Entre Kelly, les 40 meilleurs surfeurs mondiaux, Teahupoo, le cata et le voilier… Sacrée journée!!

4h30… On se réveille. Kelly, c’est comme les baleines, c’est un excellent motivateur pour sortir du lit. On prend le petit-déj en attendant que Ralph nous dise ce qu’il en est. 5h, il y a eu le comité, c’est bon ça démarre aujourd’hui. En revanche, ils ne savent pas à quelle heure. A priori entre 7 et 8h. Parfait.

5h30 on est sur le bord de la route en train de faire du stop. Une infirmière nous prend en stop.

A 6h, on a un père de famille qui emmène sa fille au collège comme c’est la rentrée des classes.

6h30, on tombe sur un maître d’école qui est en retard pour sa rentrée des classes. IL travaille à l’école de Teahupoo, ça tombe bien. Il appelle l’école pour prévenir qu’il sera en retard, il veut nous déposer au meilleur endroit… Décidément. Quelle gentillesse à chaque fois !!

Il est 7h15 passé quand on arrive enfin à Teahupoo. Entre la rentrée des classes et la compétition qui commence aujourd’hui, je ne vous raconte pas le trafic (et puis je vous rappelle qu’il n’y a qu’une seule route…).

Il veut nous déposer au départ des bateaux taxis. Mais Chris dit qu’il a un plan et lui demande de nous déposer plus loin ! Ah ok.

Je vous rappelle qu’il est arrivé ici en bateau, donc il connaît tous ceux de la Marina…

Il les appelle. Il raccroche. « C’est bon y’a un bateau qui vient nous chercher dans 5 minutes ». Ah^^. Cool ça ! Effectivement… Un petit zodiac vient nous récupérer. Premier bain de la journée pour monter à bord. Ce sont tous de jeunes qui bossent sur des bateaux… dont les propriétaires ne sont jamais là. Donc là, on est en semaine et ils sont en train d’être payé pour passer la journée à Teahupoo. Hum. Intéressant !

On arrive, la compétition a déjà commencé. Kelly est en train de surfer. Je vois une première vague : On est pile dans l’axe du tube… On voit le surfeur ramer, monter sur la vague, chuter de plus de 10 mètres de haut sur un mur d’eau incroyable et surfer,…. Surfer… surfer… sauf qu’on ne voit pas la fin de la vague. Donc à chaque fois, c’est le suspens. Faut attendre que la vague soit passée pour voir si le surfeur s’en est sorti, s’il a réussi à sortir du tube ou s’il a chuté. Teahupoo, c’est à peu près 50% de chance d’y passer si tu chutes… Il faut imaginer des vagues de plus de 10 mètres qui s’écrasent violemment dans 50 cm d’eau. En dessous de ces 50 cm ? Du corail… ça coupe et pique un peu donc…

Donc dès qu’il y a une chute, on voit tous les scooters des mers se précipiter pour récupérer la planche et le surfeur avant la vague suivante. Dès fois, ils récupèrent plutôt des bouts de planche… et dès fois on voit les surfeurs repartir allongés vers le bateau urgence. Je vous rassure, ce ne sera arrivé que 2 fois le jour-là. Un problème au genou et un aux cervicales.

La vague de Teahupoo est mondialement connue. C’est toujours l’épreuve la plus attendue de la compétition. Et quand on voit la vague, on comprend pourquoi. Je vous explique. T’es sur un mini bateau. Au milieu de plein d’autres bateaux… Enfin bateaux. Tout type d’embarcation pour être exacte : Des nageurs, des bodyboardeurs, des gens sur des planches de surf, long board ou paddle board. Des canoés. Des zodiacs. Et des bateaux beaucoup plus gros. Tu es face à l’horizon. Tu vois l’horizon se soulever… Se soulever de plus en plus. Ça devient une montagne… de plus en plus grosse…. Soudain, c’est un mur d’eau de plus de 10 mètres… Là où sont les bateaux, il n’y a pas de coraux, c’est un canal, donc les vagues ne s’écrasent pas. Mais il y a quand même déjà eu des accidents… Notre pilote du jour nous file les « consignes » de sécurité (ou plutôt de survie) : Si le bateau se fait renverser par une vague, il faut nager le plus profondément possible et le plus longtemps possible…. OK. Super. Si on pouvait éviter^^.

Et le mur se transforme en tube…

Ahlala, rien que de voir la vague sans la compétition, c’est déjà un moment incroyable. Mais alors de voir le surfeur sur la vague, c’est là qu’on se rend compte de la taille des vagues… C’est en gros un ptit point qui se déplace. Quand un tombe, on dirait un pantin en chute libre…

A chaque vague il y a des cris d’encouragements. Quand des énormes vagues arrivent et qu’aucun surfeur ne la prend, ce sont les sifflets du public ^^ (un public en maillot de bain qui saute régulièrement par-dessus bord pour se rafraîchir !).

Quand c’est Kelly qui passe, ce sont plutôt des hurlements d’encouragement ! Il prend les vagues avec tellement de facilité !

Ils sont 3 surfeurs par round de 30 minutes. Les juges attribuent des points à chaque vague et celui qui est en dernière position est prioritaire pour prendre la vague…

Bien sûr, Kelly finit premier ^^. Et il se trouve que le bateau pour les interviews est celui à côté de nous…. Qui sait qui vient pour l’interview ??

Ahahahahhhhhhhhhh. Je vois le petit Kelly sur sa planche passer à côté de notre bateau et sortir de l’eau à côté de nous. Mouais… Ben il est aussi beau en vrai ! Ahouh. Il a beau avoir la 40aine… Il est encore mieux qu’un bon vin !

Du coup, aujourd’hui, j’apprends à connaître tous les surfeurs… Les surfeurs défilent sur le bateau à côté de nous soit pour prendre les lycras soient pour les interviews. Comme il y a les noms sur les lycras, j’apprends à les connaître au fur et à mesure !

Tous les meilleurs surfeurs de la planète sont là !

Vers 11h, ils nous proposent d’aller sur leur bateau pour refaire le plein d’eau.

Et quel bateau ! Pfoua ! Un énorme voilier. Je monte à bord, c’est bien plus grand que mon appart ! Le parquet brille, c’est gigantesque, il y a plusieurs niveaux… « Euh il est à qui ce bateau ? » Un richissime australien qui bosse dans la finance et ne vient que quelques semaines par an…

Donc ils sont 3 en permanence à être payé, logé, nourri, blanchi sur un bateau de luxe… Alors oui, ils ont de l’entretien à faire, mais ils sont loin d’être débordés de boulot… Il y a pire… On n’a pas tous les mêmes vies ^^.

45 minutes plus tard, on y retourne et vers 13h on retourne sur la terre fermer pour se grignoter un truc.

Puis on retourne sur la vague. Plusieurs fois, on entend les gens siffler… C’est bien plus agité que ce matin, les vagues sont monstrueuses. Les bateaux sont tous détachés pour raison de sécurité. Quand les gens sifflent, on voit tous les pilotes fixer la vague à l’horizon… Il faut avancer pour ne pas risquer de se faire embarquer. Quand la vague passe, on sent le bateau se soulever à l’avant… Quand on regarde derrière, on voit tous les bateaux derrière nous disparaître derrière la vague. Il faut attendre que la vague soit passée pour voir si les bateaux sont encore là. Plusieurs fois, c’est très très très limite !!!

Les gens hurlent (de plaisir, pas de peur) à chaque vague où on sent les bateaux se soulever. Les vagues sont monstrueuses !!!!!!!! Le bruit lorsqu’elles s’écrasent ! Pfouah !

Le premier tour est terminé. On commence le 2ème. On récupère un gamin de 10 ans qui a surfé avec tous ceux à bord plusieurs fois (sur des vagues énormes alors qu’il est haut comme 3 pommes !)… Euh, ce n’est pas la rentrée des classes aujourd’hui ?? « Ben si ! Mais y’a teahupoo !!! Je ne vais quand même pas aller à l’école alors qu’il y a Teahupoo !! » Logique imparable…

Vers 16h45, la compétition se termine. Après un dernier bain, on change de bateau. Les australiens richissimes arrivent ce soir. On va sur un zodiak qui nous emmène sur un autre bateau… Cette fois c’est un énorme catamaran qui appartient à un richissime brésilien qui ne vient jamais… ils sont 2 en permanence. Un pour la maintenance. Et le plus drôle ? La 2ème est la cheffe de cuisine… Euh ben tu fais quoi toute l’année comme ils ne sont pas là ?? « Ben je m’occupe. J’aide pour la maintenance,.. » Enfin globalement, elle est payée 52 semaines pour bosser 6 semaines par an et habiter sur un catamaran et naviguer au milieu des îles. Tout cela me dépasse les enfants !!

On retrouve d’autres personnes dans le même cas qu’eux sur le bateau. On est une dizaine. Ils se sont regroupés là pour siroter un punch en regardant le soleil disparaître à l’horizon. Depuis le cata donc. OK. ^^. Donc aujourd’hui, j’étais à Teahupoo la plus grosse étape de compétition entourée de tous les meilleurs surfeurs de la planète, sur un bateau toute la journée, j’ai vu Kelly, je suis allée sur un voilier d’un richissime australien et j’ai vu le coucher du soleil d’un catamaran d’un richissime brésilien. Autant génial qu’inattendue comme journée !

Après ça on prend le zodiac pour retourner sur la terre ferme. On se trouve une paillote où manger. Chris me dit : « Tu sais combien y’a de surfeurs du tour là ? » Euh. Non. 5. J’ai mangé avec 5 surfeurs du tour lol. Pas Kelly, dommage.

Après du poisson cru au lait de coco accompagné d’une coco, on retourne chercher la voiture d’un mec qui était à bord aujourd’hui et retourne sur Papeete et nous a donc proposé de nous déposer… En récupérant la voiture, on discute 25 minutes avec un mec… CJ. Un des surfeurs qui s’est fait mal au genou aujourd’hui. On papote comme si on se connaissait déjà, c’est rigolo le monde du surf. C’est cool, j’aime bien. Pas de gros melons comme dans le monde du foot…

Vers 23h, nous voilà rentrés à notre pension. Demain, je m’envole pour l’île de Pâques !!

