La grêle de Nouvelle-Zélande, je m’en serai bien passée!!

Dans l’idée je me réveillais tôt pour avoir le temps de bien profiter de ma seule journée à Auckland… Bon, c’était sans compter sur le fait que je venais de passer une nuit blanche à l’aéroport de Brisbane, qu’il fait un froid à faire fuir les canards dans la chambre pour des raisons soit disant écolo et qu’en plus j’ai 2 heures de décalage horaire… Bref. J’émerge peu fière de moi à 10h30… Aïe… Je vois l’heure, je pars en triple vitesse… Je peux être efficace quand je veux : A 11h, j’ai pris mon petit-déj et je suis à l’arrêt de bus (que j’ai galéré à trouver au passage… quand on te file une carte en te disant l’arrêt est dans telle rue et que le nom de la rue n’est pas le même sur la carte que dans la rue… c’est légèrement confusant…) Il n’y a pas non plus d’arrêt de bus, mais je trouve un banc avec des gens dessus qui me confirment qu’il y a des bus qui passent à cet endroit. C’est un début. Selon le réceptionniste, il y a des bus toutes les 10 minutes… Facile donc.

Je commence donc par attendre 15 minutes. Un bus arrive. Je monte. J’explique où je souhaite aller. Il me dit que les bus oranges ne vont pas à cet endroit. OK. C’est un début, j’ai toujours les bus d’autres couleurs.

Je me rassois sur mon banc. J’attends 20 minutes. Un bus bleu arrive. Ahah. Il n’est pas orange, j’ai toutes mes chances. Je demande s’il va vers le port d’où démarre le chemin : Oui. Ahouh, bonne nouvelle. Il me demande de lui demander l’endroit exact. Je lui montre. Eh bien, ce n’est pas ce bus là. Il va vers là, mais pas exactement là, c’est un bus bleu mais pas exactement le sien… Grrr. Je retourne sur mon banc. Si je ne vois que ce banc à Auckland, je vais être déçue…

Donc à midi et demi (oui, oui, une heure et demi après être arrivée à l’arrêt de bus… alors qu’on m’a bien dit qu’il y en avait toutes les 10 minutes…), enfin un autre bus bleu qui arrive ! Je lui montre où je vais : ENFIN ! C’est le bon. Je monte et lui montre où je voudrais m’arrêter. Il me propose de m’asseoir et il me fera signe quand ce sera mon arrêt. Parfait ^^. Ça me va comme ça.

J’attends…. J’attends… Soudain je vois le nom d’une rue que j’avais vu sur le plan. Je regarde : ça ne devrait plus être long… On continue…. 5 minutes plus tard, il ne me dit toujours pas de descendre. J’attends de voir à nouveau un panneau. Je vérifie : Eh oui, on s’éloigne… J’attends l’arrêt suivant. Je me lève :  « Euh vous allez revenir en arrière dans votre circuit ? Parce que là on s’éloigne du départ du sentier »… Il me regarde tout désolé : « Oups, je vous avais oublié… » Oui c’est bien ce qui me semblait aussi. Je descends et repars en arrière… Je mets 20 minutes à retourner au point de départ.

Bref. Ca devait me prendre 15-20 minutes depuis l’hôtel pour arriver au début du sentier, j’aurais mis 2h30… Oui ça sent la journée faille, cette fameuse journée qui me tombe dessus une fois par semaine…

J’arrive vers le rond-point où le sentier doit démarrer. Pas un panneau, rien. Je vois un local sortir de chez lui, je m’avance vers lui, il sait tout de suite ce que je veux et m’indique une petite rue qui part du rond-point et me précise « Après, ce sera indiqué ». Ouais. Une fois que tu es sur le sentier, aucun problème, c’est fléché… faut juste se débrouiller pour trouver le départ tout seul.

