Avec les anglais et l’australienne dans les dunes à Mui Ne

Hello !
Me voilà donc à Mui Ne. Je ne sais pas combien de temps je vais rester ici. Il faut que j’étudie la fin de mon trajet au Vietnam et comment passer au Cambodge avant le 19, date d’expiration de mon visa vietnamien.

Je me retrouve dans ma chambre individuelle avec air conditionné… 8 euros, c’est le grand luxe mais soi-disant que les dortoirs sont complets. Je n’ai pas eu le courage d’argumenter ce soir mais demain je change !

Je dors comme un bébé qu’on aurait tenu éveillé un peu trop longtemps et me réveille comme une fleur à 11h. Ouahouh, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait une grasse mat ^^.

Je file au restaurant pour un ptit-dej/dej : Une noix de coco, une omelette et un pancake à la banane. Un délice ! Je demande s’il y a de la place dans les dortoirs « oui oui », je demande à les voir, on m’indique le chemin. C’est une grosse maison en bois à laquelle on accède par un raide escalier…en bois. C’est extra à l’intérieur, c’est typiquement viet : Juste des « matelas » extrêmement fins et durs posés à même le sol avec chacun une moustiquaire, une bonne hauteur sous plafond, la structure en bois. J’adoooooore ^^. Tout ça pour 2 euros la nuit. Que demander de plus ??

Du coup, je libère ma chambre (en récupérant le savon et le tube de dentifrice au passage ^^) et en arrivant au dortoir (20 lits vides évidemment, je doute que c’était complet la veille…), il y a une australienne. Je m’installe en face. Nous avons 10 lits chacune. Ca devrait aller. Elle s’appelle Ellen, vient de Melbourne et voyage seule un mois au Vietnam du sud vers le nord. J’ai une nouvelle copine ^^.

Je pensais louer un scooter pour l’après-midi, comme il n’y a qu’une route toute droite ici, c’était l’idéal. Mais elle me propose de l’accompagner à un tour en Jeep à 14h pour aller voir les dunes (ce que je voulais faire en scoot). Toujours la même règle d’or : Toujours dire oui dans la limite du raisonnable.

Donc je dis oui et je vais à la réception réserver ma place dans la Jeep. 4 euros. J’adore que l’effet Tet commence enfin à s’estomper, mais c’est un peu tard, il ne me reste plus qu’une semaine… et le budget a déjà été bien impacté. Heureusement que la Russie ne m’avait rien coûté ^^.

Ellen part s’acheter un truc à manger pendant que je planifie ma dernière semaine. Je n’aurais pas le temps d’aller à Con Dao Islands : Il faut que je prenne un bus depuis Mui Ne pour rejoindre un village où un bateau ne part qu’un jour sur 2 pour les îles, la traversée dure 12 heures, 2 jours sur place pour avoir le bateau suivant,  nouveau 12 heures de traversée… Je vais perdre trop temps, je préfère me consacrer au sud. Et puis, comme partout où je passe…. Je reviendrai ^^.

Donc du coup, départ demain pour Saigon. Ca fait un mois que j’entends « Hanoi la prude, Saigon la pute », j’ai hâte de voir ce qui m’attend ^^.  J’hésite entre le bus de 7h, 13h et de nuit. Mais bon, de nuit c’est 1h à 6h donc ce n’est pas vraiment une nuit…

Je vais y rester 2 ou 3 jours puis partir pour 2 jours je ne sais pas encore comment dans le delta du mékong et de la rejoindre je ne sais pas comment phu cuoc island. De là, j’ai trouvé sur un forum que je peux prendre un bateau qui m’emmènera à un bus qui m’emmènera à la frontière puis à un autre bateau ou bus et je devrais arriver à Kep au Cambodge. Si on considère mon bol avec les transports, les chances de réussite sans soucis sont quasiment nulles. Mais c’est pas grave, ce sera rigolo. Enfin sauf si je me retrouve à phu cuoc sans bateau et que je n’ai plus de visa. On verra…De toute façon, il faut prendre des risques, je ne vais pas quitter 3 jours plus tôt le Vietnam au cas où mon plan génial soit en fait complètement foireux. Verdict le 19.

Il est 13h45, Ellen n’est pas rentrée, je me dirige vers la « Réception » (Enfin une table avec une chaise dehors). La Jeep arrive, on me fait signe que nous devons être 2. Je sais bien, mais je suis 1, je n’y peux rien. Bon, du coup, il me dit qu’on reviendra la chercher après. Il y a 3 places à l’arrière, voire 4 si on se colle un peu et 1 à l’avant. Je pense qu’on va chercher d’autres personnes. Je demande si je peux monter devant ^^. C’est parti !

Nous filons 200 mètres plus loin où nous attendons d’autres personnes. Le chauffeur me demande quel âge j’ai. 28 (enfin 30 ici mais 28 dans la vie normale mais je ne vais pas entrer dans les détails, il ne comprendrait pas). Il me fait un petit sourire en me disant qu’il n’a que 4 ans de plus que moi. Il me demande si je suis mariée. Je dis oui ^^. C’est bon je suis tranquille. C’est facile ici ! T’es mariée, hop plus intéressante, on te laisse tranquille, maintenant j’ai compris le truc !  Je vous rassure je ne me suis pas mariée eu douce !

Nous récupérons 3 anglais : Jake, Carla et Kylie. Nous sympathisons tout de suite ! Jake et Kylie sont en couple et voyagent pendant 5 mois. Ils ont déjà fait un mois au Sri Lanka. Je suis surprise : Un mois ? Ils me confirment, un mois c’est trop long. Visiblement, ils n’ont pas trop apprécié. Surtout Kylie, blonde aux yeux bleus qui avait en permanence les yeux fixés sur elle. Je pense à Jenny qui vient d’y arriver. Mais bon avec Manu ils sont en lune de miel, je ne pense pas qu’ils vont voyager en routard, ils ne devraient pas avoir de problèmes. Profitez bien les jeunes mariés J J J

Carla les a rejoint au Vietnam, ils partent ensuite aux Philippines. Puis Carla les quitte, elle a un visa d’un an working/holiday pour l’Australie. Elle part s’installer à Melbourne et me propose d’emblée son canapé à Melbourne quand je lui parle de couchsurfing (qui signifie dormir sur un canapé). Cool !

Pendant que nous discutons, nous récupérons 2 asiatiques : Ils sont maintenant 4 à l’arrière et …. Un dans le coffre. Je commence à me demander où nous allons mettre Ellen. Mais je n’ai pas le temps de trop y réfléchir : Nous récupérons un troisième asiatique. Puis 2 polonais. Alors à la réponse combien on met de personnes dans une Jeep de 5 places au Vietnam, la réponse est 10 ! D’ailleurs, il ne peut même plus fermer le coffre…

Nous repartons en direction de l’hôtel. Je dis aux anglais qu’Ellen montera avec moi sur le siège avant. Nous passons devant l’hôtel. Ellen est là. La Jeep ne s’arrête pas… Je lui montre Ellen « stop elle est là c’est elle ! » Il me fait un signe que nous interprétons comme « C’est bon je vais faire demi-tour ». Mais visiblement, ce n’est pas ce qu’il a voulu dire car il n’a jamais fait demi-tour… Je suis un peu embêtée, c’est elle qui me propose le tour et elle a raté la jeep et moi j’y suis…

Nous nous arrêtons au bout de 5 minutes. Je ne vois pas de dunes. Mais comme je n’ai absolument pas lu le descriptif, je n’ai pas la  moindre idée de ce qui est au programme ^^.

Carla m’explique que nous nous arrêtons d’abord pour voir des chutes d’eau. Cool. Le chauffeur nous dépose et nous dit de marcher tout droit et de revenir dans 40 minutes. Ou 14 ? La prononciation est très proche en anglais et comme ils n’articulent pas toujours… Nous verrons bien.

Nous passons un chemin entre 2 maisons… et là, je vois un panneau « Enlevez vos chaussures » et des gens qui rentrent dans une rivière marron.  Non mais où est ce que je vais là ?? ^^ Nous nous retrouvons avec de l’eau jusqu’aux chevilles… ou jusqu’aux cuisses selon les passages, à longer des falaises rouges et blanches. Nous marchons un bon quart d’heure dans l’eau. Nous espérons qu’il n’y aura pas de crocos ou de trucs qui piquent ou coupent au fond de l’eau. L’eau est fraîche et c’est très agréable vue la chaleur extérieure (30 °C eheheheh). Nous prenons pas mal de photos mais de nous… pas des cascades que nous ne trouverons jamais. Nous nous moquons un peu de Carla qui nous a vendu des cascades depuis le début, après 15 minutes de marche laborieuse, nous attendons toujours. Visiblement, les autres ne vont pas plus loin, ça fait déjà bien 20 minutes que nous sommes partis, nous en déduisons que nous avions 40 minutes et qu’il est donc temps de faire demi-tour. Nous refaisons le trajet dans l’autre sens. Tout se passe bien quand tout d’un coup nous entendons hurler « Sortez de l’eau !! Sortez tous de l’eau vite ! » Oh non pas un croco ??? Ah non… c’est bon c’est qu’un troupeau de zébus qui arrive au pas de course^^. Je vais peut-être vous inquiéter mais je ne suis même pas étonnée… Ben c’est normal non de faire sortir les touristes de l’eau pour laisser passer un troupeau de zébus ?? Moi je trouve ça normal maintenant. Donc à mon retour, il faudra mettre la barre haute pour m’épater ;).

Nous retournons à la jeep et comme il y a un vieux monsieur dans le coffre, je lui propose ma place à l’avant, Jake passe dans le coffre et moi je passe à l’arrière avec Carla et Kylie. Dans la jeep d’à côté nous retrouvons l’australienne. A l’hôtel, ils lui ont dit trop tard t’as raté la jeep, maintenant il n’y a plus de place. Elle a râlé. Normal ! Elle a acheté son billet, pourquoi la jeep est pleine ?? (archipleine même !) Du coup, une autre jeep, pleine elle aussi est venue la récupérer !

Nous repartons et nous arrêtons observer le village de pêcheur. Vu le nombre de bateaux, je n’appellerai plus ça un village, mais une ville ! Des bateaux de toutes les tailles et surtout de toutes les formes, car ici les petits bateaux de pêcheurs sont ronds ! Pour les couleurs, c’est principalement dans les tons bleus. Il y en a à perte de vue !

