Une journée d’aventurière sur l’île de Pâques!

Alors dans l’idée, ce matin je me levais tôt pour aller faire le sentier qui longe la côte depuis le village jusqu’à la plage d’Anakena, LA plage de l’île (oui oui oui, sable blanc encore et toujours !) et je reviens au village en stop… environ 7h de marche.

Sauf que comme d’hab quand je fais un plan… ça tombe à l’eau !Au début de mon tour , je n’arrivais pas à prévoir 3 jours à l’avance, là 24h avant ce n’est plus possible non plus ! Mais bon, j’ai appris à être flexible, je m’adapte…

Alors que s’est-il passé ? Facile. Il suffit de me faire changer 3 fois de décalage horaire en 2 semaines, de me faire faire une nuit de 4h pour cause de Kelly puis une nuit blanche pour cause d’avion avec 3 heures de retard au milieu de la nuit et PAF… vous avez une Julie qui se réveille à 11h… (Heure locale. Donc finalement en heure tahitienne, je suis pas si mal).

Bref, je me lève, je déjeune et je me prépare une salade de pâtes… Voilà voilà, je suis ravie en ouvrant ce que je croyais être une boîte de thon… je découvre que c’est une boîte de conserves de…poulpes… Bon ben de toute façon je n’ai pas 50 autres trucs à mettre dedans. Va pas falloir faire la difficile.

Pour info, en général, on conseille aux voyageurs de faire ses courses sur le continent comme tout coûte super cher sur l’île. Sauf que moi je viens de Tahiti. Je pense que c’est moins cher sur l’île… Mais du coup, je n’ai acheté que le strict minimum pour ces 4 jours.

Je passe donc à mon plan B : L’ascension du volcan Terevaka, 507 mètres. C’est indiqué 3 heures, mais l’histoire ne dit pas si 3 heures, c’est l’ascension ou aller-retour. Gildas m’a dit la veille qu’il pensait que c’était 6 heures aller-retour. Moi je pense que c’est 3 heures. Lui pense qu’il a raison (Evidemment…). Mais moi aussi je suis têtue comme une mule (hein Maman c’est bien vrai ? ^^) et ahah sans vouloir me vanter j’ai un historique de « Tu vois j’avais raison » qui peuvent en faire enrager plus d’un (hein que j’avais raison de partir faire le tour du monde !!!!?? ^^). Donc je me dis, pas de soucis, c’est parti !

Je fais du stop (oui ben c’est bon je suis sur une île même si on m’enlevait, vous voudriez qu’on m’emmène où ??) pour aller directement à Akivi où le sentier démarre (je n’ai pas trop envie de longer la route sur 5 kilomètres…)

Une moto s’arrête mais ne va pas dans cette direction (C’est quand même pas de bol parce qu’il n’y a pas plus de 3 routes différentes qui partent de Hanga Roa !). Heureusement, la seconde est la bonne : Un pick-up conduit par un local. Je lui montre l’endroit sur la carte, il me fait signe de monter. Et là, ça devient coton. Déjà l’espagnol, ce n’est pas inné chez moi (Merci la France pour l’allemand en LV1 !! 8 mois que je suis partie, je n’ai pas dégainé un mot d’allemand !!), alors en plus, les chiliens ont un espagnol bien particulier. Un peu comme les suisses allemands avec l’allemand. C’est pas parce que tu parles couramment allemand que tu vas les comprendre. Ben là c’est pareil. Je commence pile par le bon pays pour me lancer (Ahah je vous ai dit que j’ai un tampon Chili – Isla de Pasqua dans mon passeport ? ^^)

Bref, en 5 kilomètres, on réussit péniblement à échanger les banalités, puis j’arrive à lui faire comprendre que je voyage un an et que je suis là pour 4 jours et que c’est mon deuxième jour. Mouais, va sérieusement falloir que m’y mette.

Il me dépose à Ahu Akivi et me montre le départ du sentier. Je commence par aller voir les 7 moais. Leur particularité ? Ce sont les seuls de l’île à regarder vers la mer ! Autre particularité ? Tous les moais ont été disposés en bord de mer pour protéger l’île. Sauf ces 7 là qui sont à l’intérieur de l’île. Une légende sur l’île dit que ces 7 moais représenteraient les 7 explorateurs qui seraient à l’origine du peuplement de cette île. Après, ce qui est bien avec cette île c’est qu’il y a probablement plus de légendes et versions différentes qu’il n’y a d’habitants ^^ (Y’a quand même 4000 habitants…).

Allez, hop c’est parti, je file sur le sentier. Vous voulez un scoop ? Y’a pas besoin d’aimer les statues pour avoir envie de voir l’île de pâques ! L’île est magnifique !!!!! De grands champs à perte de vue. De la mer à perte de vue. Personne. J’ai l’impression d’être seule au milieu de nulle part ! Et c’est exactement ça. Aucune autre île au monde n’est aussi éloignée d’une autre terre !

 

Pour les 3 heures aller on repassera, en une heure je suis au sommet. Et ouhlala j’ai croisé au moins 2 personnes. En arrivant en haut, je découvre le cratère. Mais je découvre surtout la vue !!!!!!!!!!!!!!!!! Et . quelle vue !!! Je surplombe toute l’île et bien sûr que du bleu à perte de vue (oui j’ai envie de plonger…). Rien d’autre ! Pfouah ! La vue sur la péninsule de Poike est à tomber….

Pour vous donner une idée, à l’ouest, il y a Tahiti. Mais bon, c’est tout de même à 4000 km (ouin, je veux retourner plonger !!!). Au sud, l’antarctique. Mais à 5000 km et c’est peut-être mieux comme ça, paraît-il que ça caille un peu par là-bas. Bon à l’est, je suis quand même relativement proche du Chili. 3700 km ^^. Au nord… ahhhhhhhhh au nord !!! Les Galapagos !! Mais bon il reste encore 3800 km. Elles sont encore loin les plongées avec les pingouins !

Je suis donc perchée sur un triangle de terre au milieu de nulle part. Ca me fait ressortir mes envies d’aventurière… Je ne vais quand même pas reprendre le même chemin dans l’autre sens… c’est trop nul. Eh mais de là peut-être que si j’arrive à rejoindre le bord de l’eau, je pourrais rejoindre le sentier que je voulais prendre au départ et rentrer par là… Mais quelle idée brillante allez hop je dévale le champ. Au bout de 5 minutes je me retrouve avec des herbes jusqu’au niveau des cuisses. Puis à traverser des champs de caillasses pas possible. Puis… face à des barbelés derrière lesquels de jolies vaches avec des cornes TRES pointues me regardent. Oups. Bon. Je vais peut-être contourner ce champ. Mais il est interminable… J’attends d’être hors de vue des cornues et je passe les barbelés pour traverser… Au passage, je me rappelle ce qu’on m’a répété je ne sais combien de fois en Australie : Il y a plus de gens chaque année qui meurent attaqués par des vaches que par des requins. Génial.

Je traverse un champ, puis un autre, puis encore un autre… Mouais, je n’ai ni l’impression de me rapprocher du bord de mer, ni du village… Mais bon je continue. Quelle idée brillante j’ai eu. Je traverse bon nombre de champs de chevaux (eux ne me dérangent pas) et de vaches toujours très encornées. Super. Aucune route à l’horizon, aucune habitation, pas âme qui vive. Bien bien bien.

Ben je continue. Je commence à avoir faim, je me pose dans un champ avec une vue … sur la mer (pas dur me direz-vous…) et je me rends compte que je n’ai plus des masses d’eau non plus (à la base je partais pour 3 heures, j’ai pris 1L5. Pas de bol…)

A force d’avancer, je croise un sentier. Je ne vois pas de sentier pouvant correspondre sur la carte. Du coup, je continue toujours vers le village. Il a l’air super loin d’ailleurs et il ne se rapproche pas très vite.

