Premier jour à Chiang Mai ou les péripéties en suivant le chinois

Hello!
Alors c’est parti, on se réveille tant bien que mal à 7h. A peu près. 7h30 on arrive au petit-dej: Omelette et salade de fruits pour bien démarrer la journée. Je demande à l’anglais si on doit acheter des sandwichs avant de partir, il nous répond qu’il y aura pleins de shops où on va. Ah? Je croyais qu’on allait au parc national?

Bref, on a le pantalon long, les chaussures de randos, les chaussettes… On retrouve Julien et Lesly qui viennent avec nous. Nous sommes donc 6 avec Jon Paul et Charles le chinois.

On file trouver un tuk-tuk pick-up. Quand le chinois lui dit où on veut aller il explose de rire « Ah non, moi je ne vais pas là ». C’est encourageant. On finit par en trouver un qui veut bien nous emmener pour 3000 BHT. La blague.

Bon après quelques tuk-tuks, on commence à reconsidérer nos plans: Sinon il paraît qu’il y a des temples quelque part, on peut louer des scooters et se débrouiller seuls.

C’est parti. Au début, Julien file son passeport pour les 3 scooters. Sauf qu’on entend que le chinois et l’anglais se sont déjà plantés en scooter. Dans le doute, on décide de filer un passeport par scooter ^^.

Je suis derrière Léa, on a un magnifique scooter rose (oui on a choisi celui-là exprès, il ne manque plus qu’un autocollant hello Kitty et on sera au top). Lesly et Ju sur un scooter jaune (pfu quel manque de goût les enfants ^^). Jon Paul et le chinois sur un scooter rose digne d’un scooter de Lady Boy, la spécialité locale ahah. On paie moins de 2 euros par personne pour 24h de location (essence incluse dans les moins de 2 euros).

Le chinois prend les choses en main, il sait comment aller au temple, il y est déjà allé. Il confie la carte à Jon Paul. Maintenant, on n’a pas intérêt à les perdre!

On démarre… Au bout de 100 mètres, on a peur pour le chinois. C’est pas possible, même moi je conduis mieux un scooter que ça après seulement 2 essais. Il zigzague dans tous les sens, il manque de se prendre plusieurs voitures et surtout… il est devant, on doit le suivre mais en 5 minutes il a déjà grillé 3 feux rouges…

Au premier arrêt, on essaie de lui dire gentiment de faire attention. Là il nous explique qu’il n’a pas de permis pour conduire un scooter. Mais que ce n’est pas très grave parce que de toute façon il n’a pas de permis de conduire tout court. Ah. Bon du coup on lui explique que quand c’est rouge il faut s’arrêter. Lui nous explique que ce n’est pas obligé. Ah le choc des cultures ^^.

Bon, on repart. Et là, on tourne…. et on se gare. On est à l’université de Chiang Mai. Euh.. qu’est ce qu’on fait là??? Je ne sais pas plus que vous. On demande au chinois pourquoi on s’arrête là??? Il nous répond tout simplement « Ben j’avais envie de voir l’université comme je suis étudiant ». Ahah, ça c’est bien du chinois! On est 5 à vouloir aller au temple, lui veut aller voir l’université donc on va tous à l’université. Bon, aucun de nous n’est pressé de toute façon, nous sommes tous des voyageurs longue durée, on en rigole.

On rigole moins quand on nous dit qu’il faut payer les voiturettes de golf (ouais enfin des voiturettes de golf pour une quinzaine de personnes). OK c’est 30 BHT par personne ( ça fait moins d’un euro), mais nous on n’avait même pas envie de venir là! Du coup, le chinois prend les choses en main. Il explique au Thaï à l’entrée en anglais qu’il est thaï et étudie dans cette université, qu’il a ses amis (donc nous) qui venons lui rendre visite et qu’il aimerait nous faire visiter l’université. Et ça passe. Parfois plus c’est gros et plus ça marche!! Donc nous embarquons tous gratuitement dans une voiturette de golf et c’est parti pour une visite qui n’était pas du tout au programme! ça me rappelle complètement le campus de Brisbane: Ces gros campus qui ressemblent à des villes avec café, resto, terrains de rugby, piscine,… et des gros bâtiments par matière. ça nous amuse de faire un tour en petite voiturette, sauf qu’à un moment, le conducteur n’est pas dupe, il nous demande de descendre. On ne sait pas où on est, on n’a pas de cartes, on a tourné dans tous les sens donc on ne sait pas non plus d’où on vient…

Un autre bus arrive on lui fait signe, on grimpe… avant de se rendre compte qu’on ne prend pas la bonne direction. On demande au conducteur qui ne comprend absolument rien à ce qui se passe de s’arrêter et on descend tous…

On court pour arrêter une voiturette qui part dans l’autre sens. Le conducteur râle: On n’a pas payé. On réexplique le même bobard et de toute façon à l’accueil ils ont dit que ça passait… Oui oui tout est organisé… Il finit par accepter en bougonnant. On finit par retourner au parking, c’est le principal.

Bon cette fois on demande à Charles si le prochain arrêt est bien le temple. Oui, cette fois sera la bonne. Sauf que pour accéder au temple, c’est de la grosse route de montagne. Ca tourne et ça grimpe. Je vous laisse imaginer la difficulté pour un chinois qui n’a pas le permis et a découvert il y a une demi-heure qu’il faut s’arrêter aux feux rouges. L’anglais se cramponne à l’arrière. Nous on a peur pour eux à chaque virage. Ou chaque voiture qui arrive en face. Ou à chaque montée. Bref, on a peur tout le temps. Mais on finit par arriver au temple. Charles nous dit que c’est gratuit. ça nous paraît bizarre. « Si j’y suis allé y’a 2 jours j’ai rien payé ».