Ju

Le jour où j’ai fait des longueurs avec des baleines à bosse…

Debout ! Aujourd’hui, je nage avec les baleines à bosse! C’est pas tous les matins qu’on peut se dire ça pour se tirer du lit ! En tout cas, niveau motivation ça marche niquel, je suis réveillée bien avant mon réveil !! Les baleines m’attendent, les baleines m’appellent !! Hop, ptit-déj vite fait et après 5 minutes de marche sur la plage, me voilà sur le « ponton » local. C’est-à-dire pas de ponton. Quand le bateau arrive, il faut marcher dans l’eau jusqu’au bateau ^^. Ben, on ne va pas se plaindre, une eau à 29° au paradis ! Un bon bain matinal. On grimpe à bord et l’équipage se présente : on est une petite dizaine avec 3 encadrants : un qui conduit le bateau et 2 qui viennent avec nous dans l’eau ! On nous distribue le matériel et surtout on nous donne les consignes de sécurité : On ne peut pas nous garantir qu’on pourra nager avec les baleines. Ça dépenp du comportement de l’animal. Il faut qu’il soit calme et quasiment à l’arrêt (ouais surprise, une baleine de 25 mètres ça nage un peu plus vite qu’un humain, même si l’humain a des palmes (ce qui n’est pas le cas en plus ici, on a que masque et tuba)). Allez hop, c’est parti ! La vue sur Moorea est magnifique ! Encore de la montagne verdoyante entourée d’un lagon bleu transparent comme on les aime. Bref. Encore un endroit pas dégueu. Ah très rapidement on se fait suivre par 2 bateaux… un d’une autre compagnie et un avec des touristes qui ont dû louer un bateau… En fait, je suis avec la compagnie la plus ancienne et réputée pour les baleines. Certaines nouvelles compagnies se contentent d’attendre qu’ils trouvent les baleines, donc ils suivent le bateau… Petits malins ! Ah c’est parti on voit une baleine au loin ! Les 2 autres bateaux l’ont vu, hop, le commandant nous dit qu’on va laisser celle-là pour les 2 bateaux et nous on va en trouver une autre. C’est marrant, il parle de ça comme si une baleine dans un océan c’était aussi simple à trouver qu’un chat près d’une poissonnerie. Bref, on fait demi-tour et on part dans la passe. 10 minutes plus tard, on en a trouvé une autre. Ah effectivement, ce n’est pas très compliqué à trouver. Il n’y a pas beaucoup de planctons par ici, mais en fait les baleines se gavent sur le trajet (genre en Australie…) . Elles s’engraissent, elles s’empiffrent, elles se gavent. Puis en arrivant en Polynésie Française, elles mettent bas et s’occupent de leur baleineau. On s’approche mais elle est en train de nager donc pour l’instant on la suit… Soudain on nous dit : « Tous à l’eau ! Vite ! » Mais il faut rentrer dans l’eau le plus discrètement possible… ne pas faire d’éclaboussures ou de bruits pour ne pas qu’elle se remette en route. Allez hop, on nage ! Nager le plus vite possible tout en étant invisible ! Soudain, je les vois. 2 baleines. Peut –être une dizaine, quinzaine de mètres en-dessous de nous, c’est difficile d’évaluer les distances dans ce grand bleu transparent. Ouahouh. Ah ouais c’est pas mal gros. Une bonne quinzaine/vingtaine de mètres. Mes ptits requins de 4 mètres, ils peuvent aller se rhabiller à côté. J’avais observé les baleines sauter en Australie, mais de les avoir en face de soi sous l’eau, c’est une toute autre expérience ! Elles restent 5 bonnes minutes sans bouger, puis elles repartent… On remonte sur le bateau et on recommence… On les suit mais elles partent vraiment vers le large. On décide donc de se trouver un autre mannequin de 25 tonnes pour notre séance photo. Ben 10 minutes plus tard, il y en a une qui fait un magnifique saut devant le bateau ! On est quand même sur un tout petit bateau, alors 25 tonnes qui sautent devant vous, ça fait son petit effet. Evidemment, pas eu le temps d’immortaliser… Grr. Après elle reste longtemps à la surface, en avançant lentement… On patiente… Faut être patient pour nager avec une baleine ! Bien plus complexe qu’un requin ! Mais le jeu en vaut la chandelle, ça envoie son pesant de cacahuètes ! Tous à l’eau. Elle est un peu loin, on nage comme des dératés. Quand on arrive à son niveau, elle est en train de repartir. J’ai eu la chance de la voir, mais ce n’est pas le cas de toute le monde. Allez, hop, on retourne sur le bateau ! Sportif comme séance photo !! Il nous dit qu’on se trouve une dernière baleine avant d’aller voir les raies et les requins. Ah cool ! Je vais pouvoir refaire des bisous à des raies ?? Génial !! Ahah. Allez, allez, une dernière baleine sympa ! On a à peine le temps de la voir du bateau qu’on nous dit « vite vite vite tous dans l’eau vite elle est juste là ! » Et là… Moment magique et quasiment indescriptible. Les baleines aiment se rouler dans les algues à la surface pour se gratter. Il se trouve que nous sommes justement à endroit où il y a des algues… Soudain…. Je sens tous les poils du corps se dresser et un immense frisson qui me parcourt le dos. Elle est là. Juste en face de moi. Il en doit pas y avoir plus de 7 ou 8 mètres qui nous séparent. Normalement, on ne s’approche pas aussi près, mais là, c’est différent, c’est elle qui est venue vers nous. L’accompagnateur nous fait un signe de nous tenir près au cas où elle approcherait encore, il faudra se pousser pour lui laisser le passage libre… Mais non…. Elle se dresse. Sous l’eau. Juste face à moi !!!!! Je vois son ventre, ses nageoires… elle se redresse et se tourne pour se rouler dans les algues. Je ne sais pas si vous avez bien saisi alors je la refais. Je suis dans l’eau, mes 1m68 avec juste un masque et un appareil photo. Face à une baleine d’une vingtaine de mètres et 25 tonnes en train de se rouler dans des algues… Le frisson qui me parcourt le dos ne me quitte pas les 2 minutes qui suivent. Je ne sais plus si j’ai réussi ou pensé à respirer pendant ce temps. J’avais largement le souffle coupé et tu te dis des fois qu’elle m’entende respirer et qu’elle se carapate ce serait dommage… Donc j’essaie de me faire toute petite, ce qui est ridicule, parce que de toute façon je suis largement toute petite à côté d’elle… Tous ceux qui ont vu la vidéo ont globalement fait : « Ouahhhhhhhhhhhhhhhhhh….. eh mais t’es folle ». Oh mais non. Faut arrêter de dire que je suis folle à chaque fois que je montre ce que je fais ^^. Allez, on remonte à bord les yeux remplis d’étoiles et le dos remplis de frissons… On va faire des câlins avec les raies. Ici, ils ne leur ont pas retiré le dard (mortel je le rappelle). D’un côté, je suis contente. Je ne trouvais vraiment pas ça normal de le leur avoir retirer parce que les touristes avaient la trouille. D’un autre côté c’est vrai que quand tu vois le dard passer près de toi t’as envie de lui murmurer à l’oreille « petit, petit, gentil ! gennnnnnnnntil ! pas de panique. Je suis gentille, ne me tue pas.. » Les requins pointes noires rôdent également. Il y en a beaucoup plus qu’à Bora et ils passent beaucoup plus près… Je ne comprends toujours pas pourquoi en plongée, je n’ai peur de rien, je les observe, je n’ai jamais eu la trouille face aux requins et pourquoi en snorkelling je ne peux pas m’empêcher de me dire : « S’il décide de me goûter, je suis sérieusement dans la m ! » Mais bon, pas plus que ça quand même, je vous rassure, je suis tellement occupée à faire des bisous, des câlins et des papouilles aux raies que j’oublie vite que je suis entourée de trucs pleins de dents tranchantes. Et que je suis en train de câliner un truc qui pourrait me tuer aussi d’ailleurs… 2 polynésiens sur un scooter des mers nous rejoignent. Ils viennent de Tahiti (ohlala ça fait rêver. Tiens on fait quoi cet aprem ? Ben attend, on a qu’à prendre le scooter, dans une demi-heure on est à Moorea on pourra nager avec les baleines…) : C’est confirmé, Teahupoo démarre après-demain. Niquel. Juste le temps de rentrer sur Tahiti demain aprèm et hop, je me vois déjà en train de barboter avec Kelly !! On remonte à bord et on retourne dans la passe… où nous nous retrouvons entourés de dauphins au ventre rose. Leur particularité ? Ils savent faire jusqu’à 7 tours en sautant !!! Des torpilles ! Excellent. Ça saute de tous les côtés. Bon ben…. On saute à l’eau ?? Je les entends sous l’eau et je finis par les voir passer sous moi également… Ahlalalalalalala. Quelle journée encore ! Ajoutez à ça tous les fruits frais en remontant à bord (Moorea est réputée, à juste titre, pour ses ananas : Ils sont très sucrés et n’ont pas du tout de goût un peu amer. C’est trop trop bon. Avec de la coco fraîche râpée dessus, je me régale. Tout ça avec un ptit punch bien sûr. Puis me voilà de retour sur la terre ferme… Que d’émotions encore !! Je retourne à la paillote pour un autre poisson cru au lait de coco et je vais me coucher les yeux remplis de baleines, dauphins, raies, requins. Bref, encore une journée improbable ! Le lendemain, juste après le check-out, je commence à faire du stop. Je pars dans l’autre sens comme ça j’aurais fait tout le tour de l’île. Cette fois c’est un peu long, j’ai bien du attendre 5 minutes. Le premier, un local toujours, me dépose à l’intercontinental… Ah. Ça me dit quelque chose. Ah mais oui ! C’est là qu’il y a l’hôpital des tortues ! Ben comme je suis loin d’être pressée, je vais visiter l’hôpital. Ce qu’on entend hôpital ici, c’est enclos dans lagon bleu transparent avec d’un côté la montagne et de l’autre l’océan turquoise. Quelle horreur. Des panneaux expliquent un peu l’historique de cet hôpital pas comme les autres. Et il y a une fiche par tortue : Comment les reconnaître, dans quel enclos elle se trouve, pourquoi elle est là, où elle en est et surtout si elle pourra un jour être relâchée… Une est aveugle, elle a été retrouvée avec des hameçons dans les yeux, elle ne pourra jamais être relâchée. Une autre a été attaquée… par des humains… la viande de tortue est très prisée bien qu’illégale ici ! Celle là se remet bien et pourra bientôt retourner barboter avec ses copines. Sur chaque page il y a aussi un signe distinctif de cette tortue. Par exemple, une aime bien se rouler sur le côté… Après près d’une heure, je me remets sur le bord de la route et un couple de polynésiens me récupèrent. Ils me demandent à quelle heure est mon bateau. Euh. Alors en fait je sais qu’il y en a tous les jours alors j’attendais d’être à l’embarcadère pour embarquer sur le premier qui part. Moi ça me paraît normal de faire comme ça, mais eux décident de regarder les horaires pour moi. Il y en a un à 15h. Ben vous voyez que ça ne servait à rien de s’inquiéter ! Hop, ils me déposent et un autre me récupère. Il travaille à l’aéroport mais décide de m’accompagner jusqu’à l’embarcadère. Je vais finir par prendre l’habitude qu’on prenne autant soin de moi ! A l’embarcadère, j’achète mon ticket, une coco et de l’ananas pour patienter. Je rencontre 2 français de Lyon qui sont en stage médecine à Tahiti. Il y a pire comme stage ! Et dans le bateau… je retrouve la famille qui m’avait prise en stop à l’aller et qui venait passer le week-end sur Moorea ! Les français me proposent de me déposer en-dehors de la ville sur la grande route pour que je puisse facilement trouver une voiture. Ca marche, la première voiture s’arrête et un polynésien me ramène à la pension où je retrouve Chris. On ne traîne pas trop. On se lève à 4h30 demain pour aller à Teahupoo !! Après les baleines, je vais barboter avec Kelly eheheh ! Ju

La faille du 15 août à Moorea!

Avant de décider de partir pour Moorea, je m’assure une dernière fois auprès de Ralf que c’est toujours repoussé de 2 jours… Pas que je décide de partir alors que Kelly Slater est en train de surfer…

C’est bon. 2 jours minimum. Faudrait pas que ce soit plus, sinon je vais rater la compétition…

Je laisse mon gros sac et prends juste mon petit sac à dos. Ça fait du bien de voyager avec moins de 5 kilos ! Et hop, je me mets au bord de la route. Une famille s’arrête. Ils habitaient Paris et ont déménagé il y a une dizaine d’années sur Tahiti. Visiblement, ils n’ont pas l’air de trop regretter ^^. Ils me font avancer d’une dizaine de kilomètres et me laissent à un embranchement. Je devrais peut-être les croiser : Ils partent à Moorea ce soir ! Quand ils me déposent, il y a un autre auto-stoppeur… je descends, il monte !

