Bien arrivée sur le petit bout d’île…

C’est parti ! C’est le grand jour !! Je vais retourner plonger, ça m’a trop manqué. Va falloir que je me renseigne si ça ne peut pas devenir addictif ce truc, parce que je ne pense plus qu’à ça depuis les perhentian. Et vu le prix de cette passion, faudrait pas que je sois accro tout le tour !

On retourne au centre où une voiture va nous emmener sur la jetée. Nous sommes avec une malaisienne qui habite Singapour et va passer son Open water et Jon qui travaille ici en tant qu’instructeur depuis pas mal d’années. Faut avouer qu’instructeur de plongées, ça n’a pas l’air d’être le pire métier au monde…

En arrivant à la jetée, il y a un tout petit souci : Les marées sont tellement importantes ces jours-ci qu’il n’y a plus assez d’eau pour que le bateau vienne nous chercher… Si le bateau ne peut pas venir à nous, nous irons donc à lui. La malaisienne a une belle valise à roulettes toute neuve, petit pantalon slim et jolies ballerines… Dommage ^^. Moi avec mon sac sur le dos et mes tongs, c’est un jeu d’enfant. Euh… par contre elle n’est pas un peu chaude l’eau ????????????? (sans vouloir me plaindre hein ^^)

Et c’est parti ! 45 minutes de bateau plus tard sans rien croiser, nous arrivons sur une petit île aux allures plus Philippines que Malaisie : La plupart des constructions sont des maisons sur pilotis. On galère un peu à arriver à notre hôtel (sur pilotis également) comme il n’y a presque pas d’eau. Plusieurs bateaux sont bloqués. Mais les enfants en profitent pour aller à la pêche. Ils sont tous avec une bassine, une sorte de lance-pierre et hop c’est parti. Certains ont des bateaux de fortunes : Des sortes de bidons coupés en 2 avec 2 flotteurs sur les côtés. Jon nous explique que 90% de la population de Mabul ce sont des immigrés clandestins des Philippines (les Philippines sont juste à côté). Il y a une école sur l’île : Le matin, c’est l’école pour les 10 % de Malais et ils se sont organisés pour faire une sorte de classe illégale l’après-midi pour que les philippins puissent également avoir des cours…

Devant l’hôtel nous avons des voisins pas comme les autres : Des bateaux habités par des familles de 5-7 personnes (petits les bateaux…). Je ne sais même pas comment ils font pour tous rentrer dedans… Le linge sèche sur le toit. Un bateau creusé dans un tronc y est attaché : Ils font les allers-retours sur l’île avec.

On s’installe tranquillement, on profite de la vue. C’est agréable d’être sur l’eau… Repas les pieds dans l’eau, sieste dans le hamac face à l’océan… A nouveau, c’est dur de se plaindre, même en cherchant bien…

Le coucher du soleil est assez impressionnant sur cette île, donc on décide d’aller voir la vue depuis le resort à côté de l’hôtel : Il y a un bar sur l’eau. En arrivant, on remarque pleins de photographes asiatiques. Mais des vrais photographes. Pas comme nous avec notre petit appareil qui tient dans la main. Plutôt avec des objectifs de 2 mètres de long et quelques-uns de rechange… OK… Jusque-là rien de complètement anormal me direz-vous, des asiats avec des appareils photos… Sauf qu’ils commencent à nous prendre en photo… euh… OK ????!!! Il se passe quoi là ?? Bon… On se fait encercler…

Puis un couple d’asiats en mariés arrivent… on se dit que niveau cliché y’a pas mieux : des mariés devant le coucher de soleil sur la mer, on devrait pouvoir être tranquille… Mais non. Les asiats ça ne les intéresse pas. Ce qu’ils veulent ce sont 2 lorrains en train de boire une bière tranquillement sur le ponton… le voile qui vole au vent au-dessus de l’eau avec les mariés qui s’embrassent, ce n’est pas assez bien… allez comprendre…

Les 5 premières minutes, c’est assez drôle, on prend des poses clichées, ils s’enflamment et nous mitraillent de plus en plus. Mais après un moment, on se dit qu’être une star c’est fatiguant…

On rentre manger à l’hôtel. Toujours sur le ponton (y’a pas d’autre endroit en fait ^^ mais il y a pire comme lieu de vie qu’un ponton sur pilotis avec hamac et transats). On regarde les étoiles, les poissons qui passent près du ponton. Ouahouh. La semaine va être rude…

On revoit Jon l’instructeur et également Britt, une canadienne qui finit son divemaster et Alex, une suissesse (encore une ^^) de la partie alémanique qui est divemaster. Donc demain nous avons 2 plongés de prévues, la première à 9h. Donc dodo ^^.

Ju

En route pour Mabul!!!

7h, je file prendre le monorail. Cette fois, je fais attention de ne pas me tromper ^^. Une aventurière avertie est plus douée qu’une aventurière pas avertie. Je dois retrouver Yann le lorrain ^^ à KL central. On s’est donné un point de rendez-vous incroyable : Le Mac Do de KL Central. Il y a des Mac do partout, comme les KFC, on est sûrs de notre coup.

Pas de bol. Il y a tellement de Mac Do à KL central que je ne le trouve qu’au 3ème Mac do que je fais. On file à l’aéroport et je passe un vol rigolo parce qu’il a peur en avion ^^ (Je sais, ce n’est pas bien de se moquer… mais quand même c’était rigolo). En arrivant au-dessus de Bornéo, la vue est magnifique… au début… Très rapidement on se retrouve à survoler des forêts d’arbre pour l’huile de palme… à perte de vue. Pas étonnant que les orang-outan n’aient plus de place ! C’est impressionnant, mais pas dans le bon sens du terme. Alors OK, ça sert à faire le nutella, mais quand même… C’est dépitant.

On arrive (après quelques secousses, donc quelques frayeurs pour Yann). A la douane, en bons baroudeurs, on est ravis de voir que bien que nous soyons toujours en Malaisie, nous avons droit à un beau tampon supplémentaire ! C’est marqué juste là : « Entrée à Sabah le 16 avril » ahah.

Bon, pour la suite, on est un peu à l’arrache. On sait que les bateaux pour Mabul partent de Semporna. Les taxis nous harponnent, mais on se dit qu’on doit pouvoir trouver moins cher.

Je demande à un malais avec un van s’il peut nous emmener. Mais il bosse pour un hôtel et attend des clients. Mais du coup il appelle un copain de van à lui qui vient nous récupérer 10 minutes plus tard et hop moitié prix par rapport au taxi.

1h plus tard, nous voilà à Semporna. Une mini-ville portuaire sans aucun charme comme beaucoup de ville portuaire. Elle ne sert que de point de départ pour toutes les îles aux alentours. Mais détrompez-vous, on ne croise quasiment pas de touristes et ça, ça fait toujours plaisir !

On essaie un premier centre de plongée : Tout complet. Ça démarre bien. Alors, pour ceux qui ne sont pas des plongeurs, Mabul et Sipadan sont des lieux très prisés pour la plongée. Pour Sipadan, il faut réserver jusqu’à 8 mois à l’avance. Nous on débarque comme des fleurs pour savoir si on peut commencer à plonger le lendemain…

On va à Mabul backpackers, il m’avait dit avoir encore de la place pour Mabul, mais plus pour Sipadan. Mais ça sera déjà un début…

On trouve le centre : Il reste encore de la place pour logement et plongée. On prend le pack ultime : 9 plongées ahah. Au cas où, on demande pour Sipadan. C’est complet, mais elle passe un coup de fil au cas où… « Vous avez de la chance il vient juste d’y avoir 2 désistements ! vous avez vraiment beaucoup de chance !!! » Ouahouh !! On va plonger à Sipadan !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Quasiment dans tous les top 10 des plongées au monde !!!!!!!!! Voire numéro 1 dans beaucoup !!!! Et nous on débarque à l’arrache et bim !!!! Qui c’est qui a de la chance ? C’est bibi !!

