Tu sais que tu as passé 5 mois en Asie quand…

Tu sais que t’as vécu 5 mois en Asie quand :

  • Tu ne comprends pas pourquoi tu devrais aller au resto, c’est tellement plus cool de manger dans la rue sur un tabouret miniature ;
  • Tu arrêtes de te demander si ce que tu vas manger va te rendre malade… Tu ne vas pas arrêter de manger pendant 5 mois, ma foi on verra bien !
  • Tu ne te demandes pas s’il y a de l’eau chaude dans la douche. Tu sais qu’il n’y en a pas. Et t’es contente quand t’as une douche… c’est mieux qu’une bassine avec une tasse…
  • Avant de regarder s’il y a une chasse d’eau aux toilettes, tu commences d’abord par chercher la bassine avec un récipient pour balancer de l’eau… s’il n’y en a pas tu commences à chercher la chasse d’eau…vous seriez surpris du temps qu’il faut parfois pour trouver une chasse d’eau… ou pour comprendre comment une douche fonctionne…
  • Quand il n’y a pas de corbeille aux toilettes, ce n’est pas normal… qu’est ce que je vais faire de mon PQ ??
  • Quand t’es sur un trottoir, tu sais que tu ne peux pas regarder ailleurs que tes pieds, beaucoup trop dangereux…entre les trous, les bosses, les crevasses, les fossés ^^
  • Quand t’épates les touristes en traversant la route tranquillement sans paniquer sans ralentir ni se poser de questions alors qu’il y a des dizaines de scooter en train de foncer droit sur toi…
  • Quand tu te déplaces, tu ne sais pas quand tu vas partir, quand tu vas arriver, combien de temps le trajet va prendre, où tu vas arriver, si tu vas arriver,…
  • Quand tu sais que la logique n’a pas de logique et que ce que tu penses être logique est en fait illogique ici…
  • Quand ton ego devient complètement démesuré à force qu’on demande à te prendre en photo en permanence dans la rue, sur la plage,… et qu’on te remercie comme si t’étais une star qui venait de signer un autographe… ou qu’on te dise en permanence « Tu es tellement belle… est ce que je peux t’emprunter tes yeux ?? »
  • Quand tu ne te demandes pas ce que tu vas manger. Ce sera nouille ou riz. Ou riz ou nouilles. Mais attention t’auras le choix pour chacun entre poulet, porc et bœuf ^^.
  • Quand tu prononces ou entends Same same but different 10 fois par jour…
  • Quand tu bois des cocos au lieu de boire de l’eau, parce que des fois c’est moins cher et qu’il n’y a pas d’eau minérale, juste de l’eau purifiée, donc tu sais que la coco est le meilleur moyen de t’amener tes minéraux…
  • Quand ça te paraît inconcevable de dépenser plus d’un euro pour un repas
  • Quand ça te paraît inconcevable de payer plus de 2 ou 3 euros par nuit… ou alors tu sais que tu te fais prendre pour un pigeon…
  • Quand à chaque fois que tu veux acheter un truc, tu sais que ça va te prendre 10 minutes parce qu’il va falloir que tu fasses diminuer le prix par 10…
  • Quand tu sais que le scooter est le véhicule familial (même pour les familles nombreuses), que conduire un scooter à plus de 14 ans c’est avoir la classe et conduire un scooter à moins de 14 ans… ben c’est normal il est où le problème ? tant que les pieds touchent par terre…
  • Quand tu ne te demandes pas ce que tu vas pouvoir prendre comme dessert parce que ça n’existe pas de toute façon…
  • Quand tu commandes une crêpe, tu ne sais jamais à quoi ça va ressembler : Galette ? Crêpe ? Pancake ??
  • Quand à chaque fois que tu croises le regard de quelqu’un son visage s’illumine avec un grand sourire…
  • Quand tu n’as rien porté autre qu’un débardeur short et paire de tong depuis 5 mois…
  • Quand tu trouves que ça caille quand la température descend sous 30°C…
  • Quand nuage ou froid ne veut plus rien dire pour toi
  • Quand tu arrêtes d’espérer que le lendemain ta connexion internet sera meilleure…
  • Quand t’es contente d’avoir 3 gouttes de pluie parce que ça fait 4 mois que t’en as pas vu et que quand il fait 38°C, c’est agréable
  • Quand te retrouver sur une île de sable blanc, cocotier, hamac,… ben c’est la routine ^^
  • Quand tu te goinfres de mangue fraîche, coco et bananes en permanence