On grimpe un paquet de marches pour accéder au temple. On arrive à un panneau « Ticket pour les étrangers ». Donc ça c’est nous. Charles passe le panneau l’air de rien. On le suit. On se fait arrêter: « Ticket s’il vous plaît ». En fait Charles rentre partout gratuitement depuis une semaine parce que tout le monde le prend pour un thaï…

On essaie la même stratégie qu’à l’université: On est ses amis on lui rend visite. Mais là il faut un ticket quand même. On aura essayé ^^.

On prend le billet après une asiatique qui a de magnifiques tongs avec des bananes dessus et un sac banane assorti. Je crois que Lagerfeld aurait fait une syncope.

Pour entrer au temple, il faut genoux et épaules couvertes. Comme on pensait faire de la rando aujourd’hui, avec Léa c’est bon. Mais Lesly est en short et débardeur et n’a qu’un foulard. Je lui passe mon paréo. Elle me sort « Regarde on dirait une bohémienne ». Effectivement. Jean-Paul Gautier vient de partir rejoindre Lagerfeld à l’hôpital: Elle a un foulard bleu gris noir en haut, un paréo rose et …. 2 chaussettes différentes (Quand on voyage depuis longtemps on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Moi je l’ai joué futée, je ne suis partie qu’avec des chaussettes identiques ahah).

On entre dans le temple après avoir laissé ses chaussures à l’entrée: C’est splendide!! A chaque fois que j’entre dans un temple je ne sais pas du tout ce que je vais pouvoir y trouver, j’adore.

On assiste à une bénédiction: Tout le monde accroupi par terre et un monk qui chante en face.

Le temple est très silencieux, paisible évidemment. Remplis de buddhas évidemment. Remplis de boîtes pour faire des dons évidemment. Mais là c’est plus rigolo que d’habitude. Il y a une cinquantaine de mini-boîtes avec à chaque fois ce pour quoi tu peux faire un don dessus: Les étudiants, rénovation de tel temple, entretien de ce temple, les gens malades,…

On croise des français en train de se plaindre « C’est trop comme-ci, pas assez comme ça »… On rigole, on se rend compte qu’on a tous entendu à un moment ou à un autre des français râler. Julien et Lesly ont travaillé au Novotel à Cairns et ils ont régulièrement eu honte… Notamment quand un français a lourdement insisté pour du pain. Ils ont fini par lui trouver du pain. Au moment de payer, forcément il y avait le pain sur l’addition. Il leur a répondu « Moi je suis français, je ne paie pas le pain ». Pas mal non? Un autre « Ce cadre n’est pas droit, nous les français on est minutieux ». Aïe aïe aïe…

Après la visite, on se pose manger un pad thaï. Encore un autre plat typique typiquement excellent. Puis on reprend nos bolides pour aller quelques kilomètres toujours plus haut toujours plus loin visiter le palace.

On nous demande 50 BHT. On prend nos tickets et on se dirige vers la grille à l’entrée où il est indiqué que le palace est fermé…. Je ne suis pas sûre de comprendre. On paie un billet pour rentrer dans le palace alors qu’il est fermé pour rénovation? On retourne au guichet pour se faire rembourser. Avec un petit sourire, on nous montre la pancarte qui dit qu’une fois le billet acheté, on ne peut plus se faire rembourser. Bien joué.

Bon, il reste les jardins. On passe la grille. Lesly revêt à nouveau son plus beau style, mais ça ne passe pas. Les foulards ne sont pas autorisés pour cacher les épaules. Comme à Phnom Penh. On lui fait payer un extra pour lui prêter un tee-shirt. Les 3 garçons se font aussi arrêter et là c’est encore plus abusé. Ils ont des pantacourts qui arrivent en-dessous du genou, mais non, ça ne passe pas, ils doivent louer des pantalons. Là, on fait quand même nos français. On nous fait payer un billet pour entrer dans un palace qui est fermé et après ils doivent payer des vêtements pour rentrer dans un palace qui est fermé… Bref. Un backpacker petit budget a toujours une tête de riche européen…. on n’y pourra jamais rien. Nos 3 bonhommes sont canons avec leur tenue de thaïs (ironique bien sûr). Il y a une vendeuse de chapeaux de cowboys à l’entrée (oui à l’entrée d’un palace thaï, je n’ai pas encore trouvé le lien). Parfait pour compléter la tenue: On immortalise!

On se promène dans les jardins, il y a des sentiers qui montent dans de la forêt, des étangs,… C’est extrêmement fleuri. C’est calme, zen et on est au frais (ce qui est pas mal pour nos 3 zigotos qui se baladent maintenant avec 2 pantalons par plus de 40°C…). On va se poser un moment au bord d’un étang. Le chinois glousse à chaque fois qu’une fille passe. Ah ces chinois!

Il discute avec Léa qui lui explique qu’elle travaillait dans le bar que tient sa mère à Genève. Il lui demande si elle travaillait là pour faire venir plus de clients. Léa répond en rigolant « Peut-être ». Le chinois répond « C’est bizarre, t’es pourtant pas très jolie »… ah ces chinois!!!

Ca nous fait vraiment rire, c’est typiquement une phrase qu’un européen ne sortirait pas, mais un chinois, lui, ne voit même pas où est le problème!

On décide de reprendre la route de Chiang Mai. On s’arrête à des cascades en rentrant mais comme nous sommes en pleine saison sèche, ce n’est pas incroyable. Ils décident d’aller voir d’autres temples en ville. Avec Léa, on décide de rentrer. Bon, on se retrouve à devoir rentrer seules. On ne sait pas où on habite et on n’a pas de plan.

