Australia zoo ou la journée des câlins!

7h30. Pfiou, moi je ne suis plus faite pour me réveiller avec un réveil… Ptit-dej et à 8h je saute dans le mini-bus : Chris me conduit à Noosa Junction, là où part le bus pour Australia Zoo. Et là où il me récupèrera ce soir.

8h45, le bus arrive. C’est impossible de le rater… Un bus avec des photos de koalas et kangourous partout et écrit en gros « Australia zoo ». Je monte dans le bus : Même sur les fauteuils, il y a des silhouettes de kangourous, crocos, koalas, oiseaux,… hihi je suis toute folle. Julie, 4 ans, va au zoo pour la première fois ahah.

1h plus tard, le bus nous dépose devant l’entrée. Ahah je reconnais ^^. Ca fait 7 ans. Je prends un plan à l’entrée, mais je sais très bien où aller pour voir les koalas et pour nourrir les kangourous. Y’a des choses qui ne s’oublient pas !! Evidemment, je commence par les koalas, frustrée de ne pas en avoir vu à Noosa (Bon OK j’en ai déjà vu à Melbourne. Mais ça fait presque 10 jours !!). J’ai de la chance. J’arrive, je suis seule et ils sont presque tous réveillés. Quand on sait qu’ils dorment près de 20h par jour, en avoir 9 sur 10 de réveillés en même temps, ça tient de l’exploit. Bon après quand je dis réveillé tout est relatif… Un koala réveillé, la plupart du temps c’est juste la mâchoire qui bouge pour manger sa feuille d’eucalyptus et les yeux qui luttent pour ne pas se fermer… Mais quelle idée de ne manger que des feuilles aussi ! Et ça fait quoi si je lui mets du Red Bull sur sa feuille au koala ???

Ici, ce sont des koalas du Queensland donc différents de ceux que j’ai vu près de Melbourne. Plus on va vers le sud, plus ils ont un pelage foncé, ils sont plus larges et aussi… plus gros. Ici, ça ressemble un peu à un nounours. T’as juste envie de lui faire des câlins.

A un moment, j’arrive à créer un lien avec l’un d’entre eux : Je le regarde. Il me regarde. Je le regarde. Il me regarde. Je le regarde… et il fait une crotte. Ah. Je vois que je l’inspire.

Puisque c’est comme ça, je m’en vais. Je vais voir les dingos. Eh oui, ce ne sont que des chiens, mais ils sont magnifiques quand même. Ensuite, je file voir les cassowarys. Ah les cassowarys (bon ok je ne sais pas le nom en français. Peut-être que c’est pareil, mais peut-être pas). Je crois que c’est l’animal le plus étrange de cette planète (en compétition avec le platypus peut-être). Alors imaginez un croisement entre une autruche et une œuvre de Picasso durant sa période bleue. Ça y est vous visualisez ???? ça a un corps d’autruche. Mais, ça a une espèce de corne sur la tête. Mais pas une corne genre un rhinocéros ou une chèvre. Non. Plutôt une crête de coq en corne… Après un dégradé du bleu ciel au bleu nuit sur la tête et le début du cou. Le reste du cou est rouge pétant avec 2 trucs rouges qui pendent au niveau du cou… tout frippé. Ça ressemble beaucoup à… ben vous verrez les photos… Un pelage qui ressemble plus à un cuir chevelu d’asiatique qu’à un animal… En tout cas, il doit avoir un super fer à lisser. Des pattes où quand tu les vois, tu te dis qu’il a jamais mis de crème, une belle peau de croco. Et 3 doigts qui se finissent par un gros ongle… Un bec avec des trous dedans (genre un bec à narines). La crête fait à peu près 4 fois la taille de la tête et le cou 8 fois la taille de la tête et un corps énorme… Ajoutez à cela qu’il a 2 trous à la place des oreilles. Et vous obtenez le canon de beauté de mère nature. Et le mieux c’est quand il mange. Il avale tout tout rond. Tu lui files une tomate. Il la met dans son bec et tu vois la tomate descendre le long de la gorge, le bas du cou et paf dans le ventre. Bref, cet animal est méga classe. Ça fait partie des trucs où il faut le voir pour le croire… Ah j’ai oublié : Il n’a pas le regard du mec sympa. Plutôt un peu agressif genre « M’adresse pas la parole, j’aime pas qu’on me fasse c**** »… Il a donc tout pour plaire. Vous pensez que je suis en train de vous raconter des cracs ?? Vous pouvez taper cassowary sur google-qui-ne-se-trompe-jamais ou vous verrez les photos. Avec la description que je viens de vous faire, vous allez le reconnaître de suite !

Je fonce ensuite à la marre aux crocos. Ce zoo est connu notamment pour les crocos. Il était tenu par Steve Irwin et le reste de la famille. Steve Irwin, c’est un peu un fou de crocos… à 9 ans il a attrapé son premier croco. D’autres garçons préfèrent jouer avec des ptites voitures. Lui il s’est dit qu’un animal mangeur d’hommes c’était plus marrant… Les parents ne devaient pas dormir tranquilles tous les jours… Il y a 7 ans quand nous étions à Brisbane, Steve est mort… d’une piqûre de raie. Mouais. Le type il a passé sa vie à jouer avec des crocos qui faisaient 4 fois sa taille, des serpents tous les plus dangereux les uns que les autres et il est décédé d’une piqûre de raie dans le cœur alors qu’il s’amusait à la titiller pour faire un documentaire pour sa fille… Pour vous donner une idée, ça avait fait le même effet en Australie que quand Johnny va nous quitter. Drame national…

Donc ici, on vous apprend à aimer les crocos. Ils ont tous des noms gentils, genre Kelly,… genre je suis un croco sympa, t’inquiète… Les petits d’eaux douces, passe encore. Mais les salties…. Pour moi ce sont des monstres !! Beaucoup trop de dents acérées pas alignées pour que je puisse lui trouver un air gentil. Chaque cage à crocos est entourées de 2 grillages (un ne suffit pas…) avec des panneaux défense d’entrée. Ben faudra pas me le dire 2 fois, parce que les crocos ont un peu un regard « vient par ici si tu l’oses » qui me fait dire que je suis bien moi de ce côté-ci du grillage…

Je vais voir les diables de Tasmanie. A défaut d’en avoir vu en Tasmanie, je pourrais au moins dire que j’en ai vu un… C’est comme les koalas, ils ont eu une maladie qui s’est vite répandu il y a quelques années et maintenant, il n’y en a presque plus…

Je croise un echidna qui se balade dans l’allée… Je le caresse (vite fait, c’est quand même recouvert de piquants, ce n’est pas super agréable à caresser). Et je continue mon chemin vers les kangourous ! Au passage, je m’arrête acheter de la nourriture pour kangourous (mélange de graines, maïs,…). Ah et je vois que je peux réserver pour passer une heure avec un koala… Oh ben faut pas me le dire 2 fois. A 14h j’irai donc papouiller un koala. C’est quand même pas dur de me rendre heureuse : Un câlin de kangourou, un câlin de koala et hop je suis heureuse pour la journée !

Bon je vais vers les kangourous. Ce n’est pas comme un zoo, c’est un énorme champ avec des arbres,… Et les kangourous font leur petite vie ici. A l’entrée il y a un panneau : « Interdiction de courir avec les kangourous »… bon ben Nico si tu me lis…

J’en vois un posé tranquille, je m’assois à côté de lui. Il m’ignore un peu. Je sors le paquet de graines. Je suis sa nouvelle meilleure amie ^^. Il me mange dans la main. Si j’éloigne ma main, il accroche ses ptites papattes sur ma main pour être sûre que je ne parte pas. Je le caresse, je lui fais des papouilles… Je vais voir un autre. Je recommence. Pour plus de stabilité, celui-là va carrément me grimper dessus… Une patte sur chaque genou, le museau dans ma main, je ne risque pas de m’en aller ! Je me retrouve à faire des selfies avec des kangourous. Ça c’est quand même la classe ! Je lui tire le portrait plusieurs fois. Ils ont des cils très longs, des grandes oreilles et un pelage tellement doux^^. ¨

C’est l’heure de nourrir les crocos. Je vais au centre du zoo où il y a une sorte de « stade » avec au milieu une rivière… C’est l’heure du show. Bon ça fait un peu show à l’américaine quand même… Ca commence par les oiseaux de toutes les couleurs qui tournoient autour du stade. Puis arrive les crocos ! D’abord les pitits pour pas faire trop peur tout de suite. Puis les salties. Quand ils les nourrissent, le claquement de la mâchoire qui se referme fait froid dans le dos… Je suis bien contente de ne pas être le bout de viande qui vient d’être balancé.