De la chance oui, en revanche au moment de payer, on manque lâcher une petite larme. On voit notre liasse de billets disparaître dans le tiroir en un quart de seconde et on a payé que Sidan. Oui… 3 plongées à Sipadan sur une journée, c’est presque le même prix que 9 plongées, logement et repas inclus sur plusieurs jours… Autant dire que ce n’est pas dans le budget de backpackers. Mais comme je suis en train de devenir une diveuse accro, je veux bien vendre un rein pour aller à Sipadan ^^. Surtout qu’en étant à côté et en ayant une place qui se libère alors qu’il faut réserver des mois à l’avance, ce serait vraiment stupide de ne pas y aller… ça me coûterait beaucoup plus cher de devoir revenir juste pour ça plus tard… OK. Je sais tout ça. Mais quand même, elle me fait mal cette liasse de billets qui disparaît !!! ça fait un peu « ouch !!!! »

On sort un peu sonné^^. On va passer une nuit à Semporna avant de prendre le bateau le lendemain pour Mabul Island. La dame nous dit qu’on va nous montrer où c’est. Et le monsieur prend mon sac et nous montre la route… Moi j’aurais pu le porter mon sac. Je suis toute embêtée de le voir marcher devant nous avec mon gros sac alors qu’il a beaucoup de mal à marcher et qu’il boite ce vieux monsieur :S

Mais bon je n’ose pas non plus le vexer en insistant pour reprendre mon sac… On a une salle de bain avec de l’eau chaude, ça me perturbe trop, je préfère rester à l’eau froide. J’ai pris l’habitude maintenant… On file grignoter un truc à côté de l’hôtel, retirer de l’argent pour donner la deuxième liasse de billets demain matin et acheter quelques trucs à grignoter pour le petit-dej. Puis Dodo, de grosses journées nous attendent !!!!!

Mabul, j’arriiiiiiiiiiiiiiiiive !!!!!

Ju

 

 

Séjour de faignasse à KL

Je vous avais laissé dans le bus pour aller de Perhentian Islands à Kuala Lumpur. C’était il y a une éternité je suis impardonnable. Mais à ma décharge, il ne s’est pas passé grand-chose à Kuala Lumpur, Léa devait faire l’article mais a disparu quelque part au fin fond de la Birmanie sans internet et moi j’ai disparu sur une île coupée du monde où internet ne doit pas être dans le dictionnaire. Electricité non plus d’ailleurs.

 

Alors bon, nous voilà dans notre bus qui caille et bizarrement tout se passe bien ! Sauf que les stalactites commencent gentiment à pousser alors qu’il fait une chaleur étouffante derrière les vitres. Vive l’environnement.

On arrive à 5h du matin. Dans les temps. Ça fait presque bizarre d’arriver à l’heure, voire en avance après le coup de Bangkok…

Bon maintenant il faut trouver un moyen d’aller à notre hôtel. Tous les chauffeurs de taxi nous sautent dessus. Mais nous on a décidé que c’était plus fun en transport en commun. On n’avait pas pris en compte qu’il allait falloir les trouver, qu’on ne sait pas où le bus nous a déposé et qu’il n’y a pas de transport en commun au milieu de la nuit. Bref, on n’avait peut être pas pensé à tout, mais c’est tout nous ça ^^.

Du coup, on commence à tourner un moment là où le bus nous a laissé… Pas de carte. Pas de panneau. Pas d’indication. On ne sait pas du tout où on se trouve… On regarde perplexe le mail envoyé par notre hôtel : Il y a les directions de plein d’endroits où nous sommes censées pouvoir arriver à KL… Mais comment savoir de laquelle il s’agit ?

Il y a un monsieur qui te prend gentiment de l’argent pour te laisser aller aux toilettes. On lui montre les différents noms potentiels où nous pourrions nous trouver. Il nous fait non de la tête. Ah. Ça se complique encore plus. Je finis par trouver une fille qui parle un peu anglais. Elle m’explique que nous devons marcher 5-10 minutes pour aller récupérer un des endroits mentionnés. OK. Elle nous montre la direction… c’est parti. On marche. Plusieurs minutes s’écoulent, nous finissons par trouver des escaliers qui descendent vers un truc qui ressemble à un distributeur de tickets de quelque chose : Bingo, on a trouvé la station ! Le plus dur est fait ? Eh non ^^. On veut prendre des tickets… Mais il n’accepte que les anciens billets. Pas encore les nouveaux… parce qu’il y a des nouveaux et anciens billets ? C’est tout expliqué en malais. Je mets un moment à comprendre ça… C’est en comparant mes billets avec ceux sur la photo qu’effectivement il y a une petite différence. Mais presque rien, donc pas forcément évident quand ça fait 10 jours que t’es dans ce pays… Bon évidemment, comme nous on vient d’arriver on nous a refourgué que des billets flambants neufs, complètement inutiles. Reste les pièces. En comparant les images, on se rend compte qu’on a un mix d’anciennes et nouvelles pièces. Pas assez d’anciennes pour pouvoir se payer 2 billets… ohlala…

Bon je vois un autre Monsieur Pipi (oui chez nous ce sont des dames pipi, ici il n’y a que des hommes pipi. Intéressante cette anecdote culturelle vous ne trouvez pas ? Vous avez raison de lire cette article, vous pourrez faire le malin demain à la machine à café grâce à moi !). Il est en train de faire des petites piles de pièces. Je m’en vais échanger mes billets flambants neufs contre ses vieilles pièces. Marché conclus. Ouf, on a enfin nos billets en poche.

Génial. Reste à savoir dans quel sens on prend le train et duquel il s’agit…. Eh oui. S’il n’y a pas de panneaux là où te déposent le bus, il n’y aura pas non plus de panneaux pour te dire où vont les trains… On demande à plusieurs personnes avant de trouver quelqu’un qui comprenne. Visiblement c’est l’autre voix. Et le train qui arrivera dans 8 minutes nous emmènera à KL central où nous changerons. OK. On attend. Les minutes passent. L’écran lumineux indique que le train est en approche. Il indique que le train est là. Il indique que le train va partir. Il indique que le train est parti. Euh. OK. Donc il y a un train fantôme que nous venons de rater. Heureusement, on nous fait signer que le suivant c’est bon aussi. En espérant que celui-là, il existe et qu’on puisse le prendre… On attend une bonne dizaine de minutes (à 5h30 du matin en portant les sacs et en n’ayant pas dormi c’est long. Avant que le réveil ne sonne pour aller travailler ou alors un snooze quand on est dans un lit douillet, 10 minutes c’est super court… Le temps, c’est compliqué). Le train arrive. On monte dedans. Comme d’hab, on vient de perdre 20 bons degrés…

Au premier arrêt, on se rend compte que les arrêts ne sont pas signalés. Toujours pas de panneau. Heureusement que celui qui nous a aidé est dans le train avec nous pour nous dire quand descendre.

Une fois à KL, on sait qu’on prend le monorail et en 2 arrêts on y est. Une banalité. On suit le panneau monorail. On voit un distributeur de tickets. Enfin de jetons. On achète notre jeton. On passe la barrière…. On regarde vers quel quai aller. Et bingo. On s’est plantée. On n’est pas au monorail mais à un autre type de métro. Pfu. Ouais mais bon aussi, on n’a pas dormi, on vient de passer 5 jours sur une île où y’a même pas un vélo, alors c’est franchement pas cool de nous piéger avec 50 000 trucs de métros différents qui se rejoignent pas entre eux.

On va voir à un guichet si on peut ressortir. Non, on ne peut pas. Bon. Du coup, ce ne sera pas un trajet direct, on aura 2 changements… C’est reparti pour quelques minutes de frigo. Dans le métro on a le temps d’observer les nombreuses interdictions. Interdit de manger. De boire. Mais aussi de cracher. Et de s’embrasser. Et de manger du chewing-gum. Et j’ai oublié toutes les autres mais la liste est longue ! Pour ne pas risquer d’enfreindre une loi, on s’assoit et on ne bouge plus. On sort du métro : On entre dans un four. On change et prend un autre métro : On entre dans un frigo. Deuxième changement : 2ème four. 2ème métro : 2ème frigo…. On arrive enfin « chez nous ». Sur le mail de l’hôtel, c’est indiqué qu’il se situe à côté du Mac Do. On demande le Mac Do le plus proche et hop on trouve l’hôtel… Enfin arrivée !

