Ouin j’ai quitté l’Australie :'(

L’Australie… et voilà… près de 2 mois et demi. Il est malheureusement temps de partir… J’ai pleuré quand j’ai quitté Alice, j’ai lâché une larme en quittant mes israéliens, je suis en pleurs en quittant Chris et Doug, je suis en pleurs dans le bus pour aller à l’aéroport… Bref, l’Australie m’a fait utiliser beaucoup de mouchoirs.

Il me reste une nuit à Brisbane. Je pourrais aller dormir confortablement chez Alice, mais j’ai ma dose de nostalgie, larmes, tristesse, tout ce que vous voulez, je n’en ai pas le courage, je préfère aller dormir sur le canapé de l’aéroport, c’est déjà assez dur comme ça.

Je m’installe, je me trouve un bon coin avec un grand canapé. Je me dis que je vais pouvoir charger mes photos, faire mes articles,… J’avais oublié un détail : Brisbane est le pire aéroport au monde. J’ai donc droit à une demi-heure d’internet. Pas de bol, j’ai quand même 12 heures à attendre…

Du coup, la demi-heure passe et après je dors. Oui c’est bien du coup je me repose, mais je suis bien en retard ^^. Bon alors on dort largement mieux à l’aéroport d’Hong-Kong et même bien mieux aux Philippines…. Oui parce qu’à Bribane ils te laissent la musique toute la nuit et que de la musique déprimante, super quand t’es déjà pas au top et en plus toutes les lumières à fond. Parfait.

Donc pas la meilleure nuit de mon tour…

Mon vol a un peu de retard. Je ne me sens pas mieux. Et bien sûr au moment du décollage, je pleurs encore plus… Je ne passe pas un très bon vol. Je sens juste les kilomètres s’accumuler et m’emmener de plus en plus loin de l’Australie. Je ne sais pas ce que m’a fait ce pays, mais je me sens vraiment mal de le quitter…

Bref, je finis par atterrir à Auckland. Il fait gris, il fait froid et c’est loin de l’Australie… Heureusement que j’ai déjà passé un mois il y a 7 ans dans ce pays, parce que je ne suis pas en mode surmotivée là.

Je récupère mon sac. Je vais voir comment aller au Mont Eden où Chris qui a vécu à Auckland m’a conseillé d’aller.

On me montre le bus. Je monte dedans, on me dit que ce n’est pas celui-là. Enfin c’est celui-là mais c’est le prochain comme celui-là… ah d’accord…

Bon après investigation, c’est juste que le suivant fait moins d’arrêt avant. Je patiente donc un peu dans le froid et la grisaille loin de l’Australie… Quand j’arrive enfin à mon backpacker, il fait presque nuit.

Je m’installe dans le dortoir, je fais connaissance avec une américaine qui est une vraie américaine, c’est rigolo. Elle vient de Los Angeles qu’elle prononce « Elle aye », ne voit pas trop l’intérêt de la Nouvelle-Zélande du nord, elle trouve qu’il n’y a rien à faire à Auckland car il n’y a pas assez de bars et ne connaît pas franchement sa géographie européenne. Bref, une vraie américaine.

Je descends à la réception savoir où je peux manger de l’agneau ce soir (s’il y a bien un pays au monde où faut manger de l’agneau c’est là-bas. Ça donnerait envie à un végétarien de se manger un agneau entier en moins de deux…) : Il y a un indien dans la rue d’à côté mais qui fait des plats à 10$ le mardi et mercredi. Pas de bol. Donc en attendant demain, il me donne l’adresse d’un très bon japonais (Donc pas d’agneau). OK. C’est dans la même rue que le supermarché, il faut que j’achète de quoi manger pour les petit-déjeuners. Je file avec mon petit plan. Ce qui a l’air d’être dans la rue à côté me paraît super loin au final ^^. Je trace au japonais… fermé. Mince. Je fais le tour de la rue : Je trouve un indien à 9$ ahah ! Ah moi le moigneau ! Puis en 5 minutes j’achète deux-trois trucs pour les petit-déjeuners. Je m’emmêle les pinceaux pour payer : les pièces de 2$ néo-zélandaises sont comme dans les pièces de 1$ australiennes et idem pour les 1$ NZ et 2$ australienne.

En rentrant, je cherche de quoi faire le lendemain en dégustant mon agneau : Je trouve une promenade dont j’avais entendu parler, la coast to coast track. Elle part d’une côte, traverse les différents quartiers et parcs de la ville et arrive au centre ville sur l’autre côte.

Avec mes 2 heures de décalage horaire, je ne suis pas super fatiguée mais le directeur de l’hôtel a décidé que les économies d’énergie c’était bien. Il a donc décidé que quand on branche quelque chose, on n’aurait pas de courant pendant plus de 45 minutes… Comme dans la chambre on a un pauvre chauffage électrique… bim pas plus de 45 minutes… Comme on ne va pas se relever toutes les 45 minutes la nuit et que la journée il n’y a personne… ben des pingouins se sentiraient très à l’aise pour venir faire une sieste avec nous.

Je me blottis sous la couette et finis par m’endormir…

Ju

 

 

Plongée dans le brouillard à Byron Bay: Premier face à face avec un requin gris!

Bon, vous vous doutez bien… 2 semaines à Byron bay, bien évidemment, je n’ai pas résisté, je suis allée plonger !!! Et le must ? C’est que quand t’es logée chez un agent de voyage qui vient d’arriver dans la ville… bizarrement, les prix sont moins chers pour venir essayer. Autrement dit, je n’ai presque rien payé pour 2 plongées. Et ça, ça fait toujours plaisir. La plongée, c’est génial. Quand c’est gratuit, c’est génialissime. Et pour moi, la plongée ça va par 2. J’en ai donc une à 11h (ouais 7h30, faut pas abuser quand même) et une à 14h00. Quand j’en ai réservé 2 d’affilé, j’ai juste oublié qu’ici l’eau est encore plus froide qu’à Cairns…

Bref, j’arrive au dive shop, toute pimpante : Youhouh, je vais plonger, ça fait une semaine que j’ai pas plongé ! Non mais vous vous rendez compte !? J’ai l’impression d’étouffer et de me dessécher : Vite, j’ai besoin de bulles !

D’abord on m’équipe : Masque, palmes, BCD et bien sûr… la combi. Ouhla je vois l’épaisseur, combi intégrale, je me dis que je devrais être tranquille. Je mets un petit moment à l’enfiler, puis je rejoins mon groupe : Mon buddy sera le divemaster comme on est un nombre impair. Parfait^^, ça va me changer de Rachel ! Je plonge donc avec un espagnol et il y a un autre binôme : Un australien et un néo-zélandais. Ils ont plongé à 7h30 et apparemment… ça caille. Quand un australien te dit que ça caille, tu rigoles. Quand un néo-zélandais te dit que ça caille, tu te dis que t’es foutue…

U coup, le divemaster me propose une couche supplémentaire : Un lycra avec une jolie ptite capuche. Un peu grande pour moi, mais ce sera toujours ça de pris.

On me présente tous les trucs à ne pas toucher dans l’eau (La liste est longue, je vous rappelle que je suis en Australie ahah). Mais on me parle d’un requin que je ne connaissais pas. Le wooloobong, c’est un requin qui je trouve ressemble à un croco. En gros, c’est un gros paresseux, il passe son temps à faire la sieste au fond de l’eau. Le soucis c’est qu’il y en a partout, qu’ils sont bien camouflés et que si tu les frôles ou touche accidentellement, il est très rapide et très souple, il se retourne en moins de deux pour te choper et après…il ne te lâche plus. Donc à priori, pas mortel, mais tu remontes à la surface avec un requin accroché à ta jambe…. Pas forcément un moment très agréable. OK, je retiens…

C’est parti, je vérifie le matériel, ils embarquent le bateau derrière un van. On embarque dans un autre van. J’apprends que l’eau est à 18°C, j’aimerais sauter du van, mais il est déjà en route…

On met le bateau à l’eau. On se met à l’eau. Je monte sur le bateau avec une grâce incroyable, une vraie Léa ^^. Et c’est parti, direction Julians Rock, un beau rocher en face de Byron Bay qui abrite des eaux bien poissonneuses. J’adore, ça bouge pas mal à bord, il y a de beaux creux ! On arrive au rocher, beaucoup plus impressionnant que depuis le rivage forcément !

Allez, je prends mon courage à 2 palmes et je saute à l’eau… eh ben ça réveille ! On entame la descente. 20 mètres plus bas, on m’avait prévenu, la visibilité n’est pas au top, peut-être 6 à 8 mètres, c’est une toute autre ambiance dans ces conditions ! On ne voit rien jusqu’à ce qu’on ait le nez dessus. Alors pour les trucs cools comme des nudies ou des beaux poissons, ok. Mais pour les requins qu’il ne faut pas toucher ou les gros requins gris… c’est gênant de les voir au dernier moment ! Effectivement, à peine arrivée au fond, je me tiens juste au-dessus d’un de ces requins qui ne te lâchent pas la grappe. Ouhla. Je garde bien de l’air dans mes poumons pour être sûre de ne pas trop descendre… On avance de 2 mètres : Un autre. Et encore un autre. Encore un autre. Un binôme. Mais en fait le fond marin est couvert de ce requin ! Bon alors aujourd’hui, je ne vais pas trop frôler le sol !

J’ai froid.

Les eaux sont beaucoup plus poissonneuses ici que sur la grande barrière de corail, c’est incroyable, il y a des nuées de poissons partout ! On se balade dans des petits canyons, il y a un peu de courant, mais ça va.

J’ai froid.

Soudain… un requin gris. Le problème quand tu as une mauvaise visibilité ? C’est que d’une part tu le vois au dernier moment et en plus tu vois d’abord l’ombre avant de le voir lui. Eh ben être au fond de l’eau et juste voir une ombre de requin qui t’arrives dessus… ça fait son petit effet.

Après ce premier requin, il y en a un deuxième. Ça fait tout aussi drôle la deuxième fois. Et ensuite….. je vois un truc énorme qui se déplace en volant sous l’eau. Première idée : Une raie manta ???!!!! Mais non, c’est une raie aigle. Elle est énorme, c’est vraiment magnifique à regarder se déplacer sous l’eau… elle vole… j’adore. Je ne la quitte pas des yeux jusqu’à ce que la raie se transforme en ombre, puis jusqu’à ce que l’ombre disparaisse.

Puis on va rencontrer une jolie tortue verte et surtout… une loggerhead, ce sont des bonnes grosses tortues avec des énormes êtes !!!

Sur le chemin du retour, on croise 2 wooloobongs énormes pratiquement enlacés… je vais essayer de ne pas faire un combo en remontant à la surface avec un requin à chaque jambe….

Et la méga classe, c’est de faire une plongée en écoutant le chant des baleines… Bien sûr elles sont trop loin, on ne les verra pas sous l’eau, mais ça change une plongée en musique !

En remontant, je grelotte. Qu’est-ce qu’il fait froid. Je ne pourrais jamais être divemaster ici !

On retourne à la base, je file sous la douche chaude, mais je grelotte toujours autant ! Je me fais un bon thé, mais rien à faire.Frigorofiée. Oups. Ça va être coton la plongée suivante.