Après ça, j’ai encore un peu de temps avant mon câlin koala, je décide d’aller voir… les serpents… Alors l’endroit où il y a les serpents, c’est une salle où on t’explique que 9 des 10 serpents les plus vénéneux au monde sont paisiblement installés un peu partout dans le Queensland, mais que ce sont des animaux super sympas… Parce que si tu l’embêtes pas, il ne te tue pas. OK. Moi ma définition de sympa, ce n’est pas que si tu ne m’embêtes pas, je te laisse la vie sauve. Chacun sa définition donc.

Les serpents, c’est un peu comme les crocos, t’es contente qu’il y ait 2 vitres entre eux et toi… Mais malgré tout, tu jettes un coup d’œil de temps en temps histoire de s’assurer que la vitre n’est pas en carton. Il y en a un qui me regarde et me tire la langue… M’en fou j’ai pas peur y’a la vitre.

Et là y’a un truc qui est drôle. J’arrive devant un emplacement où il doit y avoir un serpent mortel. Mais il n’est pas là. Bizarrement, tu ne peux pas t’empêcher de jeter un ptit coup d’œil autour de toi « juste au cas où »…

Laaez c’est l’heure de mon koala. Je sors de chez les serpents, je tombe nez à nez avec un wombat tenu en laisse qui fait un petit tour du propriétaire. Je le caresse. Je l’inspire je pense puisqu’il se met à faire pipi… Après le koala toute à l’heure, je fais un drôle d’effet aux animaux australiens je trouve.

Je rejoins mon « groupe » pour les koalas. Nous sommes 3. Une ado américaine, un anglais et moi. L’américaine est complètement surexcitée (un peu comme toutes les américaines finalement). On nous emmène chez les koalas (donc dans un endroit où il y a des eucalyptus un peu partout) et on nous présente notre koala. Une femelle de 5 ans qui adore les câlins. Ça tombe bien ça ! Celui qui nous accompagne nous explique un peu le mode de vie des koalas. Mais je connais déjà tout ça, je peux câliner le koala ??? ^^ L’américaine commence pendant qu’il nous raconte la reproduction des koalas, leur mode de vie,… Puis c’est mon tour hihi. Alors c’est juste hyper choux. Il faut mettre ses mains à plat l’une sur l’autre au niveau du ventre. Il pose le koala dessus et le koala va mettre tout seul comme un grand ses ptites papattes autour du cou… Et ce n’est que le début…Elle pose la tête dans mon cou… Quelques minutes plus tard, sur mon épaule. Puis elle se frotte la tête dans mon cou. A se demander qui fait un câlin à qui ^^. Evidemment, mon appareil décide que c’est une bonne idée de tomber en rade de batterie à ce moment là… Entre 5 et 10 minutes plus tard, c’est le tour de l’anglais. Puis, le guide nous demande qui reveut un câlin… Euh ben tout le monde en fait ahah. Donc c’est reparti pour un tour. Je repasse 5 minutes à gratter le dos de la peluche qui continue de se frotter dans mon cou. Si ce n’est pas adorable…

Une heure plus tard, on doit dire au revoir à notre koala… Je demande combien d’heures par jour ils travaillent. J’apprends qu’il y a une loi sur le travail pour les koalas (j’en découvre décidément tous les jours). Donc ils ne travaillent que 2 ou 3 heures par jour puis ont un jour de repos. Quand j’étais allée à Lone Pine Koala Sanctuary il y a 7 ans, les koalas travaillaient 2 heures par jour puis avaient 2 jours de repos. Conclusion : Quand t’es un koala, vaut mieux aller bosser à Brisbane qu’à Noosa (A bon entendeur…)

Bon il me reste encore un peu de temps avant l’arrivée du bus donc je vais voir… les koalas ahah. Je rencontre une fille qui travaille ici, on commence à discuter. Elle me laisse caresser les koalas et m’explique qu’avant elle avait un bon poste de manager dans le milieu de la finance, mais qu’elle en a eu ras le bol… Depuis, elle a divisé son salaire par 2, mais elle est complètement surexcitée tous les matins à l’idée d’aller travailler. Pas mal comme reconversion !

Je retourne nourrir et faire quelques câlins aux kangourous. Puis je vais voir les photos qui ont été prises avec le koala. Une photo est incluse dans le package. J’en prends une de plus, ça fait un beau souvenir !

Après ça, je retourne prendre mon bus. 1 heure plus tard, je suis à nouveau à Noosa. Chris m’attend dans le mini-bus. 2 autres personnes du backpackers sont également là. Il a emmené 5 personnes au plus beau point de vue sur Noosa il y a 5 minutes pour voir le coucher du soleil et nous demande si on veut aller le voir également… Evidemment !

La vue y est à couper le souffle ! On voit tout Noosa, la noosa river, l’océan et les « montagnes » (bon ok les collines) aux alentours. Avec les couleurs du coucher du soleil, ça vaut le coup !

20 minutes plus tard, il nous remmène au backpackers. Je papote avec et j’apprends qu’il a un entretien demain à Byron Bay pour un poste dans un resort où il voudrait ouvrir une agence de voyage par la suite. Je lui demande l’adresse comme je compte aller à Byron plus tard et lui souhaite bonne chance !

Dans ma chambre, il y a une nouvelle en plus des israéliens : Caro qui habite… à côté d’Annemasse… Décidément ! Elle fait le ménage ici à partir du lendemain, ce qui permet d’avoir le logement gratuit…

Allez un film sur la terrasse et au lit ^^

Ju

Les hollandais ont inventé la carotte orange!

Bon je me rends bien compte que je n’ai pas fait grand-chose la dernière semaine. Je décide d’aller papoter avec Chris qui a pas mal baroudé en Australie pour me donner quelques idées, notamment pour la plongée. On papote, on papote, (Bon on commence à se connaître vu que tous les matins à 9h30, je me lève pour prévenir que je reste une nuit de plus et c’est toujours lui qui était là la semaine dernière le matin…. Un matin je suis arrivée à 9h35, il m’a même dit : « Ah j’allais venir te chercher je trouvais ça bizarre que tu n’ais pas encore prolongé ce matin ! » Les israéliens sont plus futés. Ils ont commencé à se lever à tour de rôle. Puis finalement à réserver la veille pour le lendemain pour ne pas se lever. Je change ma stratégie, maintenant je fais comme eux !) . Il me donne quelques noms de bonnes compagnies pour la plongée. Je lui apprends que j’étais déjà là il y a 7 ans et je reviens sur les koalas que je n’ai pas trouvé… Il y a eu une maladie il y a 5 ans, ils sont quasiment tous morts à Noosa. Il en reste 5. J’avais donc peu de chance de trouver une de ces adorables boules de poils (bon pour les baleines en revanche c’était juste pas de bol). Je lui dis que je retournerai bien à l’Australia zoo comme j’avais adoré la dernière fois !

Excellente nouvelle. Il a son agence de voyage, du coup il peut me vendre le ticket au tarif étudiant. Si on me demande un justificatif à l’entrée, je n’ai qu’à dire que je l’ai montré à l’agence de voyage. Youhou. 29 ans, me revoilà étudiante. Une sacrée économie. Bon, pas la peine de perdre plus de temps, je prends mon billet pour le lendemain…

Le soir, on va faire un feu de camp sur la plage avec Ville, les 2 israeliens et je rencontre un hollandais dont j’ai oublié le nom (Gloups) et Doug, un anglais qui habite Noosa et travaillait à Dolphins avant. Chamallows grillés, guitare, hamacs, ciel étoilé… Je ne me plains pas.

Je discute avec Ido et le hollandais. On parle de la coupe du monde (normal on est en plein dedans à ce moment-là) et je demande au hollandais : « Mais POURQUOI vous jouez en orange ??? POURQUOI votre couleur c’est l’orange ??? Votre drapeau il est bleu blanc rouge !! » Il n’a pas de réponse. Mais Ido oui. Alors il fût un temps où un des rois des Pays-Bas avait un nom de famille qui signifiait orange. Du coup, monsieur a décrété que ce serait la couleur du pays… C’est allé loin. Parce que figurez-vous… que ce sont les hollandais qui ont inventé la carotte orange. Alors je vous avoue que je suis perplexe. Les hollandais ont inventé la carotte orange. Le hollandais n’est pas au courant de cette histoire, alors Ido nous explique : « Normalement les carottes c’est blanc, rouge ou violet. Mais les hollandais ont inventé la carotte orange comme c’était leur couleur ». Mais non ??? Eh bien… si !!!!!!!!! On sort Google (parce que Google ne peut pas avoir tort), on vérifie et oui, c’est exact. Les hollandais ont inventé la carotte orange…

J’en découvre des choses dans ce tour…

Sur ce, je vais me coucher. Demain, je vais faire des câlins aux kangourous !!

Ju

Noosa, c’est pareil qu’il y a 7 ans mais sans les koalas et les baleines!