Je m’apprête à un choc culture avec l’Australie. Un choc climatique aussi,

Bye Bye l’Asie… Je sais que j’y retournerai très vite… ❤

Ju

Bye Bye Asia…

J’ai une semaine de retard sur le blog, il me reste mon périple à Bali à vous raconter… mais là je fais un saut en avant et je referai un bond en arrière juste après… Je suis à l’aéroport à Denpasar, je vais embarquer pour l’Australie…

Je quitte l’Asie après presque 5 mois de vadrouille. Dur d’expliquer ce que je ressens. Une page de mon voyage se tourne. Une autre s’apprête à s’ouvrir.

Ces 5 derniers mois ont été incroyables! J’ai vu un ballet et me suis paumée en plein milieu de la nuit à Saint Pétersbourg. Je me suis retrouvée au milieu d’un show devant 5000 personnes le soir du nouvel an à Moscou. J’ai vu la Russie et la Mongolie défiler pendant une semaine sous mes yeux dans le Transsibérien. J’ai survécu à -37°C au Lac Baikal. Je suis rentrée dans le village olympique à Pékin par un bout de grillage manquant durant la nuit. J’ai failli me faire scammer 3 fois en moins de 2 heures à Shanghai. J’ai passé ma première nuit de SDF à Hong Kong. J’ai passé 48h en mode Rendez vous en terre inconnue près de Sapa. J’ai tourné dans un film français à Bac Ha. J’ai fêté mes 30 ans à 28 ans pendant le Tet à Hanoi. J’ai fait un road trip à moto d’Hue à Hoi An. J’ai fait de la luge dans les dunes de Mui Ne. J’ai rencontré mes 2 montpelliéraines adorées à Ho Chi Minh. Je me suis retrouvée sur une barque à Can Tho à regarder une locale me faire des bijoux en bambou en ramant avec ses pieds sur le Mekong. J’ai failli perdre la boule à essayer de quitter le Vietnam. J’ai découvert le paradis à Koh Rong. Je suis allée au cirque, j’ai appris à cuisiner cambodgien et j’ai pris le bamboo train à Battambang. J’ai découvert au mois de mars qu’on n’était plus en janvier… J’ai passé une journée sur un petit bateau à traverser les villages de pêcheur. J’ai visité les temples d’Angkor. J’ai fait du bénévolat à Siem Reap en cuisinant pour les familles locales, notamment les enfants. J’ai bouleversé tous mes plans pour me rendre à Bangkok. J’ai passé le mois le plus drôle de ma vie avec ma débile préférée (vous savez tous de qui je parle ahah, tu me manques trop ma poulette !). J’ai donné son bain à un éléphant. 4 fois ^^. J’ai crapahuté 2 jours à Pai. J’ai passé ma nuit d’anniversaire dans le bus le plus pourri du monde à essayer d’arrêter de rire parce que mes abdos n’en pouvaient plus. J’ai fêté mon anniversaire à kosan road à Bangkok avec des locales complètement déjantées. On a chamboulé tous nos plans et laissé le destin décidé de notre pays suivant : On finit en Malaisie à la place du Laos ! Je me suis retrouvée dans la jungle au milieu d’un orage. J’ai passé mon open-water à Perhentian Islands et me suis découvert une passion incroyable pour les bubulles et tout ce qui fait des bubulles. J’ai bullé à Kuala Lumpur à écouter Léa me raconter ses histoires incroyables de « En fait j’avais un calamar attaché à un autre calamar qui lui se trouvait dans ma gorge… » et à la regarder faire la rainette tronquée… Je passe l’épisode où on s’est dit au revoir parce que ça c’était pas cool du tout. Je me suis retrouvée à Borneo à plonger sur une île sous surveillance militaire à cause des enlèvements récurrents… à plonger 3 fois par jour à chercher des limaces que je trouve trop cool. J’ai plongé à Sipadan, le rêve de bon nombre de plongeurs, au milieu des requins, bans de barracudas, tortues,…J’ai passé une semaine en pleine vie locale à Manille, à me baigner dans une rivière en portant les enfants philippins qui ne savaient pas nager, à danser avec eux sur le toit sous la pluie,… J’ai aussi dansé sous l’eau avec mon divemaster devant un Harlequin juvenile sweetlips qui dansait aussi. Je me suis fait faire une manucure sous l’eau par des crevettes. A plonger dans un avion avec une sirène à Cebu. A me lever au lever du soleil pour aller voir si peut-être y’avait pas un hippocampe en train d’accoucher… A rester perplexe devant le Marina sands bay, l’hôtel à 3 tours avec un joli chapeau bateau… A surfer à Kuta. A plonger seule avec le divemaster l’US liberty wreck, rien que pour nous, un autre top 10 des plongées au monde au lever du soleil pendant une heure et demi…