OK en France, on se dirait mince on est mal barrée… Là on se dit « Oh trop cool on va galérer ». Bon on a une photo d’un plan grossier sur l’iphone. On arrive aux remparts. Je regarde le plan: Logiquement on devrait être à telle rue. on croise un panneau: Rien à voir. Pas une lettre qui correspond. Génial. On continue. A un moment, je crois reconnaître un nom de rue, on fait demi-tour. On doit se trouver dans la partie sud de la ville. A peu près là où doit se trouver l’hôtel. Sauf qu’après on ne sait pas si on est à l’est ou à l’ouest. Pas de bol. Idée de génie: Y’a l’adresse de l’endroit où on a fait la location sur le scooter. On le montre à un passant qui nous indique une direction. On ne sait pas s’il nous a indiqué ça pour être gentil ou s’il sait vraiment où ça se trouve. Mais il nous regarde partir alors on se sent obligées de suivre la direction indiquée pour ne pas le vexer. Quelques centaines de mètres plus loin on croit reconnaître un bâtiment que peut être on pense avoir vu de nuit.

Et nous tenons à dire que nous sommes des vraies championnes. Nous avons demandé une fois notre chemin et avons retrouvé l’hôtel. Et là, on est dans une ville, ce n’est pas Gex! On devient douée. La progression est incroyable depuis la veille.

Surtout qu’en sortant manger dans un truc de street food le soir, on apprend que les autres se sont perdus en voulant aller au temple. Ils ont suivi le chinois. Ils se sont retrouvés sur l’autoroute. Une fois sur l’autoroute, le chinois a fait signe à Julien de passer devant alors que c’est lui qui avait la carte ^^. Une blagounette à la chinoise sûrement!

Ce soir, c’est justement le dernier soir du chinois. Il a donc décidé de sortir. Surtout qu’il a son vol à 7h et doit donc quitter l’hôtel à 4h. Il a fait le check.out, il n’a plus de chambre. Il veut aller dans un bar. Justement il en connaît un pas loin. On se méfie et on a raison. Il est super loin et une fois sur place, ce n’est pas ce qu’il veut. On va tourner 2 heures. Une autre fille s’est jointe à nous. Je parie à Julien que c’est une américaine. Lui pense qu’elle est australienne. Lesly aussi. Léa part sur américaine aussi. On trouve qu’elle transpire les Etats-Unis. Tout y est. On a pris tous les clichés américains et elle a hérité de la totale. On lui demande « I’m from the States ». Bingo.

Elle nous a même sorti une belle perle. Elle discutait avec Catherine, l’américaine rencontrée à Sukhothai et nous et là je vous traduis: « Il y a un fait super intéressant sur moi qu’il faut que vous sachiez c’est que je ne sais pas pour quelle raison, il faut que mes cheveux soient de ce côté là. Je ne sais pas pourquoi, mais moi je n’aime pas que mes cheveux touchent ce côté là de mon cou ».

Et là, Catherine qui répond très sérieusement « Incroyable moi c’est de l’autre côté ».

Avec Léa, nous sommes passées en mode sourire figé, surtout ne pas exploser de rire, essayer d’avoir l’air normale, surtout ne pas se regarder les 2 sinon on va partir en fou rire. Alors on se fige en se disant que nous venons d’intégrer un monde parallèle…

Après plus de 2 heures à tourner, on en a un peu marre. On prend un tuk-tuk avec les 4 français et on file juste boire un dernier verre à l’hôtel avant d’aller se coucher. On se donne rendez-vous le lendemain à 10h pour ramener les scooters!

Le lendemain, nous scrutons un peu tous les sites pour aller à la rencontre des éléphants. Je ne veux pas d’un trek où ils se promènent avec un banc sur le dos et où ils sont battus. Je veux vraiment apprendre à les connaître. Il y a pleins d’endroits où on te donne un avant-goût de ce que c’est d’être mahou (celui qui garde l’éléphant). On fait donc des aller-retours sur trip advisor, forums,… et on trouve notre perle rare: Baachang. On file réserver directement à l’agence et on passe le reste de la journée à se reposer, trier les photos, faire les lessives,…

Demain direction le monde des éléphants pour une immersion totale pendant 2 jours!!!!! On a hâte!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ju

Bien arrivées dans le chnord Thaï! On aime déjà Chiang Mai!

Hello!
Alors après une deuxième nuit à Sukhothai plus longue que la première (pas dure, la première était une sieste…), on se rate bien sûr sur le réveil:

« Demain, on se lève à 8h, comme ça on arrive en début d’aprèm à Chiang Mai?

– Ouais excellente idée! »

C’était sans compter sur la sieste de la veille. On se réveille difficilement à midi (oui bon ça va, on n’a jamais de week-end et jamais de vacances nous! Alors des fois on peut avoir des moments de faiblesse!!). Donc pour résumer, on a fait le check-in la veille à 5h du mat, on a dormi, passé la journée, refait une nuit et fait le check.out à 12h30 au lieu de 11h. Et pour tout ça nous aurons payé une nuit. On vous recommande cet hôtel, il suffit de traverser la route en arrivant à la station de bus!

Donc à 12h30 on se retrouve à la station de bus. On demande à l’accueil à quel guichet nous devons nous adresser pour aller à Chiang Mai. On nous tend une feuille avec tous les bus à destinations de Chiang Mai dans la journée avec à chaque fois le nom de la compagnie, le type de classe du bus, le temps et le prix!! Pincez moi je dois rêver. Au Vietnam, c’est marqué que la compagnie y va mais elle te dit qu’elle y va, le prix du billet change toutes les 2 minutes, pour le type de bus c’est la loterie, pour savoir quand tu pars c’est déjà compliqué mais alors pour savoir quand t’arrives… Ouhla mais je ne suis pas habituée à ça moi, c’est un peu trop facile cette histoire! Me voilà en vacances de galères de transports!