Mais bon, je profite de la vue et je continue d’avancer. Je finirai bien par arriver…

EH oui, je vais finir par retrouver le sentier. En fait, c’est juste que sur la plupart du parcours, il n’y a pas de sentier, il faut juste suivre la côte… Je l’ai déjà dit, je me répète mais je m’en fous : C’est magnifique !!

En plus il fait super chaud, y’a l’océan. Bref, parfait quoi ^^. Je croise différents sites Moais en rentrant : Te Peu. Kihi Kihi et bien sûr Akapu où il faut aller voir le coucher du soleil. Ça tombe bien, je suis pile à l’heure. Je retrouve Gildas et les 2 polynésiens pour admirer le spectacle !

Une fois dans le noir, on rentre au camping. Un dîner plus tard, c’est dodo parce que demain c’est dada !!!

Ju

 

 

 

Bien arrivée à l’île de Pâques :)

Quand je disais à 23h on rentre à la pension, demain je pars à l’île de Pâques c’était exact. Mais pour être un peu plus précise, par demain je voulais dire… 2h du matin ! Eh oui, à peine rentrée à la pension, j’embarque mon paquetage et la femme de Ralph m’emmène à l’aéroport !

Evidemment, comme toujours, j’ai de la chance avec les transports. L’avion qui doit décoller à 2h du matin, c’est déjà super chiant. Alors quel bonheur d’apprendre que le vol a 3 heures de retard ! Youhou, youpi. Rester debout toute la nuit à l’aéroport ! Heureusement, il me reste suffisamment de pièces pour m’acheter un casse-croûte. Après ça, il ne me reste plus qu’une pièce pour remplir le pari de Mathilde : Parfait, une gestion impeccable sur ce coup là !

Allez, c’est parti. Il est 5h. ça fait donc plus de 24 heures que je suis debout, j’ai passé la journée sur des bateaux, donc inutile de dire que je suis HS.

Un des petits plaisirs simples de la vie ? Découvrir à 5h du mat’ que tu n’as personne à côté de toi et pouvoir (presque) s’allonger ! Ahhhhhhhh !

Bon en revanche, je sens que je suis en train de changer de continent ! Plus d’annonces en français avec l’accent polynésien que j’adore, plus de fleurs dans les cheveux, mais des annonces en espagnol…

Bon du coup, j’atterris avec 3 heures de retard…donc au lieu d’avoir presqu’une journée complète, je me retrouve avec une petite après-midi comme premier jour.

Celui qui tient le camping où j’ai réservé avec un collier de fleurs ! Et il est polynésien ! Ah parfait comme ça la transition se fera en douceur avec l’Amérique du sud, dernière partie de ce voyage (Pfu le temps défile à une vitesse je vous jure…).

Dans la voiture pour aller au camping, il y a Gildas un autre français. Bon je vous avoue qu’en ce qui me concerne, de suite le courant ne passe pas. Il est hyper agressif avec le mec du camping, hyper imbu de sa personne, d’une suffisance…. Ohlala. Blasé de voyager en plus… Bref. Mais bon on arrive ensemble, du coup on doit tous les 2 chercher une banque et faire des courses donc on y va ensemble. Mais plus on parle moins le courant passe… Genre lui est allé à Fakarava et pas à Rangiroa. Il me dit « Faka, c’est mieux ». « Euh t’es pas allé à Rangi ». « Mais Faka c’est mieux. »… ohlala. Je dis que j’ai plongé avec Top dive : « Top dive c’est nul ». « Ben t’es pas allé à Rangi ». « Ouais mais top dive c’est nul ». Voilà tout comme ça. Insupportable…

Ce qui me désole c’est qu’on veut faire les mêmes activités sur l’île, qu’on reste le même temps. Du coup, on se retrouve à réserver une rando équestre et … une plongée (what else ?) ensemble. Grrr…

En rentrant au camping, je m’installe dans ma tente (ils fournissent tente et matelas, parfait, juste ce que je n’ai pas) et je pars cuisiner dans la salle commune où je rencontre Anne-Sophie et Boris qui font… un tour du monde dans le sens inverse du mien^^.

Bref, je file dormir, j’ai 3 grosses journées qui m’attendent, j’ai presque fait une nuit blanche dans l’avion après avoir dormi à peine 4 h pour aller à Teahupoo. Et je commence à être sérieusement perdue dans l’espace temps. En 2 semaines, j’ai fait +2 heures en Nouvelle-Zélande, +4h en Polynésie, -4h maintenant… et encore 2 h de moins dans 3 jours. Je suis perdue ^^.

Nana ! (eh oui à l’île de pâques aussi ils parlent Rapa Nui ahah)

Ju

 

Entre Kelly, les 40 meilleurs surfeurs mondiaux, Teahupoo, le cata et le voilier… Sacrée journée!!

4h30… On se réveille. Kelly, c’est comme les baleines, c’est un excellent motivateur pour sortir du lit. On prend le petit-déj en attendant que Ralph nous dise ce qu’il en est. 5h, il y a eu le comité, c’est bon ça démarre aujourd’hui. En revanche, ils ne savent pas à quelle heure. A priori entre 7 et 8h. Parfait.

5h30 on est sur le bord de la route en train de faire du stop. Une infirmière nous prend en stop.

A 6h, on a un père de famille qui emmène sa fille au collège comme c’est la rentrée des classes.

6h30, on tombe sur un maître d’école qui est en retard pour sa rentrée des classes. IL travaille à l’école de Teahupoo, ça tombe bien. Il appelle l’école pour prévenir qu’il sera en retard, il veut nous déposer au meilleur endroit… Décidément. Quelle gentillesse à chaque fois !!

Il est 7h15 passé quand on arrive enfin à Teahupoo. Entre la rentrée des classes et la compétition qui commence aujourd’hui, je ne vous raconte pas le trafic (et puis je vous rappelle qu’il n’y a qu’une seule route…).

Il veut nous déposer au départ des bateaux taxis. Mais Chris dit qu’il a un plan et lui demande de nous déposer plus loin ! Ah ok.

Je vous rappelle qu’il est arrivé ici en bateau, donc il connaît tous ceux de la Marina…

Il les appelle. Il raccroche. « C’est bon y’a un bateau qui vient nous chercher dans 5 minutes ». Ah^^. Cool ça ! Effectivement… Un petit zodiac vient nous récupérer. Premier bain de la journée pour monter à bord. Ce sont tous de jeunes qui bossent sur des bateaux… dont les propriétaires ne sont jamais là. Donc là, on est en semaine et ils sont en train d’être payé pour passer la journée à Teahupoo. Hum. Intéressant !

On arrive, la compétition a déjà commencé. Kelly est en train de surfer. Je vois une première vague : On est pile dans l’axe du tube… On voit le surfeur ramer, monter sur la vague, chuter de plus de 10 mètres de haut sur un mur d’eau incroyable et surfer,…. Surfer… surfer… sauf qu’on ne voit pas la fin de la vague. Donc à chaque fois, c’est le suspens. Faut attendre que la vague soit passée pour voir si le surfeur s’en est sorti, s’il a réussi à sortir du tube ou s’il a chuté. Teahupoo, c’est à peu près 50% de chance d’y passer si tu chutes… Il faut imaginer des vagues de plus de 10 mètres qui s’écrasent violemment dans 50 cm d’eau. En dessous de ces 50 cm ? Du corail… ça coupe et pique un peu donc…

Donc dès qu’il y a une chute, on voit tous les scooters des mers se précipiter pour récupérer la planche et le surfeur avant la vague suivante. Dès fois, ils récupèrent plutôt des bouts de planche… et dès fois on voit les surfeurs repartir allongés vers le bateau urgence. Je vous rassure, ce ne sera arrivé que 2 fois le jour-là. Un problème au genou et un aux cervicales.