J’ai sûrement rencontré plus de monde en 5 mois qu’en 28 ans. J’ai appris plus en 5 mois qu’en…. Pfu je ne sais même pas combien de temps. Pas toujours des trucs super utiles… ça ne me sert à rien de savoir qu’en fait les plaques Pont-à-Mousson ne sont pas vendues dans tous les pays du monde, de connaître tous les taux de change d’Asie par rapport à l’euro et au dollar. De savoir dire bonjour, au revoir, merci dans plein de langues ou de savoir déchiffrer le russe. De connaître le prix de la coco et des Oreo dans chaque pays d’Asie. Ça ne me sert à rien mais peut être qu’un jour ça me permettra de crâner à la machine à café ^^ « Tu savais que le temps de gestation d’un hippocampe c’est 2 à 3 semaines et que c’est le male qui porte les œufs ? »

Je sais aussi qu’on n’est jamais seule quand on voyage seule. J’ai partagé un bout de vie avec :

  • Victoria, Kate et Alex à Saint Pétersbourg ;
  • Natacha, Olga, Roman, Maria à Moscou ;
  • Anna et toute sa famille à Irkutsk ;
  • Leo à Pékin ;
  • Mathilde et sa coloc à Shanghai ;
  • Jacky, Agnès et son père, la famille de Red Lao qui nous a hébergé et tous les guides à Sapa ;
  • Désirée, César et toute l’équipe de tournage à Bac Ha ;
  • Mon chauffeur préféré Martin, Monique et Bernard dans tout le Vietnam du Nord ;
  • Morgane, Anne-So et Lucile À Hanoi ;
  • Svilen à Hue, Hoi An et Dalat ;
  • Carla, Kylie, Jack et Ellen à Mui Ne ;
  • Lise-Hélène à Ho Chi Minh… et surtout mes 2 montpelliéraines Ju et Mimi !
  • Andrew, Kaisa , Isaac, Elena et l’australien de la plage de 7km à Koh Rong ;
  • Ma débile préférée, Léa à Battambang et pour toute la Thaïlande et la Malaisie !
  • Denis et Emma ; Denise et Dan et toute l’association, Sabine, Cristina, Elena et la fofolle Américaine Helena à Siem Reap ;
  • Neung, Gary et Andrew à Bangkok la première fois et les 2 fofolles thaïlandaises à mon anniversaire la deuxième fois ;
  • Ju, Lesly et tous les mahouts à Chiang Mai ;
  • Tout le staff de l’hôtel à Penang avec Léa (Ah le cuisinier espagnol !! On s’en souviendra de ses tapas !!!!!)
  • Avec Léa, notre anglais tout perdu et surtout Gab notre instructrice à Perhentian Islands
  • Béné, Pamela, Britt, Alex, Scuba Jeff et son staff à Mabul Island
  • Elena, Allen, Desiree, Ella, Felicity, Stefen, Tom et Jurgen my king my god et Noelle à Manille
  • Derek à Cebu
  • Ruddy, Jeremy, Kristina, Lito et Fred à Bohol
  • Dan, Thomas, Nelly, Marketa et Ollie à Bali

Et le tour n’est pas fini…

Je suis aussi tombée amoureuse en permanence ces 5 derniers mois : Les sourires et la gentillesse des locaux, les rencontres improbables, les paysages, la plongée, la culture et nourriture locale… L’Asie en général. Je me suis levée chaque matin en n’ayant pas la moindre idée de ce que j’allais faire et de ce qui allait m’arriver pendant la journée. Et j’ai rarement été déçue !