Il y a une française qui vient d’arriver et qui ne parle pas anglais, donc je file faire la traduction. Eh mince, c’est une vraie française : « Moi je suis venue ici pour voir des requins. Alors y’a intérêt à ce qu’on voit des requins hein ! Comment ça c’est lui qui monte le matériel ? Et comment je sais qu’il a fait ça correctement ? » ça dure un moment…

Bref… on finit par repartir. J’ai toujours froid. Ce qui est cool, c’est que j’ai un divemaster pour moi toute seule, un australien cette fois, on va faire la plongée que tous les 2 donc je lui dis ce que j’ai envie de voir et si j’ai trop froid on remontera. On a la même passion pour les nudies alors on va essayer d’en trouver plein ^^.

Ils mettent le bateau à l’eau… Je veux monter… pile à ce moment là une grosse vague arrive et me balaie comme une vulgaire poussière, quand je ressors la tête de l’eau, je suis à plus de 20 mètres du bateau. Ahah ^^.

La deuxième fois est la bonne, me voilà en sécurité cette fois. En partant, on a des dauphins pas loin du bateau ! C’est le moment de replonger.

J’ai froid.

J’ai froid.

J’ai froid.

On descend. Il m’emmène dans un petit canyon où il y a pas mal de courant mais on y trouve plein de nuddies, alors ça vaut le coup ! On sort du canyon. Et là, on a à peine le temps de réaliser quoique ce soit…. On a un beau requin de 3 mètres qui nous passe sous le new… mais vraiment sous le nez, il est à moins d’un mètre de nous… J’ai bien sursauté… avec le manque de visibilité, on ne l’a pas vu arriver, Une fois qu’on l’a vu, on aurait presque pu le toucher…

On va en revoir un second ensuite, mais après celui qui a failli me toucher le bout du nez, je gère ^^.

Après 45 minutes, je commence vraiment à grelotter, je fais signe qu’il va falloir remonter sans trop tarder…

En arrivant au bateau, j’ai les lèvres bleues…

J’ai froid.

J’ai froiiiiiiiiiiiiiiid.

Mais au moment de repartir, on voit une baleine sauter pas loin du bateau, donc on en profite pour aller la regarder d’un peu plus près. Elle ne saute plus mais elle reste près de la surface, on peut l’observer. C’est chouette une baleine^^. Bref, une bonne sortie en mer une fois de plus.

Le temps de rentrer, prendre une douche chaude qui redonne des couleurs normales à mes lèvres et remplir mon logbook… il fait déjà nuit !

Encore 2 bonnes plongées ahah.

Ju

 

 

 

Ma vie de surfeuse à Byron Bay

Byron Bay, tout le monde descend !! Ahah, me voilà de retour dans le présent. Je descends de ma machine à remonter le temps et je file dans le mini-bus du Byron Beach Resort. La bonne nouvelle, c’est que comme Chris a eu le job de manager à l’hôtel et comme le job vient avec un appart, je suis logée hihi ! Après toutes ses plongées, ça ne fera pas de mal. Et ça fait du bien de temps en temps de ne pas se retrouver en dortoir au milieu de dizaine de personnes où il y a toujours un ronfleur fou, un qui débarque au milieu de la nuit, un qui a des insomnies, un qui doit se lever tôt pour prendre l’avion, un qui a oublié de couper le réveil, un qui rentre saoul et ne se rend pas compte qu’il hurle… bref… les aléas de la vie de voyageur quoi. Donc ça fait du bien !

Les 2 semaines passent beaucoup trop vite ! Quand il y a des vagues on va surfer. Et je deviens plutôt douée (Vraiment douée si j’écoute Chris, mais bon c’est peut-être juste pour me flatter, je me méfie !). Doug nous rejoint pendant ses congés et hop la joyeuse tribu part surfer !

Enfin pour être honnête, j’ai vécu une vraie vie de surfeuse pendant deux semaines : On se réveille, on traverse la route pour aller voir s’il y a des vagues. S’il y a des vagues, on choppe un thé et un croissant au café d’à côté, on enfile les combis en finissant d’avaler le croissant (et encore, ça c’est quand ils me laissent le temps de manger mon croissant. Souvent, je n’ai le temps d’en manger que la moitié, après messieurs se plaignent qu’ils doivent m’attendre…pffuuu !) et hop on traverse la rue la planche sous le bras et on saute à l’eau. Ça c’est quand il y a des vagues en face. Ce qui va arriver très rarement.

Donc deuxième scénario : Il n’y a pas de vagues en face de l’appart. Dans les cas-là, on remonte à l’appart et on regarde la webcam au niveau de la passe, un autre endroit pour surfer à Byron à 4 km de l’appart. Bien souvent, il y a des vagues à cet endroit-là. Quand je suis là, un peu moins…. On m’accuse de tuer les vagues comme ça avait fait pareil en ma présence à Noosa… Je n’y peux rien moi, je ne sais pas comment on fait pour ne pas tuer les vagues ! Bref… bien souvent, il y en a, donc on part planches sous le bras et on longe la plage pendant 4 km. Alors ça c’est ma version. Si vous écoutez la version des garçons, ils vous diront qu’ils ont bien souvent dû porter ma planche… Je dirai que ce n’est pas si souvent que ça… et pour ma défense, je dirai aussi qu’ils m’ont refilé la longboard et mon bras n’est pas assez long pour porter la planche correctement… alors c’est sûr que quand je porte leur malibu, tout de suite ça marche beaucoup mieux (sans compter que c’est carrément plus léger aussi…) alors oui, ok, certes, peut-être que des fois ils ont dû porter UN PEU ma planche ^^.

C’est là que j’aurais les meilleures sessions de surf ! A la fin, je me régale. Comme je suis une tueuse de vagues, souvent elles seront un peu faibles et il faudra me pousser un peu sur les vagues, sinon c’est impossible à prendre… même pour eux c’est compliqué. Mais bon, y’a toujours une bonne âme pour me pousser eheh. Mais quand les vagues correctes reviennent, ça y est, je prends des vagues seules comme une grande ! Je rame, je monte sur la planche en un temps et demi ^^(Oui quand tu débutes, tu te mets d’abord à genoux puis debout. Quand t’es un pro tu fais coucher-debout directement. Moi je suis un peu à l’entre-deux. Je me mets debout directement mais en posant encore un tout petit peu un genou à terre…). Maintenant, je mets ma planche face à la vague et je la suis… Après Chris me montre comment me positionner sur la planche. Si je commence à manquer de vitesse, il faut se déplacer vers l’avant de la planche.. et hop ça repart. Mais pas trop, sinon ça plante à l’avant et là tu valses et c’est pas super cool (en plus d’avoir l’air ridicule, ça fait un peu mal, tu bois un peu d’eau.. bref à éviter). Inversement, si tu sens que la planche ne va pas tarder à planter tu te recules sur la planche…. Donc voilà j’essaie et ça marche plutôt bien ^^. Les dernières sessions je prends des vagues pendant 20-30 secondes et je prends un plaisir incroyable !!!! Quand je saute de la planche à la fin : « YOUHOUHHHHHHHHHHHH » !!! Je suis toute contente, je resaute sur la planche et rame à nouveau vers le large avec un sourire qui fait trois fois le tour de ma tête et qui amuse beaucoup Chris et Doug ^^. Quand il y a des vagues, vers 10h-11h on est à l’eau… et on en ressort pour regarder le coucher du soleil en mangeant un fish and chips.

Troisième scénario : Pas de vagues…. Grrr !!! MAIS… il y a du vent ! Ahah. Alors là on sort la voile de kitesurf. Bon sauf que Chris doit racheter une planche. Alors ça y est, je sais manier la voile correctement… il me reste une planche pour pouvoir essayer pour de vrai. Ce sera pour le Brésil ahah.

Quatrième scénario : Pas de vagues. Pas de vent. Ahhhhhhhhhh. Ça se complique mais on ne s’avoue pas vaincu ! J’ai donc appris… à faire du paddle skateboard. C’est comme le paddle (La planche de surf sur laquelle on se tient debout et on a une rame et on rame pour se déplacer), mais sur un skateboard. Donc je suis sur un skate et j’avance à l’aide d’un stick. J’avoue que je me suis bien amusée avec ce truc là !!!

Et comme la situation pas de vagues pas de vent perdure, Chris décide d’acheter… un van ^^. Comme ça on peut faire des road trips ! Donc on part en mettant dans le van les planches de surf, les skateboards et les combis. C’est parti. On commence par monter au sud de la Goldcoast. La goldcoast c’est un peu Miami, bling bling,… tout ce que je n’aime pas trop : Des buildings en bord de plage… Beurk. Sauf que le sud sud c’est un peu différent. On va à une des plages les plus réputées au monde pour ses vagues. Ahah, en bonne tueuse de vague, quand on arrive, c’est un très joli lac qui nous attend. On me regarde un peu avec un air de désespoir « Si même ici t’as réussi à tuer les vagues… » mais euh ! Enrevanche, il y a une baleine à 10 mètres du rivage ! On reste un moment à la regarder s’éloigner, puis on file vers une des forêts Gondwana un peu plus dans les terres à la limite du Queensland/New south wales. On va marcher, voir les cascades et le mieux sera l’arrêt à Natural Bridge. Un pont naturel en pierre avec une chute d’eau, cet endroit est magnifique. C’est interdit de quitter le sentier, mais quand il n’y a personne ils vont s’y baigner. Evidemment, on arrive en même temps qu’un bus donc pas de baignade cette fois-ci. On va croiser des touristes américains et je manque d’exploser de rire quand j’entends un d’entre eux demander au guide si le pont est naturel ou si c’est du plastique et on a fait un faux pour faire joli… Au milieu d’un parc national donc… Mouais. Je vous laisse imaginer la tête du guide… On va aussi à un point de vue qui s’appelle très modestement « le meilleur point de vue de tous », c’est son vrai nom… C’est vrai que c’est chouette. Mais quand même, pas très modeste tout ça !

En rentrant, on s’arrête à Nimbin, un village peuplé de hippies. Le cannabis bien qu’illégal en Australie est complètement toléré ici, donc on se fait arrêter tous les 5 mètres pour nous proposer d’en vendre. On peut aussi trouver toute sorte de pierres qui vous promettent monts et merveilles. Donc si je mets celle-là dans ma poche, je n’aurais jamais plus besoin de lunettes, celle-là je vais être beaucoup plus forte, celle-là je ne serai plus triste. Perso, j’ai un budget à respecter et mon sac est assez lourd, je ne vais pas le remplir de cailloux, mais si vous voulez essayer, vous me direz le résultat ^^.

On reprend ensuite la route de Byron, on s’arrête regarder le coucher du soleil dans un champ (on arrivera trop tard au bord de l’eau…) et on rentre.

Le lendemain, on reprend le van, les planches et les skates. On trouve un endroit où surfer, mais c’est une open beach… je ne fais pas long dans l’eau. Dans les baies, les vagues déroulent correctement, c’est propre. Là, ça part dans tous les sens, il faut gérer en plus le courant… et essayer de ne pas penser que peut-être un requin va surgir d’on ne sait où. Ça fait un peu trop à gérer pour moi, je prends une vague et avec tout le courant, je suis épuisée je ressors attendre sur le sable… Ensuite on va trouver une piste cyclable qui longe l’océan ! parfait ! On range les planches, on sort les skates et youhouh c’est parti ! Je deviens douée mais y’a quand même besoin de m’attendre un peu…. Mais je m’éclate !

