Help: Choisissez la suite de mon tour

Alors voilà…

Tout a commencé en Polynésie Française quand je n’ai fait que rencontrer des gens qui voyagent sur des bateaux (ça arrive, vous allez bientôt être au courant de tout!)… Et… ça me tente bien ahah. En plus là je suis à San Pedro de Atacama, un des endroits les plus secs au monde, du coup j’ai un peu l’impression de me dessécher… ahah

 

Du coup, là je suis au Chili et j’ai regardé sur un site de recherche d’équipiers qu’on m’a donné et on m’a répondu… Je peux partir dans 4 jours du Chili pour 2 mois jusqu’en Polyésie Française…D’où je pourrais reprendre un avion et faire Argentine Brésil avant de rentrer…

 

Ou alors… je poursuis ma route, je partirai en Bolivie dans 2 jours et continuerai comme prévu..

 

Alors à vos commentaires: Je fais quoi? Terre ou mer pour les 2 prochains mois??

 

Merci pour votre aide les loulous 😀

Ju

Baguette et baleine à Tahiti!

On se lève tôt si on considère le décalage horaire, 8h du matin. J’ai entendu les vagues toute la nuit, j’ai qu’une envie c’est de les voir !

Hop, je descends dans le jardin. Pfouah !! Ah c’est pas mal du tout. En bas du jardin, 3 marches. EN bas des 3 marches… le lagon. Au loin la barrière des vagues avec le grand bleu derrière…

Je vais dans la cuisine (plein air donc face au lagon) : Des baguettes bien fraîches pour le ptit-déj. Oh de la vraie baguette. Pas le truc qui y ressemble mais n’a jamais le même goût. Non de la baguette française dorée en Polynésie. Ah !! Miam miam… euh minute papillon… je mets quoi dedans ? et mince, faut que je démarre la journée par des courses. Il y a bien 10 bonnes minutes à pied, c’est parti, je ne perds pas une minute, j’ai hâte de déguster de la bonne baguette bien fraîche.

Le supermarché est…étrange. La plupart des rayons sont vides. Je ne risque pas d’y passer des heures vu l’absence de choix ! Hop, jus de fruit, bananes et confiture locale à la mangue et c’est parti.

Au milieu du petit-déj, j’entends Ralph qui m’appelle depuis l’autre bout du jardin : « Julie, viens voir, vite ! Des baleines ! » eh oui depuis le jardin on voit les baleines passer matin et soir. Une baguette fraîche et une baleine, moi je dis que la journée commence bien ! Il m’explique que quand il n’y a pas de vagues, il prend les kayaks et emmène les personnes qui restent à la pension nager avec la baleine. Evidemment, aujourd’hui, il y a des vagues ! Grrr !

Du coup, qui dit vague dit…surf. Je demande à Ralph où je pourrais emprunter une planche et où je pourrais surfer… Alors sur Tahiti, louer une planche coûte quasiment plus cher que de prendre un cours.. bon du coup, je lui demande s’il a pas un ami qui peut me filer un cours. Ce serait mon premier cours de surf hihi.

Il n’arrive pas à le joindre une première fois. Une deuxième fois. Une troisième fois… Bref, on attend un moment, puis on finit par abandonner. Tant pis. Et qu’est ce que je fais quand je ne surfe pas ? Je plonge^^. Mais j’ai un avion demain matin à la première heure.

Donc avec Simon, on prend les kayaks, palmes, masque, tuba et hop, c’est parti. On met tout ça à l’eau et on file ramer un peu sur le lagon. Ralph nous conseille de ne pas essayer de passer la barrière des vagues… Si vous entendiez et voyiez les vagues…. Je peux vous dire que ça ne me serait jamais venu à l’idée (surtout qu’elles s’écrasent contre le corail…)

On rame et on découvre Tahiti par la même occasion (arrivés de nuit…). Pour ceux qui ont regardé Lost, ça ressemble carrément à ça (pour les autres, ne regardez pas, c’est la pire fin du monde) : De la montagne recouverte de végétation bien verte qui tombe dans la mer… Bon j’ai pas arrêté d’entendre que Tahiti, c’est tout pourri à côté des autres îles de Polynésie Française… Ca doit vraiment être impressionnant alors les autres îles !