La vague de Teahupoo est mondialement connue. C’est toujours l’épreuve la plus attendue de la compétition. Et quand on voit la vague, on comprend pourquoi. Je vous explique. T’es sur un mini bateau. Au milieu de plein d’autres bateaux… Enfin bateaux. Tout type d’embarcation pour être exacte : Des nageurs, des bodyboardeurs, des gens sur des planches de surf, long board ou paddle board. Des canoés. Des zodiacs. Et des bateaux beaucoup plus gros. Tu es face à l’horizon. Tu vois l’horizon se soulever… Se soulever de plus en plus. Ça devient une montagne… de plus en plus grosse…. Soudain, c’est un mur d’eau de plus de 10 mètres… Là où sont les bateaux, il n’y a pas de coraux, c’est un canal, donc les vagues ne s’écrasent pas. Mais il y a quand même déjà eu des accidents… Notre pilote du jour nous file les « consignes » de sécurité (ou plutôt de survie) : Si le bateau se fait renverser par une vague, il faut nager le plus profondément possible et le plus longtemps possible…. OK. Super. Si on pouvait éviter^^.

Et le mur se transforme en tube…

Ahlala, rien que de voir la vague sans la compétition, c’est déjà un moment incroyable. Mais alors de voir le surfeur sur la vague, c’est là qu’on se rend compte de la taille des vagues… C’est en gros un ptit point qui se déplace. Quand un tombe, on dirait un pantin en chute libre…

A chaque vague il y a des cris d’encouragements. Quand des énormes vagues arrivent et qu’aucun surfeur ne la prend, ce sont les sifflets du public ^^ (un public en maillot de bain qui saute régulièrement par-dessus bord pour se rafraîchir !).

Quand c’est Kelly qui passe, ce sont plutôt des hurlements d’encouragement ! Il prend les vagues avec tellement de facilité !

Ils sont 3 surfeurs par round de 30 minutes. Les juges attribuent des points à chaque vague et celui qui est en dernière position est prioritaire pour prendre la vague…

Bien sûr, Kelly finit premier ^^. Et il se trouve que le bateau pour les interviews est celui à côté de nous…. Qui sait qui vient pour l’interview ??

Ahahahahhhhhhhhhh. Je vois le petit Kelly sur sa planche passer à côté de notre bateau et sortir de l’eau à côté de nous. Mouais… Ben il est aussi beau en vrai ! Ahouh. Il a beau avoir la 40aine… Il est encore mieux qu’un bon vin !

Du coup, aujourd’hui, j’apprends à connaître tous les surfeurs… Les surfeurs défilent sur le bateau à côté de nous soit pour prendre les lycras soient pour les interviews. Comme il y a les noms sur les lycras, j’apprends à les connaître au fur et à mesure !

Tous les meilleurs surfeurs de la planète sont là !

Vers 11h, ils nous proposent d’aller sur leur bateau pour refaire le plein d’eau.

Et quel bateau ! Pfoua ! Un énorme voilier. Je monte à bord, c’est bien plus grand que mon appart ! Le parquet brille, c’est gigantesque, il y a plusieurs niveaux… « Euh il est à qui ce bateau ? » Un richissime australien qui bosse dans la finance et ne vient que quelques semaines par an…

Donc ils sont 3 en permanence à être payé, logé, nourri, blanchi sur un bateau de luxe… Alors oui, ils ont de l’entretien à faire, mais ils sont loin d’être débordés de boulot… Il y a pire… On n’a pas tous les mêmes vies ^^.

45 minutes plus tard, on y retourne et vers 13h on retourne sur la terre fermer pour se grignoter un truc.

Puis on retourne sur la vague. Plusieurs fois, on entend les gens siffler… C’est bien plus agité que ce matin, les vagues sont monstrueuses. Les bateaux sont tous détachés pour raison de sécurité. Quand les gens sifflent, on voit tous les pilotes fixer la vague à l’horizon… Il faut avancer pour ne pas risquer de se faire embarquer. Quand la vague passe, on sent le bateau se soulever à l’avant… Quand on regarde derrière, on voit tous les bateaux derrière nous disparaître derrière la vague. Il faut attendre que la vague soit passée pour voir si les bateaux sont encore là. Plusieurs fois, c’est très très très limite !!!

Les gens hurlent (de plaisir, pas de peur) à chaque vague où on sent les bateaux se soulever. Les vagues sont monstrueuses !!!!!!!! Le bruit lorsqu’elles s’écrasent ! Pfouah !

Le premier tour est terminé. On commence le 2ème. On récupère un gamin de 10 ans qui a surfé avec tous ceux à bord plusieurs fois (sur des vagues énormes alors qu’il est haut comme 3 pommes !)… Euh, ce n’est pas la rentrée des classes aujourd’hui ?? « Ben si ! Mais y’a teahupoo !!! Je ne vais quand même pas aller à l’école alors qu’il y a Teahupoo !! » Logique imparable…

Vers 16h45, la compétition se termine. Après un dernier bain, on change de bateau. Les australiens richissimes arrivent ce soir. On va sur un zodiak qui nous emmène sur un autre bateau… Cette fois c’est un énorme catamaran qui appartient à un richissime brésilien qui ne vient jamais… ils sont 2 en permanence. Un pour la maintenance. Et le plus drôle ? La 2ème est la cheffe de cuisine… Euh ben tu fais quoi toute l’année comme ils ne sont pas là ?? « Ben je m’occupe. J’aide pour la maintenance,.. » Enfin globalement, elle est payée 52 semaines pour bosser 6 semaines par an et habiter sur un catamaran et naviguer au milieu des îles. Tout cela me dépasse les enfants !!

On retrouve d’autres personnes dans le même cas qu’eux sur le bateau. On est une dizaine. Ils se sont regroupés là pour siroter un punch en regardant le soleil disparaître à l’horizon. Depuis le cata donc. OK. ^^. Donc aujourd’hui, j’étais à Teahupoo la plus grosse étape de compétition entourée de tous les meilleurs surfeurs de la planète, sur un bateau toute la journée, j’ai vu Kelly, je suis allée sur un voilier d’un richissime australien et j’ai vu le coucher du soleil d’un catamaran d’un richissime brésilien. Autant génial qu’inattendue comme journée !

Après ça on prend le zodiac pour retourner sur la terre ferme. On se trouve une paillote où manger. Chris me dit : « Tu sais combien y’a de surfeurs du tour là ? » Euh. Non. 5. J’ai mangé avec 5 surfeurs du tour lol. Pas Kelly, dommage.

Après du poisson cru au lait de coco accompagné d’une coco, on retourne chercher la voiture d’un mec qui était à bord aujourd’hui et retourne sur Papeete et nous a donc proposé de nous déposer… En récupérant la voiture, on discute 25 minutes avec un mec… CJ. Un des surfeurs qui s’est fait mal au genou aujourd’hui. On papote comme si on se connaissait déjà, c’est rigolo le monde du surf. C’est cool, j’aime bien. Pas de gros melons comme dans le monde du foot…

Vers 23h, nous voilà rentrés à notre pension. Demain, je m’envole pour l’île de Pâques !!