Quand Chris bosse, Doug et moi on fait la rencontre de 2 français et on va passer nos soirées avec eux. Et narguer Chris aussi… Un peu… Bon on est quand même cool, dans la salle principale de l’hôtel (où il y a cuisine, cheminée, piano, canapés, c’est super grand) où on passe nos soirées avec les français, on n’arrête pas de lui faire coucou à la caméra pour qu’il nous voit depuis la réception… Pas de bol, il ne regarde jamais à ce moment-là on s’épuise pour rien !

Donc voilà en gros c’est surf, skate, kite. J’ai aussi 3 chats à nourrir : les 3 chats de l’hôtel, normalement Chris doit les nourrir le soir alors je m’en charge avec grand plaisir ahah. Ginger, Socksy et un gris que chacun nomme un peu comme il veut. Ginger vient tout le temps dans l’appart et Socksy demande tout le temps des câlins. Et comme il fait un peu froid (c’est l’hiver, des fois ça peut descendre jusqu’à 20°C, peut-être 15°C la nuit, une horreur), il y a un tuyau qui part de la laverie pour extraire l’air chaud… Socksy a élu domicile à la sortie du tuyau pour se réchauffer ^^.

Et il faut aussi que je vous parle des oiseaux ! Y’a 2 oiseaux, tous les soirs, il se mette sur le câble électrique en face de l’appart, face à l’océan collé l’un contre l’autre, la tête de l’un sur l’épaule de l’autre.. et ils dorment là tous les soirs blottis l’un contre l’autre !!!!! Tous les soirs au coucher du soleil, ils sont là. Ce sont les 2 seuls oiseaux à l’horizon, on n’en a jamais vu d’autres. Que c’est 2 là. Si c’est pas trop mignon !!!!!!!!!!!!!

Bon, vous vous doutez que je n’ai pas pu m’empêcher de plonger pendant 2 semaines… et vous avez raison. 2 semaines, c’est bien trop long. Donc oui je suis allée plonger ahah… c’est le prochain article (je suis obligée de dédier un article à ces plongées, tellement c’était bien ^^.

Ju

Voyage dans le temps à Brisbane: Il y a 7 ans…

Dans le bus qui m’emmène de Byron Bay à Brisbane, j’ai un peu l’impression de me retrouver dans une machine à remonter le temps ! 7 ans plus tard au même endroit… J’appréhende un peu, j’ai tellement de bons souvenirs que j’ai un peu peur d’être déçue ou que tout ait changé… M’enfin on verra bien !

 

Alice a eu un accident de voiture donc je prends un taxi une fois que le bus m’a déposée au centre pour rejoindre Santa Lucia. Elle n’habite plus Fifth Avenue, mais juste 5 minutes à côté, je ne devrais pas être trop perdue !

En arrivant, je frappe mais je sais que c’est ouvert… j’entre…. Je traverse tout un couloir…. J’ai un peu l’impression d’entrer chez des gens comme ça sans rien demander ! En arrivant à la cuisine, il y a un asiatique… « Euh bonjour, je viens voir Alice ! » « Oui je vais la réveiller ». Ouf. J’imagine bien le gag « Euh y’a pas d’Alice ici et vous êtes qui vous et que faites vous chez moi… » Il entrouvre la porte « Alice, Julie est arrivée ». Et là j’entends Alice qui crie : « Julie, viens me faire un bisou » (Un hug, c’est plutôt une accolade, bref je ne sais pas trop comment le traduire). J’entre dans la chambre, elle est au lit en pyjama et gros peignoir rose bonbon ahah. Je lui saute dans les bras. 7 ans punaise !

Elle regarde mon gros sac à dos : « C’est bizarre on dirait que t’es enceinte du dos »… Ah on ne me l’avait pas encore faite celle-là !

On se prépare un petit thé : Elle me fait du thé à la violette qu’elle a ramené de son voyage lorsqu’elle était venue nous voir à Albi et Toulouse… il y a 7 ans ahah. Il aura quand même fallu que j’aille en Australie pour goûter le thé à la voilette alors que j’ai habité Albi pendant 4 ans… (Au passage, c’est délicieux, je vous le conseille ^^). On rattrape le temps perdu, on a quand même 7 ans à rattraper. Ce n’est pas super drôle car elle a eu beaucoup de soucis de santé ces dernières années et de très gros soucis avec sa famille ces 4 dernières semaines… Je sens que ça lui fait plaisir d’avoir quelqu’un à qui en parler ! Bref, la soirée passe en papotant. J’en profite pour faire des câlins à tous les animaux : Poppy le caniche est toujours là… elle est toujours obèse et est toujours au régime… et quand elle me voit arriver elle se met à sauter dans tous les sens en aboyant de tous les côtés, elle me saute dessus, essaie de me lécher le visage… moi aussi ça me fait plaisir de la retrouver. Les 2 autres caniches, Coco et Minella ne sont malheureusement plus là. Elle a 2 autres chiens dont je ne connais pas la race, des tous petits chiens qui courent dans tous les sens : Emily la femelle n’était qu’un chiot au moment où nous sommes partis. Elle a maintenant un « mari » et aussi un beau manteau pour l’hiver… Il y a aussi un nouveau caniche. Les 4 chats eux n’ont pas changé, ils sont toujours là. Je suis contente de les retrouver également.

Je vais m’endormir sur un canapé, les chats sur le deuxième canapé ^^.

Le lendemain, je me fais ma petite journée typique de ce qu’on faisait il y a 7 ans : Je commence par aller à l’université. Je me retrouve violemment projetée il y a 7 ans en arrière… rien n’a changé. Rien ! A tel point que je finis par me demander si ces dernières années ont existé ! Je vais à la bibliothèque où on allait emprunter des films, à la bibliothèque où on allait réviser. Les petits bureaux individuels sont toujours là : Ce sont des sortes de cases. Tu as 3 parois de chaque côté de ton bureau, une prise pour l’ordi et voilà. Je ne sais pas combien d’heures on avait passé là. A chaque fois qu’on avait besoin de bosser.

Je continue ma visite : La salle internet n’a pas changé. Le petit café est toujours à l’angle.

Tous les midis, on achetait le lunch le moins cher du campus : Des sushis. Yes. Allez j’y vais. Mais… mais… noooooooooon quelque chose à changer ! Il est passé où le stand de sushis !? Y’a un stand de bonbons à la place. Non mais je rêve ??

Je vais un peu plus loin… ahhhhhhhhh en fait ils ont fait une food court qui regroupe Subway, plusieurs stands asiatiques dont… mon stand de sushis. L’inflation a fait des ravages, le cours du sushi a explosé : Ce n’est plus 2$ pour l’énorme rouleau, mais 2,5$ ! Ohlala… J’en prends 2, les mêmes qu’à l’époque, le california roll et le saumon avocat. Toujours aussi bon ^^. Il y a un nouveau stand de thé, donc je prends un thé froid pour accompagner tout ça : C’est un stand de thé un peu particulier. Tu choisis un thé et après on te pose 15’000 questions sur ton thé… Est-ce que tu veux de la coco dedans (Evidemment), est ce que tu veux des petites boules (euh je connais pas, ok vas y envoie), quelle quantité de glace (pas de glace, ¼, 1/3, ½), quelle quantité de sucre (pareil y’a 5 ou 6 choix possibles…),… Ohlala je ne pensais pas que c’était si compliqué de commander un thé ! Hop 3 minutes plus tard, c’est prêt, c’est frais, c’est délicieux.

Je continue mon chemin. Je me dirige maintenant vers le complexe sportif (Oui c’est un campus à l’américaine, c’est énooooooorme ! Une vraie petite ville !) : Arg ma salle de yoga est devenue une salle de muscu…. Bon ça va, la salle de yoga est toujours là, elle est dans la salle cardio. Les cours de squash sont toujours là, dommage qu’on ne jouait pas à l’époque ! Je vais maintenant faire un tour à la piscine olympique plein air (oui on était vraiment très très mal loti !) Alice m’a dit que suite aux inondations ils avaient dû complètement la refaire… Ils l’ont refaite exactement à l’identique, je n’y vois que du feu !

 

Je voudrais maintenant prendre le City Cat (je vous explique dans 2 secondes). J’ai besoin des horaires : on va voir si mes identifiants marchent toujours…. La réponse est oui, j’ai le wifi ! ahah. Un city cat dans 10 minutes. Parfait. Je me dirige donc vers… le ponton du campus. Eh oui ! A Brisbane tu peux avoir une voiture, un vélo, prendre le train, le bus, le taxi… ou alors tu peux prendre un catamaran ! (Vous commencez à comprendre pourquoi j’aime autant cette ville ??) Donc tu peux aller à l’université, au centre ville ou même… au cinéma (ce qu’on faisait régulièrement) en catamaran ! Avouez qu’il y a pire quand même ^^. Bon sauf que le dernier catamaran n’est pas super tard et qu’une fois on est allé voir un film qui durait un peu trop longtemps, on a dû partir 10 minutes avant la fin du film et cavaler pour avoir le dernier catamaran à temps !

Le City Cat n’a pas changé non plus. Un catamaran bleu. Le prix a changé. Enfin, ce n’est pas le prix qui a changé, c’est plutôt mon statut, je n’ai plus de carte étudiante. C’est tout de suite plus cher ^^. « Vous allez où ? » Je n’hésite pas une seconde : « South Bank ».

C’est parti. Toujours aussi silencieux. Toujours cette impression de voler au-dessus de l’eau. Toujours cette vue, ce calme, ces oiseaux… probablement le pire transport en commun au monde… La Brisbane River zigzague calmement au milieu de la ville. Je vois le centre ville, les buildings et les ponts apparaître… Pfoua. Ça fait vraiment très bizarre. J’ai le sentiment de faire un voyage dans le temps. Je ne sais plus trop ce qui est réel, imaginaire, présent, passé… Je me sens à la maison.

Depuis un mois, je redécouvre tout ce qui m’avait fait tomber amoureuse de ce pays… J’ai de la chance. En une vie, j’aurais eu la possibilité de tomber deux fois amoureuse du même endroit. Je me dis aussi que je me rappelle comme ça avait été douloureux de partir la première fois et que ça ne va pas être mieux cette fois… Je me dis aussi qu’on dit toujours jamais 2 sans 3… Affaire à suivre donc ^^.

Me voilà arrivée à South Bank… Je reconnais le ponton et l’esplanade de suite. Ah je vois qu’il y a une manifestation. Je vais jeter un coup d’œil… Un béret… des marinières… des couleurs que je connais bien : Du bleu… du blanc…et du rouge… Non mais dites moi que je rêve !?? Ce week-end, c’est festival français à South Bank ! Non mais… quelles étaient les chances ? Ahah. Excellent. Allez, j’y vais hihi.

Dès l’entrée, il y a des points de vente de bérets. Tout le monde se balade avec son petit béret. Ça et la marinière, ok je veux bien. Mais certains ont une vision de la mode française qui me dépasse un peu. C’est un tantinet too much parfois… Non, les filles ne se baladent pas dans la rue dans un accoutrement style moulin rouge… non, non, je vous assure… On ne met pas de béret et de marinière non plus à nos chiens au passage… M’enfin, je dis ça, je dis rien !