J’attends bien 5 minutes (ouhlala…) avant qu’un autre français me récupère : Il vient d’arriver avec sa femme et ses enfants il y a 2 jours de métropole ! Ils emménagent ici définitivement : Il va à Bricorama acheter des meubles et m’avance encore de quelques kilomètres ! Je me retrouve à un rond-point où un français qui a emménagé ici il y a une dizaine d’années (décidément) me récupère 5 minutes plus tard. Il décide de m’emmener carrément à l’embarcadère bien que ce ne soit pas du tout sa route !

Après avoir fait 3 fois le tour, je trouve enfin le point de vente pour les tickets et 10 minutes après, j’embarque sur un gros bateau où les sushis ne coûtent rien (pour une fois qu’un truc ne coûte pas trop cher ici, j’aurais tort de ne pas en profiter).

Une bonne heure plus tard, je descends de ce gros bateau et file sur le bord de la route (la seule de l’île qui tourne en rond… le camping que j’ai repéré est à complètement de l’autre côté, donc que je parte dans un sens ou dans l’autre, j’arriverai au même point !) et la première voiture s’arrête. C’est un peu trop facile ici je trouve ! C’est une polynésienne qui est de Moorea, a toujours habité Moorea et n’est quasiment jamais partie de Moorea. Une vraie quoi.

La route est vraiment magnifique, elle longe le bord de la mer la plupart du temps. Il y a pire… Son frère tient… un club de plongée. Ah ben ça alors. J’aurais voulu le faire exprès que je n’aurais pas réussi.

Mais non, je ne vais pas plonger ici. Tout simplement parce qu’après Rangi et Bora, bon ça ne pourra pas être aussi bien mais surtout j’ai largement explosé mon budget !

Bon, moi je suis surtout à Moorea pour aller… nager avec les baleines. Ouais, j’aime bien faire des trucs improbables. Bon son frère aussi fait le tour des baleines. Mais l’après-midi. Moi on m’a plutôt conseillé le matin… Elle pense que c’est mieux l’après-midi comme il y a moins de bateaux. Je verrai.

Comme d’hab avec les polynésiens, elle habite bien avant le camping mais décide de m’emmener jusqu’au camping… Ils sont vraiment trop gentils ici ^^.

Hop, je trouve un dortoir à un prix dérisoire comparé au reste de la Polynésie Française. Bon, il veut être sympa en me mettant seule dans un dortoir. Dans l’idée, c’est sympa, j’ai une chambre pour moi toute seule. Le problème dans les cas là, c’est que je ne suis pas prête de rencontrer du monde.

Bon tant pis. Sur ma carte, j’ai repéré une supérette et un centre de location de scooter. Allez, c’est parti.

Après avoir posé mes affaires, je file.

Quelle déception… tout est fermé. Oui, voyez-vous c’est super cool quand on voyage de se perdre dans le temps, de ne pas savoir si on est en septembre ou en janvier, en été ou en hiver, si c’est le matin ou l’après-midi. Je vous assure, c’est vraiment chouette de perdre toute notion du temps. En revanche, on se retrouve aussi déconnecté de la réalité… Eh ouais. Il y a un détail auquel je n’ai pas prêté attention et qui va juste me ruiner ces 2 jours….

Tindin… c’est le week-end du 15 août! Youhou! Tout est fermé! Ahah! Génial non? Dommage pour mon aventure en scooter autour de l’île… Je continue d’avancer et par trouver une petite supérette ouverte. Je m’achète de quoi survivre pendant 2 jours et je continue d’avancer encore un peu pour trouver le centre de plongées du frère de celle qui m’a prise en auto-stop. C’est quand même un peu loin… Et elle a oublié de me préciser que c’est dans un hôtel, donc que je ne peux pas le voir depuis la route. C’est un détail important….

Au final, j’ai beaucoup marché, j’ai fini par trouver mais ça n’a servi à rien^^. Ahah. La bonne journée faille ! Ils sont partis en bateau et il n’y a personne au centre, tout est fermé. Au moins la plage de l’hôtel est sympa, quitte à ne rien faire autant le faire sur une plage de sable blanc face au lagon.

Le soir, c’est poisson cru au lait de coco à la paillote du coin et le lendemain…. Ahahahahhhhhhhhhhhhhh qui sait qui va nager avec les baleines ?? ^^

Ju

Bora: Une aventurière au milieu des célébrités

Dernier jour à Bora déjà… snif, ça passe trop vite au paradis ! Dernier petit-déj avec Gloria, puis je file avec tout mon attirail sur le ponton. C’est le ponton de la station essence, donc comme chez nous sauf qu’à la place d’avoir des camions qui défilent, ce sont des bateaux…

Un bateau vide arrive : « C’est toi Julie ? Moi c’est Manu allez on y va ! » Manu, c’est un polynésien de vrai de vrai. Il a une couronne de fleurs dans les cheveux, torse nu avec des tatouages polynésiens partout et… un paréo. Eh oui, le paréo c’est l’habit traditionnel local, pour les hommes comme pour les femmes… Lui le porte… à la locale. Donc ça fait une sorte de string avec un pan de paréo devant et derrière, c’est rigolo !

Bref, nous voilà parti. Je suis la première, on va donc chercher les autres. Les 2 suivantes sont une mère et sa fille espagnoles que nous récupérons sur un motu tenu par un mec que je suis quasi-sûre d’avoir vu dans un film, mais pas moyen de remettre la main dessus. Bref, la cinquantaine, cheveux longs, torse nu juste avec un paréo blanc, pieds nus. J’avoue que je me fais bien aux habits locaux, ça fait une semaine que je porte mon paréo et pas de chaussure. Comme en Australie et comme avant dans toutes les îles ou tous les bords de mer… autant dire que ça va être compliqué de reporter des chaussures tous les jours à un moment donné !

En face de ce motu, un autre motu (oui c’est comme ça partout ici…). Sur ce motu il n’y a qu’une énorme villa entourée de palmiers. Auparavant ce motu appartenait à une marque de cosmétiques qui le vaut bien qui l’a ensuite vendu à un richissime français. Ce français le prête de temps en temps. La semaine dernière, c’était Léonardo Di Caprio qui y séjournait… mince, j’aurais dû venir une semaine plus tôt ! Le petit-fils de Gloria m’a d’ailleurs raconté sa venue… Comme le petit Léo est pour l’environnement, il ne vient pas comme tous ses copains en jet privé. Il prend les navettes comme le commun des mortels. Sauf que pour « ne pas attirer l’attention », il porte une casquette, des lunettes,… OK. Comme tout le monde ici. Sauf que.. ben dans l’avion aussi. Rien de tel pour attirer l’attention. Le cousin du petit-fils de Gloria (vous suivez toujours ?) était derrière lui dans l’avion, donc il a bien compris que c’était une célébrité, du coup il l’a regardé pendant tout le trajet pour trouver qui c’était. Alors que s’il avait enlevé sa casquette et ses lunettes comme tout le monde en montant dans l’avion, personne ne l’aurait remarqué…

Bref, nous partons maintenant au Four Seasons, un hôtel de luxe avec toutes les petites maisons sur pilotis. Nous récupérons un couple d’anglais en voyage de noce. Ici, c’est Jennifer Aniston qui y est actuellement en vacances. D’ailleurs Manu lui a fait faire le tour que nous faisons aujourd’hui la veille en tour privé. Elle a débarqué avec un chapeau tellement grand qu’on ne voyait plus du tout son visage. Donc si ça vous intéresse elle passe des vacances avec son fiancé et un couple d’amis et au Four Seasons, il n’y a pas que des maisons sur pilotis, il y a aussi quelques énormes villas que louent les célébrités, entourées de grillage où tous les jardiniers, femmes de ménage,… s’activent pendant plusieurs heures avant l’arrivée de la célébrité pour s’assurer que tout soit parfait et surtout qu’ils n’aient pas besoin de rentrer dans le périmètre de la villa pour ramasser des feuilles mortes pendant que les gens connus sont là… Ben moi je préfèrerai la maison sur pilotis que la maison grillagée mais bon… chacun ses goûts. Donc Jennifer Aniston, elle, vient en jet privé et quand elle a traversé l’aéroport, elle avait son chapeau beaucoup trop grand, ses lunettes et l’a traversé en tenant un livre devant les yeux… ben moi je trouve qu’un chapeau trop grand et un livre devant les yeux ça attire le regard également… Je dis à Manu qu’en atterrissant j’ai vu un jet doré. Apparemment, ce sont les princes des émirats qui ont ce genre de jets… Je me sens d’un coup bien trop banale pour séjourner ici ! Cet été Manu a aussi eu Pierce Brosnan, Kim Kardashian,… C’est marrant, je ne me rappelle pas avoir eu autant de célébrités au Cambodge ^^.

Bon on file au dernier hôtel, l’Intercontinental, un hôtel              que j’aurais aimé visité mais il faut y séjourner (et ça ça ne va pas être possible…) car il a un centre de recherches sur les tortues qui est apparemment hyper intéressant. On y récupère un couple américain en lune de miel également un peu bling bling. L’énorme caillou qu’elle a au doigt pourrait faire chavirer le bateau. Heureusement, elle ne risquerait pas de couler grâce aux énormes bouées qu’elle a au niveau de la poitrine… Les talons, je ne pense pas non plus que c’était nécessaire pour venir sur un bateau…. Mais bon.