Alors est-ce que la nuit m’a portée conseil ? Non. Raté. Mais elle m’a apporté un super cadeau : Je me suis réveillée en pleine nuit avec une énorme douleur au genou. Ohoh. Plus de plan et plus de genou. J’ai mal au dos aussi. Et je suis fatiguée aussi. Il faut prendre les décisions qui s’imposent. Je mets le réveil à 9h30, l’heure du check-out, et je me lève pour aller payer pour une nuit supplémentaire et je refile me coucher. J’essaie de continuer de dormir, mais à chaque fois que je bouge, la douleur au genou me réveille… Tant pis pour le dodo. 11h, je me lève pour choper la navette. Faut que j’achète à manger. Je ne sais pas pour combien de temps. Je vais prendre pour 2 ou 3 jours on verra bien. Je fais mes achats en boitillant… Je vous passe le suspens : Je passe les 3 jours qui suivent à regarder des films, des séries et à me lever uniquement pour aller me faire à manger ou me poser dans le hamac au soleil (oui maman et aussi pour me doucher, laver mes quenottes,…^^). Ouh que c’est palpitant tout ça.

Bon au bout d’un moment, je finis quand même par me réveiller sans douleur au genou. Youhouh. Une petite victoire. Sauf que comme je suis un peu débile et que je n’en peux plus de rester sans bouger (après les 5 derniers mois, passer 3 jours sans bouger, c’est de la torture…)… je décide donc… pour me changer les idées… accrochez-vous bien, cette idée est brillante… d’aller courir sur la plage. Courir avec un genou cagneux sur du sable mou. L’idée du siècle, je vous avais prévenu. Là aussi je vous passe le suspens, une demi-heure plus tard j’ai bien mal au genou et je rentre presqu’en boitant.

Il y a 2 israéliens dans ma chambre, Ido et Nathan (retenez^^) . Ils rentrent de leur journée, me demandent ce que j’ai fait… « je suis allée courir ». « ben t’avais pas mal au genou ? »…. Je me sens aussi futée et maligne que Cachou qui arrivait à tomber du canapé en se retournant dans son sommeil (Cachou mon chat donc. Donc non un chat ne retombe pas toujours sur ses pattes. Quand il dort, il s’étale lamentablement et file ensuite se cacher pour toute la journée tellement il a honte. Ben moi c’est un peu pareil là. Je suis pas trop fière de moi…et j’irais bien me cacher mais si vous êtes déjà allés en dortoir, ce n’est pas possible). Donc je me fais disputer. Mais bon, c’est pas facile aussi de ne pas aller faire de footing quand on habite à côté de la plage. Y’a les vagues, les surfeurs, les dauphins, les baleines, le coucher de soleil,… ça me change du point de vue sur les Alpes durant mes footings dans le pays de Gex. Vous savez ce qu’on dit… same same but different…

Bref, je vais me coucher, j’ai mal au genou. Je me relève, je n’ai plus mal au genou… Je vais donc faire une rando ^^ (Non je n’apprends pas de mes erreurs^^ ou alors je n’ai juste pas envie de rien faire). Le parc national de Noosa est magnifique, du coup je me prépare une salade et hop je pars faire la rando qui longe la côte et passe par Alexandria Bay. Une plage nudiste. Mais une des plus belles plages au monde ! Je m’en rappelais d’il y a 7 ans, donc je voulais la revoir… Je me tape une montée infernale depuis sunshine beach. Mais le point de vue en arrivant vaut le coup… J’attaque ensuite la descente et arrive à Alexandria Bay^^. Ahhhhhhhhhhhhhhhh toujours aussi beau !! Et ça va, il n’y a pas foule aujourd’hui, donc je n’ai pas le sentiment d’être trop habillée avec mon short et débardeur. Bon je croise quand même un type lui aussi en train de faire la rando… il a donc son sac à dos et… c’est tout… Chacun son style pour la rando. Moi je suis bien avec mon short ^^. Je reste un moment à regarder les surfeurs. Je cherche désespérément des tortues (Elles viennent se reposer sur les rochers). Mais non. Ce ne sera pas pour aujourd’hui !

J’attaque la montée suivante qui mène à un autre point de vue complètement dégagé. Splendide… J’ai une vue de plus de 200° sur l’océan… Du bleu partout à l’horizon. Je guette à nouveau les tortues en contrebas. Toujours pas. Je guette les baleines… Non plus. Ben mince alors… Je suis la côte et finie par me poser sur un banc pour manger ma salade…toujours en cherchant les baleines. Mais elles ont décidé de se cacher aujourd’hui ! Grrr !!

Je continue mon ptit bout de chemin et finis par arriver à Dolphin Point. Bon au moins lui il porte bien son nom, j’ai au moins vu des dauphins durant cette rando ! Enfin !!!! Du coup, je me pose un moment pour les regarder sauter dans les vagues… Quelques minutes plus tard j’arrive à Noosa centre. Je lève les yeux pour scruter les koalas dans les eucalyptus. On en trouvait à chaque fois qu’on venait à Noosa. Mais là… Eh ben rien ! Ils sont partis faire un pique-nique avec les tortues et les baleines !!

Au centre, je reconnais direct chaque endroit… La plage principal… Le glacier (j’en profite pour prendre une glace après ma rando. Elles sont toujours aussi bonnes ^^)… Et surtout le restaurant de sushis !!! C’est le premier sushi train que j’avais fait. Il y a toujours les assiettes de chaque couleur collées au mur avec le prix pour chaque assiette. Rien n’a changé. Ça fait bizarre de se retrouver 7 ans plus tard au même endroit et se rendre compte que les souvenirs étaient intacts !!

J’ai une demi-heure avant de récupérer la navette, j’en profite pour aller me poser à la plage. Pas beaucoup de vagues aujourd’hui mais ça reste chouette !! (25°C en hiver, pas un nuage…. Pas de quoi se plaindre ! Enfin si !!! Elles sont où mes baleines et mes koalas ????)

Je récupère la navette. Je rentre. Ido et Nathan rentrent aussi. En me voyant : « Maman !!! » Eh oui… ils ont 25 ans. J’en ai 29. Ils m’ont donc surnommés maman ^^. Ahah… La jeunesse est cruelle ! Je passe les 3 jours qui suivent à enchaîner toutes les randos du parc national et à aller faire mon footing tous les soirs avec Nathan au coucher du soleil. Ido cuisine pendant ce temps. On rentre, on s’échange des petits plats, des desserts et surtout on se troque des Tim Tam. Ils me font découvrir le Tim-Tam caramel beurre salé.. sacrilège, quelle erreur ! Les autres était déjà excellents. Mais alors au caramel beurre salé…. Huuuuuuuuuuuuum !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je m’en lèche les babines.

J’essaie d’apprendre à Ido à manger les Tim Tam correctement (En aspirant le thé au travers !) et surtout proprement…. Mais c’est pas gagné… Il le trempe dans le thé, aspire. Jusque là tout se passe bien… Sauf qu’il met toujours trop de temps après pour le manger et il veut le manger en plusieurs fois… ce qui est impossible puisqu’il fond rapidement de l’intérieur… Bon du coup, il en fout toujours partout. Avec Nathan, on désespère un peu…

Les soirs, on regarde des films. Il y a une télé sur une terrasse extérieure, on est installé sur des poufs. On est tout un petit groupe. Il y a Nathan le canadien et Ville le finlandais en plus des israéliens et moi.

Ça me fait bizarre de regarder Good Morning Vietnam. Ca me paraît si loin le Vietnam… !!!

Voilà donc ma première semaine à Noosa qui s’est écoulée tranquillement… La deuxième arrive hihi (plus active rassurez-vous ahah).

Ju

Quand tout tombe à l’eau!

Je me fais une mini-grasse mat (10h), je me lève pépère, je me prépare un ptit dej de compet (muesli yaourt ahah) et je regarde tranquillement comment me rendre à Hervey Bay le lendemain, pour rejoindre Peter avec lequel j’embarque sur un bateau pour plonger (Peter que je ne connais pas donc… Mais il y a déjà eu des commentaires positifs sur le site woofing, donc c’est bon, ce n’est pas un tueur en série). Je regarde un peu toutes les possibilités, je vais demander des conseils à la réception aussi. Je trouve plusieurs bus pas trop chers, donc j’écris à Peter pour savoir à quelle heure il arrivera à Hervey Bay… 2 heures plus tard, j’ai ma réponse… Il a eu un problème avec le bateau et a 10 jours de retard… Si c’est toujours bon pour moi dans 10 jours je peux le rejoindre à Hervey Bay…

Ah…

Euh…

Ah ben c’était pas prévu qu’il y ait un problème avec le bateau. Pfu, c’est po juste, j’avais trop hâte de plonger tous les jours avec les baleines et tout. Pfu. Nul ce bateau.