On fait le check-in. Pleine d’espoir on demande si on peut avoir notre chambre, on veut juste aller se coucher. Et là vive l’ascenseur émotionnel : « Oui c’est bon… ah attendez… ah en fait non vous l’aurez à 14h » NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON. La vie est vraiment mal faite des fois !!!!! 10 minutes sur le quai, ça nous a paru long. Là il nous reste 7h à attendre pour aller se coucher. Autant vous dire que la journée va être productive. Bon. Heureusement, il nous laisse profiter du petit-déjeuner inclus même si nous n’avons pas dormi là cette nuit. Ensuite, Léa file à l’ambassade pour faire son visa pour la Birmanie. Et moi je file… euh ben sur le canapé. Et c’est déjà pas si mal. Il était loin ce canapé. Je charge mes photos et commence à rédiger notre incroyable formation de diveuses. 2 heures après, Léa est de retour. Tout est en ordre, elle aura son visa en fin d’aprèm. On aurait pu repartir aujourd’hui(oui à part les tours il n’y a rien à faire dans cette ville, ce n’est pas un secret…), mais on a réservé 2 nuits. On discute à droite à gauche, on regarde les photos,… on tue le temps comme on peut. A 14h30, c’est la libération. On s’effondre dans notre dortoir pour filles. On commence par une bonne sieste. On se relève pour aller manger (oui 2 toasts, ça ne permet pas de tenir 24 heures malheureusement). On trouve un resto buffet malais. Il y a un groupe de musique sur le trottoir d’en face, c’est bien sympa. Avant de repartir, le flic qui surveille le concert nous aborde. Il est tout content de nous parler foot, Malaisie, police,… On lui parle de nos projets. Je lui parle de Bornéo. Et là il me fait paniquer puis va finalement me rassurer…

Alors maintenant que j’en suis sortie indemne, je peux vous le dire, Bornéo ça craint ^^. Surtout vers les îles où il y avait la plongée. En gros, 2 personnes se sont faites enlever l’année dernière en novembre. Un est mort, le deuxième ils ne savent toujours pas. Et là, 2 autres personnes se sont fait enlever sur l’île à côté de Mabul… il y a 2 semaines…. Là où il me rassure à sa manière, c’est que comme les 2 viennent de se faire enlever et que les discussions sont en cours, à priori, personne d’autre ne va se faire enlever. Et comme il y a eu ces enlèvements récemment, l’armée est mobilisée sur place. Ah oui, je suis vachement rassurée…

En fait, il s’agit d’un conflit perpétuel entre les Philippines et la Malaisie à cet endroit là. Je voulais prendre le bateau, c’est blindé de pirates. Là, il y a les enlèvements. Le bateau que je voulais prendre pour rejoindre les Philippines vous dépose… sur une île en pleine guerre civile. Parfait.

Bon je ne prendrai pas le bateau. En revanche… j’irai à Mabul. Avec tout le passage qu’il y a, j’ai autant de chances de me faire enlever que de me crasher en avion… (Je vous laisse me remonter les bretelles dans les commentaires, moi je suis sur le point de quitter Bornéo et je suis en pleine forme^^)

Bref, il nous explique aussi qu’il est là pour s’assurer de la sécurité des gens qui regardent le concert. Qu’il n’y ait pas de vols à l’arrachée,… A noter qu’il est super efficace, ça fait 15 minutes qu’il tourne le dos au concert pour nous parler.

On finit par rentrer. Et devinez quoi ? on file se coucher !

Vont suivre 2 jours complètement inutiles. Léa a effectivement eu tellement froid dans les eaux à 30°C qu’elle est bien malade. Moi j’ai toujours le ventre en vrac après les Perhentian. On a mal dormi les 2 dernières nuits sur l’île comme on était malade, plus la nuit dans le bus, ça fait beaucoup, on décide de se reposer. Et ça, ça nous connaît. On regarde des séries pendant que Léa agonise. On sort un peu pour voir les alentours et manger, mais on passe la plupart du temps à se reposer.

On doit faire le check-out le lendemain : Léa ne va pas beaucoup mieux, on décide de rester sur KL et on prolonge notre réservation. On profite de nos derniers jours ensemble pour faire des trucs de fille. On va aller chez H&M. Et ça, ça va nous faire beaucoup de mal ^^. Il y a des robes partout !!! Des robes !!! Vous vous rendez compte ! C’est un truc quand vous le mettez, vous ressemblez à une fille et vous avez la classe !!! Mais les prix sont les mêmes qu’en Europe, c’est vraiment cher pour l’Asie !

Notez également qu’après un mois ensemble, on ne s’est jamais perdue. Mais on a réussi à se perdre l’une l’autre une bonne dizaine de fois en 30 minutes dans le magasin… On a passé notre temps à se courir après !

On va également rentrer dans un Séphora. Ahah. Alors là je fais un carnage, Léa est morte de rire. Je vais me mettre du parfum. Quelle belle invention le parfum. Un pschitt et hop tu sens super bon ^^. Eh ben 4 mois sans parfum, ça fait tout bizarre quand on en remet. De la crème pour les mains, pour le visage, du spray pour nourrir les cheveux…. Tout y passe ^^. On repart avec du vernis à ongle, ça sera bien moins cher que d’aller dans un institut. Donc le soir, c’est atelier manucure pédicure. En version aventurière. On n’a pas les petits trucs en mousse pour séparer les orteils. Non. Mais nous on a un câble d’iPhone. Et entouré autour de chaque orteil, ça marche du tonnerre. Mac Gyver peut aller se rhabiller avec sa toile d’araignée pour pêcher, nous on a fait vachement mieux. Je vous passe le fait qu’on est à 2 sur un lit superposé, Léa avec le pot de vernis, moi avec la lampe torche pour qu’elle voit ce qu’elle fait… Un grand moment !!

Le lendemain, dernier jour. On continue dans notre lignée. On va… chez le coiffeur !!!Parce que comme j’ai été brillante, je n’y suis pas allée avant de partir pour économiser. Bien joué Julie, ça fait un an sans aller chez le coiffeur, mes cheveux adorent. Si je ne veux pas finir chauve avant la fin de mon tour du monde, il faut agir. On va dans le centre commercial à côté de l’hôtel. Alors.. ouahouh. Un centre commercial géant. On se sent mal à l’aise, pas à notre place. On a la tête qui tourne. C’est trop grand, il y a des escalators partout, des hauteurs sous plafond incroyable (avec des panneaux attention à votre tête à chaque escalator… des fois qu’un mec de 5 m se pointe…), tout est vitré. Pfiou. On se sent vraiment bizarre. On a l’impression d’être habillées comme des sacs au milieu de toutes ces filles qui font du lèche-vitrine. Ouais, mais nous on est des aventurières. Des aventurières qui ont le tournis dans un centre commercial. Pas des aventurières de pacotille…

On trouve un coiffeur. Je demande juste les pointes mais quand il voit mes cheveux il est tout perplexe. Bon, ok, je prends un soin. Léa me regarde m’installer « Bon en fait moi aussi j’ai envie de me faire couper les cheveux ! » Elle se fait aussi refiler le soin. Et franchement, ça a été un moment incroyable… On a eu beaucoup de mal à garder notre sérieux (comme d’hab me direz vous). Ils sont une dizaine pour nous 2. Je crois que ça devrait aller. On commence à nous appliquer le soin. C’est tout un cérémonial. Ils sont à 2, mèche après mèche, ils sont très sérieux… et ce n’est pas juste appliquer un produit sur les cheveux. Non non !!! Nous avons massage du cuir chevelu, du cou et même… des épaules inclus !!!! Et ça a duré super longtemps… On se fait la réflexion que si on avait été stressée en arrivant, on serait beaucoup moins stressée. Mais bon, comme nous étions chamallow en arrivant, notre état n’a pas beaucoup évolué…

Le moment le plus drôle aura quand même été au moment où Léa a commencé à se faire couper les cheveux… Y’a une personne pour chaque tâche. Celui qui vient pour lui couper les cheveux doit faire un mètre 40 les bras levés… Sauf que Léa est grande et a les cheveux très longs. Donc quand il faut tirer les cheveux vers le haut pour couper, il a les bras tout tendu, il est sur la pointe des pieds et il est plus que limite. Tous ses collègues se moquent de lui… Le pauvre ^^ mais il nous a bien fait rire aussi…

Au moment de sécher les cheveux, ils sont à 2 sur Léa. Elle me regarde d’un air paniquée :  « Ils me font des boucles !!! ils me font des boucles !!! » Et le plus drôle… ??? Ils sont 2 à faire des boucles chacun de leur côté et… ils ne font pas les mêmes boucles^^ ahah.