Nous sommes donc au complet. C’est cool, rien qu’en allant récupérer tout le monde j’ai déjà fait presque le tour de l’île principale. Allez, c’est parti. Je découvre le programme (j’ai réservé ça comme c’était le conseil de Gérard rappelez-vous) : Nous commençons par aller nager avec les raies et les requins. Chouette ^^. Je ne risque pas d’être desséchée aujourd’hui hihi. Le bateau arrive à peine que toutes les raies et les requins pointes noires tournent autour du bateau. Les 2 espagnoles sont terrorisées. Les 2 filles aussi. Les 2 mecs sont en train de prendre leur masque sans grande conviction et moi je suis un peu en mode « Manu, ça y est je peux y aller ? et là maintenant, c’est bon, je peux sauter ? et là ? » Bref, je serai donc la première dans l’eau ! Je mets à peine un peton que je sens sur ma cheville la peau d’une des raies ! Ce sont des stingrays. Celles qui ont tuées Steve Irwin… Leur dard est mortel, mais à priori si on ne leur donne pas de raison de piquer, il n’y a aucun risque. Sauf que suite à la tragédie de Steve Irwin, les gens ne voulaient plus rentrer dans l’eau… Donc ils ont retiré tous les dards des raies du lagon. Ah ben super. Bravo. C’est cool, comme ça maintenant elles ne peuvent plus se défendre parce que certains ont eu la trouille. Pfu. Bref. Passons. Ça me rend dingue moi ce genre de truc. Les humains se permettent de faire de ces choses parfois. Enfin bref…

Une part de mon pied et me grimpe carrément sur la jambe. Le contact avec sa peau est très froid et … un peu gluant ^^. La première fois ça surprend ! Les requins tournent aussi autour. Y’a pas besoin d’être plongeur pour se rendre compte que tout ce petit monde a dû être nourri à un moment… Pas super naturel, mais bon maintenant, ces raies sont comme des chats. Tout ce qu’elles veulent ce sont des câlins. Ben du coup, maintenant qu’elles demandent des câlins, je ne vais pas me plaindre… Elles viennent à la surface, je les caresse, on peut même leur faire des bisous. Les gens hurlent autour de moi, ils donnent des coups de pied dans tous les sens… et donc dans les raies qui viennent pour des câlins et se font ruer de coups de pieds. Génial. Y’a un moment où je m’énerve, c’est plus fort que moi, je leur dis de faire plus attention ou de remonter dans le bateau… Certaines ont des traces de coups. J’ai envie de leur dire de fuir pour sauver leur peau mais bon elles veulent des câlins. Les pauvres…

Manu vient dans l’eau, elles se ruent sur lui, rapidement je comprends : Il a du poisson dans les poches…Mmm. Je ne suis pas fan de ça non plus. Mais bon… Comme il voit que je suis à l’aise, il me donne un bout de poisson et me dit de le mettre au-dessus de son nez. A partir de là, l’une d’entre elles ne va plus me lâcher… Elle va me faire des câlins pendant 10 minutes, elle me grimpe dans le dos, dans le cou, je sens sa bouche dans mon dos (l’une d’elle a fait un suçon à Manu sur le torse !), les bras, les jambes, le visage, c’est trop drôle, elle grimpe partout où elle peut. Je la caresse, elle en redemande. Quand elle me grimpe dans le cou, je lui fais des bisous. Je ne vous cache pas que c’est un peu surréaliste pour moi ce qui est en train de se passer ! Quand je lui donne le bout de poisson, elle reste encore un peu avec moi pour des câlins (ça fait plaisir de voir qu’elle n’était pas intéressée que par la bouffe…).

Les 2 espagnoles n’ont pas mis un orteil dans l’eau. Elles ont trop peur et la mère refuse que sa fille y aille à cause des requins. Ben ça valait bien la peine de payer un tour pour aller se baigner avec les requins… Bon vous me direz, la journée n’est pas finie…

Un autre bateau de la même compagnie nous a rejoint avec aussi 6 personnes à bord. Et leur Manu est aussi en paréo et en plus… il sort le ukulélé, il se met à jouer et les 2 se mettent à chanter en Rapa Nui… J’adore ^^.

Après une heure de bisous intensifs, nous voilà reparti. Nous passons entre des motus, les dégradés de bleus sont vraiment incroyables, on dirait des peintures. Au détour d’un motu, on arrive sur des patates de corail. Comme d’hab je suis la première dans l’eau. Manu et les autres encadrants des autres compagnies ont beau insisté sur le fait qu’il ne faut pas toucher les coraux ou se mettre debout dessus, il y en a toujours pour donner des coups de palmes ou se mettre debout sur les patates. Grrr…. Moi je ne mets pas de palmes aujourd’hui, avec toutes mes brûlures, ce n’est juste plus possible… C’est très joli. Mais bon faire du snorkelling après 60 plongées, c’est un peu comme lire une interview de Ribéry après avoir lu du Balzac… Bon, ça ne pique pas les yeux, mais ce n’est clairement pas le même niveau. Je trouve quand même une murène et quelques poissons sympas.

En retournant vers le bateau, je vois les 2 espagnoles qui n’ont toujours pas mis un orteil dans l’eau, penchées en avant par au-dessus du bateau, le visage penché vers le soleil, les yeux fermés… Si c’était pour bronzer, je pense que le motu était suffisant… Pendant ce temps-là, le couple d’américain se descend des bières (depuis leur arrivée sur le bateau. Il est 9h)

Je remonte à bord au son des ukulélés et des chants polynésiens !

Nous partons maintenant à Tapu, là où j’ai plongé les 2 derniers jours, pour se baigner avec…. Les requins. Je ne pense pas que les espagnoles vont se mouiller sur ce coup-là non plus !

Nous sommes à peine arrivés que c’est comme pour le premier stop : nous sommes encerclés par les requins ! Des pointes noires, donc ça va. Je vois l’air paniqué des 2 espagnoles… Devinez qui est la première à sauter à l’eau ^^. Toujours la même barge. Moi.

Manu et l’autre de la même compagnie mais de l’autre bateau qui fait du ukulélé saute à l’eau aussi et me propose de me prendre mon appareil pour me prendre en photo avec les requins. Cool.

Ah et là les requins citrons arrivent. C’est très bizarre comme autant je peux me sentir entièrement en sécurité entourée de requins en plongeant alors que je ne suis pas complètement rassurée en snorkelling. Je ne suis pas en panique, loin de là, mais j’ai plus conscience de la situation je pense. Bref, me voilà encerclée de dizaines de requins. Pointes noire et citrons.

Et là…. Sous mes yeux ébahis. Qu-est-ce que je vois ?? Manu qui descend… chope l’aileron du requin citron pour se faire tracter… Puis tire sur l’aileron pour encercler le requin avec ses bras… Euh. Il remonte et me propose de faire pareil. Ben désolée, mais moi je plonge. On m’a appris à ne rien toucher. Alors je veux bien que les raies soient devenues de vrais petits toutous, mais là, on est dans le grand bleu, ça reste des requins sauvages de 4 mètres… Il redescend et cette fois se tracte sous le requin. Je vois le requin citron qui ne dit rien et se balade avec un Manu accroché sous son ventre. Hallucinant. On passe encore une bonne heure dans l’eau. Puis on part, direction un Motu désert pour aller manger. C’est clairement paradisiaque. Depuis la plage, on a la vue sur l’île principale. Les pieds dans le sable blanc. Peu importe où on se met, c’est photo carte postale… Beaucoup trop beau pour exister.

Le repas nous attend : Tout est servi dans des plats faits avec des feuilles de cocotiers… Les assiettes dans lesquelles nous nous servons également ! Ce ne sont que des plats locaux : Poisson cru au lait de coco, pain à la coco, banane frite,… Un vrai délice.

Pendant qu’on déguste tout ça, Manu et le second conducteur ressortent ukulélé et guitare. Celui qui a préparé le repas chope la glacière et s’en sert pour les percus ! Entre la vue, la musique et le repas, je suis un peu dans un autre monde !

Après ça, on peut aller se baigner, se reposer sur le sable blanc… Bref, prendre un peu de temps pour essayer de réaliser que tout ça est bien réel !

Puis Manu nous fait un cours d’assiettes (apprendre à faire les assiettes avec les feuilles de cocotier). Alors je peux vous dire qu’entre ça et les gobelets et théière en bambou en Thaïlande, je peux vous faire un service complet en rentrant ! Après ça, nous avons un cours de Paréo ! Et alors, c’est quelque chose ! Grâce à toutes les tenues que j’ai apprises à faire aujourd’hui juste avec un paréo, j’ai désormais une bonne dizaine de robes différentes à mon actif, juste avec mon bout de tissu qui me sert également d’écharpe, cache-nez, robe, jupe, foulard,…

Ce qui fût assez rigolo, c’est le cours paréo… pour hommes… Ahah. Un grand moment. Messieurs, si vous voulez quelques tenues super sexy, je vous fais un cours en rentrant ! Je pense que c’est le genre de tenues qui ne vont bien qu’aux polynésiens. Sur Manu ça va super, mais alors sur l’anglais et l’américain… ça pique un peu les yeux !

Après tout ça, Manu va redéposer tout le monde les uns après les autres. Il sait qu’il doit me déposer à l’aéroport, il me demande à quelle heure est mon avion. « 19h ? ouhla mais on a le temps, t’es pressée d’aller à l’aéroport ou pas ? » Pas franchement non…

  1. Du coup, ils redéposent tout le monde, puis on va mettre l’ancre entre des motus complètement déserts et on saute du bateau ! On se boit un verre dans l’eau en papotant. L’heure passe très vite. Puis on refait le tour de l’île pour aller jusqu’à l’aéroport. Une demi-heure plus tard, je descends du bateau… Snif… Je vais vite embarquer mon sac et je retourne sur le bord du motu admirer la vue… Je ne pense pas qu’il soit possible de se lasser de cette montagne verdoyante qui tombe dans ces eaux bleues improbables…

Je retrouve le petit-fils de Gloria qui va pour le week-end rejoindre sa copine chinoise à Tahiti. Il a l’avion juste avant le mien. 20 minutes donc…

En montant dans l’avion, je prends soin de m’asseoir du bon côté pour avoir la vue sur Bora en décollant… Vue d’en bas, vue d’en haut, vue de sous l’eau. C’est toujours aussi beau.

Snif, je vois tous ces motus disparaître…

50 minutes plus tard, me revoilà à Tahiti. 20 minutes de voiture plus tard, me revoilà chez Ralf.

Chris est toujours là. On voulait aller demain à Teahupoo, mais il n’y a pas de vague. Le début de la compétition est reporté de 2 jours. Je décide donc de partir à Moorea demain matin !

Il y a aussi 4 anglaises qui sont là. Les 4 bossent sur des bateaux différents. Elles ont 2 jours de congé, donc elles sont venues sur Tahiti. A entendre leurs histoires de navigation et tout ce qu’elles ont vu, ça fait clairement rêver… Et en plus être payées pour ça (Et pas trop mal payé parce qu’au final, t’es quand même logé, nourri, blanchi)…

Après une soirée à entendre toutes ces histoires sous les étoiles, je rejoins le dortoir que je connais bien maintenant ! Ralph a mis mes affaires à côté de mon lit. J’installe la moustiquaire et hop, une bonne nuit de soleil avant ma prochaine île !

Nana !

Ju

 

Ma 60ème plongée à Bora!

Deuxième jour de plongée sur la perle du Pacifique ! Aujourd’hui, on va avoir un bon moment de bateau, puisque nous allons sur Mori Mori, LA plongée de Bora ! J’ai hâte !

On a bien 20-25 bonnes minutes de bateau ! Aujourd’hui, je plonge avec Fred, un autre instructeur du club.

Allez, c’est partiiiiiiiiii ! On nous lâche dans la houle. Quelques gouttelettes qui nous tombent dessus… Hop on descend. Ah. C’est bien mieux ! Ici il fait toujours beau ^^.

On descend, la visibilité est remarquable mais bon rien de nouveau sous le soleil, c’est partout comme ça ici (sauf dans le lagon quand il pleut) Au fond… comme d’hab c’est magnifique. C’est blasant à force toutes ces plongées spectaculaires. Je ne sais plus quoi vous dire moi. Ben oui, c’est magnifique. Oui il y a encore des requins partout… Requins gris, pointes blanches, pointes noires. Bref, toute la panoplie. Toutes les dents aussi. Mais j’ai vu des trucs cools aussi eh oui à chaque plongée son lot de surprise !) Bon déjà je revois mon tétrodon étoilé (c’est le nom français de celui que j’aime bien de Byron Bay et hier). Je tombe également sur 2 poissons chirurgiens en train de se battre. On pourrait dire une prise de bec parce que c’est un peu comme ça que ça se passe : Ils ouvrent tous les 2 la bouche et se rentrent dedans… Pas bien violent, mais c’est rigolo à regarder. Je ne sais pas qui a gagné, je ne connais pas encore bien les règles… J’ai également vu 2 poissons se reproduire. A défaut d’avoir vu les centaines ou milliers à Rangi, j’en aurais eu 2 ici… on se console comme on peut hein !