Bon on se dirige vers le guichet. Evidemment, le bus classe VIP partait à 12h. Il est 12h30. Je demande au cas où. Il n’est pas encore parti. Ah quand même, une faille dans le système, ça me rassure, ils auraient meilleurs qu’en France sinon!! Bon par contre il reste une place et on est 2. Tant pis. On prendra le bus classe toute pourrie, moi je préfère, j’aime bien avoir le suspens de « est ce qu’on va tomber en panne? comment le bus va réussir à démarrer? est ce que si y’a une colline va falloir pousser? » Enfin des classiques de voyage en bus qui rajoutent un peu de piment au voyage. 🙂

Billet en poche, il nous reste 20 minutes, je file à la supérette en face de l’hôtel, on a 5h de bus. Alors ok en classe VIP on te réveille à 1h du mat pour te filer du lait. Mais là c’est classe pourrie, alors déjà si on a des sièges on est contentes.

Bon la supérette du coin, y’a des chips, des chips, des chips et à boire. Bon. Ce sera donc des chips, des chips et de l’eau.

On retourne sur les sièges. Rien qu’en étant assises à attendre, on transpire toute l’eau qu’on a dans le corps. C’est fou comme des fois on arrive à se fatiguer sans rien faire… Je transpire autant qu’après un footing d’une heure en plein soleil. Sauf que je suis assise sur un banc en train d’essayer de ne pas bouger un orteil pour ne pas trop surchauffer.

13h, le bus arrive. Ouhla mais c’est marqué VIP…?? On est surclassée?? Oh non, moi je voulais un bus pourri! Pfu, bon tant pis, on met notre gros sac (en perdant un litre d’eau chacune) et on se dirige vers le bus (ouais ok on fait les 5 mètres max qui nous séparent du bus). On montre notre billet. On nous fait signe que non non, ça c’est pas pour nous. Il est beau comme un camion ce bus, on n’a pas payé pour ça. On comprend en fait que c’est le bus de midi. Aaaaaaaaaaaah.

On retourne s’asseoir. On a dépensé toute cette énergie pour rien. Un scandale! On se dit que si le bus de midi arrive à 13h, le bus de 13h n’est pas prêt d’arriver. Erreur. La logique asiatique veut qu’il n’y ait aucune logique. Si le bus de midi arrive à 13h, alors le bus de 13h arrive à 13h10. C’est noté.

On est mortes de rire en voyant le bus arriver! ça c’est notre bus. ça c’est un bus d’aventurière. Toute la peinture est en train de s’émietter, il est tout cabossé, il manque des bouts par-ci par-là. Aaaaaaaaaah. Ca c’est un bus comme je les aime.

Comme d’hab lorsqu’on tend notre sac au monsieur pour le mettre dans la soute (là y’a pas de soute c’est direct à l’arrière du bus), il a d’abord le ptit air « Ouais vous vous avez l’air d’en baver avec votre sac, laissez moi vous aider moi je suis un homme, j’ai des gros muscles, ça va être tout léger pour moi ». Puis on lui tend le sac et là en un quart de seconde on voit un air de panique passer dans les yeux « Mais comment elles font pour porter ce truc?? » Ca ne rate pas, ça marche à chaque fois…

On file s’installer. Ce bus est MA-GNI-FI-QUE. Canon. Rien à dire. Franchement les sièges assortis aux rideaux dentelles, assortis à une espèce de tapisserie au plafond et le tout en violet s’il vous plaît… Vraiment splendide. Je vous passe l’horloge Winny l’ourson… Léa est au top de la classe, elle a la coque du téléphone et le pantalon assortis au bus.

Notre chauffeur grimpe dans le bus. Il essaie d’avoir l’air viril avec un petit bonnet par 40 degrés, mais comment avoir l’air viril dans un bus entièrement violet avec une horloge winny l’ourson au-dessus de la tête??? Bref… Le bus démarre. Mince, je suis déçue, il démarre tout de suite.

Ah, mais dès qu’on commence à rouler, je suis rassurée. Le bus n’a pas d’amortisseurs. Non, pas du tout. Par contre il est monté sur ressort. Ahah!!!!! Dès qu’on passe les 20 km/h (donc 95% du trajet qui dure plus de 5h…), impossible même de poser la tête sur l’appuie-tête tellement ça secoue!!! Le chauffeur aussi saute dans tous les sens.

Donc dès qu’on passe les 40 km/h on part en fou rire parce que ça bouge vraiment trop. C’est 90% du temps. Donc à la fin on aura la tête comme une pastèque à force de faire comme les chiens en plastiques posés sur la plage arrière de la voiture (Si vous en avez enlevez le c’est vraiment moche ^^) et mal aux abdos à force de rire. Du coup, impossible de dormir (vous dormez dans les grands huit??? Ben nous on ne dort pas sur ressorts non plus). Du coup… on arrive creuvées.

On a réservé une guesthouse. Pourquoi on a réservé une guesthouse? Parce qu’elle s’appelle Julie’s Guesthouse. Je ne peux pas râter ça. Je suis O-BLI-GEE d’y aller.

On prend un tuk-tuk en arrivant. Ils sont marrants les tuk-tuk de Chiang Mai, ce sont des pick-up ou camionnettes fermées sur les côtés avec des bancs à l’arrière. On est fan. Un anglais rencontré dans le bus (Jon Paul…on lui a fait répéter 3 fois avant de comprendre) vient avec nous. Et aussi un canadien francophone d’une soixantaine d’années qui respire la joie de vivre (Non c’est ironique. Je ne sais pas comment voyager peut rendre quelqu’un aussi blasé… SI c’est pour faire la tronche, autant ne pas voyager ^^)

On nous dépose à notre guesthouse. C’est cool chez moi 🙂 Une terrasse à vivre (Ouais pièces à vivre ici ça n’existe pas c’est sous forme de terrasse. Une pièce par 40°C ça ne le fait pas…) avec billard, tables basses, fauteuils et surtout des estrades avec des poufs on adore. Pour 5 euros par nuit pour 2 on a une chambre pour nous avec salle de bain pour nous. Niquel, parfait, pépère! On s’installe. On ressort pour donner notre passeport. Et là on retombe sur l’américaine rencontrée dans le bus de Bangkok vers Sukhothai qui a rencontré des français: Anne-Laure, Lesly et Julien. Lesly et Julien reviennent d’un an de Working Holiday Visa en Australie. ça me fait rêver. Surtout qu’avant, on ne pouvait travailler que 3 mois consécutifs chez un même employeur avec ce visa. ça a été passé à 6 mois… Donc ça fait réfléchir. Mais je n’en suis pas là. J’ai encore 9 mois pour réfléchir à la suite. On retrouve également Jon Paul et on rencontre un Chinois, Charles.