Bon alors non seulement je suis déçue, mais j’ai surtout un autre problème : « Et maintenant… je fais quoi ??? »

Bon. Je me dis « Pas la peine de te prendre la tête. Y’a des milliers de trucs à faire en Australie, je ne risque pas de m’embêter ». Oui mais voilà, entre la fatigue des 5 derniers mois en Asie et surtout du trek en Tasmanie… Je suis E-PUI-SEE. Ou devrais-je dire E-REIN-TEE ??? J’en sais rien mais l’idée est la même, je suis un peu à cours d’énergie pour rebondir là tout de suite maintenant…

Bon bon bon…. Bien bien bien. Je vais prendre les choses comme elles viennent. Mouais, j’ai quand même un coup au moral, je ne vais plus avoir le temps de trouver du woofing, la plongé coûte super chère… Pfu.

Bon la journée se termine. Je suis DE-PI-TEE. Ou PER-PLE-XE !

En plus j’avais acheté à manger que pour hier soir et le ptit-dej. Il fait nuit donc je commence à avoir faim.

La dernière navette est déjà rentrée. Je ne connais pas encore ce coin de Noosa, donc je file à la réception pour demander où je peux trouver à manger. J’y rencontre Chris (commencez à retenir les noms, les personnes rencontrées à partir d’aujourd’hui vont rester dans ma vie de globetrotteuse un petit moment !) qui bosse ici. Il me demande si ça va. Euh. Ben je ne saurais trop quoi répondre. Alors je fais une petite moue pas trop boudeuse mais pas hyper réjouie non plus. Je lui demande où je peux trouver à manger et pour le lendemain, je demande où se trouve la plage. Alors la plus proche est à à peu près 1 minute à pied ^^. Tout comme le Fish and chips qu’il me conseille et qui se trouve sur le même chemin.

Parfait, c’est la pleine lune. Je vais prendre un fish and chips et aller me poser sur la plage tranquillement. « Les marées sont fortes en ce moment, fais attention de ne pas te faire embarquer ». Oui ce serait pas de bol, effectivement.

Hop c’est parti. Super conseil, le fish and chips est excellent. Je déguste ça en regardant et écoutant les vagues dérouler en face de moi…

Je rentre et je vais me coucher. Il paraît que la nuit porte conseil. On verra ce qu’on verra !

Ju

Le jour où mon sac s’est fait la malle…

Je me réveille en même temps que les dernières de ma chambre ne rentre de leur soirée dans leurs tenues distinguées et leur maquillage raffiné (ce fût donc sarcastique), je ferme mon sac en silence (pendant qu’elles elles hurlent et réveillent les autres…) et je m’éclipse pour choper mon bus à 6h00 pour l’aéroport.

Je m’excuse : Rien de bien palpitant avant mon vol… Je vais à la borne, j’imprime mon billet et mon truc qu’on appellera un autocollant pour le sac en soute (comme d’hab je ne le mets pas droit… coller des autocollants ne sera donc pas un talent caché découvert durant cette aventure…), je mets mon sac sur le tapis roulant. Comme d’hab je le regarde partir en priant intérieurement pour qu’il ne se perde pas en route… Je file mon passeport et mon billet pour passer les contrôles. Comme d’hab, tout le monde s’en tape le bourrichon, je passe même avec ma bouteille d’eau, comme d’hab… Je la montre au monsieur « Faut que je la jette ? » « non non c’est bon » avec une tête « Mais pourquoi elle me dérange celle-là avec sa bouteille… ? » (bon c’est un vol domestique hein… mais quand même pas une fois on va regarder mon passeport…)… et je me retrouve en salle d’embarquement à poireauter en triant mes photos…

J’embarque… toujours rien d’anormal. Tout se passe bien. Les gens ont l’air normaux. Le vol est à l’heure… Je commence à avoir des sueurs froides… Ce n’est pas normal tout ça. Quelque chose cloche. Pourquoi il ne m’arrive rien ?? et surtout qu’est ce que je vais pouvoir vous raconter ??

On atterrit… A l’heure donc… Pfu cette journée commence presqu’à m’ennuyer ! Bon il fait 25°C, il devait en faire 10 ce matin à mon réveil, je suis beaucoup trop habillée. Je descends de l’avion, l’aéroport est aussi petit qu’à Darwin et Hobart, je file aux toilettes pour me changer le temps que les bagages soient déchargés. 5 minutes plus tard, je me dirige vers le seul et unique tapis de l’aéroport. Je vois mon sac, seul sur le tapis… qui sort comme un grand dehors sur son tapis roulant. Cool, je n’ai plus qu’à attendre qu’il revienne et hop je saute dans le premier bus pour Noosa (on y allait régulièrement en week-end, j’ai tellement hâte d’y retourner j’adorait cet endroit !)… Trop simple tout ça.

Mais voilà. Ce qui devait arriver arriva. Parce que sinon c’est pas drôle. Vous vous ennuyez. Moi je panique à l’idée que vous vous ennuyez… Donc voilà voilà… le tapis s’arrête. Mais mon sac n’est pas revenu lui. Il est coincé quelque part dans un autre monde, je ne vais pas grimper sur le tapis pour aller voir où il est parti… Euh. Bon alors celle-là je ne l’avais pas vu venir… Je regarde un peu autour de moi, y’a pas grand monde dans ce mini aéroport… Je vois une flèche qui indique un point info… Je le suis et je suis un peu embarrassée au moment d’expliquer « Alors euh y’avait mon sac sur le tapis, le sac est parti et bam le tapis s’est arrêté… vous savez pas où mon sac est parti ??? » « Mais vous étiez où pendant tout ce temps ? Les bagages passent 3 fois sur le tapis et après ils sont emmenés » « Alors je suis partie aux toilettes me changer, je suis sûre de n’avoir pas mis plus de 5 minutes… » « Ah oui mais 5 minutes ici ça suffit pour que les bagages passent 3 fois »… Elle est gentille et rigolote la petite dame mais moi je veux juste savoir où est mon sac… « Donc après qu’ils soient passés 3 fois ça part où ? » « alors il vous faut sortir de l’aéroport des arrivées, aller à l’aéroport des départs, trouver le guichet Tiger Air et votre sac sera là ». Mon sac st donc reparti comme un grand au hall des départs. Logique imparable, il vient juste de descendre de l’avion… Bon OK… Alors le hall d’arrivée est minuscule, chaque partie de l’aéroport set minuscule (départ domestique, enfin un hall par compagnie, départ internationaux (idem), arrivée domestique,…) mais aucune ne communique entre elle et bien sûr c’est super bien indiqué. Surtout Tiger Air. Donc j’ai bien un hall Qantas, un Jet star et tout ça. Mais Tiger Air, lui il n’est pas sur les panneaux… Je rentre dans chacun pour regarder les noms des panneaux au-dessus des guichets… toujours pas de panneaux Tiger Air. Bon OK. Je refais donc le trajet en sens inverse et je retourne au point d’info du hall d’arrivée domestique voir ma ptite dame bien sympathique « Alors je n’ai pas trouvé » (Ouais j’ai réussi à faire le tour de l’Asie du Sud Est, mais alors votre panneau qui doit se trouver à 50 mètres d’ici je n’ai pas réussi à mettre la main dessus…) « Ah oui c’est parce que Tiger Air n’as pas son nom sur le guichet. » (Passons sur le fait qu’elle n’ait pas jugé important de me le signaler la première fois… elle m’a quand même envoyer chercher un panneau Tiger Air… qui n’existe donc pas…) « Ben alors c’est où ? » « Alors en fait, comme ils n’ont pas beaucoup de vols, ils n’ont qu’un seul guichet… quand il y a un vol ils vont à un guichet de libre et accrochent leur panneau ». OK donc pas de vol pas de panneau. OK. Mais mon sac ??????????????????? Alors du coup elle m’indique un autre endroit, elle me précise bien qu’il n’y aura pas de panneau. OK.

Je ressors, je vais aux départs domestiques Qantas où devrait peut être se trouver des gens de Tiger Air. Je fais la queue à un guichet au hasard… Chacun s’enregistre. C’est mon tour. « Passeport s’il vous plaît ? » (pour une fois qu’on me le demande… notez l’ironie…) « Euh non je viens chercher mon sac… en fait je viens d’arriver de Melbourne, mon sac a fait 3 fois le tour et est reparti. Apparemment faut que je vienne le rechercher à un guichet Tiger Air mais comme y’a pas de vol, y’a pas de guichet Tiger Air donc on m’a envoyé ici » (Honnêtement je m’attends à ce qu’elle explose de rire ou écarquille un peu les yeux. Mais non. Elle se lève, me fait signe d’attendre et reviens 2 minutes plus tard… en traînant mon sac (trop lourd pour être porté me dit elle un peu gênée… m’en parle pas !!!). Pfiou. J’ai rarement été aussi soulagée de le revoir mon fidèle compagnon. Je la remercie, je mets ma maison sur le dos et je retourne… ben au point info pardi ! Maintenant faut que je trouve un bus « Ah ben vous avez retrouvé votre sac » mouahahah. Oui merci beaucoup… Je demande le prochain bus pour Noosa. « Ah c’est dommage depuis que votre vol est arrivé vous en avez loupé 3 d’affilé » ahah. Oui c’est dommage. « Le prochain est dans 2 heures… » Tout ça à cause de mon sac qui s’est fait la malle…

Elle m’indique l’arrêt du prochain bus pour Noosa. Un banc donc. Je me pose, je constate avec plaisir que je capte le wifi, donc je m’installe et m’occupe pendant 2 heures… La fille m’a dit que le ticket coûterait 6$, il en coûte 11$. J’en déduis donc que le panneau I au-dessus du stand voulait dire Inutile et non pas Information. Je ferai attention la prochaine fois ^^.