Nous repartons direction les dunes blanches cette fois, à une trentaine de kilomètres de Mui Ne. A l’entrée, on nous demande de payer 10’000 VND… Ah ? Mais pourquoi ? De toute façon, il n’y a pas le choix…

Nous grimpons dans les dunes. Entre ça et la marche dans l’eau, on travaille les guiboles aujourd’hui !

En arrivant en haut, nous prenons des tapis pour descendre les dunes en luge ^^. En théorie, c’est super fun, en pratique ça n’avance pas trop… Mais c’était rigolo quand même !

En redescendant, nous croisons à nouveau un troupeau de zébus et nous repartons pour les dunes rouges cette fois. Au moment de monter dans la Jeep, je décide d’encore changer de place, de vivre dangereusement en allant dans le coffre ^^. Il faut bien s’accrocher, ça saute dans tous les sens. C’est pas très HSE mais je m’éclate eheh.

Aux dunes rouges, nous sommes censés y voir le coucher de soleil. Mais le ciel est un peu couvert…

Nous nous asseyons dans le sable pour discuter et sympathisons avec 2 polonais et un canadien.

Les anglais sont l’hôtel à côté de nous donc nous décidons de nous retrouver à un resto entre les 2 avec les 3 anglais et l’australienne. C’est un resto mexicano-vietnamien tenu par un américain ^^. C’est très bon et pas cher, la bière est moins chère que l’eau, tout un concept encore !

Nous rejoignons nos nattes à même le sol assez tard et c’est quand même un peu dur. Mais nous sommes toutes contentes du cadre et de nos moustiquaires ^^.

Demain, réveil à 7h pour prendre le bus pour Saigon !! Je continue d’avancer !

 

Ju

 

 

 

Dalat => Mui Ne: Histoires de transports vietnamiens – Deuxième Partie

Hello!

Le réveil sonne: 6h… Aïe. Je dormais bien. Svilen se réveille dans la foulée et nous partons faire le check-out.

J’en profite pour éclaircir cette histoire d’arrêt de bus: Devant le café ou au ticket office?? Elle appelle… Je vois que c’est la panique. Il y a visiblement un problème. Bof, pas très grave, j’ai l’habitude, j’attends calmement se savoir ce qui va me tomber dessus cette fois-ci ^^.

Elle raccroche: « Ton bus n’est pas à 7h, il est à 13h, celui de 7h est complet ». Je n’essaie même pas de comprendre pourquoi alors j’ai un billet de bus pour ce matin 7hn si le bus est complet. Ce serait une perte de temps. Ils ont un système bien a eux qui ne peut être compris que par eux et qui n’a pas l’air de marcher… Mais c’est pas grave, il suffit de s’y faire…

OK donc mon bus est à 13h. Svilen s’inquiète de cette péripétie. Pour lui, c’est un peu plus gênant s’il y a un problème, il a son avion dans 2 jours de Saigon et aimerait bien pouvoir visiter cette ville avant de quitter ce pays étrangement organisé! Il demande confirmation: Oui, pour lui tout est bon, le bus part devant le ticket office.

Quand nous faisons le check-out, la fille de l’hôtel me prend dans ses bras parce qu’elle ne veut pas que je parte. Bon, je la rassure, là je vais juste prendre le ptit-dej avec Svilen, après je serai encore là vu que je n’ai pas de bus ce matin… Elle appelle Svilen « Handsome man ». Elle me fait trop rire 🙂 Elle est hyper à l’aise avec tout le monde, comme si elle nous connaissait tous depuis toujours et a un sourire au moins aussi grand que son coeur!

Maintenant que je suis levée, je file avec Svilen chercher quelque chose pour le petit-dej. C’est bien de visiter mais en 36 heures, j’ai mangé une crêpe omelette… Va falloir trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

Nous passons d’abord devant le ticket office: Fermé. Bon, en même temps, il reste une demi-heure avant l’arrivée du bus. Ca doit être normal (toujours se méfier, rien n’est normal ici. La définition de « Normal » est subjective et diverge visiblement selon les cultures…). J’ai tellement parlé de la succulente crêpe omelette hier qu’il en veut absolument une.  Nous tournons un moment. Hier, il y en avait à chaque coin de rue, aujourd’hui elles ont toutes disparu. Tant pis, il se rabat sur un sandwich dans la rue: Des petites baguettes que tu remplis avec ce que tu veux. Moi, rien ne me tente, tant pis je mangerai autre chose plus tard. J’ai le temps maintenant… La vendeuse lui fait son sandwich et avant de le lui tendre elle verse plein de trucs dedans. Ca ressemble à du sel, mais vue la quantité, ça doit être autre chose. Il croque dedans: Eh bien non, c’était bien du sel ^^. Il va pouvoir se racheter une bouteille d’eau, il va sûrement mourir de soif dans quelques heures avec ça!

Nous retournons attendre devant le ticket office qui ouvre enfin à 8h. Une dame arrive. Il lui demande si c’est bien ici le bus pour Ho Chi Minh… « Ah non, c’était devant le café. On vous a attendu, vous n’étiez pas là, maintenant le bus il est parti ». Il a quand même demandé 2 fois à l’hôtel et est venu une fois au ticket office la veille, les trois fois on lui a dit que le bus passerait le prendre au ticket office… Sa patience m’épate, il reste calme. Après quelques minutes d’explications, la dame lui dit qu’un autre bus pour Ho Chi Minh partira à 10h. Ce qui est plutôt étonnant parce qu’il avait acheté celui de 8h comme on lui avait dit que c’était le seul de la journée…

Du coup, nous repartons nous promener à la rechercher de la fameuse crêpe omelette. Nous finissons enfin par trouver une dame qui en vend sur un trottoir. Il prend une bouchée, me regarde avec les yeux écarquillés « C’est super bon!!! » Eh oui! J’en prends une aussi, j’adore ça. Dommage que je ne puisse vous transmettre les goûts, ça vaudrait le détour! Ca envoie du pâté!

A la fin de la crêpe, les papilles en extase, je lui fais quand même part de mon inquiétude… La fille n’a appelé personne, peut être qu’il n’y a pas d’autre bus ou que le bus est plein… J’ai quand même raison de m’inquiéter, à nous deux nous venons de faire le grand chelem ce matin: 2 tickets sans bus.

Nous retournons à l’agence. Il explique qu’il veut juste vérifier qu’il a bien tout compris. Un bus va venir le chercher ici devant le ticket office à 10h. La fille confirme. Il insiste. Elle appelle. Ce sera 9h30… Soit. Il nous reste une demi-heure. Nous restons là à papoter. Nous passons des bus aux train puis aux avions. La veille il regardait des billets d’avion en Inde. La compagnie s’appelle Indigo… Je lui fais remarquer que ça craint Indigo comme nom de compagnie aérienne… Nous regardons sur le net: C’est la compagnie indienne… low-cost. Alors déjà compagnie indienne, ça fait peur. Mais compagnie indienne low-cost…??? Ca fonctionne comment, le pilote est en option? Les avions en kit? Faut pousser au décollage? On vérifie les compagnies blacklistées en ligne. Indigo n’a pas l’air blacklistée. En revanche… la plupart des compagnies bulgares sont blacklistées. Mouahah, qui c’est qui s’est moquée de lui et de ses avions en carton? C’est bibiiiii. Bref, elle n’est pas blacklistée, nous allons bien voyager avec Tiger Air en Asie, alors pourquoi pas Indigo. Il est décidé « I’ll go for Indigo » 🙂 Je vous envoie le compte-rendu dès que je l’aurai!! 🙂 En attendant, dans le doute, je vous conseillerai de prendre des compagnies qui ont des vrais noms ^^ et j’éviterai le low-cost indien et chinois!

A 9h30, une vieille moto se gare devant le ticket office. « Ho chi minh? » Svilen se lève « moi moi c’est moi!! »  Le chauffeur porte un vieux casque d’aviateur qu’il va mettre sur la tête de Svilen. J’immortalise, il est à contre-jour. Arg, dommage ça valait le coup!

Il demande s’il met son sac sur le dos, il lui dit oui. Il met son sac. Il lui fait signe d’enlever son sac… On finit par s’y faire 🙂 A se demander pourquoi on persévère à poser des questions. Il grimpe à l’arrière. Là, je vois le chauffeur qui panique. Très rapidement, on comprend qu’il ne sait absolument pas où il doit l’emmener… La fille du ticket office griffonne quelques mots sur un post-it et le lui tend. Le chauffeur fait oui oui, mais ils font toujours oui oui. Je fais remarquer à Svilen qu’il n’est pas prêt d’arriver. Si ça se trouve, c’est peut être même lui qui va l’emmener en moto à Saigon… Je vous dirai quand j’aurais de ses nouvelles, mais c’est comme ça que mon bulgare a disparu à l’horizon: A l’arrière d’une moto pourrie avec un vieux casque d’aviateur sur la tête derrière un vieux vietnamien qui n’a pas la moindre idée d’où il va. Le Népal à côté ce sera de la tarte ^^.

Je vais au ticket office, vérifier à nouveau où je dois me rendre. Donc sur mon billet c’est marqué 7h mais ça a été réservé pour 13h et donc on passe me prendre à midi au ticket office. Quand je vous dis qu’il n’y a aucune logique…

Je retourne à l’hôtel où je profite pour décharger mes photos, regarder mes mails,… Puis je descends discuter avec ma grande copine de l’accueil. Elle est toute triste de savoir de le « handsome guy » est parti et de savoir que je m’apprête à partir également. Un allemand arrive pour demander un lit. Elle lui dit que pour l’instant c’est complet, d’attendre un peu. Une fille descend demander une couverture supplémentaire pour cette nuit car elle a eu froid la nuit dernière. Et hop, la fille de l’accueil en profite, elle a réglé 2 problèmes en même temps: L’allemand pourra dormir avec elle. Tout le monde sera content: Lui aura un lit et lui lui servira de couverture supplémentaire.

Ils n’ont aucune logique mais faut reconnaître qu’ils savent résoudre les problèmes efficacement.