En ressortant de là, on ne se reconnaît plus et on a les cheveux d’une douceur incroyable. Et on est encore moins stressée qu’avant (si le stress se mesure sur une échelle de 1 à 10 je pense que nous venons de passer dans les négatifs).

Dans notre chambre, on a des voyageuses qui ne sont pas des aventurières. Elles doivent avoir des sacs de 20 kilos et exclusivement des vêtements ! Elles se changent 3 fois par jour et reviennent à chaque fois avec des sacs de shopping… Hauts léopards, petites robes, sacs à main, bouteilles de shampooing d’1,5L,… Elles viennent de faire un mois et demi à Koh Phiphi (pour ceux qui y sont déjà allés… 1 mois et demi ????) et là elles font du shopping ici, puis partent à Bali. Après elles vont en Australie trouver un travail parce que comme ça fait 3 mois qu’elles sont parties et qu’elles ne pensaient pas dépenser autant, il faut qu’elles trouvent un travail…. Mouais. Chacun sa manière de voyager ^^.

Mais bon quand même, on bave devant leurs piles de vêtement. Nous si on se change 3 fois dans la journée, c’est same same mais presque pas different…

Pour notre dernier dîner, on se fait un petit festin japonais. Léa manque de s’étouffer avec une histoire incroyable de calamars… Parce qu’en fait il y avait un calamar qui était attaché à un autre calamar par un fil de calamar. Du coup, elle a avalé le premier calamar qui est resté accroché par le fil de calamar et elle a commencé à s’étouffer. Sauf que moi, je ne savais pas ce qu’il se passait, je pensais qu’elle avait trop mis de wasabi alors j’explose de rire pendant que ma copine s’étouffe sous mes yeux. Je suis vraiment une copine incroyable ^^. Heureusement, chaque calamar a fini par partir tranquillement dans son coin, tout est bien qui finit bien.

On se regarde un dernier mentaliste toutes les 2, puis on va se coucher… A 2h on ne dort toujours pas… Moi ça me fait suer de perdre ma copine L

A 4h30, elle me réveille, même si je n’étais pas complètement endormie. Un taxi vient la chercher pour l’aéroport. Je vous passe les au-revoirs, parce que c’est nul et j’aime pas ça. Heureusement, elle habite à 10 minutes de chez moi^^. Après pleins de câlins, je pars toute tristoune dans mon lit. C’est po juste.

Je ne me rendors pas avant que mon réveil ne sonne à 7h. A mon tour de filer à l’aéroport.

Bornéo, me voilà !

Ju

 

On est des diveuses! et changement de plan (encore oui désolée) ^^ (enfin non pas désolée hihi)

On se réveille…. Moi j’ai encore un peu mal au ventre. Mais je n’ai pas le droit de me plaindre, je suis une idiote: Je suis malade, j’ai encore 2 plongées à faire mais je suis allée jouer dans les vagues pendant une heure et je suis sortie sur la plage hier soir. Donc je ne peux m’en prendre qu’à moi.

Léa c’est encore pire. Elle se réveille avec la gorge en feu et le nez pas loin d’être bouché. On se dit que c’est la fin des coconuts (y’a pas d’haricots sur l’île), tout est foutu, on ne sera jamais des diveuses. On n’est même plus très sûres d’être des aventurières!

Léa m’explique quand même que c’est parce qu’elle a pris un coup de froid… Par 40°C à l’extérieur, 32°C à la surface de l’eu, 29°C au fond de l’eau. Elle a pris un coup de froid… Oui j’avoue je me suis moquée un peu d’elle ^^ (Qui aime bien châtie bien ohlala 🙂 )

On sort de notre cabane moustiquaire, on enfile le maillot et on se traîne jusqu’au centre de plongées. Gab est ravie de me voir arriver « Ah on va pouvoir finir aujourd’hui, ça va mieux »…euh. Moi oui. Léa par contre… On passe 20 minutes à tergiverser. Comment faire?

Bon, après évaluations des différents scénarii possibles, on y va et si Léa n’arrive pas à descendre, elle restera à bronzer sur le bateau au milieu des eaux turquoises. Il y a pire comme arrêt maladie. Même malade on s’en sort toujours bien, c’est vraiment génial d’être globetrotteuse!!

Allez, on avale notre crêpe à la banane, notre thé, on prépare le matos, on enfile la combi de warrior et on file prendre le bateau… Enfin on essaie. Avec la bouteille d’air et la ceinture avec les poids… et toutes les vagues qu’il y a ce matin, c’est assez drôle de grimper là-dedans.

On largue des débutants au bord de la plage un peu plus loin, là où on a fait nos premiers coups de palmes, on est super fières, maintenant on est des vraies ahah.

On refait 5 minutes de bateau et hop on se prépare, on file dans l’eau…. pile dans les méduses. Parfait. Si seulement l’eau était plus froide, j’aurais pu avoir une combi intégrale (OK l’eau est à 32°C je n’ai pas le droit de me plaindre mais quand même c’est pénible quand ça pique…). Ce matin j’ai du bol, Gab m’a mis du dentifrice dans mon masque je mets 15 ans à le nettoyer avant d’être prête (En plus Yann m’a dit la veille qu’il avait eu du dentifrice menthol et que ça lui avait brûlé les yeux toute la plongée… du coup je fais bien attention de tout enlever!).

On commence par le dernier exercice pour valider notre open-water: Le CESA. Vous vous rappelez, on s’est déjà entraînée à le faire à l’horizontale pour être sûre d’y arriver du premier coup à la verticale comme ce n’est pas super bon pour les poumons…

On choppe la corde pour descendre entre 6 et 9 mètres. On inspire profondément 3 fois de suite puis on remonte doucement (si on ne va pas assez doucement, Gab nous tirera vers le bas… on a compris…) en faisant « AAAAAAAAAAAHHHHHHHH » pour ne pas oublier d’expirer pour que nos poumons restent intactes et de la même taille.. Gab garde la main devant notre respirateur pour s’assurer qu’on fasse bien le bruit. Si on inspire, on a perdu on retourne au fond… Léa y va la première, le temps que je finisse de galérer à la surface avec mon dentifrice… c’est coriace ce truc-là!

Elle arrive à la surface, c’est à mon tour… quelques mètres sous la surface… une respiration, puis une deuxième…. puis une grosse 3ème et go je palme tranquillement jusqu’à la surface. C’est beaucoup plus simple qu’à l’horizontale car au fur et à mesure qu’on remonte on a plus d’air dans nos poumons donc on a de quoi expirer!

Hop c’est tout bon. Reste à descendre par nous-même sans la corde… Hop, on enlève l’air du BCD et on descend tranquillement. 17 mètres plus bas, on s’agenouille au fond de l’eau et comme à chaque fois, Gab nous fait faire 2 ou 3 exercices… cette fois on doit enlever complètement puis remettre le masque. Super, ça tombe bien j’adore ça! Après, on enlève notre respirateur pour le secondaire de notre buddy, on ajuste notre buoyancy à la bouche et on file regarder les poissons.

On se retrouve à côté d’un giant pufferfish. En gros c’est un bon morceau de poisson. On reste à côté plusieurs secondes. On le regarde. Il nous regarde. Dur de savoir qui observe le plus l’autre. Il doit se demander pourquoi on fait autant de bubulles.

On va voir un bébé boxfish jaune. En gros c’est un poisson carré, c’est super choux ^^.  Des bébés Némos, des bébés angelfish,… y’a des bébés partout dans ce coin-là!

C’est un tout petit spot de plongée donc on fait plusieurs fois le tour. J’aime toujours autant regarder vers le haut et me dire que l' »autre » monde est là-haut tout là-haut. 17 mètres plus haut. Là, nous sommes dans un autre monde.

Maintenant, nous ne sommes plus du tout stressées, on se détend, on consomme de moins en moins d’air, on profite de plus en plus de ce qui nous entoure!

Près d’une heure plus tard, on commence à remonter. Au moment du palier de 3 minutes à 5 mètres de la surface, on ressort notre jeu de qui fera le plus beau cercles de bubulles. Gab gagne toujours mais elle a un peu trop d’expérience, c’est pas juste. On se défend pas mal quand même.