Bref, du coup on était partie pour filer le passeport et ne pas faire grand chose après cette journée éprouvante (dormir jusqu’à midi, ne rien faire dans le bus… et voilà c’est tout. Mais on n’a pas dormi la veille) et on se retrouve à accepter de marcher 5 minutes vers un marché.5 minutes dixit Charles. Nous allons apprendre les 2 prochains jours à ne jamais faire confiance à un Chinois. Donc en fait le marché qu’il sait très bien où il est à 5 minutes de l’auberge, on va mettre près de 30 minutes à le trouver. Donc on perd un bout du groupe qui devait manger rapidement pour ensuite aaler voir un match de boxe thai et aussi quelques uns qui se sont résignés. Nous on en profite pour bien sympathiser avec Lesly et Julien. Seul problème? Elle l’appelle Ju à chaque fois. Donc à chaque fois je me retourne « Oui c’est moi ». Ah ben non c’est pas moi. Ah ça me rappelle des vieux souvenirs d’école et de cirque où on était toujours au moins 2 voire 3 Julie, ça rendait toujours les choses compliquées ^^.

Bref, une fois le marché de nuit trouvé, on erre encore 20 bonne minutes pour trouver à manger. On finit par s’installer à un stand chinois (forcément). C’est bon, mais on avait tellement faim du coup (nous c’est quand même notre premier repas de la journée et il est 21h…) on n’a pas franchement savouré!

En rentrant, il y a une ligue pro crêpe banane nutella qui se forme. Moi j’en profite pour acheter une coco plutôt. Je n’en avais pas encore eue aujourd’hui, sapristi!

On finit par rentrer à l’hôtel. On discute encore un peu: Le chinois propose de partir faire un trek le lendemain dans un parc national. Enfin on croit, on n’est pas sûre. On nous propose de venir. Toujours dire oui: C’est d’accord! Donc demain on décolle à 8h, donc réveil à 7h pour avoir le temps de déjeuner. Une bière pour éloigner les moustiques et au lit!

A demain!

Ju

La journée pas chère sans le vouloir à Sukhothai!

Alors, excellente journée ! On se lève (un peu) plus tard que prévu. On se dit qu’on va peut-être revoir nos plans. Normalement, c’était prévu journée complète aux temples et bus de nuit pour Chiang Mai le soir même.

Sauf que…. Nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit dans le bus. Donc on s’est levée plus tard. Donc on ne sait pas si nous avons le temps de tout faire en une demi-journée.

Bon, après concertation on se dit : Cet aprem, on fait tranquille, on loue les vélos (enfin, ce n’est pas vraiment une location, c’est gratuit à l’hôtel) pour l’après-midi. Demain matin, on loue un scooter pour faire ce qu’on n’aura pas fait et l’après-midi on prend le bus pour Chiang Mai. Cool, on a un plan.

On va à l’accueil. On demande le nombre de kilomètres pour aller aux temples. Une vingtaine. Pour les premiers temples. Ensuite il y a encore plusieurs kilomètres pour une autre partie. Et il fait 40 °C et c’est au bord d’une grande route. OK on se reconcerte. Bon finalement, on prend le scooter ^^. C’est parti.

Effectivement, ce n’est que de la grosse route pour accéder au vieux Sukhothai. Aucun intérêt de faire ça en vélo. On roule. On roule. On roule encore… on passe à côté de temples… Mais normalement, on devrait payer pour y accéder et on n’a rien croisé… bon on s’arrête pour aller voir. On va voir le suivant. On ne comprend pas très bien où nous sommes ni pourquoi nous ne payons pas et pourquoi il n’y a personne… Bref, nous sommes perdues avant même d’être arrivée. Merci de noter l’exploit !

Nous passons à côté d’un office du tourisme. Nous décidons de nous arrêter pour essayer de comprendre où nous sommes… L’office du tourisme est gigantesque et désert. Je fais 2 fois le tour avant de croiser 2 thais qui discutent. Elles ont tellement peu l’habitude de croiser du monde qu’elles sursautent en me voyant arriver… Elles me tendent une carte plus grande que celle de l’hôtel et me montrent où nous sommes.

Bon déjà, nous ne comprenons pas comment nous sommes arrivées là. Et surtout, nous aurions dû payer pour y arriver… Bon, tant pis, maintenant nous avons fait la partie nord. Normalement, il faut payer 100 baths pour chaque partie à visiter… le nord le centre,… Donc déjà un que nous n’avons pas payé… Sans le vouloir !

On fait marche arrière pour faire la partie centrale, la plus impressionnante. C’est quand même classé au patrimoine mondial de l’Unesco (ouais, je deviens exigeante, j’ai décidé que je ne me déplaçais plus si ce n’était pas une île déserte ou classé au patrimoine mondial de l’unesco ^^). On finit par trouver l’entrée et la billetterie. Mais nous sommes seules. Après Angkor et Bangkok, ça fait bizarre… On gare notre bolide sur une place tuk-tuk. Pour notre défense, il n’y a pas de place scooter et il n’y a pas non plus de tuk-tuk à l’horizon… et tout le parking est désert. Si un tuk-tuk finit par arriver, il se débrouillera.