Je monte la première rue… Ah, j’ai un peu moins le cafard. Ça ressemble tellement à l’Australie l’architecture des maisons… La rue grimpe bien. En haut, j’arrive dans une seconde rue qui surplombe le port. La vue est magnifique mais je ne traîne pas trop… J’avais trouvé un film qui passait cet après-midi à Auckland dans le cadre d’un festival de films étrangers… Un film espagnol justement sur le thème des voyages, ça m’aurait bien plu.

J’arrive dans un premier parc que je traverse… Puis dans un quartier pas très gai : Il n’y a que des maisons de retraite, des centres médicalisés, des ventes de cercueils et des funérariums… Ah ben ça met du baume au cœur cet endroit !!!

Je continue ensuite vers un second parc beaucoup plus grand… Jusque là, grand ciel bleu. Mais pendant que je traverse le parc, le ciel s’assombrit… Puis une goutte… deux gouttes… et rapidement… c’est le déluge… Evidemment, je suis dans un parc, je n’ai pas beaucoup d’endroits où m’abriter. Me voilà donc trempée.

Au moment où je traverse un parc remplit de vaches…il se met à … grêler. Ah ben super. C’est vrai que le déluge ne suffisait pas, je trouve ça super cool de me prendre de la glace sur le coin de la figure… Je finis par trouver un abri dans le parc. J’attends 20 minutes. La grêle passe, mais pas le déluge. Je finis par me dire que je ne vais pas rester à attendre que la pluie s’arrête, c’est la Nouvelle-Zélande, c’est comme attendre qu’il n’y ait plus de requins pour surfer en Australie. C’est peine perdue. Je repars donc. Trempée pour trempée, autant avancer…

Sauf que…. Eh bien sauf qu’une demi-heure plus tard, je me reprends la grêle. Je trouve un abribus… Super. J’attends 10 minutes. Je repars sous la pluie. Je traverse un autre parc. C’est magnifique, les arbres sont gigantesques, tout est incroyablement vert (vous me direz vu tout ce qui tombe par ici, le contraire serait étonnant…). Avec les nuages, la brume, ça donne un côté mystique. C’est vraiment très joli, ça rappelle le seigneur des anneaux (pas autant que dans le sud vers Queenstown, mais quand même, y’a de l’idée).

Et là…. Ahalalala…. Et là, si je m’attendais à ça ! Qu’est ce qui se trouve devant moi ??? Le chapiteau du cirque du soleil ! Alors là !!! Mais bon, ils sont seulement en train de monter le chapiteau, ça ne commencera pas avant une semaine. N’empêche, je reste 10 bonnes minutes à regarder la petite ville éphémère prendre forme… Moment magique pour moi !

La pluie qui retombe de plus belle me fait revenir à la réalité. Je sors du parc après un dernier coup d’œil au chapiteau bleu et jaune, je traverse rapidement la route (je tiens à dire que le panneau « coast to coast » indique toujours qu’il faut traverser « là ». Là étant en plein milieu de nulle part, jamais sur un passage piéton… c’est pas bien !) et me retrouve sur un terrain de rugby. La pluie tombe vraiment trop, OK je suis trempée, mais là je ne vois vraiment plus rien. Autre problème ? Contrairement à la Tasmanie, ici ils ne font pas de cartes résistantes à l’eau… je ne verrai bientôt plus mon chemin ^^. J’attends encore 20 bonnes minutes sur un banc abrité au bord du terrain. AH là on peut dire que j’expérimente la vraie Nouvelle-Zélande : Sur un terrain de rugby, sous la pluie… Il ne manquerait plus que les all blacks sur le terrain !

Bon je regarde la carte : J’ai fait presque la moitié du chemin. Ce sera la moitié une fois que j’aurais fait l’ascension du volcan. Problème : Les nuages n’ont pas l’air de se dissiper. Autre problème : Je suis trempée, j’ai froid. Autre GROS problème : Demain, je pars en Polynésie Française où il y a les plus beaux spots de plongée au monde… Si je tombe malade, eh ben ça me rendrait vraiment malade !