On croise plusieurs plages. L’eau est tellement transparente qu’il n’y a pas besoin de mettre la tête sous l’eau ^^. On finit quand même par sauter des kayaks. Avec une eau à 29-30°C, on ne va pas se priver de ce petit plaisir ! Hop, palmes, masques, tubas, tête sous l’eau ! J’ai l’impression d’être dans une piscine ! Je me dis que le sable est trop blanc pour être vrai et que l’eau est trop transparente pour ne pas être chlorée ! Il y a d’énormes patates de corail un peu partout avec plein de petits poissons qui grouillent autour.

On remonte de temps en temps à la surface pour surveiller que nos kayaks ne se mettent pas à dériver (On ne peut pas franchement les attacher… donc ils dérivent au milieu du lagon^^). Je ne saurai dire combien de temps on est restée, moi une fois qu’on me met sous l’eau, je ne bouge plus !

La scène pour remonter dans les kayaks était tordante (on est loin d’avoir pied…). Hop, on rame à nouveau jusqu’à la pension. Pour retourner sur la plage, il y a un petit courant. Moi je trouve ça rigolo et je le passe du premier coup. Simon, c’est autre chose ^^. Il se retrouve pris à 2 reprises dans le courant et du coup éjecté de la plage. Je lui montre par où passer et il est tout impressionné… Mouais. C’est pourtant pas dur, t’évites juste de te mettre à contre courant ! Bref, on est rentré parce que Simon doit partir sur Papeete, il n’a rien réservé du tout, donc il veut trouver une agence de voyage.

Moi, je décide de rester à la pension. J’ai 2 choses importantes à faire : La première, appeler Norman… Vous le connaissez maintenant ! « Normaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !? Alors voilà, je dois repartir le 13, mais Teahupoo commence le 15, tu comprends, je ne peux pas repartir 2 jours avant Teahupoo, tu peux me mettre sur l’avion suivant ? ». « C’est bon, tu as le billet mis à jour dans ta boîte mail ». Le rêve ^^. Youhouhouhouh je vais à Teahupoo ! Qui c’est qui va voir Kelly ??? Eheheh. Pour ceux qui ne se seraient jamais intéressés au surf et pour celles qui sont aveugles, Kelly, c’est Kelly Slater. La légende du surf. Il surfe comme un Dieu et…. Il n’est pas trop moche (on va dire ça comme ça…). Ça fait 2 raisons de se réjouir d’aller à Teahupoo ! Je vais prévenir Ralph. « Je vais voir Kelly ». Et là il me dit que je vais voir tous les grands champions et il me sort une liste de noms… Euh. Va falloir que je regarde ça d’un peu plus près, parce que pour l’instant à part Kellyyyyyyyyyyyy, je suis un peu novice dans le domaine !

La deuxième chose importante… mouahahah, aller faire la sieste à la plage ^^. (Pour envoyer les insultes, faites vous plaisir dans les champs commentaires. Mais gardez-en un peu pour la semaine prochaine… vous comprendrez bientôt). Je marche donc au moins 50 mètres jusqu’à la plage et m’endors. Je me fais réveiller 10 minutes plus tard par… un chiot en train de me renifler la main. Il est tout petit, il est tout choux, il est tout fou, je le caresse deux secondes… sa propriétaire vient le rechercher et BIM ! oh ben non ! 2 minutes plus tard, il s’échappe à nouveau. Il trouve un chien qui fait au moins 4 fois sa taille… et saute toutes les 2 secondes pour essayer de lui choper les oreilles. Le chien reste debout à le regarder de haut en se demandant « Mais qu’est-ce tu fais mon ptit bonhomme ? » Moi je suis morte de rire, mais la propriétaire n’a vraiment pas d’humour. Et REBIM. Et cette fois, maison, privé de plage. Puisque je suis du coup privée de distraction… je vais me baigner.

Je rentre un peu avant la tombée de la nuit et retrouve Simon. Il s’est pris un super circuit de 4 îles… moitié prix. Eh oui. En France, on a la carte 12-25 pour le train. Comme ici, il n’y a pas de train, ils font pareil pour l’avion. Si j’avais su, je serai venue plus tôt ! Moitié prix ! J’avoue je suis un peu jalouse ^^.