Ju

Le jour où j’ai fait des longueurs avec des baleines à bosse…

Debout ! Aujourd’hui, je nage avec les baleines à bosse! C’est pas tous les matins qu’on peut se dire ça pour se tirer du lit ! En tout cas, niveau motivation ça marche niquel, je suis réveillée bien avant mon réveil !! Les baleines m’attendent, les baleines m’appellent !! Hop, ptit-déj vite fait et après 5 minutes de marche sur la plage, me voilà sur le « ponton » local. C’est-à-dire pas de ponton. Quand le bateau arrive, il faut marcher dans l’eau jusqu’au bateau ^^. Ben, on ne va pas se plaindre, une eau à 29° au paradis ! Un bon bain matinal. On grimpe à bord et l’équipage se présente : on est une petite dizaine avec 3 encadrants : un qui conduit le bateau et 2 qui viennent avec nous dans l’eau ! On nous distribue le matériel et surtout on nous donne les consignes de sécurité : On ne peut pas nous garantir qu’on pourra nager avec les baleines. Ça dépenp du comportement de l’animal. Il faut qu’il soit calme et quasiment à l’arrêt (ouais surprise, une baleine de 25 mètres ça nage un peu plus vite qu’un humain, même si l’humain a des palmes (ce qui n’est pas le cas en plus ici, on a que masque et tuba)). Allez hop, c’est parti ! La vue sur Moorea est magnifique ! Encore de la montagne verdoyante entourée d’un lagon bleu transparent comme on les aime. Bref. Encore un endroit pas dégueu. Ah très rapidement on se fait suivre par 2 bateaux… un d’une autre compagnie et un avec des touristes qui ont dû louer un bateau… En fait, je suis avec la compagnie la plus ancienne et réputée pour les baleines. Certaines nouvelles compagnies se contentent d’attendre qu’ils trouvent les baleines, donc ils suivent le bateau… Petits malins ! Ah c’est parti on voit une baleine au loin ! Les 2 autres bateaux l’ont vu, hop, le commandant nous dit qu’on va laisser celle-là pour les 2 bateaux et nous on va en trouver une autre. C’est marrant, il parle de ça comme si une baleine dans un océan c’était aussi simple à trouver qu’un chat près d’une poissonnerie. Bref, on fait demi-tour et on part dans la passe. 10 minutes plus tard, on en a trouvé une autre. Ah effectivement, ce n’est pas très compliqué à trouver. Il n’y a pas beaucoup de planctons par ici, mais en fait les baleines se gavent sur le trajet (genre en Australie…) . Elles s’engraissent, elles s’empiffrent, elles se gavent. Puis en arrivant en Polynésie Française, elles mettent bas et s’occupent de leur baleineau. On s’approche mais elle est en train de nager donc pour l’instant on la suit… Soudain on nous dit : « Tous à l’eau ! Vite ! » Mais il faut rentrer dans l’eau le plus discrètement possible… ne pas faire d’éclaboussures ou de bruits pour ne pas qu’elle se remette en route. Allez hop, on nage ! Nager le plus vite possible tout en étant invisible ! Soudain, je les vois. 2 baleines. Peut –être une dizaine, quinzaine de mètres en-dessous de nous, c’est difficile d’évaluer les distances dans ce grand bleu transparent. Ouahouh. Ah ouais c’est pas mal gros. Une bonne quinzaine/vingtaine de mètres. Mes ptits requins de 4 mètres, ils peuvent aller se rhabiller à côté. J’avais observé les baleines sauter en Australie, mais de les avoir en face de soi sous l’eau, c’est une toute autre expérience ! Elles restent 5 bonnes minutes sans bouger, puis elles repartent… On remonte sur le bateau et on recommence… On les suit mais elles partent vraiment vers le large. On décide donc de se trouver un autre mannequin de 25 tonnes pour notre séance photo. Ben 10 minutes plus tard, il y en a une qui fait un magnifique saut devant le bateau ! On est quand même sur un tout petit bateau, alors 25 tonnes qui sautent devant vous, ça fait son petit effet. Evidemment, pas eu le temps d’immortaliser… Grr. Après elle reste longtemps à la surface, en avançant lentement… On patiente… Faut être patient pour nager avec une baleine ! Bien plus complexe qu’un requin ! Mais le jeu en vaut la chandelle, ça envoie son pesant de cacahuètes ! Tous à l’eau. Elle est un peu loin, on nage comme des dératés. Quand on arrive à son niveau, elle est en train de repartir. J’ai eu la chance de la voir, mais ce n’est pas le cas de toute le monde. Allez, hop, on retourne sur le bateau ! Sportif comme séance photo !! Il nous dit qu’on se trouve une dernière baleine avant d’aller voir les raies et les requins. Ah cool ! Je vais pouvoir refaire des bisous à des raies ?? Génial !! Ahah. Allez, allez, une dernière baleine sympa ! On a à peine le temps de la voir du bateau qu’on nous dit « vite vite vite tous dans l’eau vite elle est juste là ! » Et là… Moment magique et quasiment indescriptible. Les baleines aiment se rouler dans les algues à la surface pour se gratter. Il se trouve que nous sommes justement à endroit où il y a des algues… Soudain…. Je sens tous les poils du corps se dresser et un immense frisson qui me parcourt le dos. Elle est là. Juste en face de moi. Il en doit pas y avoir plus de 7 ou 8 mètres qui nous séparent. Normalement, on ne s’approche pas aussi près, mais là, c’est différent, c’est elle qui est venue vers nous. L’accompagnateur nous fait un signe de nous tenir près au cas où elle approcherait encore, il faudra se pousser pour lui laisser le passage libre… Mais non…. Elle se dresse. Sous l’eau. Juste face à moi !!!!! Je vois son ventre, ses nageoires… elle se redresse et se tourne pour se rouler dans les algues. Je ne sais pas si vous avez bien saisi alors je la refais. Je suis dans l’eau, mes 1m68 avec juste un masque et un appareil photo. Face à une baleine d’une vingtaine de mètres et 25 tonnes en train de se rouler dans des algues… Le frisson qui me parcourt le dos ne me quitte pas les 2 minutes qui suivent. Je ne sais plus si j’ai réussi ou pensé à respirer pendant ce temps. J’avais largement le souffle coupé et tu te dis des fois qu’elle m’entende respirer et qu’elle se carapate ce serait dommage… Donc j’essaie de me faire toute petite, ce qui est ridicule, parce que de toute façon je suis largement toute petite à côté d’elle… Tous ceux qui ont vu la vidéo ont globalement fait : « Ouahhhhhhhhhhhhhhhhhh….. eh mais t’es folle ». Oh mais non. Faut arrêter de dire que je suis folle à chaque fois que je montre ce que je fais ^^. Allez, on remonte à bord les yeux remplis d’étoiles et le dos remplis de frissons… On va faire des câlins avec les raies. Ici, ils ne leur ont pas retiré le dard (mortel je le rappelle). D’un côté, je suis contente. Je ne trouvais vraiment pas ça normal de le leur avoir retirer parce que les touristes avaient la trouille. D’un autre côté c’est vrai que quand tu vois le dard passer près de toi t’as envie de lui murmurer à l’oreille « petit, petit, gentil ! gennnnnnnnntil ! pas de panique. Je suis gentille, ne me tue pas.. » Les requins pointes noires rôdent également. Il y en a beaucoup plus qu’à Bora et ils passent beaucoup plus près… Je ne comprends toujours pas pourquoi en plongée, je n’ai peur de rien, je les observe, je n’ai jamais eu la trouille face aux requins et pourquoi en snorkelling je ne peux pas m’empêcher de me dire : « S’il décide de me goûter, je suis sérieusement dans la m ! » Mais bon, pas plus que ça quand même, je vous rassure, je suis tellement occupée à faire des bisous, des câlins et des papouilles aux raies que j’oublie vite que je suis entourée de trucs pleins de dents tranchantes. Et que je suis en train de câliner un truc qui pourrait me tuer aussi d’ailleurs… 2 polynésiens sur un scooter des mers nous rejoignent. Ils viennent de Tahiti (ohlala ça fait rêver. Tiens on fait quoi cet aprem ? Ben attend, on a qu’à prendre le scooter, dans une demi-heure on est à Moorea on pourra nager avec les baleines…) : C’est confirmé, Teahupoo démarre après-demain. Niquel. Juste le temps de rentrer sur Tahiti demain aprèm et hop, je me vois déjà en train de barboter avec Kelly !! On remonte à bord et on retourne dans la passe… où nous nous retrouvons entourés de dauphins au ventre rose. Leur particularité ? Ils savent faire jusqu’à 7 tours en sautant !!! Des torpilles ! Excellent. Ça saute de tous les côtés. Bon ben…. On saute à l’eau ?? Je les entends sous l’eau et je finis par les voir passer sous moi également… Ahlalalalalalala. Quelle journée encore ! Ajoutez à ça tous les fruits frais en remontant à bord (Moorea est réputée, à juste titre, pour ses ananas : Ils sont très sucrés et n’ont pas du tout de goût un peu amer. C’est trop trop bon. Avec de la coco fraîche râpée dessus, je me régale. Tout ça avec un ptit punch bien sûr. Puis me voilà de retour sur la terre ferme… Que d’émotions encore !! Je retourne à la paillote pour un autre poisson cru au lait de coco et je vais me coucher les yeux remplis de baleines, dauphins, raies, requins. Bref, encore une journée improbable ! Le lendemain, juste après le check-out, je commence à faire du stop. Je pars dans l’autre sens comme ça j’aurais fait tout le tour de l’île. Cette fois c’est un peu long, j’ai bien du attendre 5 minutes. Le premier, un local toujours, me dépose à l’intercontinental… Ah. Ça me dit quelque chose. Ah mais oui ! C’est là qu’il y a l’hôpital des tortues ! Ben comme je suis loin d’être pressée, je vais visiter l’hôpital. Ce qu’on entend hôpital ici, c’est enclos dans lagon bleu transparent avec d’un côté la montagne et de l’autre l’océan turquoise. Quelle horreur. Des panneaux expliquent un peu l’historique de cet hôpital pas comme les autres. Et il y a une fiche par tortue : Comment les reconnaître, dans quel enclos elle se trouve, pourquoi elle est là, où elle en est et surtout si elle pourra un jour être relâchée… Une est aveugle, elle a été retrouvée avec des hameçons dans les yeux, elle ne pourra jamais être relâchée. Une autre a été attaquée… par des humains… la viande de tortue est très prisée bien qu’illégale ici ! Celle là se remet bien et pourra bientôt retourner barboter avec ses copines. Sur chaque page il y a aussi un signe distinctif de cette tortue. Par exemple, une aime bien se rouler sur le côté… Après près d’une heure, je me remets sur le bord de la route et un couple de polynésiens me récupèrent. Ils me demandent à quelle heure est mon bateau. Euh. Alors en fait je sais qu’il y en a tous les jours alors j’attendais d’être à l’embarcadère pour embarquer sur le premier qui part. Moi ça me paraît normal de faire comme ça, mais eux décident de regarder les horaires pour moi. Il y en a un à 15h. Ben vous voyez que ça ne servait à rien de s’inquiéter ! Hop, ils me déposent et un autre me récupère. Il travaille à l’aéroport mais décide de m’accompagner jusqu’à l’embarcadère. Je vais finir par prendre l’habitude qu’on prenne autant soin de moi ! A l’embarcadère, j’achète mon ticket, une coco et de l’ananas pour patienter. Je rencontre 2 français de Lyon qui sont en stage médecine à Tahiti. Il y a pire comme stage ! Et dans le bateau… je retrouve la famille qui m’avait prise en stop à l’aller et qui venait passer le week-end sur Moorea ! Les français me proposent de me déposer en-dehors de la ville sur la grande route pour que je puisse facilement trouver une voiture. Ca marche, la première voiture s’arrête et un polynésien me ramène à la pension où je retrouve Chris. On ne traîne pas trop. On se lève à 4h30 demain pour aller à Teahupoo !! Après les baleines, je vais barboter avec Kelly eheheh ! Ju