Bon vous vous en doutez, un festival français ça regroupe principalement des stands culinaires. Tout y est : Les boulangeries, la charcuterie, le fromage, le vin rouge, les crêpes, les gaufres. Ahlala !!! Après 7 mois, tout me fait envie. Puis je vois les prix. 8$ la crêpe au sucre. Ça et une heure de queue ! Je vais donc m’abstenir ! Je trouve un stand du sud-ouest… il y a des choses auxquelles je ne peux pas résister. Y’a un bloc de foie gras qui me tend les bras… Arg… Trop tard, je l’ai vu. Je me dis que ça fera un beau cadeau pour Chris qui va m’accueillir à Byron Bay (Il a eu le poste…. Le poste vient avec un appart… on va donc aller squatter avec Doug ahah) quelques jours ! (et ça me fera plaisir à moi aussi, je fais d’une pierre deux coups hihi). Je cherche quelque chose à ramener à Alice également. On adore prendre le thé toutes les deux, je décide de lui ramener des cannelés.

Il y a un marabout avec à l’intérieur dégustation de fromages et de vin rouge. Il y a aussi un groupe avec de l’accordéon. Bien sûr tous les musiciens ont des bérets. Tous les clichés réunis ahah.

Ensuite, il y a plusieurs stands plus administratifs : Un stand propose d’aider les australiens à acheter de l’immobilier en France. Un autre propose des cours de français. Un autre propose… d’aider les français à s’expatrier en Australie… Ah. Tiens, ça pourrait m’intéresser ça. Je vais papoter avec la fille qui tient le stand. Je remplis un formulaire (profession, expérience,…) et donne mon adresse mail et elle m’enverra mes différentes options…

Je ressors ensuite du festival et je vais vers la « plage », c’est une plage artificielle créée à South Bank. South Bank, c’est en face du centre ville, c’est séparé des buildings par la Brisbane River. C’est très arboré, fleuri, un coin de ville assez paisible. Donc il est possible de se baigner, de s’allonger sur le sable ou à l’abri d’un arbre en face du centre. Je vois le cinéma… devant il y a un petit marché artisanale dont je fais le tour, puis je prends un nouveau bateau qu’il n’y avait pas à l’époque : C’est un bateau rouge qui fait des navettes uniquement dans la partie centrale de Brisbane… gratuitement. J’aurais tort de me priver ! Je vais vers le centre cette fois-ci. Le bateau arrive au même ponton que le City Cat, près du Casino. En face du Casino, c’est trop drôle, il y a le même mec qui jouait de la musique devant il y a 7 ans ! Il n’a pas bougé !!! Mêmes instruments, même coiffure, même musique, même endroit ! Fidèle au poste ^^.

Je vais vers le centre piéton. Toujours les mêmes magasins souvenirs où à l’époque on avait acheté tous les tee-shirts et peluches koalas… Rien n’a changé non plus. Le magasin de surf/bodyboard où j’avais acheté mon body (que j’ai toujours, il m’attend bien sagement dans le pays de Gex ^^) est encore là. Le magasin où je venais faire mon shopping pas cher n’a pas bougé non plus. Je me balade un peu dans le passé, pus je réalise que ça va être le coucher du soleil. Je décide de prendre le city cat pour continuer à suivre la rivière (en sens inverse de Santa Lucia) quelques arrêts, puis faire demi-tour et reprendre le city cat dans l’autre sens pour rentrer…

Après avoir fait demi-tour, je suis face au coucher du soleil… Ah lui non plus n’a pas changé, toujours aussi beau ! Le bateau s’arrête à nouveau à South Bank où on fait donc le plein de français !

Lorsque j’arrive à mon ponton, il fait nuit. Je descends à Guyatt Park, c’était notre arrêt : Je file voir si le restaurant asiatique est toujours là… OUI !!!!!!!!! Et toujours la même formule ahah. « Bonjour je voudrais votre menu là avec du poulet mangue » eheh. C’était notre menu préféré. Je ne peux pas m’empêcher de dire au type : « Il y a 7 ans je venais manger votre poulet mangue toutes les semaines », il est épaté que je sois revenu et m’offre une boisson hihi.

Avant de remonter chez Alice, je repasse à Munro Street, revoir la première maison : On avait fait le premier semestre à Munro Street où on était 9 en coloc (les maisons sont grandes ici, ils n’ont pas forcément de problème de place en Australie…) et le deuxième à Fifth Avenue chez Alice où nous étions 8 avec une belle piscine ! (Oui je vous ai dit que la vie y était dure !) La première maison est toujours là, je vois le balcon de notre chambre, les canapés rouges sont toujours dans le salon.

Je remonte ensuite chez Alice. Je lui raconte ma journée. Elle avait réservé une voiture pour le lendemain pour m’emmener en vadrouille, mais quand elle apprend qu’il y a un festival français, elle veut absolument y aller ! OK… Je lui offre les cannelés, on se prépare un thé et on les déguste : Elle adore !

On repasse la soirée à papoter, puis je mange mon poulet mangue (Quand Alice le voit : « Ah mais ui je me rappelle que vous mangiez toujours ça »^^)… ahhhhhh lui non plus n’a pas changé, un régal.

Je m’endors à nouveau en faisant des papouilles aux chats… Le lendemain, je réveille Alice. On prend le petit-déjeuner ensemble… Ah la blague. Elle me demande ce que je veux : des céréales ou des œufs. Des céréales, ça ira. Elle me sort le lait et des céréales que je ne connais pas, il y a des baies et plein d’autres trucs dedans. Je me fais mon bol. Alice se prépare son thé. Je commence à manger… Oups, ce n’est vraiment pas très bon… Je prends une deuxième cuillère… Mince. J’aurais dû en prendre moins, je n’aime vraiment pas.

Alice me regarde… « C’est bon ? » Euh je ne vais pas mentir : Bof… Elle regarde mon lait. Elle regarde la brique de lait. « ça n’a pas un goût bizarre ce que tu manges ? » Alors ça tombe bien que tu poses la question… « Regarde la date sur la brique de lait, c’est marqué quoi ? » Début avril. Nous sommes fin juillet… « Ah il me semblait bien, je viens de réaliser que c’est une brique de lait que j’ai ouverte quand Basile est venu » (En mars donc…) « Jette tout et recommence avec une autre brique » Tout de suite c’est bien meilleur ^^.

Ensuite, nous partons avec un taxi pour rejoindre le ponton du City Cat. Alice ne peut pas trop marcher, elle a un pacemaker depuis quelques mois… On prend donc le taxi pour descendre la côte, puis on rejoint le ponton. Ah je suis contente de refaire un tour de city cat !

Alice est ravie de découvrir tous les stands de nourriture française. On fait le tour, puis elle choisit un sandwich jambon/fromage et moi baguette pâté. Elle a pris du brie comme fromage. Elle m’explique que c’est le fromage que Basile lui a envoyé par la poste une fois qu’il est rentré en France… Du Brie… Mais quand elle voit son brie dans son sandwich, elle me dit qu’il lui a envoyé un autre type de brie. C’est du brie qui n’a pas de croûte blanche, qui n’est pas une pâte molle, qui est plus sec, qui n’a pas le même goût… Euh Alice…ce n’est pas du brie… « Mais si c’est du brie » … Bon après avoir mangé son sandwich elle reconnaît que finalement ce n’est peut être pas du brie qu’il avait envoyé !

On va regarder le french cancan, se manger une gaufre (ah elle fait mal au portefeuille celle-là) et on reprend le city cat quelques heures plus tard dans l’autre sens.

Il y a 7 ans, Alice nous faisait régulièrement ses pancakes « à sa façon ». Elle me propose de m’en faire ce soir et de se louer un film. On va donc faire les courses avant de rentrer. Elle appelle ensuite le taxi pour remonter la côte…

En arrivant, elle me dit qu’elle veut me montrer la maison où elle souhaiterait déménager.. On y va. On rentre carrément dans la propriété… et là on va tomber sur un des locataires actuels. Une scène assez surréaliste va suivre ^^. Au départ Alice explique la situation : Son bail expire fin novembre et elle aimerait savoir quand expire le leur et s’ils comptent rester ou partir. Le leur expire fin février mais ils veulent rester (J’avoue que ça a l’air top, la maison est grande et ils ont une piscine et terrain de tennis…). Ils discutent, ils discutent et Alice finit par lui dire que le mieux seraient qu’elle puisse emménager avec eux fin novembre, même s’ils partent fin février, ce serait « plus pratique…. » Lui répète qu’ils ne vont nulle part… La discussion finit par Alice disant « Donc si pouviez déménager fin novembre que je puisse emménager de suite. » Et elle lui donne son numéro de téléphone pour qu’il la tienne au courant ^^. Bon je ne suis pas sûre que ça va mener quelque part…

On rentre et on se fait notre soirée DVD pancakes !

Le lendemain, je décide d’aller prendre un cours de sport à l’université (quitte à tout faire comme à l’époque autant aller jusqu’au bout) : Cours de Zumba à midi, c’est parti.

J’arrive, on me demande si je suis étudiante (plus depuis 7 ans mais merci c’est flatteur). J’explique que j’ai étudié ici. Elle me demande mes identifiants : Je suis toujours dans le système, elle me fait le tarif étudiant (Vous croyez que je retente dans 7 ans pour voir combien de temps ça marche ??) !

Un cours de zumba plus tard, je refais un petit tour sur le campus, je m’achète des sushis et un thé froid et je rentre… Nous passons l’après-midi avec Alive à papoter et à jouer au Cohne Crane (je ne sais pas comment ça s’écrit du tout…). On y jouait tout le temps « à l’époque », j’avais oublié les règles : Cette fois je repars avec les règles du jeu notées !!

Il fait nuit… il est temps pour moi d’aller prendre le dernier bus pour Byron Bay…. Je suis très triste de laisser Alice et c’est réciproque…

Ca fait bizarre un voyage dans le temps !!!

Ju

 

Cairns: Panique, plus d’air au 3ème jour puis me voilà à Byron Bay!

5h : C’est reparti pour un tour. Céline plonge avec les divemasters pour retrouver sa Go Pro. Rachel replonge donc nous refaisons équipe. Pour le meilleur et surtout pour le pire.

Je pars avec 240 bar dans la bouteille. Après 5 minutes, je suis sous les 200…et ça ce n’est pas normal. La fuite a bien augmenté… Beaucoup trop même. Je fais signe rapidement à Rachel qu’il y a un souci avec mon air. Donc au lieu de rester dans les 30 mètres, on remonte dans les 10-12 mètres au cas où. Ca ne fait qu’empirer… La fuite d’air est importante. Je veux faire signe à Rachel qu’il faut retourner au bateau mais comme d’hab elle a vu un truc et est partie à toute vitesse… Elle a des palmes plus grandes que les miennes et surtout plus d’air, je ne peux pas la rattraper… 5 minutes plus tard elle se retourne enfin (je suis folle sous l’eau ! J’ai envie d’hurler !) : Je lui fais signe qu’on a un gros problème, je suis déjà sous les 100 bar… Elle me fait signe que le bateau est par là, je ne suis pas d’accord. Pas le temps de discuter, il faut retourner au bateau, je vais manquer d’air. Je remonte à la surface. Punaise, le bateau est super loin. Rachel remonte, met sa boussole devant son visage (on est censée la maintenir à plat pour voir une direction..) et redescend. Je me mets dans la direction du bateau, il suffit maintenant de tracer tout droit. Sauf que Rachel décide de palmer comme une folle. Je ne peux pas m’essouffler et consommer de l’air que je n’ai pas donc je la vois s’éloigner dans la mauvaise direction… Mais je n’ai presque plus d’air, je ne peux pas rester sans mon buddy. Quand elle finit par se retourner, c’est trop tard, je suis à 50 bar, il faut remonter à la surface. Nous sommes encore plus loin qu’avant du bateau… Là J’explose, je lui explique que son comportement est dangereux qu’elle doit rester avec son buddy sous l’eau, surtout quand il y a un problème comme ça. Elle est toute désolée, elle voulait palmer pour rentrer plus vite… Avant de palmer vite faudrait apprendre à se servir d’une boussole. On a plus de 600-700 mètres à nager ! ça nous prend une éternité, j’ai l’impression qu’on ne se rapproche jamais du bateau… Bien sûr, Rachel ne regarde pas où elle va et me fonce au moins 5 fois dedans en palmant. Je suis furax. C’est la première fois que je ne me sens pas en sécurité en plongeant….