Bye Bye Asia… Welcome Back to Australia ^^

Ju

Zunday Morning: Ze place to be à Manille!!!!

Je passe la porte de Zunday Morning : Pas de panneau, pas de nom,… Rien. Je rentre vraiment chez quelqu’un ! ça fait bizarre.

L’asiatique aux tatouages et grand sourire se présente : Allen. Je le suis. J’arrive dans un petit jardin : »Là c’est la piscine, mais je te ferai visiter toute à l’heure ». OK. Pfiou. Il sera bientôt minuit, ma journée pourrie est enfin fini. Je peux me détendre.

Je rentre chez lui. Mais vraiment chez lui. J’arrive dans l’entrée, puis la cuisine. Il me présente Elena une allemande et Pierre un français de Nouvelle-Calédonie. Il me demande comment s’est passé mon vol…Long. Il me demande comment ça a été avec le taxi…Long… Il me demande si j’ai faim. Ah oui tiens, à part mon paquet de chips je n’ai rien mangé depuis mes fausses spaghettis du petit-dej. J’acquiesce. « J’ai fait à manger, il en reste, je te fais une assiette ». ^^ J’ai l’impression d’être arrivée chez des copains que je connais depuis longtemps. Il me sort du riz, des légumes et du poisson, me sert un verre d’eau. Pfoua je suis comme à la maison. « Mange et après je te ferai visiter »…Ok…

Je mange… c’est délicieux. Je me sens mieux ! Le sale épisode de l’avion et taxi me paraît déjà bien loin.

« Allez je te fais visiter la maison ». On monte à l’étage : Un salon avec des canapés, des poufs, une bibliothèque, des jeux,… 2 chambres : une avec 3 lits, l’autre avec 6 lits. Je suis dans la seconde. Je suis seule. Il y a l’air conditionné et une énorme salle de bain. Une vraie salle de bain. Avec des vrais toilettes. Un miroir ! J’ai un miroir ! Une vraie douche ! Avec un pommeau et tout, ça paraît presque surréaliste. Pincez-moi, je rêve !

On continue, on monte au 2ème étage : On arrive sur une grande terrasse sur le toit ! Des tables, des chaises,… Il y a un autre escalier, qui monte à une deuxième terrasse avec d’autres petits sièges et des hamacs d’où la vue de nuit sur Manille est incroyable.

On redescend : Un ami à Allen va venir, on me propose d’aller prendre l’apéro sur la deuxième terrasse. Je suis exténuée, je rêve de mon lit, mais comme je dis toujours oui, je me retrouve à discuter sur la terrasse jusqu’à 4h du matin.

La journée aura vraiment été très très longue. Mais qu’est-ce qu’elle aura bien fini…

Je voulais partir le lendemain pour Puerto Galera pour plonger, mais Allen me dit qu’il n’a pas eu de trop bons retours sur cet endroit. Même si la plongée y est incroyable, cet endroit est surtout réputé pour les prostituées. Et comme les prostituées, ce n’est pas mon truc, je me dis que je peux peut-être passer une bonne journée ici à réfléchir à la suite… je suis pas mal là non ?? Et franchement après ma journée, je pense que je l’ai bien mérité ^^.

Ju

Traversée de Bornéo… avant de rejoindre les Philippines durant une loooooooooooooongue journée bien pourrie!!!