Dans le bus, j’appelle mon backpacker pour dire à quelle heure j’arriverai à Noosa Junction. Bonne nouvelle, le bus du backpacker sera justement là à cette heure-là pour me ramener, pas besoin d’attendre. Ah. Ouf.

Tout se finit bien, une heure plus tard, je descends du bus, 5 minutes plus tard je trouve le mini-bus et rapidement je me retrouve à l’hôtel. Excellente surprise en arrivant ! J’arrive dans une petite cour intérieure pavée avec des tonnes de planches de surf, bodyboards, table de ping-pong, billard, des hamacs, des poufs pour s’allonger un peu partout… Je vais récupérer ma clé : Les chambres sont en fait des petits appartements : Il y a 2 chambres avec 5 personnes par dortoir à chaque fois regroupé dans un appart avec salon et cuisine toute équipée… A 5 minutes de la plage… Bon.. Bien bien, dommage que je ne reste que 2 jours !

Je pose mon sac (ou devrais-je dire mon sac adoré que je ne cesse de regarder avec amour depuis toute à l’heure !! « Sil te plaît ne me laisse plus !!!!!!!!!!!!!! »), je file faire des courses (youhouh), je rentre me faire à manger et voilà il fait déjà nuit… Vivement demain  😀 .

Ju

Melbourne: La journée sur la magique Great Ocean Road avec des koalas et la soirée entourée de pingouins…

Avec l’américaine on se réveille à 5h30, en même temps que la dernière irlandaise qui rentre se coucher. Au moins celle-là ne nous aura pas réveillées pour rien… Je suis censée partir à 6h et l’américaine à 6h30. Pourtant à 6h15 toujours personne…. Je ne peux m’empêcher de repenser à Darwin et de me dire « mince on va encore m’oublier en pleine nuit sur le trottoir ». Pfu y’en a ras le bol qu’on m’oublie sur le trottoir ^^. Je retourne à l’intérieur de l’hôtel :  « On aurait dû me récupérer il y a 20 minutes, mais toujours personnes, c’est normal ? » Comme à Darwin on me répond de ne pas m’inquièter…

6h30, comme prévu l’américaine est récupérée. Pile à l’heure. Bon. Pas de panique… je poireaute…

Et donc à 6h45, enfin mon minibus arrive… La fille me dit « Ben c’était bien prévu 6h45, on t’avait dit un autre horaire ? » mouarf. C’est pas grave, le principal c’est que cette fois le minibus soit là ahah.

Bon on va récupérer d’autres personnes au centre de Melbourne et ensuite on file parce que la Great Ocean Road, ce n’est pas juste à côté, il y a une heure et demi de route…

Alors tout le monde en profite pour roupiller un petit peu… On est une petite dizaine dans le mini bus. La conductrice est vraiment super sympa, on devrait passer une bonne journée.

Une heure et demi plus tard on s’arrête au tout début de la Great Ocean Road. Il y a une aire avec un accès à une plage où on peut voir quelques surfeurs courageux (ouais ça caille dans le sud de l’Australie en hiver… alors tout est relatif. Par rapport à la Tasmanie et la Suisse, il fait bon ici. Mais de là à aller surfer, peut être pas quand même ! Moi je garde mes orteils sur la terre ferme !). On s’arrête pour boire un thé et pour accompagner notre boisson… Des Tim-Tam !!! Miam miam ^^.

On roule un bon quart d’heure et on arrive à l’arche « Great Ocean Road » qui marque le début officiel de cette route… Sur le parking des policiers attendent. Ils font régulièrement des vérifications sur les véhicules touristiques. Chaque conducteur de véhicule touristique a un logbook. Il doit s’arrêter tous les 100 km et doit inscrire chaque pause dans ce logbook. Lors des contrôles de routine, les policiers vérifient tous les aspects sécurité du véhicule mais aussi ce logbook. Sauf que pour la première fois, notre conductrice a oublié son logbook… Le policier lui met donc une amende de…600$ (500 euros…) pour un oubli ça fait mal !!!!!!!!!!!! Ils appellent le commissariat pour faire vérifier son permis de conduire… ils ne la trouvent pas dans le système de données…. Elle risque 600$ d’amende supplémentaire… Mais ils sont sympa, ils appellent l’agence de voyage pour laquelle elle travaille qui leur envoie tous les justificatifs… ce qui permet de montrer que c’est leur système qui a un problème, elle a bien son permis… Bon du coup ce ne sera que 500 euros pour le logbook… La pauvre, elle est toute chamboulée et nous on est tout embêtés pour elle parce qu’elle est vraiment extra et adorable.

Bref, elle reprend ces esprits et moi je découvre l’histoire de la Great Ocean Road. Alors accrochez-vous bien… vous voyez les monuments aux morts qu’on voit un peu partout dans nos filles françaises ? Ben eux leur monument aux morts suite à la première guerre mondiale, c’est une route de 243 km de long qui rapporte 1,5 milliards de dollars annuellement. Avouez qu’ils sont futés ces australiens !

Alors en fait…. Quand la Grande-Bretagne entra en guerre contre l’Allemagne lors de la première guerre mondiale, l’Australie s’y est retrouvée mêlée forcément puisqu’elle fait partie de l’Empire britannique. Du coup, les soldats australiens sont partis au front… Ce que j’ignorais, c’est que c’est l’Australie qui a perdu le plus d’hommes au combat de toute l’armée de l’empire britannique… L’Australie a perdu 65% de ces hommes… Donc ceux qui sont rentrés, ils étaient choqués, déprimés et il fallait leur trouver une occupation. Au gouvernement, ils se sont dit « Et si on leur faisait faire une route ? Ils seront ensemble, ça les occupera un moment et en plus, ça sera utile par la suite d’avoir une route à cet endroit. Tout le monde sera gagnant. Ça a quand même permis d’occuper 3000 soldats. Bon comme d’hab l’ingénieur projet s’est un peu planté. Il avait prévu que les travaux allaient durer 11 mois. Ca a finalement duré 14 ans…

L’arche où nous avons pris des photos est le 4ème arche. Entre les incendies, les tempêtes,…

Nous passons Lorne. Il y a chaque année une des plus importantes compétitions au monde… à l’australienne. Il faut nager 1,2 km, puis sortir de l’eau, courir vers le pub et descendre une pinthe le plus vite possible…. Une compet à l’australienne quoi. Les fonds récoltés vont pour les sauveteurs australiens, qui sont bénévoles.

On continue et on traverse une ville que l’on appellera la-ville-dont-j’ai-oublié-le-nom… parce que j’en ai effectivement oublié le nom. Une fois de plus une anecdote à l’australienne. Il y a quelques années, il y a eu un énorme incendie (ouais bon jusque là rien d’extraordinaire c’est un peu récurrent ici). Sauf que…. Seuls 3 bâtiments ont été sauvés des flammes. Le premier, excellent, c’est une maison d’architecte… Elle est sur un piloti, du coup tellement en hauteur qu’elle n’a pas été atteinte par les flammes. Deuxième bâtiment sauvé : Le phare. Jusque là rien d’anormal. Plus original et tellement australien, le 3ème bâtiment sauvé ? Le pub du village ^^. Eh ouais plutôt que d’aller sauver les maisons ils ont sauvé le pub. Beaucoup plus important. Tout est question de priorités dans la vie !