La faille du 15 août à Moorea!

Avant de décider de partir pour Moorea, je m’assure une dernière fois auprès de Ralf que c’est toujours repoussé de 2 jours… Pas que je décide de partir alors que Kelly Slater est en train de surfer…

C’est bon. 2 jours minimum. Faudrait pas que ce soit plus, sinon je vais rater la compétition…

Je laisse mon gros sac et prends juste mon petit sac à dos. Ça fait du bien de voyager avec moins de 5 kilos ! Et hop, je me mets au bord de la route. Une famille s’arrête. Ils habitaient Paris et ont déménagé il y a une dizaine d’années sur Tahiti. Visiblement, ils n’ont pas l’air de trop regretter ^^. Ils me font avancer d’une dizaine de kilomètres et me laissent à un embranchement. Je devrais peut-être les croiser : Ils partent à Moorea ce soir ! Quand ils me déposent, il y a un autre auto-stoppeur… je descends, il monte !

J’attends bien 5 minutes (ouhlala…) avant qu’un autre français me récupère : Il vient d’arriver avec sa femme et ses enfants il y a 2 jours de métropole ! Ils emménagent ici définitivement : Il va à Bricorama acheter des meubles et m’avance encore de quelques kilomètres ! Je me retrouve à un rond-point où un français qui a emménagé ici il y a une dizaine d’années (décidément) me récupère 5 minutes plus tard. Il décide de m’emmener carrément à l’embarcadère bien que ce ne soit pas du tout sa route !

Après avoir fait 3 fois le tour, je trouve enfin le point de vente pour les tickets et 10 minutes après, j’embarque sur un gros bateau où les sushis ne coûtent rien (pour une fois qu’un truc ne coûte pas trop cher ici, j’aurais tort de ne pas en profiter).

Une bonne heure plus tard, je descends de ce gros bateau et file sur le bord de la route (la seule de l’île qui tourne en rond… le camping que j’ai repéré est à complètement de l’autre côté, donc que je parte dans un sens ou dans l’autre, j’arriverai au même point !) et la première voiture s’arrête. C’est un peu trop facile ici je trouve ! C’est une polynésienne qui est de Moorea, a toujours habité Moorea et n’est quasiment jamais partie de Moorea. Une vraie quoi.

La route est vraiment magnifique, elle longe le bord de la mer la plupart du temps. Il y a pire… Son frère tient… un club de plongée. Ah ben ça alors. J’aurais voulu le faire exprès que je n’aurais pas réussi.

Mais non, je ne vais pas plonger ici. Tout simplement parce qu’après Rangi et Bora, bon ça ne pourra pas être aussi bien mais surtout j’ai largement explosé mon budget !

Bon, moi je suis surtout à Moorea pour aller… nager avec les baleines. Ouais, j’aime bien faire des trucs improbables. Bon son frère aussi fait le tour des baleines. Mais l’après-midi. Moi on m’a plutôt conseillé le matin… Elle pense que c’est mieux l’après-midi comme il y a moins de bateaux. Je verrai.

Comme d’hab avec les polynésiens, elle habite bien avant le camping mais décide de m’emmener jusqu’au camping… Ils sont vraiment trop gentils ici ^^.

Hop, je trouve un dortoir à un prix dérisoire comparé au reste de la Polynésie Française. Bon, il veut être sympa en me mettant seule dans un dortoir. Dans l’idée, c’est sympa, j’ai une chambre pour moi toute seule. Le problème dans les cas là, c’est que je ne suis pas prête de rencontrer du monde.

Bon tant pis. Sur ma carte, j’ai repéré une supérette et un centre de location de scooter. Allez, c’est parti.

Après avoir posé mes affaires, je file.

Quelle déception… tout est fermé. Oui, voyez-vous c’est super cool quand on voyage de se perdre dans le temps, de ne pas savoir si on est en septembre ou en janvier, en été ou en hiver, si c’est le matin ou l’après-midi. Je vous assure, c’est vraiment chouette de perdre toute notion du temps. En revanche, on se retrouve aussi déconnecté de la réalité… Eh ouais. Il y a un détail auquel je n’ai pas prêté attention et qui va juste me ruiner ces 2 jours….

Tindin… c’est le week-end du 15 août! Youhou! Tout est fermé! Ahah! Génial non? Dommage pour mon aventure en scooter autour de l’île… Je continue d’avancer et par trouver une petite supérette ouverte. Je m’achète de quoi survivre pendant 2 jours et je continue d’avancer encore un peu pour trouver le centre de plongées du frère de celle qui m’a prise en auto-stop. C’est quand même un peu loin… Et elle a oublié de me préciser que c’est dans un hôtel, donc que je ne peux pas le voir depuis la route. C’est un détail important….