On remonte sur le bateau et on retourne sur la terre ferme mais pas trop ferme (C’est du sable mou… je suis sur une île je vous rappelle!). Hop, on prépare le matériel pour la seconde plongée et on file s’acheter un encas (des bananes…. restons prudents avec nos ventres fragiles).

On prépare la dernière plongée. On va utiliser une boussole sous l’eau. Gab nous explique comment ça marche. Cette fois, ça y est je peux vraiment faire Koh Lanta.

Hop, on remet le matériel et on retourne sur le bateau. On nous largue en mer, comme d’hab. Sauf que cette fois, on part directement du bateau avec tout le matériel sur nous. On met notre bouteille d’air, palmes, masque et respirateur dans la bouche. Gab compte jusqu’à 3 et à 3 on replie les genoux sur la poitrine. Vu le poids de la bouteille, en 2 secondes on a basculé dans l’eau. C’est assez rigolo 🙂

Léa y est allée la première parce que comme j’ai eu de la buée ce matin (enfin Gaba cru que j’en avais eu), elle m’a remis du dentifrice dans le masque à la pause… Donc je regalère à nouveau à tout enlever…

Une fois à la surface, Gab nous fait faire des exercices avec la boussole pour voir si on a compris.  On n’est pas débiles non plus 😀 Mais bon, comme elle n’est pas sûre de ça…

Hop ensuite on se laisse descendre…. 18 mètres plus bas, on rejoue avec la boussole. Puis à nouveau quelques exercices pour s’amuser un peu: Hop tu perds ton respirateur. Hop t’enlèves ton masque,…

Pfiou on peut voir les poissons maintenant. On va en voir un gros puisqu’on va trouver un requin. Pas le bébé de la dernière fois. Celui en taille adulte. ça va, il ne fait « qu' »un mètre 50- 2 mètres ^^. Mais quand même, ça a une tête de requins et pleins de quenottes mal alignées bien affutées. Mais pas d’inquiétude… les requins ont peur des bulles…Oui donc les éléphants ont peur de tout ce qui bouge, les requins ont peur des bubulles… Tous ces gros gaillards poules mouillées, c’est incroyable. Trop de mythes qui s’effondrent dans ce tour du monde. Maintenant quand je regarderai les dents de la mer, je regarderai le requin blanc droit dans les yeux et je lui dirai « Je compte jusqu’à 3, si tu t’es pas carapaté d’ici là, je te souffle au museau »! et Bim un requin en moins. Vous voyez, c’est utile de lire ce blog. Maintenant vous saurez vous défendre au cas où…

En rentrant sur la terre molle, on découvre que l’île a enfin récupéré internet! Je file voir mes mails et je découvre que y’a eu ma fête. Oups. Alors merci à tous ceux qui me l’ont souhaité et ceux qui y ont pensé…. Mais je ne pouvais pas savoir que le 8 avril était passé… comment j’aurais pu le savoir? Y’a pas de calendrier dans l’eau!! Et les poissons  n’ont pas pensé à me la souhaiter (bande d’ingrats).

Gab nous remet notre Logbook, là où on va écrire et décrire chacune de nos plongées durant toute notre vie! Ouhla, c’est du sérieux! Profondeur max, durée du dive, lieu, exercices, poissons rencontrés,… Elle nous signe tout ça. On vérifie tous les papiers ensemble. Mon certificat sera envoyé à mon adresse, ce qui ne me servira à rien, mais je pourrais me servir du logbook pour mes prochaines plongées durant mon tour du monde. Ouf!

Comme c’est la tradtion, une fois que tous les papiers sont remplis, Gab se met à hurler « Votre attention s’il vous plaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit! On applaudit nos 2 nouvelles diveuses Léa et Julie » eheh Tornade d’applaudissements, foule en délire,… ça y est, cette fois c’est fait, c’est sûr, nous sommes des diveuses des vraies!

Je profite pour discuter avec Gab et Chris qui ont fait plusieurs saisons à Koh Lanta pour leur demander où aller. Car après la Malaisie, je remonte dans les îles thaïlandaises. Ah… Elles me disent de ne pas y aller. Ce n’est plus la saison. Les pluies vont arriver. Il n’y a plus personne. Je ne vais rien voir. Ah. Je n’avais pas prévu ça. Bon ben super mais alors je vais où????????????

Alors, elles sont unanimes: « Va à Bornéo » Ouh, le nom me fait rêver. Mais pourquoi Bornéo??? Parce qu’il y a les plus beaux spots de plongée… au monde. Mais moi je croyais que c’était l’Australie? Mais Gab est australienne et sûre d’elle: Si tu veux voir les plus beaux spots de plongée au monde, c’est à Bornéo qu’il faut aller. Et quand je lui demande où à Bornéo, elle me répond…. Mabul Island. OK, je suis conquise. Je veux aller à Mabul Island, rien que pour le nom… Par contre, il paraît que c’est un peu pénible, il faut pousser les tortues pour pouvoir avancer… On n’est vraiment jamais tranquille nulle part!

Du coup je reste comme prévu mais pas initialement prévu jusqu’au 16 avec Léa. Puis quand elle s’envole pour la Birmanie, moi je file à Bornéo jouer avec les tortues, requins, raies,…

D’ici là, ma mission c’est de trouver un truc pour attacher ma go pro pour pouvoir vous remonter des vidéos de Ju l’aventurière en version aquatique 🙂 car mon appareil photo aime bien prendre des bains mais que jusqu’à 10 mètres… donc pour perhentian Islands, vous ne pourrez qu’imaginer ce que nous avons vu 🙂

Bon, c’est pas tout ça, mais il est 15h et nous n’avons pas encore mangé alors que nous avons plongé 2 fois. On commande un bon plat malaisien. Yann se joint à nous, je lui parle de Bornéo. « Ah trop bien, je ne savais pas quoi faire après mon rescuer (un autre niveau de plongée. Un niveau où tu sauves les gens au fond de l’eau), on y va? » Je réfléchis 2 secondes: Si j’ai plus d’air au fond de l’eau ou que je m’évanouis, ça pourrait être judicieux. Bon OK, mais vraiment parce que tu pourras te rendre utile 😛 (Je plaisante ohlala 🙂 si vous vous mettez à croire tout ce que je dis on n’est pas sorti!! D’ailleurs en parlant de ne pas croire tout ce que je dis, plusieurs d’entre vous pensaient que c’était un poisson le coup de l’autre version de l’avion disparu, mais je tiens à rétablir la vérité: Ce n’est pas un poisson, c’est vraiment ce qu’on nous a dit!! Après où se trouve la vérité, moi je n’en sais rien ^^)

Voilà, donc Léa m’abandonne lâchement le 16 pour la Birmanie (Pfuuuu) et Yann me rejoint pour Bornéo. Je vous dis je ne serai JAMAIS tranquille pendant ce tour. Non mais laissez moi tourner tranquille!!!!!!!!!! 😀

Bon, ce n’est pas tout ça, mais Léa stresse parce qu’on a le bateau dans 45 minutes et qu’il suffit de se lever, mettre le sac sur le dos et marcher 10 mètres jusqu’à la plage. C’est juste que nous n’avons plus l’habitude d’avoir des impératifs… 5 minutes avant (J’ai réussi à la tenir jusque là), on file sur la plage. Je prends soin de mettre le truc anti-pluie sur mon sac pour ne pas faire comme à l’aller. Léa, elle , n’a pas appris de mon erreur. Elle met son sac dans le bateau. Bim une vague. Une 2ème. Une 3ème. Non seulement NOUS sommes trempées mais le sac de Léa aussi. Sac trempé signifie sac beaucoup plus lourd tu vas encore plus galérer…

Le petit bateau nous emmène sur un deuxième petit bateau (même principe qu’à l’aller. C’est bien de rester consistant dans ses incohérences). On avance et récupère des gens au fur et à mesure. On se retrouve principalement au milieu de malais. On adore. Ils ont toujours le sourire, on va passer un bon moment. A chaque vague, on se fait recouvrir d’eau et ils explosent de rire… et nous aussi ^^

40 minutes plus tard, toujours trempées donc, on retrouve la terre ferme, le béton, les pots d’échappement. Toujours un vrai moment de bonheur.