Un quart d’heure plus loin, on s’arrête à une réserve d’oiseaux… on peut les nourrir… Je prends un petit sachet de graines. Pas le temps de l’ouvrir j’ai déjà 2 oiseaux verts pétants sur la main (des oiseaux magnifiques hein, je ne suis pas en train de nourrir des pigeons, faut pas abuser non plus….)… Bon je les pousse un peu parce que si je n’ouvre pas le sachet personne n’aura à manger… J’en prends une poignet… J’ai maintenant un perroquet rouge sur la tête, deux verts sur la main… qui commencent à se pousser et à se filer des coups de becs pour être seuls sur ma main… j’approche mon autre main… C’est bon j’en ai un dans chaque main ils arrêtent de se battre. Par contre le rouge sur mon crâne a peur des verts et il décide donc de rester sur ma tête, en espérant qu’un jour une place se libère… Il finit par se lasser et repartir. Les verts mettent un peu de temps à picorer au bout de 15 minutes je me dis que s’ils ne passent pas la seconde je vais repartir avec un demi sac de graines. Et moi les graines pour oiseaux ce n’est pas mon truc. Du coup, je vis un animal beaucoup plus efficace: Le canard. Il est imbattable, en 15 coups de bec à la seconde, il te vide un quart de ton sac de graine. J’en écoule une partie de mon stock avant de repartir vers les oiseaux. Ben oui , des canards j’en ai partout à l’étang à côté de chez moi, c’est pas super exotique, en plus il me met de la boue partout… J’ai à peine le temps de me relever que j’ai à nouveau 3 oiseaux sur moi. Un commence à me pincer le doigt! Non mais je rêve! Je le nourris il m’attaque!!! Quelle logique. Du coup celui là je le vire, non mais oh! Je regarde la fille en face de moi, elle s’est bien fait croquer le doigt, elle saigne et pas qu’un peu!!!!! Alors je fais bien attention, le premier qui me pince, il n’a qu’à aller chercher des graines ailleurs!

Bon il faut retourner au van et j’ai encore un peu de graines. J’ai la technique, je retourne vers le canard qui me liquide ça en 2 temps 3 coups de bec et je remonte dans le van la main couverte de noue… Merci le canard!!

On roule encore un peu et on va s’arrêter pour manger à un phare. C’est super joli. Je me croirai un peu en Ecosse ^^. Bon je ne suis jamais allée en Ecosse mais c’est un peu comme ça que je me l’imagine. Un phare tout au bout en haut d’une falaise et tout autour de grandes étendues d’herbes vertes et les vagues qui s’écrasent régulièrement sur les rochers… On mange là, on monte au phare après manger. Je rencontre le Cap’Tain qui est responsable du phare, m’explique comment savoir s’il va pleuvoir dans 1q minute, 30 minutes, 1 h, 3 h ou 10 jours en regardant les nuages et essaie de me caser avec un allemand qui passe par là. Il me fait assez rire ^^.

Après ça, on part à la recherche de koalas. Moi j’aime bien les koalas ^^. J’apprends pas mal de choses, bon que je savais déjà pour la plupart (merci le cours sur les animaux australiens il y a 7 ans eheh), mais ça fait du bien de se rafraîchir la mémoire. Comme vous n’étiez pas là il y a 7 ans, koala c’est un terme aborigène qui signifie « qui ne boit pas d’eau ». IL y a un peu un mythe autour du koala qui ne boit pas. Bon en réalité ce n’est pas tout à fait exact, il boit en très petites quantités et il a principalement l’eau dans les feuilles qu’il mange. Pour les bébés, c’est comme pour les kangourous. Le fœtus sort de l’utérus aveugle et quand il fait la taille d’un haricot noir. Sa maman lui met un peu de salive pour tracer le chemin jusqu’à la poche, mais sinon il doit se débrouiller comme un grand pour atteindre la ptite popoche. Une fois dans la poche, il va s’accrocher à une mamelle et s’empiffrer pour les 6 mois à venir. A 18 mois il sera enfin indépendant (versus 18 ans pour les humains et encore… on est lent quand même !) Sinon les koalas sont des petits êtres exigeants. Il y a des centaines de sortes d’eucalyptus, mais ils ont décidé qu’ils n’en aimaient qu’une douzaine… dont 3 se trouvent en Australie du Sud (Donc là où je me trouve à ce moment-là). Si on ajoute à cela que pas mal d’entre eux se font écraser par des voitures (un koala ça dort 18-19 heures par jour donc c’est pas l’animal le plus réactif au monde…) et qu’en plus de ça ils mangent les arbres jusqu’à ce que mort s’en suivent (mouais elles sont féroces ces bêbêtes, on ne dirait pas comme ça, mais les forêts que nous traversons sont presqu’à moitié des eucalyptus morts tués par les goinfres koalas) donc il y a de moins en moins d’eucalyptus qu’ils affectionnent et qu’en plus pas mal d’entre eux ont le chlamydia donc ont des difficultés à se reproduire…. On comprend mieux pourquoi leur espèce est menacée.

On s’arrête pour partir à leur recherche… ce n’est pas très compliqué. Tous les 2 eucalyptus on trouve un koala. Y’en a partout !!! Comme d’hab la plupart dorment. C’est sûr que 19h de sommeil par jour, ça ne laisse pas beaucoup de chance de les voir éveillés ! Mais quand on ne mange que des feuilles, forcément on n’amasse pas des masses d’énergie.

On en trouve un ENORME, tout au bout d’une toute petite branche…. Ej vois la branche qui bouge, qui penche… mais il est fou ce koala…. Ah… il veut sauter sur la branche de l’arbre d’à côté… qui est super loin et super fin également. Un s’écrie « Il va sauter !! » « Non ne saute pas mon pote », d’autres qui s’écrient « Si vas y saute ! » « non ne saute pas tu vas mourir ! » ça dure 5 minutes… Finalement, le groupe « Non saute pas tu vas mourir ! » l’emporte… enfin presque… il a effectivement sauté, s’est agrippé de justesse à la branche qui a bien plié sous le poids mais il s’en est sorti indemne. Le koala dodu a survécu ! Ouf !

Bon les 2 groupes de supporters reprennent place dans le van et on repart…. On arrive aux 12 apôtres, l’endroit le plus connu de cette route mythique. Les 12 apôtres sont des aiguilles de calcaire qui se sont formées par l’érosion et l’avancée de la mer. Bon on les appelle les 12 mais c’est un peu une arnaque y’en a que 8, le 9ème s’est effondré en 2005. Il se met à pleuvioter, mais c’est vraiment magnifique… On voit ensuite le London Arch, une arche naturelle de calcaire…

Après ça on descend sur une petite plage pour avoir un autre point de vue, puis je file m’acheter un chocolat chaud parce que ça caille !

La nuit commence à tomber, on commence doucement à regagner Melbourne…

On s’endort rapidement tous dans le van…

Quand on rentre il fait nuit noire… Je mange un peu de ma salade de riz et je file demander à l’accueil le chemin pour aller voir… les pingouins ^^. EH oui, ce n’est pas pour rien que j’ai choisi Saint Kilda, je veux voir les pingouins !!

Je me tape 15 bonnes minutes de marche. J’arrive sur la fameuse jetée. Comme indiqué je marche jusqu’au bout…. Et je tombe sur une grille… avec un panneau qui indique qu’en gros faut laisser de l’intimité aux pingouins donc on est prié de ne pas dépasser la grille…. Grr !!! Ben comment je vais voir les pingouins alors ??? Je suis toute triste… j’en aperçois à travers la grille, mais il fait nuit noire je les devine de loin… Pfu. Bon tant pis.

Je commence à faire marche arrière et dans les rochers j’entends un bruit…. Je m’approche doucement…. UN PINGOUIN !!!!!!!!!! Youhou ! Là juste là à 3 mètres de moi. Je m’approche. J’entends un autre bruit à mes pieds cette fois ! Un autre pingouin ! Mais… Mais… y’en a partout ! Ben oui les pingouins ils s’en tapent de la grille, la plupart sont derrière, mais d’autres sont un peu plus aventuriers et viennent voir ce qu’il se passe de l’autre côté ! Je m’assois sur un rocher, je ne fais plus de bruits… Petit à petit les têtes sortent et je me retrouve encerclée de pingouins. C’est assez surréaliste ^^. D’ailleurs je fais une découverte : Un pingouin ça fait des bruits très bizarres… Attention accrochez vous dans la prochaine vidéo que je vais vous faire. Mon plus gros problème c’est d’essayer de ne pas exploser de rire quand ils se mettent à hurler, sinon ils vont tous fuir… Mon second plus gros problème c’est d’essayer de ne pas exploser de rire quand ils sautent de caillou en caillou…. Vous avez tous déjà vu des pingouins marcher dans des films ou à la télé… Moi je suis toujours morte de rire. Ben en vrai, c’est pareil. A chaque fois j’ai le petit suspens « Est-ce qu’il va atteindre le caillou ou est-ce qu’il va se planter ? » et ce qui me fait le plus rire c’est que j’ai l’impression qu’eux aussi ils sont pas méga sûrs… ils attendent toujours 5 minutes en se dandinant avant de sauter « Bon j’y vais ou j’y vais pas ? allez je peux l’avoir. En fait non peut-être pas… ».

De la jetée on a toute la vue sur le centre de Melbourne… C’est bizarre d’être entouré de pingouins face à un gros centre ville aux buildings illuminés… Pour moi c’est toujours le mélange nature-ville australien que j’adore.