Il est temps pour moi de partir. Elle me prend plusieurs fois dans ses bras, me fait des bisous et me donne une carte avec le plan d’où se trouve l’hôtel « Pour que je puisse retrouver le chemin de ma maison »… L’autre dame vient m’offrir à nouveau des bananes et me prend dans ses bras également. Je ne sais absolument pas ce que j’ai fait pour mériter tout ça!

Je file avec mes sacs et mon chapeau vietnamien. En arrivant au marché, je profite pour acheter une bouteille d’eau et des oreos avant de partir (Entre Silven et moi, je pense que nous consommons la moitié des Oreos du pays depuis nos arrivées respectives^^). Je craque aussi pour un jus de canne. Non seulement j’adore, mais en plus j’aime bien quand ils le font ^^. Ils vont chercher quelques bouts de canne à sucre, les passent dans un rouleau et bam ça fait des chocapic du jus de canne. C’est très rafraîchissant et contrairement à ce qu’on pourrait croire, très peu sucré.

A midi et demi, un mini-bus vient me chercher. Je suis dans les premières à être récupérée. ouf. Les derniers se retrouveront dans le coffre sur des petits tabourets ^^. Moi je suis près de la vitre et je savoure le paysage.

Le chauffeur est un fou du volant. Nous sautons dans tous les sens. D’ailleurs à mon retour, faites moi penser à remercier l’ingénieur qui a décidé de mettre le plafond suer haut dans les mini-bus. Sans lui j’aurais la tête recouverte de bosse ce soir avec tous les bons que j’ai fait. En plus les asiatiques ont les estomacs sensibles, la fille à l’avant a été malade à 2 reprises pendant que moi je m’éclatais à l’arrière à sauter dans tous les sens. Non, nous ne sommes pas tous égaux!

Nous manquons d’encastrer quelques troupeaux de buffles, quelques camions, quelques 2 roues,… En France, nous avons les nids de poule, moi j’ai eu des nids de mammouth tout l’après-midi. Ils ont quelque petits problèmes de chaussée dans le coin. Je pense qu’une compétition avec la Sibérie est envisageable.

Mise à part ça, les paysages étaient magnifiques et extrêmement variés: De la végétation luxuriante aux paysages désertiques en passant par les bords de mer et les rizières.

Le chauffeur nous lâche tous à un endroit, comme d’hab et après tu te débrouilles. Sauf que comme c’est le Tet, j’ai prévu le coup, il restait un hôtel pas cher de dispo (les backpackers classiques sont tous blindés…), j’ai réservé. J’ai donc une adresse et je deviens fûtée, j’ai l’adresse et j’ai fait des copy/paste des plans de la ville comme je suis sans guide^^. J’ai de la chance, le chauffeur m’a laissée dans la rue de mon hôtel. C’est juste dommage que la rue fasse 10 kilomètres de long. Il m’arrête au 120, je suis au 261. J’ai été assise toute la journée, je décide de marcher. J’aime bien quand je prends des décisions comme ça, tranquillement assise dans le bus « allez hop je vais marcher ». Après je récupère mon sac, je marche 10 minutes et… pourquoi j’ai décidé de marcher déjà??? J’aime me compliquer la vie. J’en aurai sûrement eu pour un euro de taxi, mais non j’ai trouvé ça beaucoup plus drôle de marcher par 30 degrés avec tout mon poids sur le dos. J’arrive bien transpirante à l’hôtel. Il est 18h. Je vais plutôt regarder pour la suite maintenant et j’irai vadrouiller demain. Oui, parce que là maintenant, le plan, c’est que je n’ai plus aucun plan ^^. Il me reste quelques endroits où je voudrais aller au Vietnam avant de partir, mais dans quel ordre? Est ce que j’ai le temps de tout faire et surtout… où je passe au Cambodge??

Bref, un peu de repos me fera du bien aussi 🙂 C’et donc soirée tranquille. En plus, comme tout était complet j’ai une chambre individuelle alors autant en profiter!

A demain 🙂

Ju

Hoi an => Nha Trang => Dalat: Histoires de transports vietnamiens – Première partie

Bonjour à tous!!

Je vous avais laissé à Hoi An où j’étais paisiblement installée au bord de la piscine du Sunflower en attendant mon bus.

Comme il nous reste quelques heures, nous décidons avec Svilen d’aller faire un dernier tour dans Hoi An. Cette ville est tellement mignonne!!

On s’échange nos bons plans des derniers jours: Je l’emmène dans la maison de thé tenue par des sourdes-muettes. Il m’épate avec ses connaissances en langage des signes. Mais il triche il a pris des cours aux Etats-Unis (Oui c’est un bulgare américain ^^). Il m’apprend qu’à part les américains qui changent 2 ou 3 trucs, le langage des signes est international. Je me dis que les sourds-muets sont quand même vachement plus futés que nous!  Nous on galère à apprendre l’anglais, l’allemand, l’espagnol,… Et quand on arrive en Russie, en Chine ou au Vietnam, c’est la galère. Eux, ils apprennent leur langage et après ils passent partout. OK, il faut réussir à trouver des sourds-muets partout où tu vas. Mais avouez que dans l’idée c’est futé non?

J’apprends quelques mots en langage des signes en sirotant un thé rouge. On décide de commander un truc à grignoter en même temps: Une part de gâteau à la patate douce. On nous amène les thés avec une assiette remplie de trucs qui ressemblent à des chips. On goûte: ça sent le gingembre, c’est très bon, mais il est nous notre gâteau?

En plus de ne pas comprendre ce qui est sur assiette, nous essayons de comprendre l’assiette à thé: Une théière (jusqu’ici on est au clair), un truc qui ressemble à une tasse mais qui a un bec, une passoire (enfin le truc qu’on met pour filtrer le thé – jusqu’ici on connaît aussi), mais il y a une autre micro-tasse… Alors, Svilen pense avoir une explication: Tu attends que le thé soit infusé à ton goût, tu le verses ensuite dans la grande tasse à travers la petite passoire et ensuite, tu verses petit à petit dans la mini-tasse dans laquelle tu bois. Ca se tient. Je le regarde faire ^^: Ca ne doit pas être ça, le volume de la théière est bien plus important que celui de la grande tasse et il en met partout ^^. Ben alors quelle est l’utilité d’avoir une tasse intermédiaire?? Bon, on ne saura jamais, en plus on ne peut pas poser la question… Mais ça va nous éclater, on continuera de servir d’abord dans la grande tasse puis finalement dans la petite… De vrais gamins 🙂

Nous avons presque fini le thé (le mélange avec les espèces de chips est excellent!). Toujours pas de gâteau. On ne peut pas demander si elles ont oublié. Du coup, on en recommande un, au pire ça en fera un chacun…

Et là, elle nous ramène les chips au gingembre… C’est ça le gâteau à la patate douce?? Svilen, plein de mauvaise foi en en goûtant une: « Ah oui ça sent la patate douce ». Après avoir mangé une assiette complète, disant que c’était du gingembre ^^ Si ça c’est pas psychologique 🙂

Ensuite, il m’emmène dans une rue où il y a une petite vieille qui vend du sweet tofu sur le trottoir. On s’installe sur les mini-tabourets et on commande 2 portions de sweet tofu dont Svilen raffole, mais que si c’est celui qui est fait par cette vieille dame :). Elle prend des mini-bols (tout est mini ici! les tasses à thé, les bols, les tabourets… Bienvenue dans le monde des polipockets!) dans lesquels elle verse une louche de tofu chaud, puis une cuillère de liquide qui ressemble à du caramel. En 3 cuillères, Svilen a fini le sien ^^. Verdict? C’est délicieux!!! Ca ressemble à une sorte de crème brûlée très peu sucrée. Le liquide est sucré et contient pleins d’épices. C’est trop bon :). Je ne pourrais plus en remanger, parce que comme c’est que celui de la vieille dame et que nous on s’en va et qu’elle elle reste ici… mince 🙂 Alors si vous venez à Hoi An, cherchez la vieille dame avec sa marmite sur le trottoir qui vend du sweet tofu, ça vaut le coup!!

On continue de se promener dans les vieilles rues. Puis ça va être l’heure du bus de nuit et nous risquons de ne rien manger entre aujourd’hui 17h et le lendemain 13h. Du coup, même si nous n’avons pas faim, comme nous n’avons rien avalé à part le thé et le bol de sweet tofu, je l’emmène chez ma vieille dame à moi au marché.

3 fois que j’y vais, 3 repas différents, 3 fois que je commande la même chose. J’arrête d’essayer de comprendre, je vais m’épuiser pour rien. Elle est toute contente de me voir :). Svilen commande comme moi. En fait, elle met du riz dans une assiette et après nous complétons avec ce qu’il y a devant nous: Plusieurs choix de légumes, tofu, porc, œufs, poulets,… 1 euro… et c’est succulent. Elle va pour mettre de la viande à Svilen qui est presque végétarien. Il lui fait comprendre « pas de viande » et il s’apprête à lui montrer ce qu’il veut mais elle s’occupe de tout… On est mort de rire, Svilen me dit « Ah ben c’est bon, elle a l’habitude, elle sait exactement ce que je veux sans que je le demande! » Pareil pour moi. Elles sont fortes les petites vieilles d’Hoi An 🙂

Svilen fait la grimace en me voyant manger mon porc un peu bizarre, mais moi je trouve ça excellent. Le tofu grillé est à tomber aussi, on se régale. Les petites vieilles nous ont gâté!

Nous retournons à l’hôtel. Ca va être l’heure. ils doivent venir nous chercher à 17h30. Nous sommes dans des bus différents: Nous avons essayé de changer pour être ensemble, mais la dame a paniqué « Ouhlala beaucoup trop compliqué ». Bon, on ne va pas les perturber et prendre le risque de se retrouver sans bus. Tant pis, nous nous retrouverons à Dalat!