Du coup, je décide de faire l’ascension du Mont Eden d’où il y a la plus belle vue sur le centre ville d’Auckland, puis de rentrer à l’hôtel pour essayer de me réchauffer un peu (et de me sécher aussi tant qu’à faire…)

Je traverse une petite forêt et j’arrive en bas du volcan. De là, je peux soit suivre la route… soit monter à la barbare à travers l’herbe/la boue tout droit pour aller plus vite. A votre avis j’ai choisi quoi ? ^^ ahah oui évidemment, j’ai pris le plus court. La vue en arrivant en haut est effectivement à couper le souffle. L’océan avec une partie d’Auckland d’un côté. De l’autre côté ? L’océan avec tout le centre ville. Et tout ça du haut du cratère ! Chouette, chouette, chouette et super chouette. Les nuages sont partis juste le temps que j’admire ce paysage. Le temps d’immortaliser ça avec mon Jules et hop, j’attaque la descente… Toujours le chemin le plus court. Pas tombée, pas glissée, pas cradossée. La classe.

15 minutes plus tard, je rentre à l’hôtel… Il y fait aussi froid que dehors évidemment… Je chope mes affaires de toilette et file prendre une douche bouillante (en fait elle est tiède, mais j’ai tellement froid que l’eau tiède m’ébouillante…) dans une cabine atypique : Tout est fermé… voilà… Un cercueil vitré. Sympa.

Je reste un moment, c’est bon avec tout ce qui vient de tomber, ils ne risquent pas de manquer d’eau par ici et moi je veux me réchauffer pour ne pas choper la mort avant mon prochain pays…

Je sors un peu réchauffée. Mais après 5 minutes dans la chambre, on a beau mettre le chauffage avec l’américaine, y’a rien à faire… On passe donc une bonne heure à papoter en étant emmitouflée dans notre couette… Ahlala. Vivement demain.

D’ailleurs demain, ce sera aujourd’hui. Et ça c’est cool. Paraît-il que j’ai découvert le secret de la jeunesse éternelle. En tout cas, j’espère que mon 4 août en Polynésie française sera un peu plus chaud et surtout plus sec que mon 4 août en Nouvelle-Zélande !!!!!

Ju

 

Ouin j’ai quitté l’Australie :'(

L’Australie… et voilà… près de 2 mois et demi. Il est malheureusement temps de partir… J’ai pleuré quand j’ai quitté Alice, j’ai lâché une larme en quittant mes israéliens, je suis en pleurs en quittant Chris et Doug, je suis en pleurs dans le bus pour aller à l’aéroport… Bref, l’Australie m’a fait utiliser beaucoup de mouchoirs.

Il me reste une nuit à Brisbane. Je pourrais aller dormir confortablement chez Alice, mais j’ai ma dose de nostalgie, larmes, tristesse, tout ce que vous voulez, je n’en ai pas le courage, je préfère aller dormir sur le canapé de l’aéroport, c’est déjà assez dur comme ça.

Je m’installe, je me trouve un bon coin avec un grand canapé. Je me dis que je vais pouvoir charger mes photos, faire mes articles,… J’avais oublié un détail : Brisbane est le pire aéroport au monde. J’ai donc droit à une demi-heure d’internet. Pas de bol, j’ai quand même 12 heures à attendre…

Du coup, la demi-heure passe et après je dors. Oui c’est bien du coup je me repose, mais je suis bien en retard ^^. Bon alors on dort largement mieux à l’aéroport d’Hong-Kong et même bien mieux aux Philippines…. Oui parce qu’à Bribane ils te laissent la musique toute la nuit et que de la musique déprimante, super quand t’es déjà pas au top et en plus toutes les lumières à fond. Parfait.