Impossible de dire combien de temps je suis restée avec mes pingouins mais j’en ai bien profité. Je les ai bien mitraillé aussi les pauvres, j’avoue sans flash je voyais rien…

En repartant je vois des gens qui se dirigent vers la grille et sont tout dépités alors je les emmène pour leur montrer où ils se cachent… je dirige une bonne dizaine de personnes en 5 minutes, je devrais peut-être faire payer la visite ^^.

Je repars toute contente… mais en arrivant dans la chambre je me dis que je ne vais pas pouvoir partager ma journée avec mes colocs, elles sont en train de se préparer pour leur soirée. Ça va sûrement leur prendre la moitié de la nuit. Et moi les problèmes existentiels « j’ai bien mis mon fond de teint ? » , «  est ce qu’elle me va bien ma robe ? » (Alors que ça saute aux yeux que….non), ben après avoir passé une heure encerclée de pingouins je vous avoue que ça me passe un peu au-dessus. Tant pis je garde mes images de pingouins pour moi et file voir mes mails : J’ai eu une réponse du site de Woofing : Un bateau qui passe à Hervey Bay en fin de semaine, je pourrais embarquer là et plonger toute la journée. Contrairement au woofing classique je ne travaille pas sur le bateau, je partage juste les coûts et en échange je peux plonger, manger, dormir. 30$ pour tout ça par jour c’est clairement pas cher payé. Je suis toute contente, je regarde les vols pour la Sunshine Coast, si je pars demain je peux aller passer 2 jours à Noosa avant de rejoindre Hervey Bay. Noosa, c’était un peu notre petit paradis, on y allait régulièrement les week-end, j’ai envie d’y retourner. Bingo, un vol pas cher demain matin. Hop, aussitôt vu aussitôt dans la poche, je descends à la réception réserver un bus pour l’aéroport demain matin. Il est 22h30, demain à 6h je suis dans le bus pour l’aéroport… Y’a plus qu’à refaire le sac et à aller se coucher. Youhouh demain je retrouve la chaleur (pas le soleil, il était déjà là à Melbourne !)

Ju

 

 

De retour sur le continent… dans un monde parallèle à Saint Kilda…

Dernier réveil frais en Tasmanie : Je me lève, je file prendre le ptit-dej et dire au revoir aux garçons dans la foulée ! Snif, je perds 4 bonhommes adorables !

Je file prendre le shuttle pour l’aéroport. Et puis la routine : Je fais le check-in sur la borne, je me débarrasse de mon sac de…. 20 kilos (punaise faut que je fasse quelque chose c’est pas possible…. Mais je peux difficilement avoir moins de vêtements pour été et hiver…), je rejoins la porte d’embarquement (Bon l’aéroport d’Hobart est plus petit que celui de Darwin donc ça me prend environ 10 minutes pour faire tout ça…). Je poireaute tranquillement en réservant un hôtel à Melbourne incluant le transfert gratuit depuis l’aéroport puis en regardant un film (je suis super organisée ^^), j’embarque, je débarque, je suis les instructions données par l’hôtel. Bon, les instructions ne sont pas méga précises. Y’a un bus pour Saint Kilda. OK. Le problème c’est qu’il y en a partout des bus pour Saint Kilda, donc je fais 3 bus à 3 endroits différents avant de trouver le bon… Ahlala. Je ne m’en lasse pas de mes tracas quotidiens en matière de transport. Bref, le plus important est que je finis par trouver mon bus qui m’emmène directement devant la porte de l’hôtel gratuitement (ça c’est la classe mondiale). En arrivant, le backpacker a vraiment l’air top. Wifi gratuit, super cuisine, salle commune avec des petits fauteuils, grande terrasse mais ça caille, salle télé avec DVDs gratuits, petit-déjeuners gratuits et même pancakes gratuit le mercredi matin et barbecue gratuit le mardi soir. (on aime ce qui est gratuit quand on est backpacker ^^). Ça tombe bien on est mardi, je vais faire un combo ahah.

Je profite pour réserver un minibus le lendemain pour la Great Ocean Road qu’on n’avait pas fait il y a 7 ans puis je monte dans ma chambre. Enfin mon dortoir. Enfin un dortoir… c’est vite dit… L’hôtel est génial hein. J’ai juste pas de bol avec mes collocs du jour ! Alors déjà c’est un dortoir de 10 et la chambre est complète. Mais ce n’est pas tout. J’ouvre la porte… Je vois où se trouve le lit libre. Au bout de la chambre. La question ??? Comment accéder à mon lit ??? Je vais essayer de ne rien renverser, écraser, de ne pas trébucher…. Une horreur. J’ai l’impression d’être dans un dortoir dépotoir d’adolescentes bien cracras. Cool. Je débarque avec mon gros sac. Inutile de dire que je suis la seule à voyager avec un gros sac. Ah oui j’ai oublié de vous dire ce qui traîne par terre : Chaussures à talon, fer à friser, fer à lisser, robes à paillettes, maquillage, sacs à main,… Bref toute la panoplie de l’anti-aventurière. Tous des trucs que je n’aurais jamais pu mettre dans mon sac. Bon. Evitons de juger trop rapidement, elles sont peut-être juste bordéliques.

Je fais rapidement connaissance, à peu de choses près ce ne sont que des irlandaises. Et une américaine qui elle a l’air un peu plus comme moi…

Moi je suis crevée et je dois préparer la suite de mon périple en Australie parce qu’en gros à partir de maintenant, je n’ai plus rien de prévu si ce n’est profiter, retourner dans les endroits que j’ai aimé,… Alors je grimpe dans mon lit (je suis dans le lit du haut donc) et je me lance dans des recherches du type woofing ou plongées,… Et j’essaie de ne pas trop bouger, j’ai un peu mal partout et je suis FA-TI-GUEE (Non sans blague, après 6 mois sans dormir et un trek d’une semaine je suis crevée ? Non mais quelle mauviette !!!). Je fais une sieste, j’envoie quelques mails pour le woofing puis je file au Aldi du coin (ahah ici aussi il y a Aldi) m’acheter quelques trucs à manger pour les prochains jours… Faut vraiment que je m’y fasse, ici ce n’est pas l’Asie, si tu ne peux pas te faire à manger, tu casses la tirelire. Le problème c’est que se trimbaler de la nourriture, ça pèse son pesant de cacahuètes et que mon sac est déjà bien lourd, donc faut essayer de gérer au mieux…. De quoi me faire deux ou trois bonne salade de riz (des légumes !! j’en peux plus des nouilles prémâchées !) et ça ira.

Je retourne à l’hôtel, je me fais donc ma salade de riz. J’ai le temps de me rendre compte que je suis désormais perdue dans une cuisine. Encore plus sans mon cuiseur à riz ahah. Je m’installe avec d’autres dans la salle télé pour manger, on regarde un film. Puis un deuxième. Je remonte dans la chambre, elles sont toutes en ébullition : Ce soir, elles sortent. Elles me proposent de venir avec elles mais quand je vois leurs tenues, je me dis qu’avec mon pantalon de baroudeuse et mon joli débardeur, je vais avoir l’air d’une quetsche et quand je vois comment elles se maquillent, je me dis que ce n’est juste pas pour moi… Je décline gentiment, tant pis pour le toujours oui pour ce soir, faut que je dorme un peu et c’est pas comme si je devais me lever à 5h30 demain pour partir faire la great ocean road…

Du haut de mon lit superposé, je vais assister à leurs derniers préparatifs. C’est un peu à mourir de rire quand même. Elles sont tellement maquillées qu’on dirait qu’elles ont mis des masques. Surtout qu’elles ont bien arrêté le fond de teint au bas des joues, donc il y a une jolie démarcation entre le visage et le cou. « MA-GNI-FI-QUE ma chéwie ! » Pour moi le plus immonde sera quand l’une d’elle va tendre ce qui ressemble vaguement à un gant de toilettes orange cracra à une de ses copines pour qu’elle lui mette du fond de teint dans le dos… Beurk beurk beurk. Bref c’est un festival, ça n’arrête jamais, elles passent la soirée à se préparer, mais je ne trouve pas ça concluant. Des heures pour ne pas se mettre en valeur… Je me dis qu’elles doivent avoir 18 ans et que je dois juste me faire vieille peut-être…

Elles finissent par partir. Seule l’américaine et moi restons dans la chambre. Elle est là depuis 2 jours, elle n’en peut plus… elles me racontent. En fait, quand elle est arrivée, 2 filles qui étaient dans cette chambre ont demandé à changer de chambre car elles n’en pouvaient plus… Elles passent leur journée à dormir, la fin de journée à se préparer, elles rentrent à tour de rôle chaque demi-heure entre 4 et 7h du matin sans prendre la peine de chuchoter… ça plus le cirque dans la chambre, un vrai bonheur. J’apprends au passage qu’elles ont 27 ans et l’américaine me confirme que « non non leurs vêtements sont moches, ce n’est pas toi qui te fait vieille » ouf. Le pire c’est qu’elles sont toutes dans cet hôtel depuis quelques jours. Quand on voit le chaos dans la chambre, on dirait qu’elles ont emménagé il y a des mois…. L’une d’elle arrivée il y a 3 jours et que pour quelques jours souhaite apparemment aller acheter des meubles pour avoir de quoi ranger ses affaires…L’américaine a essayé de lui expliquer qu’elle ne pouvait pas meubler un hôtel… (surtout un dortoir…surtout pour quelques jours).