A 17h15, un vietnamien entre en hurlant dans l’hôtel « Dalat one! ». Une chance sur 2, c’est soit moi, soit Svilen. Et hop, c’est pour moi! Je file chercher tout mon cirque: Mon backpack, mon sac en bandoulière de la journée, mon petit sac à dos pour dans le bus avec quelques trucs pour la nuit et au cas où si on reste bloqué ou si on perd mon sac et mon chapeau viet. Svilen attend à l’entrée, je le vois plié en 2 en me voyant arriver avec tout mon cirque… Je comprends rapidement… Le mec est venu me chercher en moto. Super. Il prend mon petit sac à dos sur les genoux, je garde mon backpack sur le dos et je bloque le sac en bandoulière et le chapeau comme je peux. Ce n’est pas comme en scooter avec mon chauffeur préféré ^^. Là, la moto est minuscule, j’ai à peine de la place pour m’asseoir, rien pour me tenir, je suis chargée comme un mulet, je n’ai pas de casque. Mais je suis morte de rire 🙂 Svilen aussi qui a juste le temps de me crier « Bonne chance, peut être qu’on arrivera à Dalat! »

C’est parti pour un tour à la viet: droite, gauche, feu rouge on accélère… ah et pour rejoindre l’endroit où le bus va arriver, il monte à pleine vitesse sur un trottoir… La séance de tape-cul finie, je descends et j’attends avec tout un tas de gens. Je sympathise avec un hollandais à moitié français plutôt typé comme un brésilien et qui voyage avec un japonais (vous suivez?). Comme sa mère est française, il parle bien français. C’est un grand voyageur visiblement. Il me donne pleins de conseils pour les Philippines, me conseille d’aller à Taiwan lors de mon prochain voyage (Amis lecteurs, tous ceux que je croise depuis un mois me conseillent d’aller à Taiwan, que c’est magnifique,… A bon entendeur!!) et surtout me donne des bons tuyaux pour réussir ma nuit dans le bus: « Il faut absolument que tu mettes le plus vite possible ton sac en soute pour monter dans les premières. Les bus sont surbookés, les derniers qui montent dans le bus dorment par terre ». Génial!

Une aventurière avertie en vaut deux: Quand le bus arrive, je saute sur la soute et suis une des premières à mettre mon sac. Je trace à l’avant, je retrouve l’hollandais (Oui, en fait à force de rencontrer du monde, on ne s’embête plus avec les banalités, comme je vous l’ai déjà dit, donc j’ai passé la nuit avec (enfin dans un bus avec 30 autres personnes, attention hein!) et je ne sais même pas comment il s’appelle!) qui me félicite ^^. Eheh! En montant dans le bus, le chauffeur donne un sac plastique pour mettre ses chaussures dedans. Les chaussures sont interdites dans le bus. Hop, je trouve un siège au fond à droite. L’hollandais est au milieu. Le japonais à gauche. Les derniers à monter sont des vietnamiens, ils s’alignent dans les 2 couloirs et sortent une natte, ils ont l’habitude visiblement!

Nous papotons un moment. Le japonais travaille dans le bus. Mais pas pour sa boîte. Non, non, il travaille pendant ses vacances pour une boîte pour laquelle il ne travaille en fait pas. Un concept japonais je crois. Quand nous commençons à dormir, le bus s’arrête à un resto pour 40 minutes… Je n’ai absolument pas faim. Je sors quand même me dégourdir les jambes et comme il y a d’autres bus, je vais voir si je retrouve Svilen (vérifier si nous avions bien tous les 2 des vrais billets… eh oui les faux-tickets, c’est comme les sacs Vuitton, les polos Gucci et les lunettes Ray-Ban: ça circule bien ici!). Bon, je ne le trouve pas, mais comme nous nous sommes arrêtés quelques fois pour faire je ne sais quoi, peut être qu’il est déjà reparti.

Nous repartons, je m’endors direct et me réveille le lendemain matin à Nha Trang. Les sièges sont fait pour des personnes de carrure vietnamienne, donc je suis limite un peu trop grande. J’ai une pensée pour Svilen qui avec ses 1m93 doit un peu galérer! En boule peut-être?

L’hollandais et le japonais s’arrêtent ici quelques jours. moi, je file à l’agence récupérer mon billet pour Dalat (C’est un concept vietnamien ça: Quand j’ai acheté mon ticket, l’agence m’a donné un billet. Le monsieur qui est venu me chercher a pris ce billet et m’en a donné un autre. Et maintenant, je vais dans une agence pour troquer le billet qu’on m’a déjà échangé contre un autre…). Et là, j’ai une bonne dose de stress. Il y a 4 personnes devant moi: Un chinois et 3 espagnoles qui voyagent ensemble. Le chinois tend son billet qui ressemble au mien, il y est donc indiqué le 8 février, date à laquelle nous partions d’Hoi An… La fille l’examine: « non, ce n’est pas bon. C’est marqué 8 février, nous sommes le 9. Le bus est complet pour aujourd’hui, il faudra attendre demain ». Euh?????????? « Le chinois essaie d’expliquer que c’est marqué le 8 parce qu’il partait d’Hoi An le 8, mais la fille ne l’écoute même pas, elle lui a déjà rempli un billet pour le lendemain, le lui tend et le pauvre n’a plus qu’à aller se chercher un hôtel pour la nuit… Moi aussi c’est marqué 8 février…

C’est le tour des 3 espagnoles: Elles tendent leur billet. Rebelote!!!!!! « Désolée tous les bus sont complets, vous partirez pour Ho Chi Minh demain ». Elles se mettent à râler: Elles viennent d’Hanoi et on leur a déjà fait le même coup à Hoi An où elles n’étaient pas censées s’arrêter et où elles sont restées 2 jours faute de place dans le bus… Maintenant, elles ont leur avion qui part d’Ho Chi Minh le lendemain, elles ne peuvent pas rester ici… Elles essaient de râler, mais la fille du guichet n’écoute même plus, elle passe à mon billet… Je suis un peu en panique. Mais bon, au pire tant pis, je passe une nuit à Nha Trang. Mon prochain impératif est début mai à Singapour, je ne suis pas à un jour près. En revanche, ça me fait suer, parce que je devais faire Dalat avec Svilen et j’aurais bien aimé au moins lui dire au revoir et nous avons déjà réservé un backpacker là-bas (avec le Tet tout est toujours complet, depuis notre dernière galèr au Sunflower, nous sommes prévoyants!). Bon, je verrai bien… Elle regarde mon ticket…et m’en tend un autre!!!!!!!!??????????? Moi c’est bon? Ouah! Cool! Je fais profil bas pour ne pas qu’on m’attaque pour me voler mon billet et je file attendre sur le trottoir d’en face avec tout le monde.

Il y a un groupe de 5 français devant moi. Le bus arrive, je me précipite vers la soute, comme la veille. Un des français balance « ohlala, la ptite dame là, c’est pas la peine de stresser comme ça là, oh pour être stressée comme ça, ça ne doit pas faire longtemps qu’elle est partie ». Je lui explique que les bus sont surbookés et que je n’ai aucune envie de faire le trajet dans le couloir. Après, chacun fait comme il veut. Il regarde les 4 autres français « Nous c’est bon de toute façon, nos places sont réservées dans le bus ». Ben voyons. Je leur ai mis le doute, ils se dépêchent quand même… Ils montent juste après moi et sur les 5 un n’a pas de place. Allez bim! 🙂

Et allez les remarques en montant dans le bus « Ah beurk, c’est sale! Ah moi je ne veux pas m’asseoir là-dessus. Ohlala, ça pue, non mais t’as vu comme c’est crade, moi je ne veux pas enlever mes chaussures ». Pfu.

Il y en a même une des 5 qui va faire le trajet avec un masque sur le nez parce que vraiment l’odeur là c’est pas possible. Je n’ai rien senti…

Je suis dans les sièges tout au fond: Ce sont 5 sièges allongés côte à côte, c’est très serré, impossible de ne pas faire connaissance avec son voisin!

Nous partons. Dès que nous atteignons la montagne, nous nous retrouvons à 10 km/h… Nous ne sommes pas prêts d’arriver. Après la première montée, le chauffeur s’arrête, nous descendons quelques minutes, le temps que le moteur refroidisse un peu… Rassurant tout ça. Je vous passe les commentaires des français. Une fille vend des glaces à cet endroit. Il demande le prix, il croit comprendre 25. Il en prend une, sa femme en prend une aussi et tend un billet de 50. La vendeuse explique que non, c’est 35. Le français a déjà commencé à déballer sa glace, il la lui rend (limite en lui balançant) « Remballe ta glace c**nasse! ». C’était 35 pour tout le monde, il avait juste mal entendu. J’ai honte d’être française à ce moment là…

En remontant dans le bus, je passe devant les toilettes. Sur la porte, il est marqué au feutre « Toilet broken ». Quelqu’un a rajouté en-dessous « Then why don’t you fix them? » ^^

Nous repartons. Après quelques virages, le bus cale. Au beau milieu d’un virage de montagne. Et quand je dis milieu, je veux bien dire milieu, ils ne s’embêtent pas trop avec la gauche et la droite ici… Bien évidemment, les français tout en délicatesse se mettent à applaudir en criant…

Le chauffeur veut redémarrer, recale, les français applaudissent de plus belle…

Le bus ne veut plus aller en marche avant, le chauffeur n’a d’autre choix que de reculer en se mettant sur le côté pour que les autres véhicules puissent circuler. Le chauffeur descend, il trafique je ne sais quoi mais ça marche, le bus repart. Lentement. Nous ne dépasserons pas la dizaine de kilomètres heure en montagne… J’arrive à 14h, 6h au lieu de 4h. Je ne sais pas où je suis. Pas de guide, donc pas de carte. J’ai noté l’adresse de l’hôtel. Comme d’habitude « Ouhlala c’est loiiiiiiin ». Dalat, c’est pas Paris non plus… Mais c’est en montagne et je n’ai toujours pas de carte. Du coup je prends un taxi et vue la pente pour accéder à l’hôtel j’ai bien fait. Nous avons réservé dans le dortoir du Family Dalat Backpacker que je recommande à toutes les personnes qui iront à Dalat un jour (t’as vu Monique, je mets les noms maintenant :)).

Je suis accueillie à bras ouverts!!! Une dame m’amène un thé et des bananes :), je n’en demandais pas tant! Une jeune me demande si j’ai réservé, j’explique que oui et je donne le nom de Svilen. Elle est perdue. Elle me regarde voit bien que je ne suis pas un bulgare d’1m93^^.  « non c’est pas toi Svilen ». J’explique que nous avons réservé 2 lits. Bref, elle finit par me trouver un lit. Je demande si lui est déjà arrivé, elle me dit non. Et en me montrant mon lit, elle me montre un chapeau sur un autre lit et me montre que mon ami est sur ce lit là. OK, mon ami est arrivé donc^^. Je m’installe, j’ouvre ma boîte mail (notre seul moyen de communication avec Svilen, pratique!): Il m’a envoyé un mail il y a 2 heures pour me dire qu’il était bien arrivé et qu’il partait se promener en ville. Lui part demain matin pour Ho Chi Minh. Moi je demande à la fille de l’hôtel un billet pour Mui Ne le lendemain. Dalat est une ville très sympa dans la montagne mais une journée suffit amplement et une des plus belles choses à faire ici est la route pour aller à Mui Ne :).