Après 50 minutes, on fait notre petit palier à 5 mètres. Fred sort le parachute (on met de l’air dedans, hop ça file à la surface et comme ça tout le monde sait qu’il y a des plongeurs à cet endroit-là et le bateau sait où venir nous chercher !) et là… il y a un nœud dans le parachute… eh oui le parachute est troué. On est mort de rire dans la mesure du possible (nous sommes quand même sous l’eau). Fred balance l’air, le parachute fait le boulot et remonte à la surface, mais il fait peine à voir. On attend de faire notre palier…. Soudain Fred voit le parachute qui revient au niveau de son visage ^^. Ahah. A nouveau mort de rire… Bon ça suffit, je passe mon temps à vider mon masque moi à force de rigoler. En remontant à la surface, on se moque bien de son Top parachute Top dive !

Pour la seconde plongée qui est ma 60 ème youhou (ça fait plaisir de se dire que j’aurais fait ma 50 ème à Rangi et ma 60 ème à Bora ! Y’a pire !), on retourne à Tapu, comme hier. Ça tombe bien j’avais beaucoup aimé cet endroit. Comme je l’ai déjà faite, on la fait différemment. Hier on a fait une boucle. Aujourd’hui, le bateau nous lâche un peu plus loin et on va se balader et le bateau nous récupèrera à un autre endroit. On a à peine le temps de descendre qu’on est carrément encerclé par les requins. Y’en a partout ! Des pointes noires, des citrons (toujours enceintes, donc des bons bidons tout ronds !) qui passe à un mètre de nous ! Me voilà avec des belles vidéos de moi face à des requins qui font 3 fois ma taille ! Merci pour cette 60ème les requins, vous êtes au top !

Après on part en balade. On tombe sur une petite crevasse où il y a une sorte de grotte sur le côté. On y entre. On y trouve notamment des poissons scorpions qui s’y cachent. Mais ce qui est cool, c’est quand tu lèves la tête, toutes les bulles d’air se retrouvent bloquées sous la grotte. Ça fait des grosses bulles…. Que je vois disparaître tout doucement… ? ah ? Je ressors et vais voir au-dessus. Oh génial. Le sol est complètement poreux, il y a des bulles qui sortent de partout. Ah. Excellent. Ben du coup, je redescends, j’expire à fond 3 fois et hop je ressors pour voir toutes les bulles qui s’échappent d’un peu partout… Jacuzzi pour les poissons !

Je vois aussi tous les habituels, puis un banc de poissons… je vais me balader en plein milieu du banc. Ils se poussent à peine pour me laisser passer. Je nage vraiment au milieu des poissons cette fois !

Encore une bien belle plongée… Cette fois c’est sûr, c’était ma dernière à Bora comme j’ai mon avion demain ! Bouh !!!

On rentre sur la terre ferme. J’en profite pour regarder tous les poissons que j’ai vu et les identifier puis je rentre chez Gloria. Elle appelle pour me réserver un tour pour demain. Ce que Gérard avait conseillé. Je ne sais pas exactement de quoi il s’agit mais il a dit que c’était à faire. Moi je fais ce qu’on me dit et j’adore les surprises alors j’aime bien quand on ne me dit pas tout. Tout ce que je sais c’est qu’on vient me chercher à 8h au ponton en face de chez Gloria et comme ils sont cools, au lieu de me ramener et que je loupe mon vol, ils me déposeront directement à l’aéroport après le tour…

 

Bon il est déjà 14h30 (eh oui aujourd’hui c’était plus long comme nous sommes allés à Mori Mori !), je n’ai rien mangé depuis le réveil. J’ai de quoi me faire une salade mais Gloria me dit « Mais non regarde on a plein de restes, mange ! Tu dois avoir faim avec toutes ces plongées » ! Hum du coup c’est super bon, on papote et je lui demande des conseils pour le reste de l’après-midi. « Ah mais il faut que tu fasses une sieste. T’arrêtes pas ! En plus la plongée c’est fatiguant, ah non non non le mieux c’est que tu ailles faire une sieste ! »

Bon, je l’écoute et vais faire une sieste avant d’aller papoter avec les australiens. Ils me montrent ce qu’ils ont prévu pour les prochaines semaines. Lui m’explique les différents courants dans le Pacifique et les meilleures saisons pour certains trajets. Il me montre des sites avec les vents pour m’expliquer comment ça fonctionne, comment il choisit le trajet,… c’est super intéressant tout ça !

Ensuite, on se retrouve tous à nouveau pour notre dernier dîner. Les australiens retrouvent leur bateau le lendemain matin et moi je pars le lendemain soir. On passe toute la soirée avec la famille. Sacrés fous rires avec Gloria qui a toujours des expressions ou anecdotes pour nous faire beaucoup rire ! Mince je serai bien restée quelques jours de plus ici ^^.

Nana ! Ju

Bora: Première rencontre avec les requins citrons et la faille de la manta!

Bon ben… même routine qu’à Rangiroa! 6h30, je suis debout. 7h je suis au petit-déj avec Mamie Gloria qui s’inquiète fortement de me voir aller plonger ! « Tu vas aller voir les requins ? » « oui ! » « roooooooooooh, non mais tu es complètement folle toi ! Comment tu sais qu’ils ne vont pas te manger ? »  « Euh ben j’en sais rien » « T’as déjà vu des murènes ? » « Oui !!!!!!! » « Roooooooh mais t’es vraiment folle hein ! Tu fais attention hein ! C’est dangereux les murènes ! Il y a une dame elle s’est fait mordre par une murène, sa main est devenue toute noire, ils ont dû la couper ! Et si tu te fais mordre, il faut mettre du citron ! Tu me dis hein, je te donne du citron ! Tu le mets, le sang va devenir noir et comme ça ça ne s’infectera pas ! Moi j’ai toujours du citron dans mon sac ! Ah oui hein ! Et même dès fois j’oublie que j’ai du citron au fond de mon sac et après il est tout pourri… » Elle me fait bien rigoler, elle est extra ^^. Entre le bâton (pour les chiens) et le citron (pour tout ce qui se trouve dans l’eau), je suis parée !

Allez, quelques bonnes tartines (la baguette !!! hummm) et un thé, c’est parti. Je traverse la route et me voilà à Top Dive. Accueillie à nouveau par Miss Désagréable. Je ne pensais pas que c’était possible d’être aussi peu aimable en vivant à Bora-Bora !

Bref. Heureusement, les instructeurs sont déjà là et eux, au moins, ils ne sont pas blasés du monde qui les entoure ! Je rencontre mon instructeur : Stéphane. Il vient de métropole, a commencé à voyager il y a pas mal d’années, a passé ses niveaux de plongées au fur et à mesure qu’il avançait (tient, ça me rappelle quelqu’un…) et maintenant il est instructeur indépendant. Donc Top Dive l’appelle quand ils ont besoin de monde ! On me file une combi (shorty… mais bon pour 2 plongées par 28 degrés à 30 mètres de fond, je devrais survivre ^^), masque et…. Ah le problème des palmes…Je montre mes pieds brûlés de chaque côté… Mais c’est évidemment la même marque que l’autre Top Dive… Donc trop petit et ça va encore me brûler. Du coup, avant de partir, avec Stéphane on sort la trousse à pharmacie sur le bateau et j’essaie de me faire des pansements pour protéger un peu… La Go Pro et hop, j’embarque !

On est un peu moins d’une dizaine sur le bateau. C’est parti ! Comme pour Rangi, le moment du tour en bateau pour atteindre le spot de plongées est un délice pour les yeux ! Ce qui est le plus impressionnant à Bora, ce sont les dégradés de bleu ! 10 minutes de plaisir plus tard, nous arrivons à Tapu, notre premier spot de plongée. Ici, on saute du bateau à l’arrière en faisant un pas en avant. Et hop, me voilà sous l’eau ! Ahhhhhhhhhhhh !! Enfin ! 2 jours que je n’avais pas plongé !!!

Première réaction ? L’eau est aussi claire qu’à Rangi ! Il est loin de faire froid. Visibilité à tomber par terre. Des coraux et des poissons partout. J’adhère ! Le temps de finir de descendre, il y a des requins pointes noires qui nous attendent (je vous rassure quand je dis qui nous attendent, ça veut juste dire qu’ils sont dans le coin en train de se promener, pas qu’ils sont en bas la gueule ouverte avec les dents pointues qui brillent et l’estomac qui gargouille !). Jusque là pas de soucis. On croise une belle murène. J’ai une pensée pour Gloria et son citron ! Promis Gloria, je ne mets pas la main dans sa bouche !

Et là, on croise le starry puffer. Vous l’avez vu dans la vidéo des plongées à Byron Bay. C’est un poisson que je trouve trop beau avec ses grands yeux et ses petites joues. En plus, bonne partie de ce poisson ne peut pas être mangé ou on se fait empoisonner… Celui-là Jean-Seb ne me le mangera pas ! Et toc ! (Un ami de Gex qui s’est mis à plonger mais qui mange aussi tout ce qui se trouve sous l’eau en prenant soin de me montrer les photos ! Pfu ! Un jour, t’auras un goût de poisson à force de tous les manger et le requin finira par venir te goûter ^^) .

Et soudain… Ahah. La spécialité locale. Celui qu’on est presque sûr de voir à chaque plongée à Bora : Le requin citron. Ben c’est un bon morceau de poisson ça ! Et toutes ses dents ! Il est appelé citron parce qu’il aurait une couleur plus jaune que les autres requins. Bon c’est légèrement teinté… je trouve que de là à l’appeler citron, il y a quelqu’un qui a un peu abusé quand même ! Les plus grands font dans les 4 mètres. Et oui, il y a déjà eu plusieurs attaques avec ce type de requin. Mais pas en polynésie. Ici, les requins sont doux comme des agneaux (à quelques dents près). Il peut vivre jusqu’à 25 ans. Ah la honte, du haut de mes 29 ans, je le bats à plate couture ! Les femelles ont une particularité : Elles reviennent mettre bas là où elles sont nées. A Bora, il n’y a que les femelles. Les mâles sont vers Tahiti. Ils se retrouvent de temps en temps pour faire quelques galipettes et hop chacun retourne ensuite dans son coin. Quelque chose m’interpelle quand je vois ce bon bout de requin : Les requins sont bien sveltes d’habitude. Mais celle-là est un petit peu bedonnante. Carrément même… ça fait drôle de voir un requin avec un bidon tout rond !!! Bon j’apprends en remontant que les femelles sont pleines en ce moment, mais ça ne m’étonne pas trop. Sinon elle avait soit un sacré problème digestif ou un sacré embonpoint !

Bon il se nourrit de poissons, mollusques, crustacés. Parfois des oiseaux qui n’ont donc pas de bol. Mais à priori la viande humaine ne fait pas partie de ses plats préférés. Effectivement, elle tourne tranquillement autour de nous. Regarde un peu ce qui se passe. Ah tient des bubulles. Et hop elle repart. Puis elle finit par revenir avec une copine. Elles tournent un peu aussi. Hop hop, moi je vais par là. Puis on repart…. Et voilà ! Sacrée rencontre une fois de plus ! Un nouveau poisson dans mon logbook hihi. Bon sinon à part ça, je revois tous les habituels : Triggerfish, poissons perroquets, poissons anges,… La totale.