Elles se racontent leurs histoires qui nous font aussi beaucoup rire. Une des irlandaises à raconter qu’à 14 ans, elle est allée faire les courses avec ses parents. En rentrant, elle a aidé à porter les sacs. Au moment de déballer, son père est tombé sur un test de grossesse qui s’est retrouvé là par hasard. Sauf qu’il était persuadé que sa fille l’avait glissé dans le sac des courses… ça l’a tellement traumatisé que depuis ce jour-là, il fait passer tous les mois à sa fille un test drogue et un test de grossesse… Depuis qu’elle a 14 ans. Elle en a 27 aujourd’hui et il a juste arrêté il y a quelques mois comme elle partait en Australie…. Ah quand même. Je crois que plus rien ne me surprendra après ces 12 mois !

Elles finissent par partir vers 23h. Avec l’américaine on leur explique qu’on doit se lever toutes les deux à 5h30 demain donc ce serait cool si elles pouvaient ne pas faire trop de bruit en rentrant… Elles font oui oui et vont rentrer à tour de rôle entre 3 et 5h du matin en hurlant à tue-tête dans la chambre pour se raconter leur soirée puis s’endormir en ronflant comme des camionneurs. Génial. Les backpackers australiens ont beau être méga top, ce soir les backpackers asiatiques remplis de vrais backpackers me manquent terriblement…

Ju

Hobart: Mona et la machine à caca

Après une nuit incroyable (comprenez j’ai réussi à fermer l’œil et ne portais pas 3 paires de gants et de chaussettes !!!), on se retrouve à 8h pour petit-déjeuner tous les 5. A 9h30 on remonte tous dans le van, direction Mona. Mona c’est quoi ? C’est Museum of Old and New Art (Musée des arts anciens et nouveaux). Un incontournable en Australie.

A l’entrée, on nous file un iPhone. On peut voir où on se trouve dans le musée, les œuvres qui se trouvent à proximité. En sélectionnant, on a le détail de chaque œuvre et pour chacune d’elle on peut cliquer sur J’aime ou J’aime pas…

Comme tout ce qui est contemporain (à mon goût), y’a du bon et du moins bon. Personnellement, j’ai bien aimé l’idée d’un homme qui se promène dans la rue avec une pancarte « Je vous donne un dollar si vous me racontez une histoire » et il y a des cadres partout dans la pièce avec les histoires que les gens ont raconté. J’ai rigolé devant la Ferrari obèse (Ben vous prenez une Ferrari rouge et vous lui mettez des bourrelets… L’art, ça ne s’explique pas ^^). La plus grosse déception, ce sera la galerie de la mort. On ne peut y aller qu’à 2 personnes à la fois. Il y a des panneaux, il faut faire attention de ne pas tomber dans l’eau dans le noir,.. ça a l’air bien drôle. Comme on ne peut y aller qu’à 2 à la fois, on fait la queue une demi-heure avec Lochlan. Une demi-heure plus tard, on rentre dans une pièce. Au centre, il y a une fausse momie. Voilà. Euh… Pourquoi j’ai poireauté une demi-heure ??? J’ai bien aimé les catacombes qu’on n’a jamais trouvées ^^. J’ai demandé au personnel présent, personne n’a su nous dire où c’était, jamais entendu parler. Et sur le plan, là où c’est indiqué, il y avait autre chose qui n’avait rien à voir du tout ^^. On a passé une bonne demi-heure à jouer au ping-pong (oui, jouer au ping-pong sur une œuvre d’art dans un musée, c’est fait !) Bon l’œuvre d’art c’est une table de ping-pong qui a été recouverte de pleins d’inscriptions, de phrases, de dessins,… Et là où c’est super drôle, c’est qu’au moment de jouer tu te rends compte de la complexité de jouer au ping-pong sur une table blanche recouverte d’inscriptions !!!! C’est presqu’impossible de voir la balle arriver. Les 5 premières minutes, on n’arrive pas à faire un échange avec Andrew. Bon au bout d’une demi-heure, on s’en sort pas trop mal à force de persévérance.

Mais ce qui nous laissera le plus perplexe dans ce musée, c’est sans conteste… la machine à caca. Voilà voilà. Y’a un mec (C’est un belge ahah, vous vous embêtez au plat pays ???), depuis des années, il travaille sur une machine qui fait caca. Moi ça me laisse perplexe. Donc c’est très sérieux, il y a des horaires fixes où il est possible d’assister au moment où la machine est nourrie. Et il y a les horaires fixes pour assister à la sortie des excréments. Voilà. Un alignement de cloches en verre qui fait du caca. Ben ça valait le coup de venir en Tasmanie ! Je vous passe les odeurs dans cette pièce… ( Ben c’est une fabrique de caca, peu de chance que ça sente la violette. L’artiste voulait faire « un truc compliqué, difficile à faire, cher et qui ne mène à rien. » « J’ai d’abord eu l’idée de faire une machine nulle, avant de concevoir une machine à faire du caca ». Nul doute que ce monsieur saura laisser sa trace…

Bref… Après une matinée bien chargée, on file au restaurant du musée… Les prix sont exorbitants, mais ils vendent…. Des quiches lorraines. Ah. Je ne résiste pas. Ça n’a pas tout à fait le même goût que par chez nous, mais il y a de l’idée.

Après notre encas, on ressort du Mona pour aller faire une dégustation de vin (La Tasmanie est réputée pour ses vins !). Enfin ça c’est le plan initial. Mais en arrivant au lieu de dégustation, on apprend qu’on peut soit déguster du vin… soit des bières. Evidemment, les garçons m’abandonnent. Ils sont 4 à déguster des bières. Mais en bonne française, je tiens bon et persiste : Moi je veux boire du vin ! Na !

Alors on leur file direct leur 5 verres de bières à déguster. Moi on m’amène verre après verre. Au bout du 3ème verre de vin blanc, je demande quand le vin rouge va arriver, je m’inquiète un petit peu… « Oui ça arrive bientôt, mais pour la dégustation de vin ce n’est pas comme pour la bière. Ce n’est pas 5 verres, mais ….11 ». Ah. Bon. OK. Les garçons sont morts de rire. Je commence à me demander si on ne va pas devoir me porter pour repartir de cette dégustation. Mais entourée de 4 bonhommes, je me dis qu’ils devront bien s’en sortir. J’ai donc 6 blancs et 5 rouges… Vue la taille de la Tasmanie, je pense qu’on peut dire qu’en gros je vais tout goûter ^^. Bon alors les 3 premiers blancs c’était de l’eau… Un avait un goût de fruit de la passion, hyper fruité, mais pas du tout un goût de vin. Les deux derniers étaient un peu mieux. La plupart était pétillant. Pour les rouges, nettement mieux ! A part les 2 premiers qui étaient du jus de raisin, les 3 derniers étaient vraiment excellents. Et comme je suis gentille, on m’offre un spiritueux à la fin. Qui est vraiment excellent. Bizarrement, après cette dégustation tout va bien. Mais bon, vu que la plupart des vins étaient quasiment de l’eau, ça a dû pas mal aider.

On retourne faire un petit tour une demi-heure au musée pour voir les derniers petits trucs qu’on n’a pas eu le temps de faire avant. Ensuite, on reprend le van, on retourne dans notre super pub de la veille.

En rentrant, je refais mon sac (Mais qu’il est lourd !!!!) et je redescends dans la salle commune pour regarder un film en sirotant un bon chocolat chaud.

Demain, fini la Tasmanie, je retourne sur le continent. Sur l’Australie, la vraie, pas là où y’a de la neige ^^. Direction Melbourne !

Ju

 

Vidéo: Darwin et Kakadu National Park

OUiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii un miracle est arrivé!

Un formatage de tablette plus tard, j’ai ma vidéo sur Darwin et Kakadu.

Alors savourez parce que j’ai perdu 2 jours avec cette vidéo. Pour mon bien être mental, même si vous la trouvez pourrie, vous vous devez de me dire qu’elle est trop géniale. Merci ^^.

Ah et quand vous avez l’impression qu’il n’y a plus de route et qu’on roule dans l’eau… ben c’est parce qu’on roule dans l’eau…

Ju