La fille de l’hôtel dont je suis apparemment la nouvelle super copine (elle me gratte le ventre à chaque fois qu’elle me parle et a un sourire jusqu’aux oreilles ^^) me propose 2 bus le lendemain: un à 7h et un à 13h. Je pars pour celui de 7h. Hop, c’est réservé. Elle me montre où je devrais attendre le bus lendemain: devant un café.

Je prends en photo une carte de la ville, je repère ce que je veux voir et je file. J’envoie un mail à Svilen lui dire que je suis bien arrivée et je pense qu’on se retrouvera directement à l’hôtel en fin d’aprèm.

J’ai repéré où se trouve la Crazy House, une maison qui ressemble aux œuvres de Gaudi. Je ne veux pas rater ça. En sortant de l’hôtel, je commence par une pagode qui est sur ma route. Puis, je me perds dans les petites rues (volontairement, attention :)). Je tombe sur une fille qui est en train de poser du vernis à ongles sur les orteils d’une autre. Je regarde mes orteils. Hum. 🙂 Je lui demande combien c’est pour la pose de vernis…. 1 euro. OK, je m’assois où?? Et comme on est au Vietnam, les 30 000 VND incluent la pédicure avec. Il est temps pour moi de refaire également une manucure, mais avant d’être girly, je suis une aventurière, donc ce sera pour une autre fois j’ai une ville à visiter. Je choisis du rose, pas dur de choisir, je n’ai que 2 tenues ^^.

Hop, je repars avec mes orteils qui voient la vie en rose, mes doigts font la tronche, je ne peux pas satisfaire tout le monde.

Je finis par trouver la Crazy House (J’ai du demander mon chemin à la moitié de la ville avec la photo du plan qui n’a qu’une rue sur 4). Le contraste entre la ville et la maison est encore plus saisissant qu’à Barcelone! Ici, toutes les maisons dont identiques (dans presque tout le pays d’ailleurs) et  ici, au milieu des montagnes dans cette petite ville, il y a cette énorme maison où s’emmêlent de nombreux escaliers au milieu de la végétation. Les escaliers partent dans tous les sens, il n’y a ni plan ni sens de visite, donc je vadrouille une bonne heure dans tous les sens, c’est très sympa.

Ensuite, je me dirige vers le lac où il y a également le marché. Je passe à côté de dames sur le trottoir qui vendent des omelettes en forme de crêpes. Je n’avais encore jamais vu ça au Vietnam, j’en déduis que c’est une spécialité locale. Mon ventre crie famine, il n’a rien mangé à part une mini-banane ce matin depuis 14h la veille… Il est 16h. Oups… J’en achète une. Bingo, c’est un délice!!! Il y a de nombreuses épices et elle a mis une sauce dedans avant de la rouler et me la donner. C’est délicieux!!! J’achète une boisson au thé vert et je file me promener dans le marché. Bon à force de faire des marchés, je commence à les trouver un peu tous pareil, mais ça vaut toujours le coup d’œil. Il est 17h, je commence à retourner vers l’hôtel. J’ai dû demander mon chemin à l’autre moitié de la ville. Je finis par retrouver l’hôtel et Svilen est déjà rentré. Il s’est inquiété en voyant mon mail disant que j’avais eu quelques soucis avec le bus. il ne comprend pas, lui a mis 2 heures à venir depuis Nha Trang. J’en ai mis 3 fois plus. Je raconte mes péripéties. Puis lui me raconte les siennes. Ah, ça fait chaud au cœur, ce n’est pas que moi alors?? 🙂

Alors, je vous ai raconté mon trajet. Maintenant, je vous raconte le sien qui n’est pas mal non plus. J’ai donc quitté l’hôtel à 17h15, le bus étant à 17h30. Le sien aussi. Sauf que lui, personne n’est venu le chercher ^^. 17h30.. 18h… 18h30… 19h00… vers 19h30, alors qu’il commence à perdre espoir (compréhensible…), un vietnamien rentre dans l’hôtel en hurlant « Dalat? ». Il se lève « oui moi, c’est moi ». Le type le regarde « non c’est pas toi ». ah… il se rassoit. Le type continue de chercher… il court partout dans l’hôtel et finit par tomber sur la fille qui nous a fait faire le check out ce matin et nous a demandé où on allait ensuite… « Dalat? Oui c’est lui là-bas ». Il retourne vers Svilen « Ah pardon!! bon on y va alors »^^. Lui n’a pas le droit au tour en moto, c’est direct le bus. Il a une place. Ce qui ne sera pas le cas des suivants. Les suivants s’installent les uns après les autres dans le couloir. Il y a trop de monde, le chauffeur hurle sur ceux dans le couloir pour qu’il se serrent encore plus pour laisser entrer les derniers… La blague!

Uns fois les sardines humaines empilées dans ce couloir, ils partent, ils ont donc beaucoup de retard. Ils ne vont pas pouvoir dormir beaucoup… Le chauffeur klaxonne toutes les 3 secondes toute la nuit!!!! Un vacarme pas possible! Donc déjà ça et en plus, au milieu de la nuit, le deuxième chauffeur (ils sont 2 et se relaient) se met à fumer au milieu du bus!!! Les gens se mettent à râler (normal..), mais le chauffeur s’en contre-fiche comme de son premier coup de klaxon et continuera de crapoter tranquillement! Sympa le trajet!

Du coup, une fois dans le bus depuis Nha Trang (lui a un bus assis, je ne sais pourquoi moi j’ai eu des couchettes pour la journée), il s’endort comme une masse comme il n’a pas pu dormir de la nuit.. et se réveillera plus tard avec un vietnamien qui dort sur son épaule 🙂

Son trajet a aussi été mouvementé, mais en partant avec 2 heures de retard, il sera quand même arrivé 4 heures avant moi. Il n’y a aucune logique dans ce pays! La SNCF ne ferait jamais un truc pareil 😉

Nous papotons toute la soirée à examiner nos futurs trajets respectifs: Lui part demain pour Saigon où il va prendre un avion pour la Birmanie. Il va y rester 10 jours puis s’envolera à nouveau pour l’Inde, pays qu’il rêve de visiter depuis tout petit où il restera un mois. Pour finir, il part au Népal, faire un trek de 20 jours vers le Base Camp de l’Everest. En découvrant les photos de ce qui l’attend au Népal, je suis très envieuse. Mais moi, je le fais rêver avec mes futures photos de trek en Amérique du Sud. Du coup, c’est décidé, son prochain voyage sera l’Amérique du Sud. Moi, la Birmanie. Ou la Bulgarie. Il m’a montré des photos, c’est magnifique. Ils ont beaucoup de montagne et des quantités incroyables de neige. Il est programmeur pour un site de snowboard donc il me montre quelques vidéos de leur site, c’est vraiment impressionnant. Ils ont de la neige au-dessus de la taille et c’est un hiver normal…

Nous partageons nos anecdotes de voyage. Je passe pour une célébrité avec mon spectacle russe et mon film dans le nord du Vietnam ^^.

Vers 22 heures, nous n’avons pas mangé mais nous sommes morts de fatigue. En plus, nous nous levons tôt le lendemain. Moi je pars avant 7h et lui avant 8h. Le temps de remballer les affaires, faire le check out et marcher pour le bus, je dois me lever à 6h. Une douche et au lit. Je ne comprends pas, lui me parle d’un arrêt de bus pour le lendemain. La fille m’a parlé d’un café. Nous vérifierons demain, c’est peut être différent selon les bus…………. Ou alors, ça sent encore le coup fourré à la vietnamienne 🙂

Ju

 

Rien ne se passe comme prévu mais tout se passe bien ^^

Hello!!

Avant-hier soir, nous partons faire un tour dans Hoi An de nuit. Cette ville est vraiment très jolie. Il y a des lampions partout dans les rues et sur la rivière. Le centre de la ville est classé au patrimoine mondial de l’Unesco: Ce sont des maisons avec de grandes structures en bois et différents styles d’architectures. Il faut se promener dans le centre et surtout rentrer dans toutes les boutiques pour pouvoir apprécier. Un des principaux points de la ville est le pont-pagode japonais. Magnifique de nuit! Mais très étrange: A chaque entrée, le pont est gardé par des sculptures de chien à qui on a mis un bandana rouge… Etrange je vous dis!!

Nous allons vers le marché où Monique a rencontré une vieille dame ce midi. Nous nous installons à son comptoir et mangeons là. Comme d’hab, je veux goûter un peu de tout et comme d’hab j’ai des surprises ^^. Ce que je prends pour une sorte de pommes de terre rôties est en fait du gras de porc…hum^^. Nous essayons de deviner l’âge de notre hôte, mais ce n’est pas évident ici… Jusqu’à 40-50 ans, on dirait qu’ils ont tous 20 ans, mais lorsqu’ils se mettent à vieillir, ils ont le visage très marqué, du coup impossible de savoir si c’est plutôt 60 ou 85 ans…

Dans les petites rues de la vieille ville, les boutiques sont ouvertes assez tard donc Martin en profite pour acheter quelques tee-shirts, dont un que j’ADOOOOOOOORE: D’un côté, il est écrit « Same, same » et au dos « but different » ^^. Je ne sais pas si c’est toute l’Asie du Sud-Est pareil, mais ici ils ont ne fâcheuse tendance à te dire « same same ». Par exemple, si je prends un autre billet de bus que celui auquel je pensais, je vais demander si c’est bien pareil et on va me dire « yes! same same! ». Mais en fait… c’est différent ^^. Donc toujours se méfier quand on vous dit que c’est pareil. C’est pareil… à leur manière. Donc différent!

Ensuite, nous allons boire un verre au bord de l’eau avant de rentrer se coucher dans nos lits trop confortables et super mous. Extrêmement rare en Asie! Je savoure chaque seconde!!!