En remontant sur le bateau, Nedd décide de ne plus la laisser partir seule avec quelqu’un… Pour la suivante, elle décide d’aller se coucher… Donc je plonge avec Célne qui a retrouvé le sourire, elle a trop de bol elle a retrouvé la Go Pro au moment de commencer à remonter !

Après le petit-déj (et le temps de changer à nouveau de site de plongée) on file se préparer et là ça va être festival ! Des poissons de toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les sortes ! On se régale. En plus, Etienne le cameraman plonge avec nous alors on lui fait des petites danses pendant la plongée ^^. Près d’une heure de plongée, du bonheur ! Ah, ça fait du bien.

On remonte à bord, juste le temps pour moi de ranger mes affaires et de descendre mes draps et hop on y retourne déjà. C’est la dernière ! Rachel décide de venir avec nous. Nous sommes 3, on décide d’essayer avec Céline. Si on est à lui dire de filer droit, ça ira peut-être mieux et après ce matin, je pense qu’elle a bien compris qu’elle n’avait pas un comportement adapté sous l’eau…

On descend les 3. A peine sous le bateau, elle part dans une direction opposée à la notre. Avec Céline, on retourne la chercher et on lui fait signe de rester collée avec nous… Ca va durer 5 minutes et elle recommence… On s’énerve. On lui refait signe… Soudain, elle s’éloigne de nous et s’effondre comme une masse dans le sable ! Pour s’affaler comme ça, c’est pas possible, elle fait un malaise. On se précipite vers elle. Elle se relève l’air de rien. Elle pensais avoir vu un truc mais en fait non. Je vois Céline en train de devenir folle. C’est super dangereux de s’allonger comme ça comme une masse dans le sable. Il y a plein de trucs qui se cachent dans le sable ! Des trucs qui peuvent faire très mal (genre des raies,…). On lui réexplique à nouveau qu’elle doit rester avec nous !! Bref c’est un peu peine perdu. Nous avons quand même un très beau moment durant cette plongée : Une rencontre avec une tortue pas farouche du tout qui nage avec nous, c’est très très chouette ! Evidemment, ma Go Pro a décidé que sa batterie n’avait pas été assez rechargée… Grr !

Après cette dernière plongée, c’est l’heure du repas et juste après, le bateau arrive pour me ramener sur la terre ferme. Je dis au revoir à Céline (dont le papa a juste un métier génial. Bon OK, elle ne sait pas trop ce qu’il fait, mais il bosse dans les sciences marines et dans le cadre de son boulot on l’envoie plonger aux 4 coins du monde. Quand je serai grande, je veux faire comme le papa de Céline, même si je ne sais pas ce qu’il fait !), je la reverrai en Suisse ^^ !

C’est reparti pour 3 heures de ballottage. Je suis avec Etienne qui retourne à terre pour une soirée et l’aide cuisinier italien qui a fini aujourd’hui.

Le lendemain, je retourne sur Brisbane et je prends le premier bus pour Byron Bay !! Youhou !

Bon cette semaine ne sera pas très palpitant pour vous. J’ai passé 3 jours à Byron Bay : Le premier jour à faire du surf (ah j’aime de plus en plus l’océan ^^), le deuxième à faire du vélo comme les vagues ont décidé de prendre un jour de congé, le troisième jour à monter au phare à Byron, comme en fait les vagues ont décidé de partir en week-end.

Puis je joins Alice, mon ancienne proprio chez qui j’habitais à Brisbane. Elle est là ce week-end, je décide donc de prendre un bus pour aller passer le week-end avec elle à Brisbane (Par week-end j’entends 4 jours…). Entre temps, je rappelle aussi Norman, car je suis censée partir le lendemain pour la Nouvelle-Calédonie, mais il est hors de question que je parte sans passer du temps avec Alice… Je prends donc une difficile et douloureuse décision : Je n’irai pas en Nouvelle-Calédonie. Je peux encore y aller pour une semaine. Mais une semaine en Nouvelle-Calédonie… Je vais passer plus de temps à courir qu’à profiter, surtout qu’il y a beaucoup d’îles comme l’île des pins,… Et comme je l’ai dit, je ne repars pas d’ici sans avoir vu Alice. Donc voilà… Mais en même temps, je ne m’inquiète pas plus que ça. L’Australie, je sais que j’y retournerai bientôt, donc j’aurais à nouveau l’occasion d’aller en Nouvelle-Calédonie, ce n’est que partie remise ^^.

Ju

Cairns: 2ème jour et l’aventure en mode sous-marin!

5h du matin, j’entends crier dans le couloir « Debout les plongeurs ! Il est 5h ! On va plonger youhouh ! ». Et là, t’as quand même une minute où tu te dis « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi ??? » J’ai à peine le temps de mettre mon maillot de bain que quelqu’un essaie d’entrer dans la chambre. Heureusement, je suis une futée, j’avais fermé à clé. J’ouvre : C’est Nedd qui saute sur les lits de tout le monde pendant qu’Etienne filme la scène… Je suis bien contente d’avoir fermé la porte à clé mais eux sont tous déçus…

Juste le temps de boire un thé avant de partir et nous voilà tous sur le pont en train de nous équiper dans le noir. C’est notre première plongée que toutes les 2 avec Rachel…. Espérons qu’on ne se perde pas. Bon au pire, on remonte à la surface et on nage jusqu’au bateau où on fait signe au bateau pour qu’il vienne nous chercher…

Nedd nous fait le briefing : Pendant qu’il fait encore nuit on va voir un certain type de poissons, puis au moment où le soleil va se lever, tous les poissons vont disparaître pendant 5 minutes puis d’autres vont sortir une fois qu’il fera jour ! Eheh ! Les consignes sont simples. C’est la première plongée de la journée, donc la plus profonde. On descend entre 25-30 mètres, on longe le mur sur notre droite, une fois que la bouteille est à moitié vide, on fait demi-tour et on remonte doucement…. A priori pas trop compliqué.

J’enfile à nouveau mes 2 combis. J’ai froid. Je ne suis pas sûre d’avoir les yeux complètement ouverts. 5h45. C’est le moment le plus dur. Tu as tout ton équipement. Tu n’as plus qu’à faire un pas en avant pour être dans l’eau. Mais tu sais que l’eau est froide… Dur dur de se motiver en pleine nuit !!!

En plus on est quand même au milieu de l’océan, y’a beaucoup de houle. Je me fais ballotter dans tous les sens dans de l’eau froide. OK c’est bon là je suis réveillée. Youhouh je vais plonger ! Je rejoins difficilement la corde pour descendre, je l’attrape, j’attends ma buddy… qui n’a pas l’air hyper confiante… Je lui demande si elle est prête… Oui. OK. Je lui fais signe qu’on descend. J’entame la descente. Après 6 mètres, je la vois qui remonte comme un bouchon. Euh. OK. Pas de signe rien. J’attends une minute, je regarde à la surface. Elle ne revient pas. Bon, OK, ça doit être grave, je remonte. J’arrive à la surface « Qu’est ce qu’il se passe ? » « Rien on peut y retourner ». Mince ça valait bien la peine que je remonte ! C’est reparti…

Arrivée à 6m…même chose. Elle remonte sans prévenir, sans signe, rien…. J’attends à nouveau. Rien. Je remonte. J’arrive à la surface, elle est complètement paniquée. Ah enfin mon cours de rescue va me servir à quelque chose ! Hop, je chope son gilet, je le gonfle pour qu’elle flotte bien, je la tiens pour pas qu’elle soit trop ballottée par les vagues et j’essaie de la rassurer… « Il ne peut rien nous arriver, on ne peut pas se perdre, au pire on remonte à la surface, on voit où est le bateau et on redescend… » Bref, 5 minutes plus tard ça va mieux, cette fois c’est la bonne.

On descend, hop on trouve le mur, 25 m, on longe le mur. Ça dure 5 minutes. Soudain, Rachel se carapate. Sans prévenir à nouveau. Elle a dû voir un truc. Elle se barre. Ce qui est juste génial pour moi qui me retrouve seule à 25 m, s’il y a le moindre problème… Ben je suis seule à 25 mètres de profondeur. En filant seule, je ne sais pas ce qu’elle fait mais elle se retrouve à 12 mètres. Génial. Je lui fais des signes savoir ce qu’il se passe. Mais pas franchement d’explications… OK mais on ne va pas faire le yoyo comme ça, c’est super dangereux. Bon du coup, je lui fais signe qu’on redescend un peu vers 15 mètres, mais elle n’est pas d’accord sur la direction… C’est pourtant pas compliqué il s’agit de longer un mur… Mais elle me montre sa boussole (oui elle a une boussole sur son équipement perso). Je ne comprends pas ce qu’elle veut me dire, mais visiblement elle ne veut pas me suivre… OK on va dans sa direction. Sauf que maintenant, le soleil commence à se lever, donc Nedd avait raison, tous les poissons ont pris leur nageoire à leur cou. Donc on ne voit rien ^^. Rachel part dans tous les sens. Dès qu’elle voit un truc elle s’en va. Donc je passe ma plongée à lui courir après. C’est très agréable. Et à force d’aller un coup à droite, un coup à gauche, un coup en haut, un coup je redescends, j’ai du mal à savoir où se trouve le bateau… Elle a tellement paniqué au début qu’elle a forcément consommé beaucoup d’air, donc rapidement, il faut qu’on reprenne le chemin du bateau. Sauf que… il est où le bateau ?? Elle me montre une direction, je suis à peu près sûre que c’est pas ça. Je décide de remonter à la surface. On remonte. On avait faux toutes les 2 sur la direction… à force de tourner dans tous les sens, c’était sûr que ça allait arriver… Bon elle a encore assez d’air, on redescend à 5 mètres et on continue en direction du bateau…

Quelques dizaines de mètres avant le bateau, je trouve… une tortue !!!!!!!!!! Youpi ! Je l’ai appelé Bob la tortue. Et je tiens à remercier Bob qui a sauvé cette plongée… Bob mange tranquillou son corail, je m’installe à côté (A au moins 30 cm de sa tête). A un moment, c’est assez drôle, on se regarde… puis il continue de manger… Eh ouais, j’ai une tortue qui m’a fait les yeux doux !!!

En remontant sur le bateau, je signale que j’ai une petite fuite sur mon équipement. Mais comme je remonte avec la moitié de mon tank, ils ne s’inquiètent pas trop…

Hop. J’enlève mes 2 combis. Ca fait du bien de pouvoir bouger à nouveau ! Je m’enroule dans la serviette que j’ai empruntée sur le bateau et je file au petit-déjeuner.