Aujourd’hui, nous sommes en forme. Le casque de Léa se détache sans cesse donc je passe mon temps à lui attacher. Son casque est trop grand donc dès qu’elle accélère il faut que je le remette en place. Faut que je fasse le clignotant avec mes bras (bon on se rendra compte au moment de rendre le scooter qu’il y avait en fait des clignotants…) et GPS avec une micro-carte. Et en descendant du scooter, je sors ma bouteille d’eau et la renverse. En grande forme je vous dis.

Bon, on a finalement nos tickets. On a même un ticket pour notre bolide. On va vers la barrière, personne ne demande à voir nos billets. Il suffit de se diriger vers la barrière pour que le garde la lève… On aurait pu s’économiser un autre ticket.

On pose notre scooter et on file visiter le premier temple. C’est très différent d’Angkor. Ça n’a pas la grandeur, l’immensité et la majesté d’Angkor, mais c’est tellement calme et désert… Les temples sont bien entretenus, nous n’avons pas l’impression d’avoir tout cassé en arrivant ^^. Il y a de nombreux buddhas dans ce premier temple dont le plus grand fait tout de même 9 mètres de haut !

A l’arrière du temple, nous tombons sur un magnifique arbre qui est juste monstrueux. Quelques crapahutages et photos plus tard, nous retournons trouver notre bolide. Comme nous avons eu la bonne idée de le mettre en plein soleil, nous avons les fesses qui crament. Nous ne pouvons pas penser à tout…

Direction le second temple qui lui est complètement désert. Nous n’y croiserons personne. A part 3 pigeons et 2 chiens mais je ne pense pas que ça compte.

Comme tout est désert, je profite de cette occasion pour faire un deuxième tour de scooter. Après le Vietnam, je fais un petit tour en Thaïlande ! ça se passe tellement bien que Léa monte à l’arrière pour un second tour. Mais là, c’est plus compliqué ! Donc je pense que seule maintenant je pourrais y aller, avec quelqu’un à l’arrière peut-être qu’il faudra attendre le pays suivant !

C’est parti pour le temple suivant. Il y a nous… et un autre touriste. Seul. C’est à mourir de rire. Il vient de trouver une nouvelle fonction sur son téléphone : Il peut mettre en appareil photo et déclencher la photo toutes les 4 ou 5 secondes. Donc il le met. Il court. Et après il enchaîne une dizaine de poses d’affilé… C’est…hum… soyons honnêtes c’est un petit peu ridicule. Ça fait assez shooting photo je m’autokiffe… Mais il nous aura bien fait rire ^^.

Après ça, nous voyons un énorme buddha sur notre carte. C’est sur la route pour aller manger, on décide de faire un dernier arrêt avant la pause. Bon en fait, il est presque plus gros sur le plan que dans la réalité. Ils ont de vrais problèmes avec leur plan, il n’y a jamais rien qui est à l’échelle. Tu penses te trouver face à une statue de la taille d’un temple et tu te retrouves face à une statuette… Mais à côté il y a une dame qui vend des poissons… dans des petits sachets. Un aquarium dans un sac plastique. Ça fait bizarre de voir un stand comme ça, surtout que les poissons sont très moches. Mais en fait tu les achètes juste pour aller les relâcher. Paraît-il que ça porte chance. On ne le saura jamais, moi j’ai assez de chance comme ça, pas besoin d’acheter des poissons moches dans un sac plastique pour aller les relâcher dans une marre boueuse…

A côté, une grosse cloche. Je ne parle pas de nous. Il y a vraiment une grosse cloche. Une vraie. De vraies gamines « Ah trop cool une cloche on peut la faire sonner ? » Eh oui, on peut la faire sonner, on doit se sentir plus zen après. Je ne sais pas pour l’aspect zen et spirituel, mais nous étions contentes d’avoir fait sonner une cloche. Voilà voilà…

Après ça, on file manger : Un plat de Sukhothai, les pates de Sukhothai, c’est excellent. Pour accompagner tout ça je prends… une coconut bien sûr, pourquoi changer une équipe qui gagne.

Après manger, on décide d’attaquer encore une autre partie. On file, ça doit être à 5 km. On roule. On passe la barrière. On roule. On roule encore. On roule encore un peu. Euh… on se retrouve sur une espèce d’autoroute. C’est mauvais signe.

Bon, ok on s’est encore plantée ^^. On a failli arriver à la ville suivante. On fait demi-tour, pas super fières de nous. Mais on s’auto-fait rire, c’est déjà ça.

On finit par trouver. Bizarre, on n’a rien payé. Décidément. On fait un tour en scooter au milieu des temples, le soleil commence à se coucher : La lumière est magnifique. On décide de monter voir un temple en haut d’une montagne pour regarder le coucher du soleil. Sauf que quand t’es en bas, t’as l’impression que le soleil va se coucher. Une fois que t’es montée en haut de la montagne… ben le soleil n’est plus près de se coucher. Encore une belle performance de notre part. Mais bon, on n’a pas dormi de la nuit dans ce satané bus, on est vraiment claquée, ça n’arrange rien !!

On décide de rentrer (oui quand on redescend de la montagne il fait nuit…). Mais on fait quand même un arrêt goûter : On n’a pas mangé de mago sticky rice aujourd’hui. Et en Thaïlande, une journée sans mango sticky rice, c’est un peu comme une journée sans coco : Ce n’est pas possible, ce n’est pas une bonne journée, tu rentres sur un goût d’inachevé ! Alors on s’arrête manger notre mango sticky rice sur le bord de la route : C’est du riz gluant avec de la mangue fraîche, le tout arrosé d’un jus de coco épaissit et sucré. Après 2 mois au Vietnam et Cambodge sans dessert local, ça fait plaisir ^^.