50 minutes plus tard, on remonte tranquillement à la surface. On retourne sur le bateau : Bananes, ananas, mangues,… Miam. Pendant ce temps, on fait 20 minutes de bateau. On contourne l’île principale… Magnifique ! L’île principale, avec son volcan (éteint) au milieu… Pfioulala. Mouais, vraiment à la hauteur de sa réputation ! Elle mérite bien son surnom de Perle du pacifique ! A la base, elle s’appelait Pora Pora, ce qui veut dire la première née en Rapa Nui, comme ce fût la première île à voir le jour !

On arrive au deuxième spot de plongée : La station de nettoyage des raies mantas, Anau ! Si je ne vois pas de mantas ici, c’est vraiment pas de bol ! Je suis la première équipée, la première à sauter. « Bon on y va ? Allez allez !Go go go ! » Je mets la tête sous l’eau. Ouah! Le corail est incroyable ici. Rien à voir avec ce que j’ai vu jusqu’à présent. Le même type de corail partout et très compact. Allez c’est parti. Ici, il y a une sorte de canyon où se promènent les mantas pour venir se faire nettoyer par d’autres petits poissons super sympas.

On va donc dans le canyon et moi je suis en mode je tourne ma tête dans tous les sens. Elle est où la manta ? Elle est où la manta ?? La visibilité est pas top mais ce n’est pas grave !

Ah ! Je vois une raie !!!! Oh elle vole, j’adore… Mais elle est bien petite. J’attends qu’elle se rapproche : Oui c’est bien ce qui me semblait. C’est une raie aigle. Mais c’est déjà canon ! Et en plus elle n’est pas seule elle est venue avec toutes ses copines. On en croise une bonne dizaine ! J’adore !

Mais bon je continue de chercher ma manta…

Soudain… je vois un pointe noire au fond du canyon. Je le montre à Stéphane qui a l’air hyper surpris : C’est la première fois qu’il voit un pointe noire à cet endroit. Et c’est moi qui l’ai trouvé ahah. Oui peut être que j’attire les requins !

Bon on cherche toujours…. Une demi-heure plus tard, on tombe sur un poulpe ! Ce n’est que mon deuxième poulpe (le premier à Bali). Je m’approche pour mieux le regarder, il s’enfonce légèrement dans le corail et hop en un quart de seconde il s’est camouflé en version « Je suis un corail, je suis un corail… ». Quelques secondes plus tard, comme je ne bouge plus, hop il remet son habit « normal » et ressort doucement !

On continue et on revient progressivement sur nos pas… Puis à la surface. Jusqu’au dernier moment je cherche. Mais non. Il n’y aura pas de raie manta pour moi aujourd’hui. Ce n’est pas comme s’il y avait 95% de chances de voir des mantas à cet endroit là… C’est po juste ! Heureusement que j’en ai vu une à Rangi !

Bref. On rentre. 20 minutes de bateau à nouveau… En débarquant du bateau, je craque… j’en réserve 2 autres pour demain matin (Oui je suis faible que voulez-vous… En même temps, ça me coûtera bien plus cher de revenir sur Bora plus tard pour plonger que de le faire maintenant !). Et surtout, je suis le conseil de Stéphane, je demande à aller à Muri Muri. C’est loin, mais apparemment c’est la plus belle plongée de Bora !

Au moment de partir, Stéphane propose de me déposer. J’ai au moins 5 minutes à pied si je traîne les pieds mais c’est toujours plus sympa de discuter. Surtout pour parler plongée, je suis toujours là ! A peine montée dans la voiture, comme Miss Ronchon a encore été hyper désagréable (ouais je viens réserver 2 plongées de plus et Madame tire la tronche !), je lui en touche un mot. Il est clairement de mon avis. Et visiblement c’est un peu l’avis général… T’as envie de lui dire, sors et ouvre les yeux et arrête de ronchonner ! On papote plongées et voyages. Il souhaite aller à l’île de pâques donc il me file sa carte pour que je lui envoie des conseils^^.

Je rentre voir Gloria qui est rassurée de me voir en un seul morceau. Il est déjà 13h, je file me faire un truc à manger. Le temps de finir de manger et bim il se met à pleuvoir. Ben puisque c’est comme ça, je fais une sieste. Si je pouvais ne plus être malade (c’est chiant de se traîner un coup de froid néo-zélandais dans les plus beaux endroits au monde !), ce serait quand même top ! Les australiens me proposent d’aller avec eux faire du snorkelling, mais il se met à pleuvoir de plus belle… donc finalement on se dit que c’est mieux d’annuler !

Le soir, on se retrouve encore tous ensemble pour le repas en famille ! Et Gloria qui nous annonce : « Aujourd’hui il n’y aura pas de dessert…. J’ai tout mangé… » ahah !!! Du coup, au moment de se servir… « Moi j’ai mangé tout le dessert alors maintenant je n’ai plus faim… » On mange du mahi mahi, c’est le meilleur poisson local que son fils et le papy ont ramené de la pêche aujourd’hui. Avec une petite sauce à la vanille, c’est vraiment excellent ! Bien meilleur que le poisson semelle de chaussures qu’ils cuisinaient à Rangiroa !

Tous les repars ont de la viande, du poisson et 2 types de féculent (Riz pomme de terre hier et ce soir, riz banane ! Comme aux Caraïbes. C’est très bon la banane en plat principal !). Je peux vous dire qu’avec ça je ne suis pas prête de mourir de faim. L’Australien est en admiration devant le poisson : Il nous raconte que pendant toute la traversée depuis la Nouvelle-Zélande et tout le passage dans les îles, à chaque fois il essaie de pêcher mais ne ramène rien. Jamais rien. A tel point que les pêcheurs des alentours ont toujours pitié de lui et viennent toujours lui donner un ou 2 poissons avant de repartir… Ah quand même ! Sacré niveau, chapeau bas !

J’adore toutes leurs histoires de navigation ! Je me suis inscrite sur le site qu’ils m’ont donné (find a crew) et c’est vraiment incroyable le nombre de personnes qui recherchent des équipiers expérimentés ou non à travers le monde. Ohlala ça me tente, ça me tente, je ne sais pas ce qui me retient ! Ah oui l’Amérique du Sud… Pfu… ^^

On papote un moment puis chacun rejoint ses pénates !

Nana !

Ju

 

Bora: Une histoire incroyable dans une famille formidable! (Ou inversement)

Le lendemain, 6h, comme d’hab je fais du stop pour aller à l’aéroport ! Comme d’hab, la première voiture me récupère et c’est parti ! Hihi ! Je vais à Bora-bora !!! Vous savez comme la pub de lessive !

La vue en arrivant au-dessus de l’île est à tomber…. Mais je ne suis pas au bout de mes peines aujourd’hui ! On atterrit… il faut vous imaginer l’accent local au moment où on nous annonce « Vous êtes arrivés à Bora-bora (en roulant bien les r, j’adore l’accent local !), la température extérieure est de 35°C » mouahahah ! Bora-bora me voilà !!!! Youhou !

Je descends de l’avion : On est en fait sur un motu (un îlot)… sur ce motu il n’y a que l’aéroport… nous sommes d’ores et déjà entourés d’eau turquoise à la descente de l’avion. Eh oui, quand t’atterris à Bora-bora, c’est déjà du rêve ! Bon, je vous passe tous les jets privés garés à l’aéroport. Dont un est extrêmement sobre : Intégralement doré… Comme si ce n’était pas assez d’avoir un jet privé il a en plus fallu qu’il le dore… Ahah !

Bon pour récupérer son sac, comme d’hab pas de tapis roulant (un tapis roulant serait plus grand que l’aéroport de toute façon…), tous les sacs sont posés sur une grande étagère. Et tous les bateaux attendent juste en face… Je découvre d’ailleurs la vue… ah ouais. Ah quand même… C’est largement au-dessus de mes attentes !Ah ouais ouais ouais !!! Youhouhouhouh !!! Alors ben y’a de l’eau turquoise à perte de vue. Juste en face de l’aéroport un tout petit îlot avec juste 2 palmiers dessus. Et derrière… L’île principale. Une montagne verdoyante qui tombe à pic dans l’eau. Et tout ça entouré de motus un peu partout… Ouahou. Ca me rappelle les décors de Lost.

C’est parti, je monte sur le bateau qui va sur l’île principale (non pas celui qui va au Hilton…), ces bateaux sont gratuits, et hop 15 minutes de navigation à travers ce décor paradisiaque !! Je suis la seule à prendre des photos, tous les autres sont rentrés à l’intérieur…

On arrive, je fonce à l’office du tourisme : A la pension Noni, ils m’ont dit de les appeler et qu’ils viendraient me chercher. J’explique à la dame de l’office quand quelqu’un derrière moi dit :  « Tu vas chez Gloria ? Ben je te dépose c’est ma voisine ». Lui, c’est Gérard, il tient la pension à côté de celle de Gloria et il est venu chercher quelqu’un au bateau. Hop, je monte à l’arrière du pick-up et c’est parti !Il me conseille des compagnies pour des tours sympas et me dit que Gloria, elle est chouette ^^.

Quand j’arrive, Gloria est là, je découvre une petite mamie avec un grand sourire. Gérard lui dit : « Elle était perdue alors je te l’ai ramenée ». « Oh mais non, je lui avais dit de m’appeler. Hein je te l’avais dit. Mais pourquoi t’as pas appelé je serai venue te chercher ! » Ahah.

Elle me montre ma chambre : Ouahou grand luxe : J’ai une double pour moi toute seule avec salle de bain et cuisine ! Eh oui, les dortoirs à Bora, ça n’existe pas vraiment !

Je m’installe, puis je lui demande si elle a un vélo pour que je parte faire le tour de l’île. « Oui, il y a un vélo là, tu peux le prendre. Mais ramène-le parce que je ne sais pas à qui il est »… Ah… Bon je vais commencer par aller à Top dive qui est juste à côté pour planifier ma dernière plongée (Dernière ? vous y croyez ? ah je ne me crois pas moi-même). On m’avait parlé de Zaza qui est super sympa à l’accueil. Pas de bol, aujourd’hui, elle n’est pas là. C’est une autre… et je peux vous dire que si je n’avais pas eu mon pass de 10 avec Top dive, je serai allée ailleurs. Exécrable. « Plonger demain ? ah mais moi je sais pas, il faut que je demande, j’en sais rien, t’as qu’à repasser plus tard »… C’est pourtant pas très compliqué. Enfin bref. Ok je repasserai plus tard. Je file au supermarché (ouais je ne vais pas aller au resto à Bora…), celui-là est bien plus rempli qu’à Tahiti : Je m’achète juste de quoi me faire 2 ou 3 sandwichs et une salade, comme les petit-déjs sont compris chez Mamie Gloria.

Je rentre, je me prépare un petit gueuleton en regardant les brochures prises à l’aéroport. On m’a conseillé le tour de l’île en jet ski et j’ai vu qu’il y a du saut en parachute. Quel plus bel endroit au monde que Bora pour un saut en parachute ? Je vais voir les sites internet… je déchante vite. Que ce soit jet ski ou saut en parachute, c’est 600 euros pour une demi journée. Alors les enfants, changement de plan, je ne ferai ni jet ski ni saut en parachute…

Bon je me dis que je vais monter en haut de la montagne pour avoir une super vue…

Gloria vient me voir pour me demander si je veux manger avec toute la famille ce soir. Oui. Ce n’est pas de refus !! Je lui demande où je peux aller me promener pour la fin d’aprèm « Ouhlala, tu fais attention hein ! Y’a une dame elle s’est fait attaquer par des chiens à la figure, ils ont dû l’emmener à l’hôpital à Tahiti ! Si tu veux aller te promener, tu me dis hein, je te donne un bâton » ! Hihi, elle me fait tellement rire ^^.