Pour ce soir, on décide d’aller essayer les roulottes de Papeete, apparemment il y en a plein sur la place principale en bord de mer. On décide d’y aller… en stop. Eh oui. Nouveauté. En fait, on demande à Ralph s’il y a des bus sur l’île. Oui. Mais on ne sait pas quand elles vont passer et si elles vont passer un jour, tout simplement parce que si le chauffeur a décidé qu’il n’avait pas envie de se lever pour aller bosser, eh bien il ne se lève pas ^^. Et l’arrêt de bus le plus proche il est où ?? Il n’y a pas d’arrêt de bus (en même temps il n’y a qu’une route qui fait le tour de l’île…). Il suffit de se mettre au bord de la route et d’agiter les bras quand on voit un bus pour qu’il s’arrête. Bon, après concertation, on décide de se mettre au bord de la route, de faire du stop en attendant qu’un bus arrive… ça marche plutôt bien puisque la première voiture qui passe s’arrête. Ce sont des monégasques en vacances en Polynésie pour 3 semaines. Ils me conseillent fortement Bora-Bora… Je suis en train de réfléchir, comme maintenant j’ai une semaine de plus !

Ils nous déposent sur la place. Effectivement, c’est plein de roulottes le soir. La roulotte, c’est le bon moyen pour ne pas se ruiner sur l’île. C’est bon marché et c’est excellent. En plus c’est super sympa, il y a toujours beaucoup de monde, bonne ambiance,.. On commence par faire le tour des roulottes avant de se décider. Les bras m’en tombent : plus d’une roulotte sur 2 sont des crêpes ! Je ne vais quand même pas manger des crêpes, j’en fais à tous les gens que je croise. Je veux du local. Et il n’y a rien de plus local que du poisson cru au lait de coco… Et… c’est excellent !!!!!!!!

Pour rentrer… rebelote. On a à peine le temps de se mettre sur le bord de la route qu’une voiture est déjà arrêtée. En Polynésie, ça fonctionne au kilomètre pour dire où on habite. On ne dit pas « On va à telle rue », mais « on va à tel kilomètre ». Comme je vous l’ai dit il n’y a qu’une route. Donc le kilomètre 0 est le centre de Papeete et après ça incrémente. Notre pension est au PK18. Elle habite bien avant mais nous propose de nous avancer… On papote, elle est très sympa. Quand soudain « Voilà vous y êtes » Mais euh…. Vous n’habitez pas là. « Je n’allais quand même pas vous laisser au bord de la route, là au moins je sais que vous êtes bien arrivés et je peux repartir tranquille » !

 

Demain : Départ pour Rangiroa ! Ma deuxième île, j’ai hâte !!!

Ju

 

 

 

A la découverte de Penang!

On se réveille pas très tôt, mais pas très tard non plus. Juste à temps pour pouvoir profiter du petit-déjeuner inclus. Puis on décide de partir faire le tour de Georgetown, notamment réputé pour tous ces street arts. On part à 3, Catherine, notre colloc allemande se joint à nous (Alors oui quand quelqu’un dort dans notre dortoir, c’est un colloc. Ceux de la chambre d’à côté qui sont beaucoup trop bruyants, ce sont nos voisins. Et quand on rentre à l’hôtel, on rentre à la maison… Etre un backpacker, c’est être chez soi partout où tu restes plus d’une journée !)

On part avec une carte de la ville qui montre où trouver tous les street arts et on file se promener pendant 2 bonnes heures, à jouer à « Où est Charly » dans la ville. Entre Angkor et Penang, je commence à devenir douée à ce jeu-là.

Il y a les poteaux transformés en minions, un tuyau qui sort d’un mur transformé en trompe d’éléphant, un panier de basket… transformé en scène avec des enfants qui joue… au basket,… Sur un mur, un chat en train de dormir, au coin de la rue, une souris en train de le surveiller,… Il y en a partout et c’est vraiment extra cette visite !