Après ça, il fait vraiment nuit. Donc c’est bien qu’on ait de vrais clignotants finalement, parce que mes bras à moi ne brillent pas dans la nuit (je ne vais pas au Japon dans mon tour du monde, ça aurait peut-être pu fixer ce problème… quoique Léa y a passé 3 mois et ses bras ne brillent pas non plus.)

On va refaire le plein et on rentre (et notez que nous retrouvons l’hôtel du premier coup sans se tromper et presque sans chercher ! une belle performance après cette journée. Je crois qu’en fait on a juste sommeil et le fait de savoir qu’on va retrouver notre lit nous motive). On rend le scooter, on reprend des bananes au passage (bananes gratuites, eau gratuite et nous faisons 1 nuit et demi pour le prix d’une. Je pense qu’on peut dire qu’on aura rentabilisé notre passage. Surtout qu’on a payé qu’une entrée sur 3 aujourd’hui. On retrouve l’américaine qui a bien payé les 3. On ne comprend pas… Nous n’avons aucune explication à fournir !)

On file dans la chambre, une douche pour décrasser les pieds (j’ai choisi le terme approprié, je vous le garantis !) et avant de dormir je dis à Léa « Eh j’ai des films sur mon ordi » (Merci Martin ^^). « Un film ?? ça fait 6 mois que j’ai pas regardé un film !!!! ». On a des plaisirs simples en voyage ^^.

Un film et au lit ^^ (enfin presque. Après le film on a un petit creux, on n’a pas mangé ce soir, du coup on retourne chercher des bananes à l’accueil. Et une bouteille d’eau. Je vous ai dit que c’était gratuit non? ^^)

Demain départ pour Chiang Mai !!!

Ju

 

Bien arrivée en Thaïlande! Départ en binôme pour le nord!!

Me voilà à Bangkok ! La SNCF ne me manque pas, je suis arrivée avec une heure d’avance.

Une première soirée à Khao San Road où je retrouve plusieurs anciennes connaissances de Koh Rong notamment (Ah koh rong… nous sommes tous prêts à faire demi-tour pour y retourner un moment !). Khao San Road c’est la rue des backpackers et de la vie nocturne à Bangkok. On ne s’y croirait absolument pas en Thaïlande, mais c’est quand même à faire une soirée… Un enchaînement de bars, boîtes de nuit. Un monde incroyable. De la musique partout. Des vendeurs d’insectes, de scorpions,… J’ai d’ailleurs pu manger mon premier scorpion ! (« Si tu le manges on te le paie »… ah en plus c’est gratuit ?? ) Figurez-vous que j’ai trouvé ça bon ! J’ai commencé par déguster une petite papatte pour avoir un avant-goût. Ça croustille sous la dent. Puis 2 pattes. Un peu dures à arracher les pattes. Puis les antennes. Puis les dernières pattes. J’ai fini par la tête et le corps. Un tout petit peu plus moelleux après l’effet croustillant extérieur. J’ai fait le Vietnam, je mange des insectes : Cette fois, c’est bon, je suis vraiment prête pour Koh Lanta !

Nous rentrons tôt, donc le lendemain, ce sera journée repos. Avec Léa, nous nous renseignons auprès de notre hôtel : On peut soit y aller en train, soit en bus. Je regarde vite fait sur internet : Je trouve un forum qui déconseille de prendre les bus en Thaïlande, pas très sûr. Bon… Mais après je tombe sur un site qui renvoie vers un article de journal mettant en garde contre les trains en Thaïlande qui ont une légère tendance à dérailler. Ce sera donc le bus. Il y a un bus de nuit pour Sukhothai. Parfait. Ça permet d’économiser une nuit d’hôtel et de ne pas perdre de temps la journée dans les transports (La route de Bangkok à Sukhothai, ce n’est pas le Vietnam, ni le Cambodge, nous ne perdrons rien à faire le trajet de nuit !). Du coup, on fait le check-out et on s’installe dans le hall de l’hôtel. Génial cet hôtel d’ailleurs. Mile Map Hostel : Très largement recommandé si vous allez à Bangkok !

A midi, je prends un plat un peu trop épicé. Il fallait bien que ça m’arrive au moins une fois… Je prends une première bouchée. Relevé, mais ça va. Deuxième. Troisième… quelque chose me brûle la langue. Je viens de manger un bout de piment. Mince… je n’avais pas vu qu’il y avait des bouts de piments dans mon assiette… C’est très bizarre : Sur le coup, ce n’est pas hyper fort. Mais je ne peux plus rien mettre dans la bouche. A chaque fois que je reprends une bouchée, ça me brûle encore plus… Bon ben voilà, après 4 bouchées mon repas est donc terminé ! Mais bon, ça fait plaisir tout de même de retrouver les petits boui-bouis dans la rue. Comme au Vietnam. Au Cambodge, il y en a très peu, voire pas du tout. Et le peu qu’il y a ne fait vraiment pas envie. D’ailleurs, je n’y ai jamais vu que des locaux ! Donc là, ça fait plaisir !! Eh oui, je trouve ça cool de manger dans la rue, je prends des habitudes bizarres…

En rentrant, nous passons au 7 eleven. Nous n’avons pas ce magasin en France. C’est incroyable, tu peux tout trouver et tout faire avec ce magasin ! Tu vas y payer tes factures de gaz, d’électricité, tes billets d’avion,… Pour manger, c’est niquel aussi. Par exemple, tu peux acheter un paquet de noodle soup et il y a l’eau chaude, fourchettes,… Tu repars avec ton plat tout prêt et de quoi le déguster.

Cette fois-ci, nous prenons quelques trucs à grignoter. Qui dit trajet en bus dit on ne sait pas quand on arrivera, ni la prochaine fois où on pourra manger…

Puis nous retournons nous installer à l’hôtel.