On a 4 heures à attendre… On va faire quelques courses pour dans le bus, trouver des toilettes (Là c’est carrément l’expédition… là y’en a pas, là c’est déjà fermé,…)et on stresse sur le bus que nous allons à voir… Mais pour une fois, on ne peut pas se plaindre. C’est un vrai bus VIP. Le conducteur fait même des essais lumières avant de nous faire monter. Bon par contre, ça caille. Heureusement que j’ai pensé à prendre mon sac de couchage, parce que tant qu’il n’y a pas de stalactites, ils continuent à mettre la clim…

Snif, nous sommes des diveuses sans océan!! Mais…. nous sommes des diveuses jusqu’à la fin de nos jours ahah!

Ju

 

Lien

En voyage, parfois il nous arrive des broutilles…

Parfois on est fatiguée…

Parfois on a envie de dormir, mais non le bus a crevé…

Parfois… eh ben parfois on craque… parfois complètement…

Et dans les cas là, ça donne ça:

Si vous arrivez à regarder la vidéo du début à la fin sans rire… ben bravo parce que nous on n’y arrive pas ^^

Si vous nous trouvez pathétiques… ne vous inquiétez pas on ne vous en voudra pas 😀

 

Désolée 🙂

Ju

 

OW: 4ème et dernier jour?… ou pas…

Alors vous vous rappelez quand à la fin du 3ème jour je vous ai dit on va se coucher…. Ben oui, mais en fait non. Comme ça arrive souvent en voyage, il y a parfois des choses qui ne passent pas. On ne sait pas toujours ce que c’est, comme cette fois-ci. Donc à nous 2 on va occuper les toilettes une bonne partie de la nuit. ça fait partie des risques du métier d’aventurière…

En soit, rien de bien grave. On a presque l’habitude, un coup c’est un plat trop épicé, un coup un truc pas frais,… Sauf que quand il faut se lever à 7h pour filer plusieurs heures dans l’eau et sur un bateau ça se complique….surtout pour aller plonger alors qu’on n’a pas dormi…

Bref, Léa va expliquer à Gab que suite à un petit problème technique, nous ne serons pas disponibles aujourd’hui… Evidemment en Asie et en plus sur une île, ils ont l’habitude. Gab nos file un sachet potion magique d’un truc à boire pour rester bien hydratées et nous propose de remettre les plongées à demain.

Du coup, on boit ce qu’elle nous a filé et après une nuit blanche… on s’effondre…

En milieu d’après-midi, on se lève tant bien que mal pour aller au restaurant manger un truc. Au hasard, on va commander… du riz et un coca ^^.

Yann nous rejoint « Alors ça y est vous êtes certifiées? »… euh comment dire. Pas complètement, le programme a légèrement dévié…

Demain sera notre dernier jour sur l’île car Léa doit faire son visa pour la Birmanie à Kuala Lumpur, donc on file acheter les billets de bus de nuit. Puis… on va se poser à la plage (Je sais, pas très original. Mais on est sur une île recouverte de sable. Alors quand on ne peut pas plonger, il ne reste plus que la plage… Mais ça va, on ne se plaint pas).

On regarde les malais jouer au foot… C’est tout un spectacle. En gros une équipe c’est 9 attaquants et 2 défenseurs et c’est surtout du grand n’importe quoi. Ils se jettent tous les uns après les autres dans le sable. Le terrain est délimité par les buts en longueur. En revanche, il n’y a pas de limite en largeur. Et tout le monde court après le ballon (C’est pas un de chaque équipe après le  ballon et ils se font des passes. Non… tout le monde court derrière). Donc quand le ballon part à l’eau… tout le monde court dans l’eau après le ballon. Quand le ballon ressort, ils se jettent de tout leur long les uns sur les autres… ils sont recouverts de sable de la tête au pied… Je pense qu’un arbitre serait un peu dépassé par les évènements. Mais c’est tellement drôle ^^. Je pense d’ailleurs qu’ils passent plus d’énergie à rire et à se jeter par terre qu’à jouer au foot…

On remarque qu’on se fait prendre plusieurs fois en photos par des malais… Ils essaient d’être plus ou moins discrets mai ça nous amuse alors on pose avec eux, tout le monde est content 🙂

Comme d’hab, on finit par craquer et aller jouer dans les vagues…

Mais une heure après, pliée en 4, on se dit que ce n’était peut être pas l’idée du siècle d’aller se jeter contre les vagues alors qu’on n’était pas au top…

Une douche, du riz et un film plus tard, on va se coucher en espérant pouvoir finir notre open water demain avant de partir…

Ju

OW: 3ème jour, 2 plongées!

Aujourd’hui, on a un programme chargé!!! Plongée le matin. Revue des chapitres 4 et 5 à midi. Plongée l’aprèm. Exam théorique après la plongée… Pfiou!

 

Tout commence à 7h30… Réveil, on commande le petit-déj directement au centre de plongée et Gab nous brieffe en attendant notre pancake. Clairement, ce matin , on ne va pas aller plonger pour voir des poissons mais pour s’entraîner… Elle nous explique tous les exercices que nous allons devoir faire, les différents signes qu’elle nous fera sous l’eau selon les exercices,…

Un banana pancake plus tard, on prépare le matériel, puis c’est le moment de remettre ma combi 4 étoiles, de charger sa bouteille d’air un peu trop lourde sur le dos, sa ceinture avec les poids pour que la plongée ne se transforme pas en snorkelling,…

9h, nous sommes dans le bateau et retournons au même endroit que la veille, pas très loin de la plage. Hop, on nous largue là: On met les palmes et saute à l’eau pendant que Gab nous balance tout le matériel dans l’eau. Elle nous explique comment mettre son BCD avec sa bouteille directement dans l’eau, on crache dans notre masque et on file sous l’eau.

Cette fois, on enlève complètement le masque sous l’eau, puis on doit rester une minute à respirer tranquillement sous l’eau. J’ai toujours mon nez qui fait des siennes à vouloir respirer avant ma bouche, va vraiment falloir qu’il se calme celui-là, je vais finir par m’énerver! On remet le masque (tout ça sous l’eau, évidemment). Ensuite, on change de régulateur principal au régulateur secondaire de notre buddy (Léa me laisse respirer ^^) et on apprend à se déplacer ensemble en respirant à partir de la même bouteille. Après, on retourne à la surface, pour avoir l’open water il faut apprendre en surface à passer du tuba au régulateur plusieurs fois d’affilé. Comme nous le dit Gab, ça ne vous servira jamais à rien, ce test ne sert à rien, mais c’est dit qu’il faut le faire alors on le fait vite pour retourner sous l’eau. Hop, aussitôt dit aussitôt fait: Tuba – régulateur – tuba – régulateur. Bam, exercice suivant. On retourne sous l’eau.

Un autre exercice pour valider son PADI c’est le CESA. Au cas où tu n’ais plus d’air, il faut pouvoir retourner à la surface de manière pas trop catastrophique pour les poumons. Comme ce n’est pas un exercice terrible pour les poumons, il vaut mieux ne le faire qu’une fois. Alors avant de le faire à la verticale en partant de 9 mètres, on s’entraîne à l’horizontale pour être sûre qu’on y arrivera du premier coup. On doit prendre 3 grandes inspirations et ensuite nager tranquillement 9 mètres en faisant « aaaaaaah » pour être sûre de ne pas oublier d’expirer pour que nos poumons n’explosent pas à la surface ^^ (moi une fois qu’on me l’explique comme ça, je n’oublie plus de faire aaaah). Hop, validé à l’horizontale. Ensuite, il faut enlever son masque et nager quelques mètres sans puis le remettre en place.