Après quelques rues, nous filons vers la jetée, classée au patrimoine mondiale de l’Unesco. Ce sont des petits villages en bois construits sur l’eau, avec des canaux au milieu. On y trouve un vendeur de beignets au « fruit qui pue ». Un fruit local qui ne sent vraiment pas bon… C’est une spécialité locale alors on se dit qu’on va essayer. OK, ce fut une erreur. On n’a même pas réussi à en manger la moitié d’un, on a dû le jeter et acheter un truc à boire (Une coconut… au hasard !) pour faire passer le goût… Encore un échec. On finit par s’habituer ^^.

Nous refaisons 2 rues à la chasse au street art, puis nous partons nous promener dans Little India. Ce pays est incroyable. Tu croises une mosquée, des femmes avec des voiles de toutes les couleurs,… Puis tu te retrouves chez les chinois, ambiance plus stressée, beaucoup de chinois (évidemment, peu importe où ils sont ils sont toujours nombreux)… Puis tu arrives à Little India : Il y a les odeurs des épices, les couleurs des saris, la musique indienne qui raisonne,… Du coup, on a du mal à cerner ce pays pour l’instant. Tu croises des gens, tu ne sais pas si ce sont des locaux ou des touristes. La nourriture, tu te dis c’est chinois mais bon c’est local quand même,… c’est assez intéressant !

Puis nous rentrons à l’hôtel, parce que bien qu’il fasse plus frais qu’en Thaïlande sur le thermomètre, le ressenti est beaucoup plus chaud. Avec 98% d’humidité, ce n’est pas facile de se déplacer trop longtemps !

Le soir, nous décidons de manger à l’hôtel. Eh oui, je ne vous ai pas encore parlé du cannelloni ! Hier soir, le jeune qui tient l’hôtel nous propose de goûter un cannelloni que son chef (un espagnol) vient de faire. Il voudrait le mettre au menu et voudrait notre avis. OK. On prend une bouchée chacune… Une explosion dans la bouche !!!!! Alors déjà l’espace d’une seconde on s’est retrouvée propulsées en Europe et ensuite, quelle délice ! Oui on approuve !

On retourne dans la chambre… on se regarde… « Euh il était vraiment incroyable ce cannelloni, t’es d’accord avec moi ? » « Oui oui »… on a parlé du cannelloni toute la soirée. On ne sait pas si c’est parce que ça commence à faire longtemps qu’on n’a pas mangé autre chose que des nouilles, du riz et du toffu. Ou si la nourriture européenne nous manque. Ou si ce cannelloni était vraiment incroyable… On en arrive à la conclusion que c’était forcément un mix des 3. Du coup, on se dit qu’on va se faire un repas tapas ici, pour voir si tout est aussi bon ! Et surtout… même si le cannelloni n’est pas encore à la carte, on demande si on peut en avoir un, parce qu’on se dit que ce n’est pas possible. On a forcément rêvé… Eh oui, il lui reste suffisamment pour en refaire… On commande aussi tout ce qu’il y a au menu (ne vous enflammez pas, il n’y a que 3 tapas au menu ^^) : tortillas de patatas, patatas fritas et croquetas de pollo. Et un gazpacho pour accompagner tout ça. Rien que les noms nous ont fait rêver !

Alors, à chaque tapas, nous sommes en extase « C’est cro bon ! » Tout est délicieux. Il nous amène le cannelloni en dernier. Nous n’avions pas rêvé !!! Catherine n’en revient pas non plus « Vous ne m’aviez pas menti, c’est vraiment délicieux ». Pfu, délicieux, ce n’est pas le mot. D’ailleurs, je crois qu’il n’y a pas encore de mot qui ait été inventé pour ça. Cyril Lignac vous dirait peut être que « Il y a du croquant »,… Mais pfu, c’est beaucoup trop banal pour un met aussi savoureux.

En retournant à la chambre, on va quand même dire merci au chef espagnol. Au passage, je lui dis de ne surtout rien jeter, si jamais on récupère tout !

Le lendemain, on se lève super tôt : 7h. On met nos belles tenues de trekkeuses aventurières, on mange les toasts gratuits . 8h on est prêtes… On se lève pour partir et… il se met à tomber des cordes. Pas nos cordes à nous, non les cordes de Malaisie, c’est un peu plus fort. Bon. OK, on se rassoit.