Donc pas la meilleure nuit de mon tour…

Mon vol a un peu de retard. Je ne me sens pas mieux. Et bien sûr au moment du décollage, je pleurs encore plus… Je ne passe pas un très bon vol. Je sens juste les kilomètres s’accumuler et m’emmener de plus en plus loin de l’Australie. Je ne sais pas ce que m’a fait ce pays, mais je me sens vraiment mal de le quitter…

Bref, je finis par atterrir à Auckland. Il fait gris, il fait froid et c’est loin de l’Australie… Heureusement que j’ai déjà passé un mois il y a 7 ans dans ce pays, parce que je ne suis pas en mode surmotivée là.

Je récupère mon sac. Je vais voir comment aller au Mont Eden où Chris qui a vécu à Auckland m’a conseillé d’aller.

On me montre le bus. Je monte dedans, on me dit que ce n’est pas celui-là. Enfin c’est celui-là mais c’est le prochain comme celui-là… ah d’accord…

Bon après investigation, c’est juste que le suivant fait moins d’arrêt avant. Je patiente donc un peu dans le froid et la grisaille loin de l’Australie… Quand j’arrive enfin à mon backpacker, il fait presque nuit.

Je m’installe dans le dortoir, je fais connaissance avec une américaine qui est une vraie américaine, c’est rigolo. Elle vient de Los Angeles qu’elle prononce « Elle aye », ne voit pas trop l’intérêt de la Nouvelle-Zélande du nord, elle trouve qu’il n’y a rien à faire à Auckland car il n’y a pas assez de bars et ne connaît pas franchement sa géographie européenne. Bref, une vraie américaine.

Je descends à la réception savoir où je peux manger de l’agneau ce soir (s’il y a bien un pays au monde où faut manger de l’agneau c’est là-bas. Ça donnerait envie à un végétarien de se manger un agneau entier en moins de deux…) : Il y a un indien dans la rue d’à côté mais qui fait des plats à 10$ le mardi et mercredi. Pas de bol. Donc en attendant demain, il me donne l’adresse d’un très bon japonais (Donc pas d’agneau). OK. C’est dans la même rue que le supermarché, il faut que j’achète de quoi manger pour les petit-déjeuners. Je file avec mon petit plan. Ce qui a l’air d’être dans la rue à côté me paraît super loin au final ^^. Je trace au japonais… fermé. Mince. Je fais le tour de la rue : Je trouve un indien à 9$ ahah ! Ah moi le moigneau ! Puis en 5 minutes j’achète deux-trois trucs pour les petit-déjeuners. Je m’emmêle les pinceaux pour payer : les pièces de 2$ néo-zélandaises sont comme dans les pièces de 1$ australiennes et idem pour les 1$ NZ et 2$ australienne.

En rentrant, je cherche de quoi faire le lendemain en dégustant mon agneau : Je trouve une promenade dont j’avais entendu parler, la coast to coast track. Elle part d’une côte, traverse les différents quartiers et parcs de la ville et arrive au centre ville sur l’autre côte.

Avec mes 2 heures de décalage horaire, je ne suis pas super fatiguée mais le directeur de l’hôtel a décidé que les économies d’énergie c’était bien. Il a donc décidé que quand on branche quelque chose, on n’aurait pas de courant pendant plus de 45 minutes… Comme dans la chambre on a un pauvre chauffage électrique… bim pas plus de 45 minutes… Comme on ne va pas se relever toutes les 45 minutes la nuit et que la journée il n’y a personne… ben des pingouins se sentiraient très à l’aise pour venir faire une sieste avec nous.

Je me blottis sous la couette et finis par m’endormir…

Ju

 

 

Cherchez l’erreur…

Hello!

Me voilà à Auckland (J’ai comme d’hab un peu de retard sur le blog 😀 ). Je prends l’avion demain après-midi de Nouvelle-Zélande et je vais atterrir aujourd’hui en Polynésie Française 😀

Je vais vivre un jour 2 fois, si ça c’est pas la classe 😀

 

Sur ce, je continue de rattraper mon retard…

Ju