Le lendemain, la matinée s’annonce chargée. Il faut que je prenne mon billet de bus pour rejoindre Dalat ce soir. Sauf que comme d’habitude, rien ne se passe comme prévu. Je commence à me dire que j’ai un souci avec les transports, c’est pas possible!

Svilen, le bulgare que j’ai rencontré à Hue, m’envoie un mail pour me dire que les bus sont complets pour plusieurs jours… J’adore Hoi an, mais il y a plein d’autres choses à voir au Vietnam et je ne suis pas particulièrement en avance sur mon planning… Et avec le visa, pas le choix, je dois être sortie du pays pour le 19! Zut de zut!!

Du coup, avec Martin, on décide de louer un scooter: D’une part pour que j’apprenne à conduire, parce que mon chauffeur perso ne pourra pas me suivre partout en Asie ^^. Il y en a qui ont une vie à côté des vacances! Et d’autre part pour que je trouve une solution pour la suite de mon périple…

Le premier scooter qu’on nous propose, ils n’ont pas la clé à l’hôtel pour le démarrer…. Du coup, nous attendons bien 20 ou 30 minutes supplémentaires. J’appelle le Sunflower, LE backpacker d’Hoi An pour réserver une chambre pour ce soir, car c’est souvent complet et il n’y a pas beaucoup de backpackers dans la ville… Evidemment, c’est complet… Aïe. Ca commence à se compliquer. Je vais voir sur les sites en ligne, presque tous les hôtels de la ville sont complets! Il en reste un à 20 euros la nuit, c’est complètement hors budget!! Tout va bien se passer… je n’ai pas de bus pour quitter la ville et pas d’endroit où dormir. Parfait.

Le scooter arrive enfin. Tout est normal: Les rétroviseurs sont dans le coffre. Utile. Dans le coffre, nous trouvons aussi un préservatif! Prévoyants ces vietnamiens!

On enfile les casques et go. Svilen vient de m’envoyer un mail, il a trouvé une agence de voyage où il restait des tickets de bus pour Dalat mais pour le lendemain. On y va: Ouf! J’ai un billet mais pas dans le même bus que lui! Super, déjà que le trajet est super long, si en plus je suis entourée de vietnamiens en famille pour le Tet, je risque de m’ennuyer beaucoup. Je demande si Svilen peut changer de bus, la vendeuse panique: « ouhla!!!! too complicated ». Ah oui, c’est sûr que c’est compliqué: Un coup de fil pour annuler un billet et vendre un autre billet (qui ont tous les mêmes prix donc extrêmement compliqué vous voyez!).

Donc le plan, c’est 17h30 le lendemain bus pour Nha Trang, arrivée à 6h30. Puis bus de Nha Trang à midi et demi (6h pour voir Nha Trang ce sera sûrement suffisant… C?est Miami ou la Gold coast…) arrivée  vers 18h. Va falloir charger les batteries pour enchaîner les films, sinon ça s’annonce très long!

Je rejoins Svilen pour le prévenir que j’ai un billet mais dans un bus qui le suivra… Mais lui m’annonce une bonne nouvelle: 2 lits viennent de se libérer dans un dortoir! Youpi j’ai un lit pour la nuit et un ticket pour le lendemain. Au final, je n’aurais perdu qu’une matinée à courir et une journée de plus à Hoi An. Il y a pire ça aurait pu être Hue ou Nha Trang.

On part se promener à scooter dans la vieille ville, on va manger au marché chez la vieille dame de la veille. On commande la même chose que la veille. On voit qu’elle prépare autre chose. On l’arrête. On réexplique. Elle nous rassure « Yes, same same ». Et voilà, nous nous retrouvons avec des assiettes qui n’ont strictement rien à voir avec celles de la veille… Same, same, but different. C’est leur dicton ici!

Puis, nous rejoignons Monique dans une maison de thé qu’elle a trouvé sur internet: Toutes les serveuses sont soudes-muettes et à l’entrée il est indiqué « Enjoy the silence ». Sur les tables, il y a des petits bouts de bois avec marqué « Question », « bill », « water »,… si tu as besoin de quelques choses, tu montres le petit bout de bois. Pour commander, il y a un menu avec à l’intérieur des feuilles avec des cases qu’il suffit de cocher pour commander et ensuite de les tendre à la serveuse. C’est très reposant comme atmosphère! Les serveuses sont silencieuses, du coup les clients suivent. Se retrouver dans un endroit aussi calmes au Vietnam, c’est surprenant et ça repose mes petites oreilles!

Il est déjà 14h, nous retournons vers l’hôtel. Après être sortis de la ville, Martin descend du scooter: Maintenant, c’est à moi… Pas de panique, tout se passe bien. Tu tournes ça accélère, tu freines, ça freine. Facile. En ligne droite, pas de soucis, Je trace. Au bout d’un moment je me dis que je vais retourner chercher Martin. Il faut donc que je fasse demi-tour. C’est un peu lourd, mais ça va. Sauf que je cale. Et sauf que le premier cours était ligne droite, pas démarrer la bête. Du coup, pas moyen de la redémarrer… Je n’ai plus qu’à attendre que Martin me rejoigne ^^. L’astuce était de freiner en même temps que tu démarres. C’est sûr que je ne pouvais pas deviner!!

Je rentre faire mon sac, une fois de plus. Me connaissant, je vais forcément oublier un truc…

Vers 16h, Martin me raccompagne au Sunflower, 7 ou 8 km. C’est l’expédition! De vrais vietnamiens: Martin a mon backpack à l’avant qui remonte presque jusqu’au niveau de ses yeux. J’ai mon petit sac à dos sur le dos et entre nous 2, je mets mon chapeau vietnamien (avec la prise au vent, ce n’est pas le chapeau le plus pratique sur un scooter). C’est reparti, entre notre chargement et Martin qui conduit à la viet, nous passerions presque pour des locaux^^.

A l’hôtel, nous retrouvons Monique. Ils boivent un café le temps que je fasse le check-in et il est déjà temps pour moi de leur dire au revoir 😦 Après presque 10 jours passés ensemble, je suis tristounette, comme à chaque fois!

Je monte m’installer dans la chambre et je rejoins Svilen. Et là…. Martin m’appelle: Je suis partie avec la clé de la chambre ^^. La boulette! Du coup, il faut que je trouve une solution pour retourner à l’hôtel, sinon la clé sera facturée… Bon, un moyen pour faire rapidement 8km? Je pars louer un vélo et je proposer à Svilen de venir avec moi, autant ne pas faire 8km pour rien et aller profiter de la plage qui est juste magnifique à côté de l’hôtel!

C’est parti! Je refais le trajet dans l’autre sens, rends les clés à Martin et nous filons à la plage où je tombe sur Monique ^^. Le cadre est idyllique, ce serait un sacrilège de ne pas aller se baigner! Donc hier, j’ai bien pensé à mes collègues en me baignant ^^. L’eau doit être à 21 degrés, Svilen la trouve un peu froide. Non mais je rêve!

En sortant de l’eau et en bon backpacker, nous n’avons pas de serviette de plage ni l’un ni l’autre, il faut juste attendre que ça sèche… En attendant, nous allons au resto/bar tenu par le français, Gael, boire une petite mousse bien fraîche en grignotant quelques tapas le temps que le soleil se couche. Il y a pire.

Vers 19h, on se dit qu’on est quand même pas trop mal ici, on retourne chercher des sacs de couchage à l’hôtel pour dormir sur la plage (oui j’ai fait beaucoup de kilomètres en vélo aujourd’hui!!) En arrivant dans la chambre, nos colocs d’une nuit sont là: 2 australiens et 2 écossais. Ils ont l’air bien motivé pour ce soir, ils sont déjà en train de descendre les bières dans la chambre, nous verrons bien dans quel état ils rentreront s’ils rentrent…

Nous repartons vers la plage. Nous trouvons des transats. Nous allons rester là un bon moment à regarder les étoiles. Mais vers minuit, il faut se rendre à l’évidence, nous sommes en train de nous faire bouffer par les moustiques. Et avant que nous n’ayons plus de sang, il serait plus sage de rentrer. Donc on refait le trajet dans l’autre sens (je vous avais dit que j’avais fait beaucoup de kilomètres). On rentre à une heure passée. La chambre est vide^^. On s’attendait à ne pas faire de bruit en rentrant…. Ils seront rentrés complètement saouls vers 4h du matin, avec toute la discrétion des gens saouls « CHUUUUUUUUUUUUUUUT », et en criant « Ah oui tu as raison CHUUUUUUUUUUUUUT ». L’australien a commencé à raconter ses problèmes de couple, c’était très profond comme discussion: « Je veux être avec elle. Mais si elle ne veut plus être avec moi alors je ne veux plus être avec elle »… Ouh la. Il y a quand même un des australiens qui ne sera jamais rentré ^^.

 

Aujourd’hui, ça va être petite journée tranquille en attendant le bus à 17h30. L’hôtel a une piscine et le centre n’est pas loin pour une dernière visite avant toutes ces heures de bus qui s’annoncent laborieuses….

Prochain article de Dalat. A priori le 9 au soir. En théorie. Si tout se passe comme prévu donc….