Bon de toute façon je suis malade et il commence à pleuvoir, je file faire une sieste. A mon réveil, je retourne à Top Dive. La fille n’est pas plus aimable, heureusement les instructeurs sont rentrés. Ils sont super sympas. Je leur dis que je veux absolument faire la station de nettoyage des raies mantas. Donc pas de soucis, on la fera demain. En revanche, quand le bateau part, c’est pour 2 plongées… QUOI ? vous êtes en train de me dire que je suis OBLIGEE de plonger une fois de plus ? Mince alors ^^. Me voilà bien embêtée,… Laissez-moi réfléchir… ?? C’est d’accord ! Youhou. Donc 2 plongées demain matin. Eh ouais je vais plonger à Bora ahah !

En rentrant, je fais connaissance avec mes voisins de chambrée : un couple d’australien (ah ils me poursuivent ces australiens !!!) qui est venu de Nouvelle-Zélande… en bateau ! Encore !? Ils ont navigué vers Tahiti. Lui a navigué avec son frère. La copine de son frère est là pour une semaine donc ils leur ont laissé le bateau pour la semaine et eux se font une escale à Bora…. Avant de récupérer le bateau en fin de semaine pour ensuite naviguer en Polynésie pendant un mois, puis monter aux îles Cook et aux îles Tonga. Ohlala. Ils me font rêver tous avec leurs histoires de bateaux. Ils me donnent un site anglophone où les gens recherchent des équipiers, expérimentés ou non. Je vais y faire un tour… ah oui, effectivement ils recherchent du monde en Polynésie… Aïe aïe aïe, dur de se retenir !

Gloria vient nous chercher pour le repas : Comme ils sont en couple, ils ont leur petite table pour eux deux. Moi je suis au milieu de toute la famille ^^. J’adore !! Je rencontre le Papy pêcheur, un fils pêcheur et sa femme, 2 petits-enfants d’une autre fille et même… les arrières petits-enfants.

La belle-fille m’explique qu’en fait Gloria n’est pas polynésienne et que le Papy…. À moitié. Enfin pas complètement. Enfin c’est une histoire intéressante.

Une histoire intéressante ? J’adore, raconte !

Alors pendant la seconde guerre mondiale, suite à Pearl Harbor, les américains ont décidé de venir protéger la Polynésie, au cas où. Bon ici, ils pensent que c’était quand même plus pour prendre du bon temps. Donc les Gis sont venus dans les îles. A force de rester là, ils ont rencontrés les vahinés qui leur ont bien plu. De fil en aiguille, je vous passe les détails, mais bon nombre d’entre elles sont tombées enceintes de Gis. Le problème, c’est que comme en métropole, à l’époque il fallait être mariée… sauf que tous ces américains avaient des familles aux Etats-Unis (eh ben c’est du propre tout ça !). Du coup… les familles cachaient les femmes enceintes jusqu’à ce qu’ils leur trouvent un mari. Ils se mariaient vite fait. Mais le mari était bien sûr au courant (Quand le bébé sort avec des yeux bleus alors que tous les polynésiens ont les yeux bruns…). De là est né le papy qui avait donc un papa non officiel américain et des parents officiels polynésiens.

Le GI est rentré auprès de sa famille aux Etats-Unis, 3 garçons, une fille. Plusieurs dizaines d’années plus tard, sur son lit de mort, il a annoncé à ses enfants qu’il savait qu’il avait un enfant à Bora-bora. Sans savoir son nom, ni même si c’était un garçon ou une fille. Sans savoir comment le retrouver…

Sa fille a décidé d’aller en vacances en Polynésie. Lors de son passage à Bora-Bora, elle est allée à la mairie, expliquer qu’elle avait un demi-frère ou sœur ici, sans savoir de qui il s’agissait. Bien sûr, tout le monde se connaît à Bora et en voyant la sœur la secrétaire lui a dit direct :  « C’est un demi-frère et je sais exactement de qui il s’agit ». Ils sont des dizaines et des dizaines dans ce cas sur l’île mais apparemment la sœur ressemblait beaucoup au Papy… Elle lui donne l’adresse de chez Gloria où elle se rend… et en voyant son frère qui avait désormais l’âge de son père lorsqu’il est décédé, elle est tombée dans les pommes… Les 3 fils, aucun ne ressemble à leur père. Pourtant, lui, le fils caché, lui ressemble comme 2 gouttes d’eau, à tel point qu’elle a eu l’impression d’avoir son père en face d’elle !

Les retrouvailles ont donc bien eu lieu, tout s’est bien passé. En rentrant aux Etats-Unis, la fratrie a payé un billet d’avion pour que le Papy puisse venir faire la connaissance du reste de la famille. Il y est allé et depuis ils restent en contact régulièrement et continuent de se voir.

Si ça ce n’est pas une histoire digne d’un film…

Je fais ensuite la connaissance du petit-fils et lui demande des conseils pour mon séjour à Bora et surtout pour crapahuter dans la montagne. Apparemment, il faut obligatoirement une excursion et être avec un guide : ce n’est pas indiqué, les chemins ne sont quasiment pas tracés,… Bien sûr c’est 150 euros. Mouais ben moi je ne paie pas 150 euros pour marcher ! Ohlala !!

On passe une bonne partie de la soirée à discuter. A la fois avec eux et avec les australiens qui continuent de me faire rêver avec leurs histoires de bateau !

Puis je file me coucher. Demain, debout 6h ! Je vais buller à Bora !!

Nana !

Ju

Dernières plongées à Rangi… Demain, cap sur Bora-bora!!!

Dernier jour de plongées à Rangi… Snif ! Bon ben vous connaissez maintenant la routine : 6h je me lève en constatant à nouveau que je suis de plus en plus malade mais je tiens encore le choc, 7h on vient me chercher, 8h je pars buller ! J’ai les pieds complètement brûlés à cause du frottement des palmes, heureusement, Mo, une divemaster, me prête des chaussons, je prends des palmes une taille au-dessus et le problème est (presque) réglé.

Aujourd’hui, je replonge avec Nico. A la première plongée, on refait une profonde. 40 mètres cette fois et là, je n’ai pas eu la tête qui tourne ahah ! On revoit nos copains les requins, les scènes de chasse avec les thons et les Napoléons et surtout…. On voit une raie aigle !!! Certes ce n’est pas une raie manta, mais elle est énorme et c’est tout aussi majestueux. Tout comme la manta, on a l’impression qu’elle vole à travers l’eau. Je suis fan !! En remontant à la fin de plongée, je tombe sur un triggerfish (le poisson qui avait attaqué mon buddy aux Philippines) en train d’arracher des bons bouts de corail ! Ben bravo !!! On ne lui a rien appris à celui-là ??? Faut pas détruire le corail ! Si même les poissons s’y mettent…

Une heure plus tard, nous revoilà à la surface. Toujours pareil : Le temps de prendre un thé, se réchauffer un peu et noter tout ce qu’on a vu lors de la première plongée et c’est déjà reparti !!

La première partie de la seconde plongée ressemble à la première sauf qu’on descend à 35 mètres uniquement (La première plongée de la journée est toujours la plus profonde) : requins, barracudas, scènes de chasse… et même à nouveau une raie aigle ! Toujours autant en admiration !

La deuxième partie, comme les jours précédents, on profite du courant rentrant dans la passe pour se laisser emporter : On plane, on vole, puis on s’accroche dans le canyon et on se promène parmi les poissons à l’abri du courant avant d’arriver à la partie moins profonde où on revoit le poisson feuille, poisson scorpion,… Je ne me lasse pas de cette plongée, on en prend toujours plein les yeux et en plus c’est une super balade !

Plus d’une heure plus tard, on retourne à la surface. C’est l’heure de manger, je me suis préparée un petit sandwich au petit-déjeuner (pas folle la bête) que je mange en 5 minutes pour avoir le temps de faire une sieste sur mon banc fasse à la mer en luttant contre ma bonne barre à la tête… saleté de rhume !

14h, c’est reparti…. 35 mètres à nouveau. Dans la passe, mais cette fois il n’y a plus de courant. Ça change, on a l’impression de faire une nouvelle plongée, on a le temps de regarder les « paysages ». Comme d’hab on en prend plein les yeux : requins pointes blanches, requins gris, bancs de bonites, école de barracudas, murènes… c’est festival !!

Je suis un peu tristounette une heure plus tard : C’était ma dernière plongée à Rangiroa… Snif !!!

En retournant au centre je demande à Audrey une liste de noms d’endroits pas chers où dormir à … Bora-bora, ma prochain destination ! Mouhahaha ! Elle appelle top dive à Bora (oui Rangiroa c’est Rangi pour les intimes et Bora-bora c’est Bora…) et me sort une liste de quelques pensions conseillées. J’appelle en rentrant à l’hôtel et serai donc à la pension Noni ! Youhou !

Comme je ne peux pas plonger le lendemain avant de prendre l’avion (bouh ! mais qu’est ce que je vais faire ??? c’est nul la Terre !), je m’étais inscrite à une excursions. Sauf que…. Il faut admettre l’inacceptable : J’ai pris un coup de froid, m’avoue vaincue et file me coucher…

Du coup, le lendemain, je flâne au bord de la piscine… enfin j’essaie. Très peu pour moi, je vais chercher les palmes, masque, tuba et file regarder ce qui se passe sous l’eau devant l’hôtel. Je retrouve ma petite murène qui n’a pas bougé depuis mon arrivée. Poissons trompettes, requins pointes noires,…

Puis je file à l’aéroport… Alors là il se passe un truc énorme !! Appel pour l’avion à destination de Tahiti. OK. Je file mon ticket et me dirige vers l’avion…. Quand soudain le type à l’entrée de l’avion se fait interpeler par la fille du guichet… Il arrête la fille devant moi pour lui dire qu’il y a un problème…. Sauf que la fille du guichet lui fait signe que ce n’est pas la fille de devant le problème… c’est moi !!! « Ce n’est pas votre avion. Le prochain, c’est le suivant dans 30 minutes ! » Non mais ici, il y a autant de liaisons inter-îles en avion que de trains Pont-à-mousson Nancy ou de bus… incroyables ! Bref, je retourne m’asseoir morte de rire sur mon banc. Je patiente 20 minutes et cette fois c’est à moi !

En arrivant à Tahiti, je retourne chez Ralf. Nous sommes 2 dans le dortoir : Chris un australien et moi. Chris est pire que moi (si je vous jure que c’est possible) : Il a déjà voyagé pendant 2 ans et là un de ses copains a acheté un bateau. Donc du coup il l’a rejoint à Panama et vient de faire 4 mois sur un bateau. Parti de Panama, il est ensuite passé par les Galapagos où ils ont plongé, puis d’autres îles avant d’arriver et de naviguer un mois en Polynésie Française… J’apprends que c’est hyper courant, il a rencontré plein de gens qui faisaient ça. Plein de bateaux cherchent des équipiers, même sans expérience. La plupart du temps, il faut partager les frais à bord (environ 20 euros par jour) et certains sont même payés. Il y a donc des gens qui sont payés pour être sur un bateau et aller plonger… ah… Dis donc ça m’intéresse fortement tout ça !

