 32 heures beaucoup trop longues à mon goût. Je ne suis plus faite pour vivre loin de l’eau salée et du soleil ^^.

A l’aéroport, j’en profite pour me ra-racheter un appareil photo (le troisième de ce tour… j’espère ne pas battre les lunettes : J’en suis à 8 paires^^). Le vendeur essaie de me refiler le Canon qui va à 30 mètres sous l’eau. Quand je lui raconte que moi il n’est pas allé à plus de 30 centimètres, il est tout embêté ! Je prends donc le moins cher qui va sous l’eau. Il ne va qu’à 7 mètres, mais pour le snorkelling ce sera parfait et pour la plongée j’ai toujours la Go Pro. L’affaire est pliée.

En attendant le vol, quelque chose me frappe. Ce n’était pas arrivée depuis 8 mois. Eh oui, qui dit vol pour la Polynésie Française dit français dans l’avion ! Et pas qu’un peu, ça grouille de français. J’entends parler français partout autour de moi ! C’est très bizarre. Mince, ça donne l’impression de rentrer !!

Avant de monter dans l’avion, chaque passager a le droit à une fleur blanche qui sent incroyablement bon. Même les hommes ont leur fleur derrière l’oreille. Fleur sur l’avion aussi. Fleur sur le billet. C’est écrit Tahiti partout : Il a beau pleuvoir dehors, ça met tout de suite dans l’ambiance, je sens déjà le soleil qui revient !

Dans l’avion, en lisant le magazine de bord, je découvre que Teahupoo démarre le 15 août !!! Mais non ! Je dois partir le 13 août !!! Teahupoo, c’est quoi ? C’est un des spots de surf les plus dangereux au monde. Il y a régulièrement des vagues énormes (plus d’une dizaine de mètres !!) qui forment un vrai tube et surtout s’écrasent contre le corail… Donc mieux vaut ne pas tomber de sa planche. Teahupoo est l’étape la plus célèbre, la plus attendue et la plus redoutée du championnat du monde de surf. Donc tous les grands surfeurs sont là, y compris… Kelly Slater ! Mince, je ne veux pas rater ça !

Après 5 heures de vol : « Vous êtes arrivés à Tahiti. La température extérieure est de 30 °C » (oui c’est parce qu’il fait nuit, sinon c’est un peu mieux… rappelons quand même que c’est l’hiver !). Ahhhhhhhhhhhhhhhh. Je me sens un peu mieux. Mais le moral va monter en flèche dans 2 petites minutes… juste le temps de descendre de l’avion… et…. Oh de la musique…

On rentre dans l’aéroport et nous sommes accueillis par 2 polynésiens en paréo, torses nus, avec des tatouages polynésiens sur le torse, chacun un ukulélé, en train de chanter des chants tahitiens… et une danseuse tahitienne… Ahah ! Il fait nuit mais j’ai l’impression d’être à la plage !!

Bon alors à noter que tous les gens en lune de miel, courtes vacances,… tracent, les regardent à peine et foncent vers la douane. Pfu. C’est n’importe quoi. Nous ne sommes que 2 à nous arrêter pour les regarder : Simon et moi (vous connaîtrez bientôt Simon). 2 backpackers. Tant mieux, du coup on les a juste pour nous ! On en profite, on prend des photos, des vidéos, du coup ils viennent vers nous et dansent que pour nous ! Et toc ! J’attends que quasiment tout le monde soit passé avant de me diriger vers la douane. Pour une fois, l’attente aura été agréable ^^.

Je récupère mon sac, je sors : Ralph, le propriétaire de la pension, m’attend avec une ardoise avec mon nom et un certain Simon. On attend donc le fameux Simon… qui n’est autre que celui qui regardait les polynésiens avec moi. Un autrichien qui voyage pour une durée indéterminée.

Je m’installe à l’avant et commence à papoter avec Ralph. Il me demande d’où j’arrive donc je lui parle du tour et de l’Australie. Et je finis par lui demander s’il surfe. Il étouffe un petit rire et me dit que « oui oui », il surfe… On continue de papoter et il me parle de quand il était en métropole à Lacanau tout ça.. Puis en Australie, oui il a déjà surfé à Byron bay et Noosa et plein d’autres endroits… ahah. Donc visiblement il surfe bien. Je lui demande donc s’il a déjà surfé Teahupoo. A nouveau, il étouffe un petit rire et me confirme qu’il a surfé très souvent à Teahupoo… Wahou. Alors là, je suis épatée… En parlant de Teahupoo, je lui dis que je viens de voir dans l’avion que ça commence le 15 août. Et là il m’apprend qu’avant que ce ne soit Billabong qui organise, c’était…lui qui l’organisait. Ah. OK. Bon donc en fait il n’est clairement pas un novice dans le milieu du surf…

On arrive à la pension. C’est super sympa. Bon il fait nuit mais la maison est au bord du lagon. J’entends les vagues au loin, j’ai hâte de voir quand il fera jour. La cuisine, salle à manger sont à l’extérieur. Le dortoir est à l’étage, sous les combles, c’est très sympa.

A peine installée, je file sur internet pour googliser Ralph. Et c’est bien ce que je pensais. Ce soir, je dors donc chez un vice-champion du monde de surf. Ouais, moi je ne fais pas les choses à moitié ^^.

 

Je m’endors bien rapidement, bercée par le son des vagues ^^.