Le petit-déj est succulent : Fruits, pancakes,… Un régal. J’ai à peine le temps de finir mon pancake en complétant mon logbook.. que c’est l’heure d’y retourner ! (4 plongées aujourd’hui, faut maintenir le rythme !) Cette fois, on reste sur le même site, mais on monte sur un petit bateau à moteur qui va nous emmener à un autre endroit. Là encore, à priori les consignes sont simples : Il va nous lâcher au milieu de nulle part. On descend, au fond on va trouver un début de mur, on longe ce mur et hop on arrive au bateau. Simple non ?

Mais non. Plonger seule, c’est un peu comme prendre un bus de nuit en Thaïlande. Ça paraît simple, mais bizarrement, rien ne se passe comme prévu et tu ne sais pas quand ni où t’arrives…

Nedd largue donc 4 plongeurs au milieu de l’océan : Rachel et moi et les 2 aides-cuisines de cette semaine (Oui ils prennent des volontaires pour 7 jours sur le bateau. Tu peux aider à la cuisine ou pour le ménage et en échange tu plonges gratuitement, mais ce n’est pas plus de 7 jours). On descend sous l’eau alors qu’on voit le petit bateau s’éloigner.. Facile, tu descends tu trouves un mur… On descend.. trouver le mur… trouver le mur… Y’a pas de mur ! Bon comme le bateau est quelque part sur notre droite, avec Rachel on commence à se diriger vers la droite, mais on voit les 2 autres partir de l’autre côté… hum. On hésite, puis on se dit que comme ils bossent sur le bateau, ils doivent connaître cette plongée, on décide de les suivre…

Mais quelle erreur. Au bout de 5 minutes, on se retrouve clairement au milieu de nulle part. Que du sable partout autour de nous. Bon. On s’avoue rapidement vaincu. Qu’est ce que font 4 plongeurs qui sont perdus sur du sable ? On s’asseoit et on commence… à jouer…. Toi tu fais un salto comme ça. Moi je sais faire un tour comme ça. Eh t’as vu moi je sais faire ça… 10 minutes plus tard, on se dit qu’il faut quand même qu’on aille quelque part… Avec Rachel, on leur fait signe de revenir sur nos pas… on y va et on finit par trouver ce satané mur ! Ah ! On le longe. On va rencontrer Bobby la Tortue (sûrement un copain de Bob) avec lequel on va jouer un moment. Les 2 cuisiniers remontent rapidement à la surface car ils n’ont plus d’air et doivent finir à la nage… Vers la fin, le mur de corail est beaucoup plus joli que de l’autre côté. De belles couleurs, mais ce n’est quand même pas très poissonneux pour une grande barrière de corail…

Quand on remonte sur le bateau et qu’on dit qu’on s’est perdu, Nedd ne comprend pas… « Comment c’est possible de se perdre ? Vous descendez et vous longez le mur ». Sauf que comme la visibilité n’est pas excellent (peut être 15 mètres), on n’a pas trouvé le mur en arrivant en bas… Et encore une plongée de moins de 40 minutes, ça me désole tout ça…

Il nous reste 3 créneaux pour mettre 2 plongées. On décide de ne pas faire celle de 11h, d’attendre directement celle après manger. Ça me laisse une heure et demi avant le repas…je file donc me coucher ! (plonger à l’air c’est fatiguant…) Je me relève, je descends manger, c’est mon dernier repas avec Romain, il reprend déjà le bateau. On échange nos mails et hop lui s’en va et d’autres arrivent. Parmi les autres, Céline, une suissesse youhouh ! On est dans la même chambre, on sympathise de suite. Je lui raconte mes mésaventures avec ma buddy et elle me propose de venir plonger avec moi.

On va manger, je dis à Rachel qu’on va être 3. Mais cet aprèm, elle a décidé qu’elle n’a pas envie de plonger, elle va faire du snorkelling… (on a quand même payé pour 10 plongées, mais bon si elle est fatiguée, OK). On se retrouve donc Céline et moi. Le repas finit, on a une petite pause, le bateau se déplace pour aller vers un nouveau spot de plongée…

Céline a droit à toutes les consignes comme elle vient d’arriver. On arrive enfin au nouveau spot, on a les explications, on se met d’accord sur un itinéraire. Bon c’est assez sommaire et surréaliste… « Donc on passe sous le bateau, quand on arrive à 15 mètres on tourne à droite et au 3ème rocher de corail on fait demi-tour »… c’est flou mais en même temps, y’a pas des masses de panneaux là-bas en bas. Les poissons eux ne se perdent jamais.

On saute, on commence à descendre. Hop, on part vers l’avant du bateau et rapidement on arrive dans un très joli jardin de coraux. Les coraux sont beaucoup plus jolis (et vivants !) qu’au premier spot. Un peu plus poissonneux, mais ça ne casse pas non plus 3 pates à un canard. On va tout de même avoir une belle frayeur. Une raie qui était cachée sous le sable a eu peur de nous et a décidé de partir comme une bombe quand on s’est retrouvée juste à côté, on a bien sursauté mais on était ravie de voir une raie ! On a vu pas mal de poissons différents et on aura vu une tortue que Céline décide d’appeler Jimmy (je ne sais pas pourquoi on a décidé de nommer toutes les tortues de la grande barrière de corail, mais c’est comme ça). Jimmy est super cool, c’est une tortue relax qui décide de rester avec nous quelques minutes. Céline reste près de moi, elle ne se barre pas à chaque poisson, elle ne fait pas le yoyo, bref c’est la buddy de ma vie ( même si c’est le comportement que tout buddy est censé avoir…). La plongée dure 50 minutes, youhouh ! Enfin une vraie plongée, ça fait du bien !!!

On remonte à bord. Rachel est ravie du snorkelling, elle me dit que c’est carrément mieux que la plongée, que je devrais essayer… Oui mais j’ai payé 10 plongées, je ne vais pas aller faire du snorkelling…

3ème plongée, je commence à avoir très froid. C’est dur de n’avoir droit qu’à une douche chaude par jour !! Allez, plus qu’une !!!

On remplit les logbooks de la journée. On parle poissons et sites de plongée avec Cap’tain Nedd. C’est ensuite l’heure du dîner. Mais on a à peine le temps de finir notre assiette que c’est l’heure du briefing pour la plongée de nuit ! Rachel a décidé qu’elle ne voulait pas faire celle de nuit, donc je retourne avec Céline. Seules de nuit, c’est une première. Heureusement, on a eu le temps de repérer un peu les lieux cet aprèm, on décide d’aller quasiment en ligne droite et ensuite de revenir sur nos pas. Plein de gros poissons rouges (des énormes) nous attendent près du ponton… Nedd nous explique : Ils savent que quand il y a le bateau, des plongeurs vont venir de nuit. Les plongeurs, ils ont une lampe et ils s’en servent pour éclairer… les poissons. Donc…. S’ils suivent les plongeurs, ils n’ont qu’à suivre la lumière pour trouver leur dîner. Malins, malins les poissons. En gros, une fois sous l’eau, t’éclaires 3 secondes un petit poisson, il va se faire dévorer par le gros poisson rouge… Nedd nous dit qu’on n’a pas le droit à plus de 2 poissons par personne ^^. Ils sont malins mais ils sont quand même un peu stupides. Quand ils attaquent, ils ne suivent pas le poissons mais… la lumière. Ce qui fait que pour s’amuser, quand le poisson attaque, tu peux dévier la lumière sur le corail et bim ! Le poisson ! Ou alors, sur ton buddy et bim… ahah !

On saute à l’eau (La première et la dernière de la journée sont les plus dures !), j’ai froid ! Allez vite, dans une demi-heure c’est la douche chaude ahah ! On descend, on passe sous le bateau et hop on avance. On se rend vite compte qu’on est escortée. On a chacune notre gros poisson qui nous suit. Enfin nous suit… Ils sont un peu stupides, ils fixent tellement la lampe qu’ils n’arrêtent pas de nous foncer dedans. Et se faire foncer dessus de nuit par un gros poisson, ce n’est pas toujours plaisant !

Ah j’ai trouvé un petit poisson. Oh il est mignon, il est bleu et…. Bim plus de poisson. Oh non !!! Mince. Après ça, j’angoisse. A chaque fois que je vois un poisson avec ma lampe, vite je dévie la lampe pour ne pas qu’il se fasse manger ! Au bout de 10 minutes, je vois ma lampe qui faiblit à vue d’œil, elle ne va pas tarder à me lâcher donc on décide de faire demi-tour. On retrouve le bateau, je remonte. Nedd nous demande pourquoi on remonte déjà. Ben sans lumière c’est compliqué. Il m’en donne une nouvelle et nous dit d’y retourner. On redescend, on repasse sous le bateau, mais ça fait déjà 20 minutes qu’on plonge, les plongées de nuit étant limitées à 30 minutes, on décide de rester aux alentours du bateau. On n’ose plus chercher les poissons, on a l’impression d’être des meurtrières… Soudain, je passe la lampe sous le bateau et je tombe sur… la queue d’un requin. Et là… tu te dis… pourvu que ce soit un requin de récif…. Le temps de faire remonter la torche de la queue du requin vers l’aileron pour l’identifier me paraît être une éternité ! Quand j’arrive enfin à l’aileron : Ouf ! Il est blanc, c’est un requin de récif, je ne crains rien. Heureusement parce qu’il n’est pas seul. J’en trouve 5 sous le bateau. T’as beau savoir qu’ils sont inoffensifs, ça reste 5 requins à côté de toi de nuit… ça fait son effet.

On remonte à la surface. Je remonte en première sous le bateau et là, tout va très vite. J’arrive sur le ponton. Je me retourne… je ne trouve plus Céline. J’alerte Nedd : Elle était juste derrière moi il y a 1 minute, j’ai remonté l’échelle et elle a disparu… On cherche avec les lampes, on ne la trouve pas !!!! La panique pour moi !!

Un autre groupe remonte à la surface : Elle a perdu sa Go Pro en remontant et est repartie la chercher avec un divemaster qui arrivait à la surface au même moment que nous !!!

Ils remontent 10 minutes plus tard bredouilles. Céline est en larmes, elle l’a achetée la veille… Heureusement, on plonge encore ici demain matin, Nedd promet d’envoyer tous les divemasters à l’eau le lendemain matin !

Il est 20h. On va se coucher… Je pense qu’avant 21 nous étions bien endormies. Demain, c’est déjà mon dernier jour à bord !!

Ju

Cairns: Bienvenue à Bord :-)

 

5h30 : Je vire mes draps, je referme le sac, je vais faire le check-out et hop j’embarque dans le mini-bus. Il y a un autre français : Romain. On sympathise tout de suite. Il est à Perth en ce moment chez sa copine. Il part juste quelques jours en vadrouille à Cairns, Darwin avant de faire quelques dernières semaines à Perth, puis ce sera le retour en France. Mais quelque chose me dit que ce ne sera pas pour longtemps ^^.

On nous emmène au magasin et là j’apprends qu’on n’a le droit qu’à un sac à dos à bord. Ah. Dommage que je ne l’ai pas su avant. En 5 minutes, je prends mon sac en bandoulière et y met maillot de bain, trousse de toilette et une tenue de rechange… Y’a plus qu’à espérer que je n’aurai besoin de rien d’autre. On monte dans le mini-bus qui nous amène à un premier bateau. Et là… Ah oui, une serviette de toilette, ça aurait pu être un choix judicieux également… Dommage.