20 minutes plus tard ça se calme. On prend les Kways au cas où et on file prendre le bus direction Penang National Park.

Prendre le bus… Ahah. Alors pour prendre un bus, il faut trouver le panneau, se mettre en-dessous et attendre le bus. Ca c’est la version qu’on connaît tous. Alors, on a testé pour vous. En Malaisie, ça ne marche pas. Le bus, il passe, il nous regarde… et il continue. Voilà. C’était notre bus qui vient de passer.

Bon, va falloir trouver une autre stratégie. C’est tout trouvé, je mets Léa au milieu de la route. Le prochain bus passe dans 10 minutes, il sera forcé de s’arrêter ^^ (Eh, moi pendant ce temps je porte l’eau ! chacune son job !)

Les 10 minutes s’écoulent (A noter que dans l’autre sens il y en a bien 3 qui sont passés… évidemment dans le nôtre, on attend un moment…), le bus 101 pointe le bout de son nez. Léa « Il arrive, il arrive ». Et comme je suis une fille super cool, je vais me mettre au milieu de la route avec elle. A nous 2, on fait un vrai barrage, il faudra qu’il nous passe sur le corps s’il refuse de s’arrêter (Super idée au passage… En Chine, il ne se serait pas arrêté… ) Heureusement pour nous, c’est un indien qui conduit, il s’arrête. Les portes s’ouvrent… Tiens, on grimpe au pôle Nord… Alors dehors on crève de chaud, à l’intérieur on crève de froid. Même les locaux remettent des chemises ou des couches supplémentaires. Il y a 2 autres touristes à côté de nous qui n’ont rien à se mettre donc elles s’emmitouflent dans leur serviette de plage !

Une petite vieille s’installe devant nous. A chaque fois que nous nous mettons à rigoler, elle se retourne et elle nous regarde. Mais on n’arrive pas à savoir si elle nous sourit parce qu’elle nous aime bien et que c’est cool quand on rigole ou si elle nous fusille du regarde parce qu’on fait trop de bruit… Nous aurons la réponse lorsqu’elle va descendre du bus : Le bus redémarre et elle nous fait un petit signe au revoir avec un grand sourire… Et elle va nous faire rêver.. il commence à pleuvoir donc elle met… son casque de moto et commence à marcher sur le trottoir (C’est vrai qu’un casque de moto c’est beaucoup plus pratique à transporter qu’un parapluie).

A heure plus tard, alors que nous sommes presque congelées, le bus s’arrête et dit à tout le monde de descendre. C’est que c’est notre arrêt. J’aime bien quand on va jusqu’au terminal, au moins on n’a pas de risque de se tromper ^^.

Et là… on va passer pour les filles super renseignées, super au point, super tout….

On va à l’accueil. La fille nous fait signer de remplir un cahier : Nom prénom, heure d’arrivée et … destination…. Il faut cocher les différents endroits où on compte se rendre dans le parc. Euh… Alors vous nous conseillez quoi parce que… nous on n’a pas les lonely trucs et machins du routard. Nous on nous a dit à l’hôtel d’aller une journée au national park. Alors maintenant, on est là… Elle nous montre un point sur la carte « Là c’est bien ». On regarde le cahier. Il y a 2 sentiers principaux. Tous les autres ont signé pour l’autre sentier. OK, on va à celui dont personne ne veut qu’elle nous indique.

Il y a un circuit au-dessus de la canopée sur un pont suspendu qui a l’air sympa. On lui demande si c’est ouvert, elle nous répond « C’est fermé le jeudi et le vendredi ». OK… mais est-ce que c’est ouvert aujourd’hui ? Elle nous redit la même chose « C’est fermé le jeudi et le vendredi »… et on voit celui derrière elle qui commence à rigoler… on se regarde et d’une seule voix « Ah mais parce que c’est jeudi aujourd’hui ??? » Evidemment, tout le monde explose de rire… on pensait que c’était le début de la semaine, mais apparemment pas… « Et on doit payer combien pour entrer dans le parc national » « C’est gratuit ». OK. On avait vraiment bien tout préparé dites donc !!