Vers 20 heures, c’est le grand départ. Nous filons prendre le métro. Il n’y a qu’une dizaine de minutes. Mais avec tous nos kilos sur le dos, nous arrivons en nage… Heureusement (mais malheureusement pour notre planète), il doit faire 10 degrés dans le métro… Après 5 minutes, nous avons froid. Heureusement (mouais…), à chaque station, les portes s’ouvrent et ça nous réchauffe… (pas terrible tout ça…) Soudain, Léa me regarde : « T’as retenu le nom de la station qu’elle nous a filé à l’hôtel » « Euh… »

Oups… On se rappelle vaguement que ça commence par un M. On regarde le plan… Il n’y a qu’une seule station qui commence par un M. C’est parti, nous verrons bien !

On descend. A l’hôtel, elle nous a dit qu’une fois qu’on était là on devait prendre un taxi pour la station de bus. OK. On sort, on voit une longue rangée de taxi. On se dirige vers le premier : « Bus station ? » Dommage, il ne comprend pas.

Une fille arrive, elle a un backpack, donc forcément on entame la discussion. Elle va à la station de bus, donc on décide de partager le taxi. Elle va voir le même chauffeur que nous, lui parle deux secondes et nous fait signe de monter. Euh… Pourquoi quand nous on dit bus station, il ne comprend rien et quand elle lui parle il fait OK ??

On discute dans le taxi. En fait, elle est américaine, mais ça fait un peu plus d’un an qu’elle habite à Bangkok. Même si elle ne sait pas parler thaï, elle sait dire bus station… AHHHHHHHHHHHH. Bon ça nous rassure !

Nous finissons par arriver à la station de bus. En France, une station de bus c’est un ou deux guichets. Ici, on a l’impression d’arriver dans un aéroport… On demande le guichet pour Sukhothai. Nous y allons : Il y a bien le bus de nuit, mais pas de bus VIP (Sur tous les sites de backpackers, ils conseillent de prendre les bus VIP pour voyager en Thaïlande). Tant pis, nous avons le choix entre deuxième et première classe. On part sur la première classe (rien à voir avec nos classes à nous hein ^^) : 7 euros. On patiente une demi-heure dans le gigantesque hall où on sympathise avec l’américaine, Catherine.

On file prendre notre bus. Enorme fou rire avec Léa… On est des vraies touristes par moment^^. Le siège a un premier truc qui se déplie pour les jambes, puis un second pour les pieds. Mais bon, nous sommes disproportionnées par rapport à la taille standard Thaï. Donc même en dépliant tout, on a l’impression d’être en boule… Il y a des boutons partout. Notamment un bouton massage. Je tue le suspense tout de suite : Bien sûr, ça ne marchait pas !

Il charge des grands sacs derrière nous, en rigolant je dis à Léa « Ah on va avoir des cadeaux… » Bien vu Julie. Avant de partir, on nous donne une bouteille d’eau et une petite boîte contenant une sorte de brioche et de quoi se faire du thé et du café, la bouilloire est juste à l’extérieur de notre compartiment (Le bus est divisé en 2 parties et 2 niveaux). Evidemment, nous avons un écran plat. Génial. Evidemment, dès que nous démarrons, on nous allume la télé avec niveau sonore à fond. Mais quelle chance, la télé débloque complètement, nous n’avons que le son. Pratique, c’est en Thaï. La fille essaie de la régler plusieurs fois, puis finit par désespérer et l’éteindre ! Youhouh, belle victoire pour nous !

Le plus gros fou rire viendra des toilettes. Là où l’expression être sur le trône prend tout son sens. Tu entres dans les toilettes : Les toilettes sont sur un socle, très surélevé, dans le sens de la marche, face au mur. Il faut vraiment y grimper… Et le summum de la classe, il y a un petit peigne à disposition. Au Vietnam, les toilettes des bus étaient toujours cassés. Au Cambodge, je n’aurais même pas pensé à demander s’il y avait des toilettes dans le bus. Alors là, le magnifique trône, plus le petit peigne, quelle classe…

Premier arrêt : 2 enfants montent. L’un deux est malade. Parfait ! Il pleure, tousse, tape dans mon siège parce que bien sûr il est derrière moi. Niquel. La nuit s’annonce bien. Les lumières s’éteignent, mais nous ne sommes pas prêtes de dormir.

A une heure du matin, il va se passer quelque chose de complètement surréaliste. Ils rallument les lumières. Pas d’arrêt, non non… la fille vient vérifier nos billets. Et nous distribuer des petites bouteilles de lait. Qui n’a jamais rêvé de se faire réveiller à 1h du matin pour une petite bouteille de lait ???

Les 2 mamans réveillent les enfants pour leur faire boire la bouteille de lait…

Une demi-heure plus tard, on nous éteint les lumières à nouveau… Mais la toux du petit derrière est coriace. Nous ne fermerons donc pas l’œil de la nuit.

A 5h, nous entendons Sukhothai. On se prépare tranquillement. Mais 30 secondes après l’annonce, le bus s’arrête… C’et du rapide à 5h du matin ! Surtout qu’il ne s’arrête qu’une ou deux minutes à chaque arrêt. Du coup, on range tout en vrac et on se dépêche de sortir avant de risquer de finir on ne sait pas où…

Voilà. Il est 5h. Il fait nuit. Nous n’avons pas dormi de la nuit. Heureusement, nous sommes futées. Avant d’aller quelque part, une règle de base : Toujours jeter un coup d’œil à Hostel World. Nous y avions repéré un hôtel indiqué comme pratique car juste en face de la station de bus. Nous traversons la rue…. Effectivement, il y a une guesthouse. Nous réveillons le gardien qui nous ouvre une chambre… et nous allons nous coucher. Il est 6h.

Après la sieste matinale, direction les temples de Sukhothai !

Ju