Voilà donc on enchaîne les exercices puis on rentre… Heureusement, il y a quand même un bébé requin qui est venu voir comment on s’en sortait. Un tout petit bébé requin 🙂

On rentre, on file commander un petit casse-croûte avant de repasser à la théorie. On mange en corrigeant le questionnaire remplit la veille. On apprend à utiliser une table qui te permet de déterminer combien de temps rester à la surface entre 2 plongées, combien de temps au maximum tu peux rester au fond de l’eau selon la profondeur à laquelle tu descends,… Léa est exténuée « moi je voulais juste voir des poissons et je me retrouve sur les bancs de l’école » ^^

Pour la théorie, nous sommes à nouveau avec les 3 super rigolos. Gab essaie de faire des blagues, de rendre ce moment théorique un peu moins barbant, mais Léa et moi sommes les seules à nous marrer…

A un moment, Gab nous montre un octopus fait avec un ballon et d’autres matériaux accroché dans le centre de plongée. Elle nous dit fièrement « C’est moi qui ai fait cet octopus ». Une rigolote réplique « Et pourquoi t’as fait un truc comme ça? » avec un regarde « Pfu non mais t’as vraiment rien d’autre à faire » ^^. Gab a adoré… En nous expliquant le fonctionnement de la table, à une question elle s’emmêle les pinceaux, en rigolant elle nous dit « Vous devez vraiment avoir l’impression que je ne sais pas de quoi je parle » et l’autre de répondre « oui on dirait bien »…. A la fin de la partie théorique Gab vient nous voir « Je suis tellement contente de vous avoir les filles et de ne pas avoir ce groupe là »! Les 3 sont avec une française et une québécoise qui ont assez hâte que ça se termine… Quand tu plonges t’es censée passer un bon moment, là c’est loin d’être une partie de rigolade!

Nous ça va en revanche, on s’amuse bien, on profite!

Hop, dès la théorie terminée, on retourne préparer notre matériel. En remettant la combi, on se rend compte qu’on a bien bronzé ce matin dans l’eau (Oui à seulement 2 mètres on bronze bien…). Je me retrouve donc avec un souvenir de ma combi gravé sur les cuisses (un bronzage cycliste. Heureusement je n’ai plus la marque des tongs à force de me promener pieds nus sur l’île… )

C’est reparti! On grimpe dans le bateau et cette fois nous allons à Shark Point. Après quelques minutes de bateau, on nous largue en mer. Hop on s’assoit sur notre BCD, on accroche tout ça, on crache dans le masque. Cette fois nous descendons en suivant une corde. Nous ne descendons « qu’à » 12 mètres, mais la sensation de descendre vers on ne sait où en s’accrochant à un truc est complètement différente par rapport à la veille où nous avons suivi le sable et ne nous sommes pas rendues compte que nous étions descendues!

Pour égaliser les pressions, chacun doit trouver son truc qui fonctionne. Dommage pour moi, me boucher le nez tout en soufflant, ça ne marche pas. Je suis obligée de déglutir pour pouvoir égaliser correctement. Au bout d’un moment et à force de respirer de l’air bien sec, ce n’est pas aussi rapide que de souffler par le nez, mais ma foi, le principal c’est que ça marche.

En arrivant au fond, on s’agenouille dans le sable et c’est parti pour quelques exercices. Nous ne sommes pas trop rassurées avant de faire les exercices. C’est psychologique. Quand tu fais l’exercice à 2 mètres de profondeur, tu sais qu’au moindre problème, tu as juste à remonter à la surface… Quand t’es à 12 mètres, si t’as un problème… t’as vraiment un problème 😀 et ça… ça fait toute la différence.

Enfin en fait, on pense à ça avant de descendre et avant de faire l’exercice. Mais une fois qu’on fait l’exercice, ça passe tout seul et on est tellement concentrée dans notre truc qu’on oublie le reste.

On refait remplir le masque à moitié puis complètement et le vider. Puis perdre son régulateur et le récupérer. Puis on règle notre « buoyancy », c’est l’air que nous mettons dans notre BCD pour rester à peu près à la même hauteur durant la plongée. Enfin, on apprend à « flotter » dans l’eau (ouais ce n’est pas facile à expliquer ^^). Si on a bien réglé notre buoyancy, on s’assoit en se tenant les palmes et on se retrouve en lévitation à quelques dizaines de centimètres du sable, c’est assez rigolo.. et zeeeeeeeeeen.

Bon, assez rigolé, maintenant faut aller voir les poissons.

Ce qui m’épate toujours le plus, c’est de me retrouver au milieu de nuages de poissons. Gab nous cherche des trucs particuliers, mais moi je commence toujours par m’extasier: Je me retourne et je regarde par en-dessous ces nuages de poissons évoluer avec à l’arrière, au loin, la surface et les quelques rayons de soleil. C’est vraiment magnifique!

Ensuite, on se suit. Je garde toujours un oeil sur mon buddy au cas où. Mais en plongée, ce n’est pas toujours simple de se trouver. Quelqu’un te suit dans la rue, tu n’as qu’à tourner la tête pour le voir. Là il peut être derrière mais avec le masque et comme il faut tout faire lentement en plongée pour ne pas utiliser trop d’air ni trop se fatiguer, ça prend du temps de se tourner. Mais une fois tournée… le buddy n’est pas forcément là. Il peut-être en-dessous… il peut-être au-dessus… Ce qui fait que des fois on a le temps de stresser avant de se trouver!

Plus on passe du temps dans l’eau et plus on découvre de nouvelles sensations.

C’est incroyable. Pour descendre, il suffit d’expirer… Tu veux remonter un peu, tu prends une inspiration…  Tu peux faire l’ascenseur avec ta propre respiration, c’est assez excellent ^^. Enfin moi ça m’éclate en tout cas. Tiens, j’ai envie de descendre d’un mètre pour aller voir ce poisson d’un peu plus près. Facile, « Pfuuuuuuuuuuuuuuuu » et hop j’y suis. Oups un corail faut que je passe au-dessus (bon ok là je ne sais pas faire le bruit de l’inspiration donc…) j’inspire et hop je passe au-dessus. J’adore. 🙂

Alors évidemment on voit des nemos partout. Après je ne connais que les noms en anglais ^^ je retrouve pas mal de poissons que j’avais vu en Australie: Angelfish, parrotfsh, triggerfish, batfish,…

Une heure plus tard, il est temps de remonter à la surface. A 5 mètres de la surface, on s’arrête 3 minutes pour le palier. Pour nous occuper, Gab nous apprend à faire des ronds de bubulles. Alors pour faire ça, on récupère les bulles qui s’échappent du régulateur avec la main. Une fois que les bulles arrivent devant nous, on colle les mains devant nous et on les ouvre d’un coup sec et paf, ça fait un collier de bulles qui se déplace sous l’eau. On est comme des gamines avec nos bubulles, les 3 minutes passent en 2 secondes.

On remonte dans le bateau et on part récupérer l’autre groupe… qui viennent de voir des tortues et des requins!!!! Arg on est dégoûtée. Gab nous renvoie à l’eau. Pour avoir le PADI, il faut montrer qu’on peut nager 200 mètres puis rester 10 minutes à la surface sans combi sans couler.

Elle nous montre un bateau, on doit faire l’aller-retour. Puis on récupère notre masque (quitte à flotter 10 minutes autant en profiter pour voir des trucs) et on file là où les autres ont trouvé les requins et tortues. Evidemment, ils ne sont plus là. Tant pis, on est bien à flotter au milieu de nulle part dans des eaux turquoises à 32 °C. Heureusement, à cet endroit là, il n’y a pas de méduses. Où nous étions ce matin, il y a pleins de petites méduses, donc avant de descendre on n’arrête pas de se faire piquer. Mais ça va, ce ne sont pas des piqûres trop douloureuses. En plus je suis une aventurière, même un requin blanc ne me ferait pas peur (mouais..). Les 10 minutes s’écoulent un peu trop vite, Gab nous demande déjà de remonter dans le bateau. On y retrouve les 3 autres qui font des têtes d’enterrement. J’hésite entre demander « qui est mort » et « c’était bien la plongée ». J’opte pour la deuxième. C’était bien oui… toujours dit avec autant d’enthousiasme….

On retourne au centre. On nettoie et range le matériel et c’est l’heure de l’examen théorique. On a 50 questions. Je demande à combien d’erreurs on a le droit. Gab me répond très sérieusement une seule. Euh..? Léa explose de rire. Oui… c’est Gab… évidemment que ce n’est pas une seule. Mais on ne saura pas combien non plus!