Ju

Journée à Cham Islands…

Bonjour à tous, encore une excellente journée aujourd’hui… Réveil à 7h30 (un jour je ferai une grasse mat…) et après un ptit-dej de compet (Jus banane orange, thé viet et omelette, bacon, baguette), nous partons retrouver le mini-bus qui nous mènera au port… direction les îles cham! Ces îles, bien que vietnamiennes, sont revendiquées par les Chinois… (elles ne sont qu’à 1000 kilomètres de leur côte, mais ils pensent malgré tout que c’est à eux). Une base militaire s’y trouve et de nombreuses bombes avaient été lâchées à proximité. Si bien que le français que nous avons rencontré hier, Gael, a déjà vu des roquettes en plongeant… sympa! Nous montons sur le bateau et nous avons un grand et joli bateau en bois. Nous n’y sommes qu’une quinzaine. Nous pouvons également monter sur le toit pour profiter de la vue. Nous sommes bien contents de notre choix lorsque nous découvrons les autres bateaux qui se dirigent cers ces îles.. Les gens sont entassés dans des petits bateaux, les conditions de sécurité sont loin d’être respectées, les bateaux sont surchargés, les moteurs sous-dimensionnés,… Quand tu montes là-dessus, tu pars mais tu ne sais pas si t’arrives! Une personne de l’équipage nous annonce une bonne heure de navigation avant d’arriver au spot de plongée. Martin ira plonger, moi j’irai vadrouiller entre les coraux avec mon appareil photo, mon masque et mon tuba! Au bout de 5 minutes de navigation, il y a pas mal de houle! Monique n’a pas trop le pied marin donc le trajet s’annonce long pour elle. Moi? Je ne sais pas, nous verrons bien si je nourris les poissons ou pas ^^. Je monte sur le toit pour profiter de la vue durant le trajet. Il n’y a pas franchement de quoi se plaindre: Pas de nuage, grand soleil, ciel bleu, une trentaine de degrés, pas de touristes à part nous et journée très sympa en perspective. Même si je voulais râler, je ne saurais que dire!!! La houle me berce… Apparemment, j’ai le pied marin parce que j’adore ça! J’ai peut être hérité d’une peau sèche et de reins cagneux, mais je découvre que j’ai aussi hérité du pied marin^^ cool! Merci Môman 🙂 Après 1h, il est temps d’enfiler shorty, palmes, masque et tuba. Je suis super glamour. Mais je m’en fous j’ai des beaux ongles. Les poissons apprécieront! Je prend mon appareil photo et je file à l’eau qui est loin d’être froide ^^. Parfait je vous dis! Il y a énormément de coraux, une bonne visibilité mais très peu voire pas de poissons!! Je profite des coraux, ça fait longtemps que je n’en avais pas vu d’aussi beaux! Ils sont colorés, certes pas autant qu’en Australie, mais plus qu’au Mexique. Je nage dans le bonheur et les coraux, je clapote, je patauge, j’ouvre grand les yeux, je fais floc-floc avec mes palmes et clic-clic avec l’appareil. Je m’éclate ^^. Une heure dans l’eau, ça creuse et surtout ça refroidit. Je retourne à bord et je file sécher sur le toit au soleil. Martin remonte également: Il a réussi à descendre et a passé un bon moment. En revanche, Monique ne se sent pas très bien suite à la traversée. Tout le monde remonte à bord et hop c’est parti pour le deuxième spot et rebelote. Martin remonte frigorifié. Moi, je ne serai pas restée longtemps la deuxième fois, c’est vrai qu’il fait frisquet à force d’être dans l’eau à se laisser dériver et prendre des photos! C’est l’heure de rejoindre la plage idyllique. On ne nous a pas menti. Elle est idyllique… Le repas est excellent… comme d’habitude, tout est sur la table: Riz, nouilles, viande épicée, poisson tendre, calamars,… miam miam!!! Nous mangeons avec deux corses qui travaillent pour la télévision, notamment france 3 corse. Décidément, entre l’équipe pour france 5 et le présentateur de nouvelle-calédonie et maintenant eux, je commence à me demander s’il n’y a que des gens qui bossent à la télé qui viennent au vietnam?? Pendant le repas, c’est match corse-suisse: « Nous on a la mer. moi j’ai le lac. Nous on a la montagne. Moi aussi j’ai la montagne et en plus j’ai des pistes de ski. Nous aussi on a des pistes de ski. Combien? bon ok on en a 5, mais nous on peut manger des calamars au bord de la plage et monter faire du ski. Ben moi j’ai la fondue au bord du lac ^^ ». Ils me font remarquer que pour partir faire un tour du monde, il faut être très courageuse. Mais moi, plus ça avance et plus je me dis que j’aurais eu besoin de plus de courage pour rester que pour partir! Personne ne vous trouve courageux quand vous partez en vacances non? Ben je pars juste en super vacances… Après le repas, c’est l’heure de la sieste dans les hamacs ^^ Voilà la vue depuis mon hamac: DSCN3739 Moi je trouve que c’est correct. Il est ensuite temps de repartir. Mince, j’aurais bien passé la nuit sur l’île!! Comme à l’aller, je me mets sur le toit pour le trajet. Je suis dans un état d’esprit un peu bizarre après ma sieste. Je suis dans ma bulle mais je ne saurais pas dire comment je me sens… Depuis début février, me voilà officiellement sans emploi. C’est flippant. Très flippant. Mais plus j’avance dans mon périple et plus je lâche prise, plus je découvre des lieux, des personnes, des cultures, plus c’est excitant et plus je m’éclate. Mais je n’ai plus d’emploi, je pars un an à l’aventure, je vais forcément changer cette année, je n’ai pas de plans pour la suite, je ne sais pas ce que je ferai à mon retour. Alor je suis une flippée surexcitée, c’est un sentiment très étrange. Du coup, comme je ne sais pas ce que je ressens, je reste assise là, seule dans ma bulle et je me laisse bercer par les vagues en regardant les îles qui s’éloignent… J’essaie de me convaincre que ça ne sert à rien de réfléchir, je n’aurais aucune réponse… Là, nous partons voir Hoi An de nuit et je vais en profiter pour acheter mon billet de bus pour Dalat demain soir. Départ à 19h, arrivée le lendemain à 13h. Oui c’est très très long! Mais je ne vais pas m’ennuyer! Je retrouve déjà le bulgare, Svilen dans le bus :). Sûrement d’autres aussi, peut être les allemands, je ne sais pas. Je file! A demain! Ju

Je m’excuse…

Hello à tous!

Eh oui je m’excuse… vous allez comprendre…

La journée commence: J’ai utilisé mon super sac à viande anti insectes. pour l’instant, je suis super fière, je ne suis pas piquée la nuit (Le soir, j’en suis à 3 piqûres. J’ai déjà eu une dengue, je n’ai franchement pas envie de renouveler l’expérience…). Nous remballons nos affaires, nous changeons d’hôtel. Monique a négocié sévère hier soir, nous partons à 4 km d’Hoi An au bord de la plage!! Ahouh! Au bord de la plage :):)

Nous prenons un taxi et devrons finir la route à pied, car les voitures ne peuvent pas circuler! C’est très étroit, pleins de petites rues dans tous les sens. Nous franchissons un portail et nous retrouvons devant une ravissante maison. Nous sommes ravis (surtout moi!!!!!), nous avons une grande terrasse et des lits avec moustiquaire. Et surtout… Une salle de bain extérieure en béton ciré. 2 douches et il est même possible de prendre un coup de soleil en restant sur les toilettes. La méga classe!! C’est spacieux, c’est propre, c’est mignon et c’est à quelques pas de la plage!

Nous nous installons. Je profite pour donner une lessive (je n’ai plus rien, une vraie cata!). Nous sirotons une limonade et je profite du canapé en terrasse pour m’installer et raconter le périple de la veille.

L’après-midi, Monique rejoint Hoi An à vélo. Martin et moi partons à la plage chercher de quoi se mettre sous la dent. (Non, nous n’avons pas prévu de partir pêcher…) La plage est magnifique… Grande plage de sable blanc, quelques petites vagues, pas de vent, pas de touristes. Seuls quelques bateaux ronds de pêcheurs typiques de cette région traînent sur la plage. Après 5 minutes de marche les pieds dans l’eau, nous trouvons un resto en bord de plage. Nous demandons s’il est possible de manger. Un homme nous répond qu’oui et nous dit ce qu’il y a au menu. Au bout de 2 phrases il est grillé: »Vous, vous êtes français! » Bingo! Il remplace le patron pour la journée, français lui aussi. Lui c’est Nicolas.

Nous allons donc nous installer sur un canapé. Vue sur la mer et les îles Cham, les pieds dans le sable. Martin commande une bière et pour moi ce sera ma première coco. Hum, j’adore!!!! Pas très pratique pour trinquer, mais tellement bon!!! On mange du steak de poisson cuit dans une feuille de banane et du riz. Miam. Ca, plus le cadre, c’est le top!

Je finis rapidement ma coco pour qu’on me l’ouvre. J’adore l’intérieur aussi. Je craque et en commande une deuxième!!

Ensuite Martin rentre pour s’occuper de ses lettres de motivation pour son stage. Moi je profite de la vue, je me balade sur la plage, je prends quelques photos, je me détends… je profite. Et là j’essaie de réaliser que je ne suis pas dans ce cadre enchanteur pour une semaine et après retour à la grisaille. Non. Jusque début août, je serai régulièrement dans ce type de cadre… Non, j’ai beau essayer, je n’arrive pas à réaliser…

Je demande à Nicolas comment aller sur Cham, car à cause du Tet, ils ne font pas les tours dans les backpackers en ce moment… Son ami français Gildas organise des sorties à la journée. C’est un peu cher, mais cela inclus plusieurs spots de snorkelling et un arrêt sur une plage paradisiaque en plus d’un repas super sympa…

Je repars tranquillement vers la chambre. Je croise des pêcheurs sur la plage dans leur bateau rond en train de réparer leur filet de pêche… et des vietnamiennes en train de passer le râteau sur la plage… C’est vrai que le sable soit lisse, c’est important… Ca évite qu’un crabe ne se torde une patte?

Le soir, nous retournons manger au même resto sur la plage. Nous rencontrons Gael, le patron français et retrouvons Nicolas. Nous passons une excellente soirée! Grog, billard, dégustation d’un alcool local (vodka cacahuètes! excellent!), gambas,…

Là, il est en temps d’aller se coucher, car demain nous allons à Cham Islands :):)

 

Alors voilà, je m’excuse… je m’excuse car je n’ai pas de péripéties,que des bonnes choses … je m’excuse car ca ne doit pas être facile de me lire tous les jours… 30 degres un cadre de rêve pendant que c’est la grisaille de l’autre côté de la planète … et vous avez le courage de me lire tous les jours. Alors je m’excuse et je vous remercie 😉

Ju

2 motards français à travers la campagne vietnamienne

DSCN3655Xin chao!

Aujourd’hui, c’est grasse mat’: Réveil à 7h30 ^^. Quel luxe! Je finis de ranger mon sac, je prends mon chapeau vietnamien au vol (je ne peux le ranger nulle part…) et je file pour libérer la chambre. J’arrive en bas, bien sûr j’ai oublié les clés en haut… J’ai une excuse il est 7h30 du matin, je viens juste de me lever, je ne suis pas super réveillée ^^.