Au final, j’ai beaucoup marché, j’ai fini par trouver mais ça n’a servi à rien^^. Ahah. La bonne journée faille ! Ils sont partis en bateau et il n’y a personne au centre, tout est fermé. Au moins la plage de l’hôtel est sympa, quitte à ne rien faire autant le faire sur une plage de sable blanc face au lagon.

Le soir, c’est poisson cru au lait de coco à la paillote du coin et le lendemain…. Ahahahahhhhhhhhhhhhhh qui sait qui va nager avec les baleines ?? ^^

Ju

Bora: Une aventurière au milieu des célébrités

Dernier jour à Bora déjà… snif, ça passe trop vite au paradis ! Dernier petit-déj avec Gloria, puis je file avec tout mon attirail sur le ponton. C’est le ponton de la station essence, donc comme chez nous sauf qu’à la place d’avoir des camions qui défilent, ce sont des bateaux…

Un bateau vide arrive : « C’est toi Julie ? Moi c’est Manu allez on y va ! » Manu, c’est un polynésien de vrai de vrai. Il a une couronne de fleurs dans les cheveux, torse nu avec des tatouages polynésiens partout et… un paréo. Eh oui, le paréo c’est l’habit traditionnel local, pour les hommes comme pour les femmes… Lui le porte… à la locale. Donc ça fait une sorte de string avec un pan de paréo devant et derrière, c’est rigolo !

Bref, nous voilà parti. Je suis la première, on va donc chercher les autres. Les 2 suivantes sont une mère et sa fille espagnoles que nous récupérons sur un motu tenu par un mec que je suis quasi-sûre d’avoir vu dans un film, mais pas moyen de remettre la main dessus. Bref, la cinquantaine, cheveux longs, torse nu juste avec un paréo blanc, pieds nus. J’avoue que je me fais bien aux habits locaux, ça fait une semaine que je porte mon paréo et pas de chaussure. Comme en Australie et comme avant dans toutes les îles ou tous les bords de mer… autant dire que ça va être compliqué de reporter des chaussures tous les jours à un moment donné !

En face de ce motu, un autre motu (oui c’est comme ça partout ici…). Sur ce motu il n’y a qu’une énorme villa entourée de palmiers. Auparavant ce motu appartenait à une marque de cosmétiques qui le vaut bien qui l’a ensuite vendu à un richissime français. Ce français le prête de temps en temps. La semaine dernière, c’était Léonardo Di Caprio qui y séjournait… mince, j’aurais dû venir une semaine plus tôt ! Le petit-fils de Gloria m’a d’ailleurs raconté sa venue… Comme le petit Léo est pour l’environnement, il ne vient pas comme tous ses copains en jet privé. Il prend les navettes comme le commun des mortels. Sauf que pour « ne pas attirer l’attention », il porte une casquette, des lunettes,… OK. Comme tout le monde ici. Sauf que.. ben dans l’avion aussi. Rien de tel pour attirer l’attention. Le cousin du petit-fils de Gloria (vous suivez toujours ?) était derrière lui dans l’avion, donc il a bien compris que c’était une célébrité, du coup il l’a regardé pendant tout le trajet pour trouver qui c’était. Alors que s’il avait enlevé sa casquette et ses lunettes comme tout le monde en montant dans l’avion, personne ne l’aurait remarqué…

Bref, nous partons maintenant au Four Seasons, un hôtel de luxe avec toutes les petites maisons sur pilotis. Nous récupérons un couple d’anglais en voyage de noce. Ici, c’est Jennifer Aniston qui y est actuellement en vacances. D’ailleurs Manu lui a fait faire le tour que nous faisons aujourd’hui la veille en tour privé. Elle a débarqué avec un chapeau tellement grand qu’on ne voyait plus du tout son visage. Donc si ça vous intéresse elle passe des vacances avec son fiancé et un couple d’amis et au Four Seasons, il n’y a pas que des maisons sur pilotis, il y a aussi quelques énormes villas que louent les célébrités, entourées de grillage où tous les jardiniers, femmes de ménage,… s’activent pendant plusieurs heures avant l’arrivée de la célébrité pour s’assurer que tout soit parfait et surtout qu’ils n’aient pas besoin de rentrer dans le périmètre de la villa pour ramasser des feuilles mortes pendant que les gens connus sont là… Ben moi je préfèrerai la maison sur pilotis que la maison grillagée mais bon… chacun ses goûts. Donc Jennifer Aniston, elle, vient en jet privé et quand elle a traversé l’aéroport, elle avait son chapeau beaucoup trop grand, ses lunettes et l’a traversé en tenant un livre devant les yeux… ben moi je trouve qu’un chapeau trop grand et un livre devant les yeux ça attire le regard également… Je dis à Manu qu’en atterrissant j’ai vu un jet doré. Apparemment, ce sont les princes des émirats qui ont ce genre de jets… Je me sens d’un coup bien trop banale pour séjourner ici ! Cet été Manu a aussi eu Pierce Brosnan, Kim Kardashian,… C’est marrant, je ne me rappelle pas avoir eu autant de célébrités au Cambodge ^^.

Bon on file au dernier hôtel, l’Intercontinental, un hôtel              que j’aurais aimé visité mais il faut y séjourner (et ça ça ne va pas être possible…) car il a un centre de recherches sur les tortues qui est apparemment hyper intéressant. On y récupère un couple américain en lune de miel également un peu bling bling. L’énorme caillou qu’elle a au doigt pourrait faire chavirer le bateau. Heureusement, elle ne risquerait pas de couler grâce aux énormes bouées qu’elle a au niveau de la poitrine… Les talons, je ne pense pas non plus que c’était nécessaire pour venir sur un bateau…. Mais bon.

Nous sommes donc au complet. C’est cool, rien qu’en allant récupérer tout le monde j’ai déjà fait presque le tour de l’île principale. Allez, c’est parti. Je découvre le programme (j’ai réservé ça comme c’était le conseil de Gérard rappelez-vous) : Nous commençons par aller nager avec les raies et les requins. Chouette ^^. Je ne risque pas d’être desséchée aujourd’hui hihi. Le bateau arrive à peine que toutes les raies et les requins pointes noires tournent autour du bateau. Les 2 espagnoles sont terrorisées. Les 2 filles aussi. Les 2 mecs sont en train de prendre leur masque sans grande conviction et moi je suis un peu en mode « Manu, ça y est je peux y aller ? et là maintenant, c’est bon, je peux sauter ? et là ? » Bref, je serai donc la première dans l’eau ! Je mets à peine un peton que je sens sur ma cheville la peau d’une des raies ! Ce sont des stingrays. Celles qui ont tuées Steve Irwin… Leur dard est mortel, mais à priori si on ne leur donne pas de raison de piquer, il n’y a aucun risque. Sauf que suite à la tragédie de Steve Irwin, les gens ne voulaient plus rentrer dans l’eau… Donc ils ont retiré tous les dards des raies du lagon. Ah ben super. Bravo. C’est cool, comme ça maintenant elles ne peuvent plus se défendre parce que certains ont eu la trouille. Pfu. Bref. Passons. Ça me rend dingue moi ce genre de truc. Les humains se permettent de faire de ces choses parfois. Enfin bref…

Une part de mon pied et me grimpe carrément sur la jambe. Le contact avec sa peau est très froid et … un peu gluant ^^. La première fois ça surprend ! Les requins tournent aussi autour. Y’a pas besoin d’être plongeur pour se rendre compte que tout ce petit monde a dû être nourri à un moment… Pas super naturel, mais bon maintenant, ces raies sont comme des chats. Tout ce qu’elles veulent ce sont des câlins. Ben du coup, maintenant qu’elles demandent des câlins, je ne vais pas me plaindre… Elles viennent à la surface, je les caresse, on peut même leur faire des bisous. Les gens hurlent autour de moi, ils donnent des coups de pied dans tous les sens… et donc dans les raies qui viennent pour des câlins et se font ruer de coups de pieds. Génial. Y’a un moment où je m’énerve, c’est plus fort que moi, je leur dis de faire plus attention ou de remonter dans le bateau… Certaines ont des traces de coups. J’ai envie de leur dire de fuir pour sauver leur peau mais bon elles veulent des câlins. Les pauvres…