50 réponses plus tard, on corrige: On a 2 fautes. Oui les mêmes fautes… ^^ vous en déduirez ce que vous voulez. Gab nous dit que jusqu’à la semaine dernière elle pensait qu’on avait droit à 7 fautes. Mais elle a eu un groupe de chinois. Ils ont tous eu 7, 9, 11 fautes! Là elle a paniqué: Tout le monde l’avait toujours eu et elle se retrouve avec un groupe entier qui échoue. C’est là qu’on lui dit « Mais non c’est 12 ». Donc tout le groupe l’a eu. Mais quand même pour réussir à aller jusqu’à 11 fautes il y a du niveau!!!

Donc à priori maintenant, plus rien ne peut se mettre en-travers de notre open water et nous… A moins que…

Comme tous les soirs, on file à la plage. On retrouve Liam, l’anglais. Il nous fait trop rire, on dirait un petit oiseau tombé du nid. Après 8 mois de voyage, toujours tout timide. Il se pose à côté de nous, il ne dérange pas trop, il reste là ^^.

On file prendre notre bain quotidien face au coucher de soleil. En plus cette fois, il commence à  y avoir des petites vagues… et comme un rien nous éclate on y passe un bon moment.

Quand il commence à faire vraiment nuit, c’est qu’il nous reste juste le temps de nous doucher avant le début de la projection du film. On récupère notre sac, on file se doucher avec nos copains gerko, cafards, moustiques et autres. Et on redescend commander à manger en regardant une comédie.

A la fin du film, on discute avec Yann, un français qui fait l’advanced open water au même centre de plongées que nous. Il semblerait que je continue de ne rencontrer que des gens qui viennent de là où je viens!

Après Sabine et Léa de Genève, je rencontre donc Yann qui a fait un bout de sa vie à Nancy, l’autre bout à Metz. Donc quand il me demande d’où moi je viens, je peux répondre « Pile entre les 2! » Son meilleur ami habite Pagny-sur -Moselle! Non mais vous vous rendez-compte qu’à l’autre bout du monde on ait été capable de parler de Pagny-sur-Moselle? ^^

C’est pas tout ça, mais la journée a été longue…. celle de demain doit être à peu près similaire, il est temps d’aller se coucher!

A demain!
Ju

Open Water: Deuxième jour

Hello!

On se réveille comme des fleurs: Nous n’avons rien avant midi! Les 3 autres ont eu leur première plongée à 9h. A midi, nous avons les 2 derniers chapitres. Puis à 15h, enfin on fait un peu autre chose que de la théorie!

On file au centre de plongée. On voit les 3 revenir de leur première plongée.. »Alors alors c’était comment? » « Je me suis fait piquer là… Là j’ai la tête qui tourne. Je me sens pas bien. Les poissons m’ont mordu… blablablabla. Mais bon c’était super ». Tout ça dit avec une tête d’enterrement. Ouahouh. Quel enthousiasme.

On va plonger avec Gab, une australienne, elle est extra 🙂 On se retrouve Léa, Gab et moi. Gab nous montre comment préparer notre équipement et on doit le faire et défaire 3 fois de suite pour être sûre qu’on a bien compris et qu’on n’oublie jamais rien… ou presque. On s’en sort pas trop mal. Tout est prêt, plus qu’à nous filer des palmes, masque et combi.

Pour les 2 premiers pas de soucis. Pour la combi c’est autre chose.. Bien qu’on m’ai donné une combi enfant, c’est trop grand… me voilà parti pour une séance d’essayage sans fin! Un coup c’est trop grand, un coup le cou est trop serré, un coup c’est trop petit… C’est pire que de faire du shopping! Gab finit par me sortir LA combi de compét. La combi qui a du vécu. Celle où quand tu la vois pour la première fois tu te demandes si le propriétaire précédent a survécu à une attaque de requins. Les haillons de cendrillon en version néoprène. Comme vous vous en doutez, celle-là m’est allée à meeeerveiiiiiiille. Si les poissons aiment le style, je vais bien les faire marrer!

Mais bon l’essentiel est que maintenant je sois complètement équipée!

C’est parti, on nous charge notre équipement sur le dos. C’est UN PEU lourd. On se dit que la prochaine fois qu’on aura notre backpack sur le dos, on ne le sentira même plus… On file sur le bateau.

Un bateau, des eaux turquoises, un plage à tomber à la renverse, on part plonger… on se dit que peut-être hier on se l’est jouée un peu trop française. Mais c’est le problème de commencer à voyager depuis un certain temps. On ne peut plus s’empêcher de comparer et surtout d’être beaucoup plus exigeants (OK sauf pour les transports où là on passe notre temps à revoir nos exigences à la baisse ^^). On savoure… C’est le moment d’entrer dans l’eau. L’est est à 32 degrés… Elle sert à quoi ma combi créée par Kate Moss??

Premier exercice: On va apprendre à respirer. Ah. Je ne pensais pas qu’on allait devoir m’apprendre ça un jour! C’est parti. On file sous l’eau. Debout, on a de l’eau jusqu’à la taille. On s’agenouille dans l’eau. Normalement, cette séance se fait en piscine. Mais on se dit qu’on est bien mieux les genoux dans le sable blanc plutôt que sur des carreaux bleus. Et c’est bien plus rigolo avec les poissons qui viennent nous regarder. A chaque exercice ils doivent lancer les paris de qui va y arriver du premier coup. C’est bien on leur fait un peu d’animation…

On apprend à vider notre masque au cas où il se remplisse d’eau. J’adore cette exercice. Non je plaisante. J’ai tendance à oublier que sous l’eau on ne peut pas respirer par le nez… Tant que j’ai le masque vide sur le nez, tout se passe bien. J’essaie par le nez, mon cerveau super futé se rend bien compte qu’il n’y a pas d’air qui entre donc il finit par faire passer par la bouche. Mais du coup quand je remplis mon masque d’eau, c’est la tasse. Alors OK, je viens de trouver un avantage à faire ces exercices en piscine. C’est quand même moins désagréable de boire la tasse en piscine qu’en mer… Les 2 premières fois, je ne comprends pas où est le problème. La 3ème, j’ai compris. Je me concentre « Pas par le nez, pas par le nez » et ça passe.

Ensuite, on nous apprend à enlever/remettre le régulateur dans la bouche. Puis à l’enlever, l’envoyer un peu plus loin et le récupérer. Et enfin à aller voir sa « buddy », sa copine de plongée que si elle décide de vous faire la tête en plein milieu de la plongée, vous pouvez vous retrouver dans une situation délicate. Léa je t’adooooooore, ne m’abandonne pas ^^. Donc je vais voir ma buddy, je lui fais signe que je n’ai plus d’air et je récupère son deuxième régulateur pour profiter de survivre. Lé me sauve la vie. Puis c’est moi qui sauve la sienne. C’est bon on est quite. Ouf.

Puis, Gab nous fait signe qu’on part juste nager. OK. On la suit. On regarde les poissons, les coraux. Plus on passe de temps dans l’eau, plus on se détend. Une fois les exercices terminés, c’est assez facile, il faut juste penser à respirer en permanence, ne jamais bloquer sa respiration pour éviter de gros problèmes aux poumons. ça et égaliser la pression dans les oreilles. ça et…. contempler ce qui se passe autour de nous.

Au bout d’un moment que nous suivons Gab, je lève les yeux… ah mais en fait on est bien descendue! Comme on est partie avec de l’eau à la taille et qu’on a juste suivi Gab, on.ne s’est pas rendue compte qu’on descendait! La sensation en regardant ver le haut et découvrant la surface une dizaine de mètres au-dessus est assez indescriptible… C’est magique… fascinant… on découvre un nouveau monde 🙂 C’est paisible également… On a dû rester 45 minutes sous l’eau pour cette première approche…. Vivement la prochaine plongée!!

On retourne sur le bateau puis sur la plage. Gab nous montre comment nettoyer et ranger le matériel. Je rince ma combi de compèt, puis nous filons sur la plage!

Rien de tel que notre habituel bain chaque soir en admirant le coucher du soleil!

On part ensuite se doucher (toujours au milieu des cafards, lézards et autres copains à pleins de pattes. Ca fait de la compagnie. Léa manque quand même de se prendre un gecko sur le coin de la figure pendant la douche…), puis comme chaque soir c’est film. Pas terrible du tout ce soir, mais ça permet de combler un peu notre retard sur ce qui est sorti depuis notre départ!!!

A 23h, on va se coucher exténuée mais complètement surexcitée à l’idée des 2 plongées du lendemain!!!!

A demain,

Ju