Nous embarquons. Je me rappelle qu’il y a 7 ans pour aller au large de Cairns, ça ballottait pas mal dans le bateau. Même beaucoup beaucoup d’ailleurs. Au cas où, je prends un cachet (bouh je sais oui mais je n’ai pas envie que la croisière se transforme en cauchemar !)

On sort du port et…. J’ai eu raison ! Les gens à bord partent les uns après les autres sur le pont et nourrissent les poissons. Romain est tout blanc et sort également. Moi je suis tranquillement installée dans mon siège pendant ce temps !

Après 3 heures de route (Donc ça fait un moment qu’on n’a plus vu un bout de terre), on arrive enfin sur notre gros bateau… ll est vraiment gros notre bateau ! On arrive sur le ponton où il y a tout le matériel de plongée. En passant la porte on arrive dans la salle à manger. De la salle à manger on peut accéder aux chambres du rez ou aller à l’étage pour les autres chambres. Il y a un ponton au premier étage où l y a les combinaisons de plongée, puis un ponton supplémentaire où en gros c’est une terrasse géante. Sympa…. Avec Romain, on a chacun un dortoir pour nous tout seul ! On se retrouve avec 4 lits chacun et une salle de bain chacun…

On pose nos affaires puis on redescend pour manger. On a à peine le temps de finir le repas que c’est l’heure du briefing pour la plongée et qu’on nous remet notre équipement. Romain fait du snorkelling et est là pour 2 jours. Je me retrouve en buddy avec Rachel, une australienne. Elle en est à 25 plongées mais a déjà tout l’équipement (ça coûte une fortune et 25 plongées c’est quand même pas énorme pour savoir quoi acheter !), elle a même une boussole. Ouahouh, cool, je me dis qu’elle elle est comme moi, c’est une vraie, une bonne mordue de plongée (je ne vais pas être déçue).

Particularité des plongées sur la grande barrière de corail : On te met avec un buddy, on te briefe sur le lieu de plongée et après… t’es seul comme un grand avec ton buddy. Autant dire que je le déconseille aux débutants…

On me remet une combi : Manche longue mais shorty… Elle ne m’a pas l’air bien épaisse.

Hop on enfile tout l’équipement et on saute de l’arrière du bateau. Ça fait un drôle d’effet de plonger au milieu de nulle part comme ça… Tu sautes du bateau tu te demandes un peu où tu vas quand même…

Pour notre première plongée nous sommes accompagnés par un divemaster en formation. Il se trouve que ce jeune homme a une grande passion pour… les poissons clowns. Quand tu plonges souvent, les poissons clowns c’est vraiment le poisson que tu vois tout le temps. Alors oui c’est joli avec l’anémone, il se roule dedans c’est rigolo, mais tu le vois à chaque fois, donc au bout d’un moment tu ne le regardes plus trop… Ben pas notre divemaster. Il va nous montrer tous les poissons clowns du coin et à chaque fois il va s’approcher, mettre son doigt devant jusqu’à ce qu’il le mordille puis agiter son doigt sur le côté comme pour le gronder… Il aura fait ça toute la plongée. Ça m’a beaucoup fait rire.

Ce qui m’a moins fait rire en revanche, c’est que ma buddy qui s’est très bien vendue en me disant qu’elle ne consommait pas d’air a tellement consommé qu’on doit retourner sur le bateau après 30 minutes de plongée…

Cette première plongée est sympa, on est passé à un moment dans un tunnel de corail, c’est très chouette. En revanche…. EH bien attention le scoop (et surtout la déception) : Il n’y a quasiment plus de poissons sur la grande barrière de corail… Eh oui, il y a 7 ans en snorkelling j’étais dans des nuages de poissons multicolores et de coraux très colorés également. Aujourd’hui, beaucoup de coraux sont morts et par conséquent les poissons se sont fait la malle. On a la même réaction avec Rachel. Un des divemaster nous explique qu’entre le tourisme de masse qui s’est très développé sur la grande barrière et une tempête qui est passée il y a quelques années, la barrière est très abîmée… effectivement, je ne m’attendais pas à ça, je suis vraiment choquée de voir à quel point ça a été détruit en….7 ans. C’est rien 7 ans !!! Choquée donc. Vraiment.

Autre observation : Je suis frigorifiée. L’eau est à 23°C. Or jusqu’à présent, je n’avais plongé que dans des eaux à 30, voire plus. Quand on sait qu’à chaque plongée dans la journée on se refroidit un peu plus, qu’il m’en reste 2 et que je suis gelée… je me dis que je suis mal barrée. Je vais voir un divemaster qui me dit que la seule solution c’est de mettre 2 combis l’une sur l’autre…

Juste le temps de boire un thé et on se prépare à repartir. Je prends donc une combi 2 tailles au-dessus que j’enfile sur la première. J’ai l’impression d’être bibendum, j’ai du mal à bouger une fois que je l’ai mise ! Je suis obligée de rajouter des poids du coup, sinon je vais rester à la surface ! C’est parti. Etienne, le caméraman du bateau, un français vient avec nous. Du coup, c’est bien on n’est toujours pas toutes seules, on a quelqu’un qui connaît le site. On va voir un énorme barracuda qui est tout le temps là, donc ils l’ont appelé Barry. On trouve aussi des Giant Clams, ce sont des coquillages géants. Mais vraiment très géants. C’est rigolo les clams, tu t’approches, tu passes ta main au-dessus et hop il se referme parce qu’il pense avoir trouvé à manger. Etienne me montre qu’on peut le caresser, la texture est très drôle au toucher. On remonte au bout de…35 minutes. Pas beaucoup mieux… Mais je n’ai pas le choix, nous sommes les 2 seules plongeuses. Les autres sont en snorkelling ou en formation premier niveau… Je suis bloquée. Coincée. Foutue quoi ^^.

On va manger et…. J’ai à peine le temps de finir mon assiette qu’on repart. Je suis allée voir Nedd (notre Cap’tain ^^) pour lui dire qu’on préfèrerait ne pas faire notre première plongée seules… de nuit… Il nous met gratuitement à disposition… 2 divemasters ! Je n’en demandait pas tant, un aurait suffit !

Avant de partir, il nous donne également une lumière noire en plus de nos lampes. Apparemment, ça marche sur les coraux ! On saute du bateau, ça bouge pas mal dans tous les sens du coup on suit la corde du bateau pour descendre au fond. On nage ensuite vers le récif… et là, magie ! La lumière noire c’est vraiment génial ! Les coraux brillent c’est trop beau !! En revanche, niveau poissons… c’est la dèche… On a dû en voir un ou 2. Et ce n’est pas une manière de dire quelques. Vraiment un ou 2… Sauf sous le bateau où il y en a toujours quelques-uns qui se baladent.

Au milieu de la plongée, on éteint toutes les lampes et on se met à bouger dans tous les sens…. Ça s’illumine partout autour de nous ! Comme à Koh Rong, youhou du plancton !! J’adore. Plus tu bouges, plus ça clignote, donc t’es en train de te déhancher à 10 mètres de profondeur, c’est trop drôle. Et puis de toute façon, il fait nuit noire personne ne peut te voir ahah.

30 minutes plus tard (Oui ça ne s’améliore pas…), nous sommes de retour à la surface. Là j’ai vraiment froid. J’ai les lèvres bleues en remontant. J’enlève les combis le plus vite possible (Parce qu’en plus l’endroit pour accrocher les combis se trouve dans un couloir où s’engouffre le vent… Pratique pour qu’elles sèchent plus vite mais quand t’as froid…) et je cours sous la douche chaude. Nous sommes sur un bateau qui se trouve en permanence au milieu de l’océan. L’eau est dessalée directement sur le bateau, c’est un procédé très lent, donc nous avons le droit à une douche chaude par jour de 2 ou 3 minutes… Je peux vous dire que je mets l’eau chaude à fond tout de suite. Oui je m’ébouillante, mais y’a pas le temps de se réchauffer en douceur !

Après ça, je descends me faire un thé, compléter mon logbook (c’est rapide vu tous les poissons que j’ai vu aujourd’hui…). Je discute pas mal avec Nedd le Cap’tain qui conclue la discussion par «c’est génial, t’es française mais t’es sympa ! »… ahah.

Sur ses bonnes paroles, je vais me coucher. Il est au moins 21h… Mais sur le bateau on se réveille à 5h.. C’est de l’intensif !!! Youhou, plongée intensive, moi j’adoooooooooooooore !

Ju

 

 

 

Cairns: Suivez la ligne verte!

Et voilà… Je quitte Noosa. Je devais rester 2 jours. Je suis restée plus de 2 semaines. Footing, surf, rando, kayak… 2 semaines bien remplies. Mais il est temps d’aller plonger !!!

6h du matin, la navette pour l’aéroport vient me chercher. Je suis un peu crevée, je suis levée depuis 1h30 du matin… La faute aux bleus et aux matchs qui se déroulent au Brésil ! Obligée de se relever la nuit !!! Mais ça valait le coup hihi.

On fait une demi-heure de mini-bus, puis on nous dépose sur un parking au milieu de nulle part avec nos affaires en nous disant qu’un autre mini-bus va venir nous chercher…et le mini-bus repart… 20 minutes plus tard au milieu de nulle part (juste quelques places de parking vides quelque part dans le Queensland), effectivement un autre mini-bus arrive… et nous emmène cette fois à l’aéroport de Brisbane… 10 minutes avant l’aéroport je reconnais déjà… Ah Brisbane ^^. 7 ans plus tard ! Je me sens comme à la maison !

Rien n’a changé… l’aéroport de Brisbane est toujours aussi pourri ahah. Non franchement, 30 minutes de wifi, c’est pas sérieux ! Je fais quoi moi avec 30 minutes de wifi ! J’ai à peine le temps d’écrire un quart d’article ou de vous charger une photo. Le pire c’est qu’il n’y a même pas de wifi payant. Donc une fois les 30 minutes passées. Dommage pour toi. Même au Cambodge y’a le wifi gratuit… Bref j’arrête de faire ma backpackeuse ^^

J’embarque, l’avion est presqu’à l’heure (une demi-heure de retard, mais franchement je ne suis pas pressée…) Au décollage, je vois tout le centre de Brisbane avec la Brisbane River qui circule au milieu…

1h30 plus tard je suis à Cairns. J’ai le numéro de mon backpacker. J’appelle pour dire que je suis là, le mini-bus est en route mais a du retard… Je demande où je dois l’attendre. « Suivez la ligne verte ». Ah. C’est une énigme ?? Non non… En sortant de l’aéroport il y a des lignes de toutes les couleur qui partent un peu dans tous les sens…. Je suis donc la ligne verte….

Je crois plusieurs panneaux arrêts de bus…. Il y en a environ tous les 2 mètres… comment savoir lequel est le mien ?? Je continue de suivre la ligne verte. Elle me fait traverser une route. J’arrive à un autre parking de bus… Je continue de suivre la ligne verte…. Et là je me rends compte qu’elle va super loin et je ne vois plus d’arrêt de bus. Je rappelle la fille : « Non pas jusqu’au bout, il faut suivre la ligne verte jusqu’au panneau d’arrêt de bus »…oui mais lequel ??? Bref je reviens sur mes pas. J’essaie de me mettre de manière à voir à peu près tous les panneaux arrêts de bus… Tout le monde est parti, nous ne sommes plus que 3 sur le parking. On commence à papoter, on est les 3 au même hôtel. Niquel. 20 bonnes minutes plus tard le mini-bus est là. La fille descend et au lieu de dire bonjour elle me regarde et me dit « J’adore ton foulard, tu l’as acheté où ? » (Eh oui on peut être une backpackeuse et être stylée en même temps ahah)… »Euh en France ». Elle a l’air un peu déçue…

20 minutes de mini-bus où le paysage ne m’est pas inconnu non plus. Je reconnais le centre et l’esplanade. Je m’installe dans la chambre, je vais me poser dans le hamac au bord de la piscine pour bouquiner. Le soir je ne traîne pas trop. Je n’ai pas franchement dormi la veille et demain le mini-bus vient me chercher à 6h !!! Youhouh je pars sur un bateau !!