Manu vient dans l’eau, elles se ruent sur lui, rapidement je comprends : Il a du poisson dans les poches…Mmm. Je ne suis pas fan de ça non plus. Mais bon… Comme il voit que je suis à l’aise, il me donne un bout de poisson et me dit de le mettre au-dessus de son nez. A partir de là, l’une d’entre elles ne va plus me lâcher… Elle va me faire des câlins pendant 10 minutes, elle me grimpe dans le dos, dans le cou, je sens sa bouche dans mon dos (l’une d’elle a fait un suçon à Manu sur le torse !), les bras, les jambes, le visage, c’est trop drôle, elle grimpe partout où elle peut. Je la caresse, elle en redemande. Quand elle me grimpe dans le cou, je lui fais des bisous. Je ne vous cache pas que c’est un peu surréaliste pour moi ce qui est en train de se passer ! Quand je lui donne le bout de poisson, elle reste encore un peu avec moi pour des câlins (ça fait plaisir de voir qu’elle n’était pas intéressée que par la bouffe…).

Les 2 espagnoles n’ont pas mis un orteil dans l’eau. Elles ont trop peur et la mère refuse que sa fille y aille à cause des requins. Ben ça valait bien la peine de payer un tour pour aller se baigner avec les requins… Bon vous me direz, la journée n’est pas finie…

Un autre bateau de la même compagnie nous a rejoint avec aussi 6 personnes à bord. Et leur Manu est aussi en paréo et en plus… il sort le ukulélé, il se met à jouer et les 2 se mettent à chanter en Rapa Nui… J’adore ^^.

Après une heure de bisous intensifs, nous voilà reparti. Nous passons entre des motus, les dégradés de bleus sont vraiment incroyables, on dirait des peintures. Au détour d’un motu, on arrive sur des patates de corail. Comme d’hab je suis la première dans l’eau. Manu et les autres encadrants des autres compagnies ont beau insisté sur le fait qu’il ne faut pas toucher les coraux ou se mettre debout dessus, il y en a toujours pour donner des coups de palmes ou se mettre debout sur les patates. Grrr…. Moi je ne mets pas de palmes aujourd’hui, avec toutes mes brûlures, ce n’est juste plus possible… C’est très joli. Mais bon faire du snorkelling après 60 plongées, c’est un peu comme lire une interview de Ribéry après avoir lu du Balzac… Bon, ça ne pique pas les yeux, mais ce n’est clairement pas le même niveau. Je trouve quand même une murène et quelques poissons sympas.

En retournant vers le bateau, je vois les 2 espagnoles qui n’ont toujours pas mis un orteil dans l’eau, penchées en avant par au-dessus du bateau, le visage penché vers le soleil, les yeux fermés… Si c’était pour bronzer, je pense que le motu était suffisant… Pendant ce temps-là, le couple d’américain se descend des bières (depuis leur arrivée sur le bateau. Il est 9h)

Je remonte à bord au son des ukulélés et des chants polynésiens !

Nous partons maintenant à Tapu, là où j’ai plongé les 2 derniers jours, pour se baigner avec…. Les requins. Je ne pense pas que les espagnoles vont se mouiller sur ce coup-là non plus !

Nous sommes à peine arrivés que c’est comme pour le premier stop : nous sommes encerclés par les requins ! Des pointes noires, donc ça va. Je vois l’air paniqué des 2 espagnoles… Devinez qui est la première à sauter à l’eau ^^. Toujours la même barge. Moi.

Manu et l’autre de la même compagnie mais de l’autre bateau qui fait du ukulélé saute à l’eau aussi et me propose de me prendre mon appareil pour me prendre en photo avec les requins. Cool.

Ah et là les requins citrons arrivent. C’est très bizarre comme autant je peux me sentir entièrement en sécurité entourée de requins en plongeant alors que je ne suis pas complètement rassurée en snorkelling. Je ne suis pas en panique, loin de là, mais j’ai plus conscience de la situation je pense. Bref, me voilà encerclée de dizaines de requins. Pointes noire et citrons.

Et là…. Sous mes yeux ébahis. Qu-est-ce que je vois ?? Manu qui descend… chope l’aileron du requin citron pour se faire tracter… Puis tire sur l’aileron pour encercler le requin avec ses bras… Euh. Il remonte et me propose de faire pareil. Ben désolée, mais moi je plonge. On m’a appris à ne rien toucher. Alors je veux bien que les raies soient devenues de vrais petits toutous, mais là, on est dans le grand bleu, ça reste des requins sauvages de 4 mètres… Il redescend et cette fois se tracte sous le requin. Je vois le requin citron qui ne dit rien et se balade avec un Manu accroché sous son ventre. Hallucinant. On passe encore une bonne heure dans l’eau. Puis on part, direction un Motu désert pour aller manger. C’est clairement paradisiaque. Depuis la plage, on a la vue sur l’île principale. Les pieds dans le sable blanc. Peu importe où on se met, c’est photo carte postale… Beaucoup trop beau pour exister.

Le repas nous attend : Tout est servi dans des plats faits avec des feuilles de cocotiers… Les assiettes dans lesquelles nous nous servons également ! Ce ne sont que des plats locaux : Poisson cru au lait de coco, pain à la coco, banane frite,… Un vrai délice.

Pendant qu’on déguste tout ça, Manu et le second conducteur ressortent ukulélé et guitare. Celui qui a préparé le repas chope la glacière et s’en sert pour les percus ! Entre la vue, la musique et le repas, je suis un peu dans un autre monde !

Après ça, on peut aller se baigner, se reposer sur le sable blanc… Bref, prendre un peu de temps pour essayer de réaliser que tout ça est bien réel !

Puis Manu nous fait un cours d’assiettes (apprendre à faire les assiettes avec les feuilles de cocotier). Alors je peux vous dire qu’entre ça et les gobelets et théière en bambou en Thaïlande, je peux vous faire un service complet en rentrant ! Après ça, nous avons un cours de Paréo ! Et alors, c’est quelque chose ! Grâce à toutes les tenues que j’ai apprises à faire aujourd’hui juste avec un paréo, j’ai désormais une bonne dizaine de robes différentes à mon actif, juste avec mon bout de tissu qui me sert également d’écharpe, cache-nez, robe, jupe, foulard,…

Ce qui fût assez rigolo, c’est le cours paréo… pour hommes… Ahah. Un grand moment. Messieurs, si vous voulez quelques tenues super sexy, je vous fais un cours en rentrant ! Je pense que c’est le genre de tenues qui ne vont bien qu’aux polynésiens. Sur Manu ça va super, mais alors sur l’anglais et l’américain… ça pique un peu les yeux !

Après tout ça, Manu va redéposer tout le monde les uns après les autres. Il sait qu’il doit me déposer à l’aéroport, il me demande à quelle heure est mon avion. « 19h ? ouhla mais on a le temps, t’es pressée d’aller à l’aéroport ou pas ? » Pas franchement non…

  1. Du coup, ils redéposent tout le monde, puis on va mettre l’ancre entre des motus complètement déserts et on saute du bateau ! On se boit un verre dans l’eau en papotant. L’heure passe très vite. Puis on refait le tour de l’île pour aller jusqu’à l’aéroport. Une demi-heure plus tard, je descends du bateau… Snif… Je vais vite embarquer mon sac et je retourne sur le bord du motu admirer la vue… Je ne pense pas qu’il soit possible de se lasser de cette montagne verdoyante qui tombe dans ces eaux bleues improbables…

Je retrouve le petit-fils de Gloria qui va pour le week-end rejoindre sa copine chinoise à Tahiti. Il a l’avion juste avant le mien. 20 minutes donc…

En montant dans l’avion, je prends soin de m’asseoir du bon côté pour avoir la vue sur Bora en décollant… Vue d’en bas, vue d’en haut, vue de sous l’eau. C’est toujours aussi beau.