On s’achète un truc à emporter à l’entrée du parc (ça c’est vraiment , vraiment génial ! déjà la street food, c’est excellent, mais en plus tu dis juste à emporter, on te fait ta boîte on te file serviette, couvert,… ). Mais au moment d’entrer dans le parc, il y a un troupeau de flics qui nous tombe dessus… On entend « Photo »… euh ils veulent voir notre passeport ou… ? Ah non. En fait, ils veulent juste se prendre en photo avec nous. Bon ben c’est parti pour un shooting photo avec les flics malaisiens !! J’ai peu d’espoir mais au cas où je demande s’il peut prendre aussi une photo avec mon appareil… »Oui bien sûr » et ils sont contents… Si on peut faire plaisir ^^

Après ce shooting improbable, cette fois c’est parti. On crapahute dans la jungle par 35 °C et 98% d’humidité… Après 2 minutes, on dégouline à grosse gouttes… Plus d’une heure plus tard, on arrive sur la plage ! ah une plage déserte pour nous. Enfin non, on est un peu déçue, il y a 2 autres personnes sur la plage qui fait près d’un kilomètre. Nous on n’aime pas quand il y a foule !

Les 2 s’en vont mais des asiatiques débarquent. Alors là, on adore ! Nous on est arrivée avec la grosse tenue d’aventurière, toutes dégoulinantes (Pas qu’un peu. Je pense qu’on est moins trempée en sortant du bain… ),… Les asiats, elles, elles arrivent avec les petites ballerines, le petit sac à main, la robe longue et le grand chapeau. Toutes pimpantes. Maquillées, toutes fraîches,.. La classe quoi. Là, on ne comprend plus rien… Bon on comprendra après qu’un bateau les a déposé juste à côté. Ceci expliquera donc cela. On se sent moins stupide… Mais sur le moment, nous sommes perplexes.

Dans l’eau c’est moment craquage… Léa se retrouve à m’imiter l’éléphant et surtout… la rainette tronquée. Oui vous vous demandez ce que c’est… C’est assez… improbable.

Ensuite, on file s’allonger sur la plage pour sécher et manger le plat acheté ce matin. Et bien sûr, on fait la sieste. Faire la sieste sur une plage entièrement déserte avec uniquement le son des vagues, ça n’a pas de prix (Et là en plus c’est gratuit^^). Mais nous au moins on l’a mérité notre plage, on a transpiré pour l’avoir (pas comme certaines, sans vouloir balancer !)

Bon au réveil on déchante un peu… C’est quoi tous ces gros nuages noirs là ? Et c’est quoi le grondement au loin ? Oups… Un orage approche. Parfait. On est sur une plage et pour rejoindre la civilisation il faut passer une heure sous les arbres. Autant ne pas perdre de temps, on remet nos tenues d’aventurières et on se carapate vite fait bien fait. Je peux vous dire qu’on a cavalé ! Dans l’autre sens, on a dû descendre un nombre incalculable de marches. Donc forcément, qu’est-ce qui se passe quand on change de sens ? Si ça descendait, ça monte… on se dépêche. On finit par vaincre les nombreuses marches. Et là, Léa qui me fait le coup du « j’ai perdu mon Kway que j’avais attaché à l’extérieur de mon sac, il faut faire demi-tour ». Great.

On fait demi-tour (surtout qu’on devrait bientôt en avoir besoin). Heureusement, il est sur le haut des marches. Ouf ! Un mini-succès dans cet échec !

On refait demi-tour et on trace ! Les grondements sont de plus en plus proches… Heureusement, on se fait tremper sur les 200 derniers mètres. Mais après 1h de marche par cette chaleur, ce n’est finalement pas si désagréable.

Non, ce qui est désagréable, c’est quand il fait 35 °C et que tu rentres trempée dans un bus refroidit à la même température qu’un frigo et que tu y es bloquée pendant une heure… Là, on se dit que si on tombe malade, il ne faudra pas s’étonner…

Le bus est un beau reflet de la population locale : Des femmes voilées, des indiens et des chinois. Et nous bien sûr.

On rentre : Sieste et douche, puis on retourne dans la rue goûter un autre plat local !

Ensuite dodo parce que demain on se lève à 5h45. Direction une autre île. On en a marre d’être à l’ouest, on décide de passer à l’est !

A demain !
Ju

Envoyé depuis Surface