Donc en gros une journée qui a servi un peu à rien. J’ai pris 3 mini-bus et un avion…

Ju

La semaine où je deviens diveuse ascendant surfeuse!

Lors de la dernière semaine, je passe tout mon temps avec le staff : Paul l’anglais, Ville le finlandais, Chris, Doug (qui ne bosse plus ici mais passe tout son temps ici…) et Caro. Les israéliens partent 3 jours pour Fraser Island. Je dois leur dire au revoir, je ne vais quand même pas rester 3 jours de plus faut que je bouge d’ici à un moment donné !! Snif ! Mais bon, Ido avait une grand-mère française, il adore la France, si tout se passe bien, il vient me rendre visite l’année prochaine ! Le rendez-vous est pris ! (Bon évidemment Nathan veut venir aussi ahah).

Doug a accompagné Chris à Byron Bay pour l’entretien. Chris a eu le poste, il termine ici fin de cette semaine. Il avait donné son congé il y a 2 mois car il voulait retourner voyager. Il a son billet pour Bali en Juillet et devait ensuite partir vers le Népal. Mais il ne peut pas refuser ce boulot, c’est une occasion en or pour son agence de voyage… Du coup, changement de dernière minute pour lui !

Pour fêter ça, ce soir, il y a du vin rouge ! Puis, à nouveau nous partons tous ensemble pour la plage autour d’un feu. Nous sommes un peu trop organisé maintenant. Ville et Doug y vont avant la tombée de la nuit, ils creusent un trou profond pour y faire le feu et ensuite 2 anneaux à différents niveaux autour du feu : Les bancs ^^. On a même une théière qu’on met dans les cendres pour faire bouillir de l’eau et se faire un thé. Toujours la guitare, le hamac. Ça se passe bien donc.

Doug, Chris et Paul vont surfer le lendemain et me proposent de venir avec eux. Euh… Ben en fait j’ai bien essayé à Kuta mais ici il y a les requins et tous les trucs comme ça et eux ils surfent tous les jours… Ils insistent. Bon, je ne perds rien à essayer.

C’est Paul qui conduit le mini-bus le lendemain. Une fois midi, il n’y a plus de bus jusqu’à 15h30. On charge les planches dans le mini-bus, ils me filent une combi et c’est parti^^. Sur la plage principale, ce sont des petites vagues qui déroulent bien et pendant longtemps. Je rame… Première vague : Je la prends facile, je mets debout. Niquel. C’est moins violent qu’à Kuta, du coup c’est beaucoup plus facile. Je fais demi-tour… Je recommence… une vague…je rame… debout…niquel. Je repars. Chris me regarde « Mais…. Tu nous as menti, tu sais surfer ! » Euh… Non j’ai pas menti… Au final, je vais prendre 6 ou 7 vagues durant cette session, j’adore. En revanche, au bout d’un moment quand il faut ramer je suis crevée, donc quand c’est l’heure de partir… ça me va bien !!

Le lendemain, j’embarque Caro avec nous. Elle est un peu réticente, alors je nous prends une planche de surf et un bodyboard. Je commence, je prends une vague. Comme la veille, niquel. Je lui donne la planche et prends le body. Je vais m’amuser dans les vagues pendant qu’elle essaie. Je prends mon appareil photo… Erreur. Alors le super appareil photo qui va à 25 mètres sous l’eau, il n’a pas supporté d’être mis à 10 cm sous l’eau… Première vague, l’écran est rempli de buée… Bon, je ressors de l’eau et le repose dans le sac, on verra plus tard…

Le jour d’après, pas de vague. Mince. Caro a entendu parler de la Noosa River où c’est sympa de faire du canoé apparemment. On va demander à Chris. Le mieux est au coucher du soleil, il nous réserve un kayak (on a presque moitié prix hihi) et va nous emmener avec le mini-bus vers 16h. Je dois remplir le formulaire pour emprunter le kayak. Et là c‘est le drame. Il faut mettre la date. Je regarde le type de la location… Euh on est le combien ? Il me donne le jour. OK. Euh… « Caro on est quel mois ?? » « Ben juillet »… Oui ben c’est pas évident pour tout le monde…. Et là le plus gros drame… « On est en 2014 ou 2015 ?? » Je suis un peu perdue dans l’espace temps. Evidemment ils se moquent bien de moi les 2… et moi aussi d’ailleurs. J’ai largement dépassé le stade où je ne sais plus de quel mois il s’agit… aïe aïe aïe c’est dur de voyager à plein temps… on perd tous ses repères !!

Bref… On part sur notre kayak. Bon les directives sont simples mais pas claires. On nous montre un carte de la rivière : « Vous pouvez aller là, là et là. Vous ne pouvez pas aller là, là et surtout pas là-bas ». Entendu. Sauf qu’il ne nous file pas la carte et qu’une fois qu’on est dans le canoé on ne se rappelle plus de rien… Bon on va aller par là-bas…

Il y a des oiseaux, des pélicans partout, on est entourée de verdure. On passe à côté d’une petite île… On poursuit.. on voit les poissons en-dessous de nous ! Le soleil commence à se coucher, les couleurs sont splendides… On a loué le kayak pour une heure, donc on se dit qu’il va falloir commencer à faire demi-tour. On se retrouve dans un endroit où on n’a pas plus de 20 cm d’eau en-dessous de nous… on rame… on rame… quand soudain… On hurle !!!!!!!!!!!!!!!!!! Une énorme raie ! On l’a dérangée avec le bateau, elle était cachée dans le sable, du coup elle est remontée à la surface et a tapé le bateau (Enfin frôlé ok, mais bon on a eu tellement peur…). Elle est énorme. Elle doit bien faire un mètre de large ! Le temps que je dégaine l’appareil elle est déjà retournée se cacher. Mince. Quelques mètres plus loin, on en croise une posée tranquillement dans le sable. On va trop vite, pas le temps de prendre la photo. On essaie de faire demi-tour pour la retrouver, mais c’est peine perdue, on ne remettra jamais la main dessus.

Bon, après le coup de la raie qui tape dans le bateau on est en stress dès qu’on entend un bruit ^^. Au bout d’un moment on se rend compte en fait qu’on est dans un coin qui est blindé de raies, y’en a partout ! Youhouh !!!! Si j’avais eu un masque dans le kayak j’aurai sauté du bateau !!! Mais bon le monsieur a aussi dit que des fois il y a des requins alors je suis peut-être mieux dans le kayak à la réflexion…

On est presqu’arrivées au ponton. On passe de l’autre côté de l’île cette fois. Tient il avait pas dit un truc par rapport à quel côté de l’île il fallait passer au fait ? Je me rappelle plus, Caro non plus… On arrive face au ponton, il faut traverser la rivière (bon ils appellent ça Noosa River mais ça a quand même plus la largeur d’un fleuve). On entame tranquillement la traversée.. On voit le fond se rapprocher. Tient il se rapproche beaucoup quand même. Ah ben oui on est bloquée^^. Ah c’est donc pour ça qu’il a dit qu’il fallait passer de l’autre côté de l’île ^^. Oups. Nous voilà donc coincées au milieu de la rivière sur un banc de sable. Ahah. Je vous laisser imaginer la scène, on est pliée… Bon Caro se décide à descendre du canoé et à nous pousser… Au bout d’un moment, il y a à nouveau un peu de profondeur, on finit par rejoindre le ponton… Bien sûr, du ponton ils ont tout vu… Ca c’est fait…

En rentrant, surprise ! Les israéliens sont de retour !! En me voyant ils hurlent « maman ! »… je vous laisse imaginer la tête des gens autour… Bref… « T’es pas encore partie ? Mais qu’est ce que tu fais encore là ? » « Je me suis mise à surfer…. »

Le lendemain, Paul est à la réception. Je pars surfer avec Chris. Mais les vagues ne sont vraiment pas puissantes… Impossible à prendre en ramant… Et les vagues sont trop petites pour Chris. Du coup, il va reposer sa planche sur la plage et me pousse sur les vagues. C’est génial, je ne me fatigue pas à ramer, je prends une bonne quinzaine de vagues youhouh ! J’adore. Il y a une école de surf à côté de nous. Je prends une vague… je reviens en ramant… La suite, certains d’entre vous la connaissent déjà… J’arrive. Chris tourne la planche : « Regarde là-bas ! Des poissons qui sautent »…Ah génial ! ça saute de partout ! Ils viennent vers nous !! Ah tien… un aileron ?? « Chris, y’a des dauphins ?? » Chris regarde le prof de surf et me dit « Remonte sur la planche, il y a une vague, je vais te pousser et on va y aller après, sors de l’eau je te rejoins »…. Bon j’ai compris. L’aileron vient vers nous en plus, à une trentaine de mètres. Je monte sur la planche. Je ne me fatigue pas à prendre la vague, il faut juste sortir de l’eau… J’arrive sur la plage, Chris sort de l’eau aussi « C’était un requin » Oui j’avais compris ^^. Les lifeguards ont vu l’aileron et ont fait évacuer tout le monde de l’eau. En une minute, tout le monde est sur la plage… « Vous avez vu la taille de cet aileron ??? il était énorme !! » Un bull shark. Pas forcément le plus commode. Plutôt un de ceux qui attaque sans raison… Bon après ça, on ne va pas retourner surfer aujourd’hui… On retourne au backpackers. Caro est allée à la Sunshine Beach où un pêcheur (qui pêche depuis la plage… donc pas super loin du bord…) a pêché un requin tigre…. Pas non plus le plus cool. Voilà Voilà… Sacré journée donc !

Le jour d’après, pas de vague sur la plage principale. On décide avec Chris, Paul et les israéliens d’essayer Sunshine Beach… Ce n’est pas une baie protégée… Donc les vagues sont plus grosses, plus puissantes et en gros…ça part un peu dans tous les sens… Je rentre dans l’eau, mais après le requin de la veille, j’avoue que je ne suis pas super rassurée… Je vois des ombres partout dans l’eau. Je prends une ou 2 vagues. Jusqu’à ce que même l’ombre de ma propre planche ne me fasse peur… Je me dis que je serai peut-être mieux sur la plage aujourd’hui… Je vais regretter les jours suivants, puisque ce sera calme plat… Un vrai lac.

Et puis ce n’est pas tout ça, mais les jours défilent, je ne suis toujours pas allée à Cairns plonger, ni à Byron Bay, ni à Brisbane… J’appelle Norman pour décaler mon billet d’avion de 2 semaines pour la Nouvelle-Calédonie… Vive les changements de billets gratuits !

Demain, je pars à Cairns, Chris m’a trouvé un bateau vraiment pas cher (C’est sûr qu’une fois que t’enlèves les frais d’agence, c’est nettement moins cher !!!). Pendant 3 jours, 10 plongées, sur un bateau au milieu de nulle part. Enfin si. Sur la grande barrière de corail. Youhou.

Ju