En bon australien, Chris est aussi un surfeur. Donc même si je pars à Bora demain matin, je le retrouverai à mon retour et on fera Teahupoo ensemble ! Youhou !

Allez je m’endors…. À Tahiti. Demain soir je m’endormirai à … BORA-BORA !!!!!!!!!!!! youhouhouhouhouh 😀 😀 😀

Ju

 

Rangi 2: La journée de plongées de ma vie :D

6h de nouveau ! Debout !! Je retourne plonger 3 fois aujourd’hui ahahahah. J’ai mal dormi toute la nuit, je suis de plus en plus malade mais je m’accroche ! J’ai trop envie de plonger. Alors je me réveille le nez dans le mouchoir mais aussi avec un énorme sourire. Youhou j’y retourne !

Allez hop ! J’arrive. Aujourd’hui je plonge avec Nico, le manager du club. J’arrive : « J’ai un truc à te dire ». « Ah moi aussi ».

Moi ? Je commence à être bien malade… Je commence à avoir le nez bouché… Donc je vais mettre du temps à descendre…

Lui ? « J’ai une proposition indécente à te faire… ça te dit de faire une profonde ?? »

Alors je vous explique. Avec le PADI, quand on est Rescue Diver, on peut descendre à 30 mètres de profondeur. Sauf en Polynésie Française où PADI permet de descendre à 49 mètres.

Donc je suis malade mais… je vais descendre à 45 mètres ahah.

Bon avant de partir, on corrige mon test NITROX avec Nico mais bon comme j’ai tout bon, c’est rapide. Ça y est je suis certifiée NITROX. Il veut en profiter pour me faire passer la spécialité profonde mais c’est plus de 100 euros de plus… Je fais déjà exploser le budget avec mes plongées. Tant pis, la certification ce sera pour une autre fois !

Allez, c’est parti. Il me briefe pour les profondes comme je n’en ai jamais fait. Bon ben c’est simple, faut descendre doucement et si la tête commence à tourner trop comme si j’étais ivre morte c’est que je dois remonter un petit peu… Facile. Allez, combi, palmes trop serrées qui m’attaquent sévèrement les chevilles des 2 côtés (ça creuse de plus en plus, 4 bonnes brûlures, ça devient compliqué de palmer mais… je m’en fous^^ c’est parti !), masque et hop hop hop ! 5 minutes de bateau dans des eaux transparentes à longer une île paradisiaque… Ahlala que la journée commence mal. Qu’est ce que je déteste ma vie ^^.

Je me jette à l’eau et Nico qui me lance « Vas y Julie, commence à descendre, on te rejoint d’ici un quart d’heure » (Rapport au fait que je descends lentement comme je suis malade)… ahah. C’est pas drôle, je lutte et il se moque de moi en plus !! Naméoooooooo !!^^

On descend… on descend… forcément je descends un peu plus lentement, puis une fois arrivée à 15 mètres c’est tout bon. Je rattrape un peu les autres. Je garde un œil sur l’altimètre : 30 mètres…. 35 mètres…40 mètres… Nico me regarde : « ça va ? » (Bon il ne dit pas ça va, mais je ne vais pas vous dessiner les signes sous l’eau… en gros ça veut dire ça…. Pareil pour la suite de la conversation, je vous dis ce qu’on essaie de se dire^^) Moi je fais « Youhouh niquel, c’est trop bien ». Il se retourne. Et là… Je ne sens plus mes mains, ma vision se trouble, ma tête se met à tourner comme si je venais de descendre une bouteille de rhum… Ouhla. Et bien sûr, à cette profondeur on fonctionne beaucoup plus lentement. Le temps que mon cerveau dise à mon bras de lui toucher l’épaule il doit bien se passer 10 secondes… Vive la narcose à l’azote !!

Il se retourne « Ben qu’est ce qui se passe ? » Je lui fais signe que ma tête touuuuuuuuuuuuuuuurne. On remonte d’un peu moins de 10 mètres et ça passe immédiatement. Je lui fais signe que c’est bon et on redescend plus doucement… 35 mètres… 40 mètres… 45 mètres… niquel. Je sens que ma vision est légèrement troublée sur les côtés mais c’est très léger, je le gère largement. Je regarde autour de moi : L’eau est tellement claire qu’il n’y a pas franchement de différence entre être à 3 mètres de la surface ou 45 mètres… La surface est juste là… Presque comme s’il n’y avait pas d’eau. J’adore cet endroit ! On est entourés de requins pointes blanches. On se retrouve face à un énorme banc de poissons. Des milliers. Quelques thons et napoléons qui rôdent autour… Quand soudain… un thon attaque ! En un quart de seconde, les poissons se sont dispersés ! Youhou ! On a à peine le temps de comprendre qu’ils sont tous partis. Et 2 secondes plus tard, ils reviennent et se rassemblent à nouveau ! Et ça recommence ! C’est l’heure du petit-déj pour les thons et les Napoléons !! Et nous sommes aux premières loges, c’est impressionnant !

On remonte petit à petit (ça consomme à 45 mètres…) On suit toujours ce banc de poissons… En arrivant sur le haut du mur dans le jardin de corail, j’entends un bruit : on m’appelle. « Julie regarde regarde regarde » !! Je tourne la tête !! UNE RAIE MANTA !!!!!!!!!!!! Enfin !!!!!!!!!!!!!!! 51 plongées je l’ai attendue celle-là ! Enfin elle se montre. Pfoua. Ce n’est pas la plus grosse mais elle fait déjà bien 3 mètres d’envergure ! Ohlala. C’est majestueux. Elle vole sous l’eau. La bouche ouverte pour absorber le plancton en se déplaçant… On essaie de la suivre mais évidemment elle va bien plus vite que nous ! Pfiou, je suis aux anges. Enfin je l’ai vue ma raie manta ! ENFIN !

Je me retourne à peine que je tombe nez à nez avec une tortue à écailles. Décidément ce matin c’est festival !

Je me sentais nauséeuse au réveil, limite mal à la tête,… Et là je me sens tellement bien ! Je roule dans tous les sens, je suis la tortue, j’admire le corail, je me laisse bercer par les vagues….

On remonte après 1h10 de plongée. En étant descendus à 45 mètres, c’est pas mal du tout… surtout que j’ai encore plein d’air comme d’hab. J’ai toujours envie de leur dire « Allez-y remontez, je vous rejoins dans 20 minutes ! »

Je remonte sur le bateau complètement euphorique !! « Nicooooooo, j’ai vu une raie manta !!!!!!!!!!!! » ahah.

Comme d’hab, on se refait 5 minutes de traversée paradisiaque, un thé, un bain de soleil pour se réchauffer et on est reparti !

Le courant est rentrant dans la passe, on en profite pour aller faire la plongée où on commence dans le grand bleu avec les barracudas au-dessus et le mur de requins gris en-dessous. J’ai l’impression qu’il y en a encore plus que la veille ! Puis, à nouveau, on se laisse porter par le courant… Youhou, je suis en apesanteur à nouveau !!! Pfu c’est tellement énorme comme sensation.

Nico nous fait signe que ça va être le moment de plonger et se plaquer contre la paroi. Hop. Avec Cyrielle on est les premières. Je me relève un peu pour regarder où en sont les autres…. Je me prends tout le courant dans la figure. Soudain je sens mes jambes qui se lèvent avec le courant… encore… encore… Ohoh. Cyrielle me chope les 2 jambes et me replaque contre la paroi. Ah. Merci !

On se promène dans les canyons. Nico me fais signe de sortir la tête du canyon : Je me plaque à la paroi et je lève la tête… Je me retrouve nez à nez avec…. Une murène. Elle ne doit pas être à plus de 20 cm de mon visage ! Pfiou, que d’émotions !!!

On continue et on arrive à nouveau vers la zone moins profonde avec moins de visibilité. Nico me trouve un poisson feuille et surtout… il se met à jouer avec un poisson scorpion (juste le 2ème poisson le plus vénéneux ^^)… je suis admirative, je regarde comment il fait… Je trouve des nudies, je suis ravie ahah !

Puis on remonte à la surface, on se laisse bercer par la houle le temps que le bateau nous récupère.

C’est l’heure de la pause cette fois. Mais bon, dès que je reviens sur terre, je me sens à nouveau malade. Ça commence à m’inquiéter tout ça, si je n’arrive plus à vivre sur terre, que j’ai le mal de terre, je vais faire comment moi ?

Du coup, pendant que tout le monde va au snack d’à côté, je m’allonge sur un banc au centre et je fais la sieste….

Une bonne heure plus tard, c’est à nouveau l’heure du briefing. Cette fois, on plonge avec Franck. C’est la dernière plongée de Cyrielle et Laurent. Ils espèrent donc avoir l’occasion de voir des dauphins avant de partir. Pendant tout le trajet sur le bateau avec Cyrielle on insiste auprès de Franck : « Fraaaaaaanck, on veut voir les dauphiiiiiiins ! silteplééééééééééé ! »

On saute… on descend… Youhou ça repart. On regarde les scènes de chasse à nouveau en arrivant au fond… Soudain… on entend les dauphins !!! Oui on est là, veneeeeeeeeeeeeez ! Mais non. Toujours rien. Franck nous fait quitter le mur et nous emmène vers le grand bleu… On les entend à nouveau !

Soudain, Franck me montre la surface : Les dauphins sont en train de passer au-dessus de nous, on voit leur ombre…. Je reste sur le dos à les regarder. Pfu, ils ne viendront jamais me dire bonjour, c’est pas juste !! Mais bon on est déjà contentes avec Cyrielle !

On retourne voir les barracudas et requins gris puis on retourne vers le mur. On entend à nouveau les dauphins…

Quand soudain… l’incroyable se produit ! ENFIN ! Un dauphin arrive, fonce direct sur Franck qui se met à jouer avec lui !!! C’est surréaliste encore cette scène ! Quand Franck se jette en arrière, le dauphin fait pareil ! Youhou. Un deuxième arrive !!!! On crie dans nos détendeurs : « youhouuuuuu ». Ils restent quelques secondes puis ils s’éloignent et reviennent quelques mètres plus loin et se mettent à jouer entre eux et crier juste en face de nous. Avec Cyrielle, on ne bouge plus !!!

Quand ils finissent par s’en aller, on se regarde : Et on se met à faire une petite danse sous l’eau. Petite danse qui va bien durer 5 minutes, on est euphoriques !!!!! En remontant à la surface, on tombe sur un requin aileron blanc du lagon, plus gros que les requins de récif. Il se balade à la surface.

On remonte : Houle et pluie nous accueille. Eh ben. Quand je vous dis qu’on est mieux sous l’eau. Heureusement quand je dis pluie je parle de quelques gouttelettes qui s’arrêtent très rapidement !

On rentre. Quelle journée incroyable ! 45 mètres, scènes de chasse à répétition, raie manta, requins à gogo et surtout… les dauphins !!!! Pfu.

Le soir je mange avec Dominique, un suisse au même hôtel que moi qui a plongé avec moi aujourd’hui et on partage nos histoires de plongées ! Youhou, il m’a filé plein d’endroits où aller plonger en Suisse !!

Allez dodo, je suis toujours malade et j’ai encore demain à tenir ! Après je m’en fous je peux tomber malade, ce ne sera pas grave !

Nana !

Ju