Snif, je vois tous ces motus disparaître…

50 minutes plus tard, me revoilà à Tahiti. 20 minutes de voiture plus tard, me revoilà chez Ralf.

Chris est toujours là. On voulait aller demain à Teahupoo, mais il n’y a pas de vague. Le début de la compétition est reporté de 2 jours. Je décide donc de partir à Moorea demain matin !

Il y a aussi 4 anglaises qui sont là. Les 4 bossent sur des bateaux différents. Elles ont 2 jours de congé, donc elles sont venues sur Tahiti. A entendre leurs histoires de navigation et tout ce qu’elles ont vu, ça fait clairement rêver… Et en plus être payées pour ça (Et pas trop mal payé parce qu’au final, t’es quand même logé, nourri, blanchi)…

Après une soirée à entendre toutes ces histoires sous les étoiles, je rejoins le dortoir que je connais bien maintenant ! Ralph a mis mes affaires à côté de mon lit. J’installe la moustiquaire et hop, une bonne nuit de soleil avant ma prochaine île !

Nana !

Ju

 

Ma 60ème plongée à Bora!

Deuxième jour de plongée sur la perle du Pacifique ! Aujourd’hui, on va avoir un bon moment de bateau, puisque nous allons sur Mori Mori, LA plongée de Bora ! J’ai hâte !

On a bien 20-25 bonnes minutes de bateau ! Aujourd’hui, je plonge avec Fred, un autre instructeur du club.

Allez, c’est partiiiiiiiiii ! On nous lâche dans la houle. Quelques gouttelettes qui nous tombent dessus… Hop on descend. Ah. C’est bien mieux ! Ici il fait toujours beau ^^.

On descend, la visibilité est remarquable mais bon rien de nouveau sous le soleil, c’est partout comme ça ici (sauf dans le lagon quand il pleut) Au fond… comme d’hab c’est magnifique. C’est blasant à force toutes ces plongées spectaculaires. Je ne sais plus quoi vous dire moi. Ben oui, c’est magnifique. Oui il y a encore des requins partout… Requins gris, pointes blanches, pointes noires. Bref, toute la panoplie. Toutes les dents aussi. Mais j’ai vu des trucs cools aussi eh oui à chaque plongée son lot de surprise !) Bon déjà je revois mon tétrodon étoilé (c’est le nom français de celui que j’aime bien de Byron Bay et hier). Je tombe également sur 2 poissons chirurgiens en train de se battre. On pourrait dire une prise de bec parce que c’est un peu comme ça que ça se passe : Ils ouvrent tous les 2 la bouche et se rentrent dedans… Pas bien violent, mais c’est rigolo à regarder. Je ne sais pas qui a gagné, je ne connais pas encore bien les règles… J’ai également vu 2 poissons se reproduire. A défaut d’avoir vu les centaines ou milliers à Rangi, j’en aurais eu 2 ici… on se console comme on peut hein !

Après 50 minutes, on fait notre petit palier à 5 mètres. Fred sort le parachute (on met de l’air dedans, hop ça file à la surface et comme ça tout le monde sait qu’il y a des plongeurs à cet endroit-là et le bateau sait où venir nous chercher !) et là… il y a un nœud dans le parachute… eh oui le parachute est troué. On est mort de rire dans la mesure du possible (nous sommes quand même sous l’eau). Fred balance l’air, le parachute fait le boulot et remonte à la surface, mais il fait peine à voir. On attend de faire notre palier…. Soudain Fred voit le parachute qui revient au niveau de son visage ^^. Ahah. A nouveau mort de rire… Bon ça suffit, je passe mon temps à vider mon masque moi à force de rigoler. En remontant à la surface, on se moque bien de son Top parachute Top dive !

Pour la seconde plongée qui est ma 60 ème youhou (ça fait plaisir de se dire que j’aurais fait ma 50 ème à Rangi et ma 60 ème à Bora ! Y’a pire !), on retourne à Tapu, comme hier. Ça tombe bien j’avais beaucoup aimé cet endroit. Comme je l’ai déjà faite, on la fait différemment. Hier on a fait une boucle. Aujourd’hui, le bateau nous lâche un peu plus loin et on va se balader et le bateau nous récupèrera à un autre endroit. On a à peine le temps de descendre qu’on est carrément encerclé par les requins. Y’en a partout ! Des pointes noires, des citrons (toujours enceintes, donc des bons bidons tout ronds !) qui passe à un mètre de nous ! Me voilà avec des belles vidéos de moi face à des requins qui font 3 fois ma taille ! Merci pour cette 60ème les requins, vous êtes au top !

Après on part en balade. On tombe sur une petite crevasse où il y a une sorte de grotte sur le côté. On y entre. On y trouve notamment des poissons scorpions qui s’y cachent. Mais ce qui est cool, c’est quand tu lèves la tête, toutes les bulles d’air se retrouvent bloquées sous la grotte. Ça fait des grosses bulles…. Que je vois disparaître tout doucement… ? ah ? Je ressors et vais voir au-dessus. Oh génial. Le sol est complètement poreux, il y a des bulles qui sortent de partout. Ah. Excellent. Ben du coup, je redescends, j’expire à fond 3 fois et hop je ressors pour voir toutes les bulles qui s’échappent d’un peu partout… Jacuzzi pour les poissons !

Je vois aussi tous les habituels, puis un banc de poissons… je vais me balader en plein milieu du banc. Ils se poussent à peine pour me laisser passer. Je nage vraiment au milieu des poissons cette fois !

Encore une bien belle plongée… Cette fois c’est sûr, c’était ma dernière à Bora comme j’ai mon avion demain ! Bouh !!!

On rentre sur la terre ferme. J’en profite pour regarder tous les poissons que j’ai vu et les identifier puis je rentre chez Gloria. Elle appelle pour me réserver un tour pour demain. Ce que Gérard avait conseillé. Je ne sais pas exactement de quoi il s’agit mais il a dit que c’était à faire. Moi je fais ce qu’on me dit et j’adore les surprises alors j’aime bien quand on ne me dit pas tout. Tout ce que je sais c’est qu’on vient me chercher à 8h au ponton en face de chez Gloria et comme ils sont cools, au lieu de me ramener et que je loupe mon vol, ils me déposeront directement à l’aéroport après le tour…

 

Bon il est déjà 14h30 (eh oui aujourd’hui c’était plus long comme nous sommes allés à Mori Mori !), je n’ai rien mangé depuis le réveil. J’ai de quoi me faire une salade mais Gloria me dit « Mais non regarde on a plein de restes, mange ! Tu dois avoir faim avec toutes ces plongées » ! Hum du coup c’est super bon, on papote et je lui demande des conseils pour le reste de l’après-midi. « Ah mais il faut que tu fasses une sieste. T’arrêtes pas ! En plus la plongée c’est fatiguant, ah non non non le mieux c’est que tu ailles faire une sieste ! »

Bon, je l’écoute et vais faire une sieste avant d’aller papoter avec les australiens. Ils me montrent ce qu’ils ont prévu pour les prochaines semaines. Lui m’explique les différents courants dans le Pacifique et les meilleures saisons pour certains trajets. Il me montre des sites avec les vents pour m’expliquer comment ça fonctionne, comment il choisit le trajet,… c’est super intéressant tout ça !

Ensuite, on se retrouve tous à nouveau pour notre dernier dîner. Les australiens retrouvent leur bateau le lendemain matin et moi je pars le lendemain soir. On passe toute la soirée avec la famille. Sacrés fous rires avec Gloria qui a toujours des expressions ou anecdotes pour nous faire beaucoup rire ! Mince je serai bien restée quelques jours de plus ici ^^.

Nana ! Ju