Je prends mon ptit-dej: Omelette, baguette chaude, un régal! A 8h30, Martin vient me chercher: On va poser mon sac à son hôtel, Monique rejoint Hoi An en voiture et se charge donc de nos backpacks 🙂 Bonne organisation!

A 9h, il est temps de voir notre bolide! Ahouhh, quelle classe! On dirait presque (presque…) une harley! Il manque des petits pompons de chaque côté du guidon, des blousons en cuir et on y est! On nous explique que le réservoir est vide, qu’il faut le remplir avant de prendre la route… et avant de la rendre ^^ Ben voyons! On nous la loue réservoir vide, on ne va quand même pas la ramener réservoir plein! Encore un concept vietnamien ça!

C’est parti. On met nos casques – ce ne sont pas les casquettes qu’ils ont tous, mais ce ne sont pas non plus des super casques…

Première étape: Trouver de l’essence. Et il faut faire vite, nous sommes à sec dès le départ! On nous annonce à droite et en face de la fabrique de bières. On part à droite, on se retrouve au milieu du flux de scooters, motos, voitures. C’est parti, Martin conduit à la viet depuis le temps qu’il est ici: On double un coup à droite, un coup à gauche. Un coup de klaxon par-ci, un coup de klaxon par-là, un coup de klaxon pour le fun ^^. On arrive devant des énormes fûts, mais pas de station. On demande notre chemin, après quelques demandes, on tombe sur la station essence: Fermée. Vous savez, à cause du Tet… On va demander une autre station essence. Une fois, deux fois, trois fois… on trouve enfin une station ouverte. On demande le plein et cette fois, c’est vraiment parti pour l’aventure!

On suit la route indiquée par l’hôtel. Très rapidement, on se retrouve au milieu de petits villages sur des routes pas forcément très récentes ou très lisses. Heureusement, j’ai un petit siège, je suis bien installée et quand je vole dans tous les sens à cause des trous dans la chaussée, ça m’éclate ^^. Depuis un mois, un rien me fait rire et tout m’éclate. Si on crève, ça me fera marrer. Si on se retrouve perdu au milieu de nulle part aussi. J’adore ^^.

On fait un premier arrêt photo et Martin me file son réflexe. Je me retrouve à l’arrière avec autour du cou un réflexe pour les photos et mon appareil pour les vidéos. Tout ça entre 2 sauts sur mon siège à cause de la route. Les paparazzis de Closer peuvent en prendre de la graine! Sauf que moi, je ne piste pas la sécurité du président qui ramène les croissants, mais les cochons enfermés dans des cages à l’arrière des motos, des scooters chargés comme des camions, des vietnamiens dans les rizières,… Finalement, je suis bien mieux en freelance que chez Closer ^^.

Les rizières sont d’un vert éclatant! On croise des poulets, buffles, chèvres, chiens en bord de route. Belle perf’ de Martin qui n’en a pas shooté un seul (et ce n’est pas toujours facile avec leurs changements de direction de dernière minute…).

Lui s’occupe de la route, moi je suis « moulti-tâches », comme d’hab en fait. J’ai 6 ans d’expérience donc je gère bien: Je fais GPS, reporter photo, camera woman et même… poubelle. Martin me tend une peau de banane à un arrêt: « Tiens, tu la jetteras » ^^ Merci Martin, j’aime me sentir utile 😉

On s’arrête à un petit marché dans un village pour acheter des fruits. On part pour bananes et mangues. J’arrive un stand de bananes. Elles sont présentées par botte de 15 ou 20. Je demande le prix et m’apprête à négocier et à n’en demander que 4 ou 5.

Là elle me sort « 10000 ». Je pense que j’ai mal compris. Je redemande: Elle me sort un billet de 10000 pour me montrer. Je suis sans voix. J’avais tous mes arguments, je m’apprêtais à négocier dans mon plus beau vietnamien. Je suis presque déçue!! Mais je sors mon billet de 10000 et pars avec ma botte de bananes sous le bras avant qu’elle ne change d’avis. Je viens de payer 30 centimes pour 20 bananes… Je répète: Je viens de payer 30 centimes pour 20 bananes!!!!!!!!!!!!!! Bon, on se concerte avec Martin. Nous sommes d’accord: Comme nous avons maintenant de quoi nous nourrir pour 3 jours, ce n’est peut être plus la peine de chercher des mangues… On risquerait de se retrouver avec un cageot de mangues pour 50 centimes, on ne saurait même pas comment les transporter.

Nous chargeons nos bananes. Ca prend un peu de temps de charger 20 bananes dans 2 mini-sacoches. Et on s’en va. Nous avons un beau peloton de fans autour de notre moto. Un vietnamien est tout content. Il nous montre un truc sur la moto et nous fait signe de regarder: « oui, c’est un boulon ». Il nous montre un autre truc, tout content: « oui, c’est un autre boulon »… On va pouvoir jouer à ça longtemps. Sauf que nous avons de la route alors on le laisse jubiler sur les 2 boulons qu’il vient de voir aujourd’hui et nous repartons. Nous avons quand même 180 km à faire à une vitesse moyenne de 30 km/h…

Nous enchaînons les petits villages, les routes désertiques, les paysages magnifiques,… Moi j’enchaîne aussi les photos et les vidéos mais c’est une vraie galère!! Déjà, faire des photos en mouvement, ce n’est pas simple. Mais avec une route qui ressemble à du gruyère et une visière c’est une vraie galère (j’adore quand ça rime!). Je mitraille en espérant qu’une sur deux ressemblera à quelque chose! (voire une sur trois…)

On passe un pont… la vue est tellement belle que nous n’avons pas d’autre choix que de nous arrêter pour une séance photo (dure la vie). J’en profite pour aérer un peu mon lapin qui n’a pas pris l’air à Hue (J’avais pris le sac à dos et je l’avais lâchement oublié au fond du sac en bandoulière). Nous croisons des militaires armés qui longent les rails et nous font signe coucou… Martin répond, moi je n’aime pas trop les militaires armés…

Les enfants nous font coucou, les vietnamiens ralentissent pour admirer notre monture (bien que ce soit un veau quand même, on a trop la classe), les poulets ne comprennent pas toute cette agitation et continuent de tourner en rond. Bref, tout le monde y trouve son compte.

Au bout de deux heures, nous rejoignons la route principale qui relie Hanoi à Ho Chi Minh. Au bord de la route, des stands sont alignés et vendent tous la même chose: Des petites bouteilles d’eau mais jaune…. Ce sont les stations essence locales ^^.

Il est midi passé quand nous atteignons la ville où on nous a conseillé de manger. On est déçu la ville est en bord de mer mais nous ne trouvons pas la plage… nous nous arrêtons pour demander…ou plutôt pour mimer quelqu’un en train de nager. Il nous fait signe à droite… donc au bout de la station essence on tourne à droite et nous roulons au moins 10 mètres avant de tomber nez à nez avec la mer de l’est (pour nous c’est la mer de Chine mais comme ici ils aiment pas trop les chinois, ils appellent ca la mer de l’est…). Ouahouh!!! C’est grandiose!!! Le sable blanc, la mer, les montagnes autour,… on se promène sur la plage… A moto bien sûr! Evidemment une autre pause photo s’impose!!

On fait un aller retour sur la plage, la vue est à tomber mais malheureusement il n’y a rien pour manger… nous profitons encore 5 minutes puis nous repartons manger près de la route. Des nouilles avec du bœuf et du thé. Comme d’habitude on se régale.

En mangeant, nous regardons la carte pour voir où nous en sommes. Oups. Nous avons raté un arrêt très important où il était possible de se baigner ca avait l’air chouette… mais à 30km/h, nous ne pouvons nous permettre de repartir 20 kilomètres en arrière… grrr! Nous repartons, il est maintenant temps d’attaquer la montagne, nous avons un col à passer…

A chaque virage, nous prenons un peu plus de hauteur, le paysage change, je mitraille! Nous nous arrêtons en haut du col pour faire quelques photos. Il y a des stands de boissons et snacks: ils se battent pour que nous nous garions devant chez eux. Normal, nous avons la plus belle et grosse moto du parking (oui nous en sommes fiers de notre moto hihi).

Nous attaquons la descente: nous avons une vue magnifique sur la mer et Danang au fond. A nouveau, à chaque virage je mitraille… il va y en avoir des photos à trier!

A Danang nous nous arrêtons boire un verre dans un café très sympa. Pendant que nous sommes dans la ville, j’essaie de prendre un maximum de photos des deux roues: 4 ou 5 personnes par deux roues, des bébés qui dorment,…

Pour sortir de la ville, nous avons cru être perdus (comme c’est moi le GPS j’ai flippé d’avoir mal fait mon job!): on est sur la bonne route, on passe un pont comme indiqué sur la carte, on prend à droite comme indiqué sur la carte et là paf c’est plus le bon nom de rue… on roule un moment… toujours pas le bon nom et en plus je ne trouve pas ce nom sur la carte. On finit par demander dans quelle direction est Hoi an… c’est bon nous sommes dans le bon sens. Nous finirons par en déduire que la rue a dû changer de nom. Nous ne voyons pas d’autre explication…Ouf, ce n’est pas moi qui suis un GPS défaillant mais la rue qui nous joue un tour! Pas cool la rue de m’induire en erreur!!

Nous sortons de Danang. Nous arrivons au milieu des rizières. Elles sont d’un vert éclatant et en plus, il y a des vietnamiens en train d’y travailler. Qu’est ce que je fais ? Je mitraille! Nous nous arrêtons et nous décidons de nous approcher. Tout content d’avoir des spectateurs, ils nous proposent de venir essayer! Nous ne nous faisons pas prier deux fois! Nous avons un peu l’impression de faire du grand n’importe quoi et de tout arracher plutôt que de bien faire mais ils sont contents et nous encouragent.Nous restons là un moment. Au moment de repartir…ils nous demandent de l’argent. Encore un concept vietnamien: on a bossé et on nous demande de payer. Le monde à l’envers…

Nous arrivons à Hoi an. Ca fait suer parce que c’était une super journée mais en même temps nous avons tellement mal aux fesses que nous ne sommes pas mécontents d’arriver!!

Après quelques péripéties nous retrouvons Monique et trouvons un hôtel, je pense que nous allons bien dormir!!

Ju

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