Me voilà donc à Semporna. Je retrouve Pamela, la suissesse de Lausanne, qui me rejoint à l’hôtel. On sort manger sur les quais. C’est très sympa, il y a beaucoup d’ambiance car il y a une manifestation qui commence demain : Une course de bateau. Ils fabriquent des décors en bois qu’ils installent sur les bateaux, des rubans,… et après il y a une course avec une belle somme d’argent à la clé. C’est très populaire, du coup il y a des stands et de la musique partout dans la ville.
On s’installe à une table et on commande machinalement une bière. Erreur. La serveuse rigole : « On n’a pas d’alcool ici, c’est musulman ». Ah mince. C’est ça de vouloir manger local ^^. On commande des nouilles sautées.
Pamela n’a pas complètement fini son assiette, un petit garçon arrive, montre l’assiette avec le doigt. Pamela a à peine le temps de réagir qu’il a agrippé avec la main tout ce qu’il restait dans l’assiette et tout engloutit… Un deuxième arrive en regardant mon assiette. Sauf que moi et ma rapidité légendaire pour manger font que mon assiette est encore pleine… donc je fais signe que non… Je finis de manger et j’en laisserai dans l’assiette pour quand ils repasseront.
On retourne à l’hôtel près d’une maison jumelé . Dans le dortoir on rencontre un polonais et une chilienne. Je pose pas mal de questions à la chilienne sur l’Amérique du Sud. Elle a beaucoup voyagé en Amérique du Sud et dans le monde entier et pour elle l’Amérique du Sud n’est pas plus dangereuse qu’ailleurs… On verra bien ^^.
On se couche super tôt (comprenez 23h). Moi je me suis levée à 4h45 pour aller à Sipadan et après une semaine à très mal dormir sur les lits pas terrible avec du bruit toute la nuit, j’ai vraiment besoin d’une bonne nuit (oui après 4 mois, une nuit dans un dortoir de 8 personnes représente une bonne nuit ^^). Je dors comme un bébé et fais une grasse mat’ (Comprenez 7h30) comparé au reste de la semaine.
Avec Pamela, on file prendre le petit-déj inclus. Toujours des toasts, mais ce matin ce sera sans les œufs qui baignent dans l’huile. Ou l’huile qui baignait dans l’œuf… Après je regarde les vols. Il faut que je décide ce que je fais de la suite ^^. Dure la vie. Je dois me poser des questions comme « Où je veux plonger la prochaine fois ? Quel pays j’ai envie de voir ? »… Je ne vous raconte pas l’horreur. Les dilemmes. C’est affreux.
Je n’ai pas trop envie de rester à Bornéo. Enfin si. Pour être tout à fait honnête, j’en meurs d’envie. La jungle, les orang outans,… Il y a des tonnes de choses à voir. Le problème, c’est que je me dis qu’il y a un moment où quelqu’un de ma fille va googleliser Bornéo et va voir que je vis vraiment dangereusement et va faire flipper tout le reste de la famille (Bon au final, je suis aux Philippines depuis une semaine et personne n’a pensé à regarder Bornéo sur Google donc j’aurais peut-être dû y rester !) : enlèvements, meurtres, conflits politiques,… Et comme je ne veux pas faire flipper tout le monde, je me dis que le mieux c’est que je parte. Je suis tentée de reprendre un bateau et de retourner sur Mabul passer mon advanced. J’ai beaucoup aimé cet endroit, les locaux,… Mais je me dis que retourner en arrière ne fait pas partie de ce voyage. Mon voyage c’est de continuer d’avancer jusqu’à ce que j’avance tellement que je finisse par retomber sur mes pas (eh oui la vie est mal faite, la terre est ronde !). Mais vraiment… c’est dur de résister !!!
Alors je regarde skyscanner et les vols pour les Philippines. Je trouve un vol à 40 euros le lendemain de Kota Kinabalu, c’est parti. Pamela prend justement le bus de nuit ce soir-là pour Kota Kinabalu. Hop, je file avec elle réserver le billet. Après quoi on file se promener en ville, manger des nouilles sautées (oui on a mangé du riz matin et soir pendant une semaine sur l’île… Déjà que depuis 4 mois je suis au régime nouilles riz, si on m’enlève les nouilles, ce n’est vraiment plus varié du tout… du coup je retrouve les nouilles avec grand plaisir !!!), boire une coco, boire un jus de mangue (oui je sais c’est moche…). Après quoi on retourne à l’hôtel. Je passe l’aprèm à faire ma vidéo de plongées. J’ai quand même 3h de vidéo, mais je ne veux pas dépasser 15 minutes… ça en fait des choix à faire !!
Juste avant de partir prendre le bus, je me dis que ce serait bien de réserver un hôtel à Manille qui inclue un pick-up à l’aéroport. Hop, je fonce sur Hostelworld (Hostelworld est mon ami) : J’en trouve un avec 95% de satisfaction et pas cher, c’est parti 2 minutes plus tard c’est réservé. J’ai rarement été aussi efficace et organisée… C’est louche tout ça !

Il est 18h, un mini-van vient nous chercher pour nous emmener au bus. On papote avec le chauffeur, on apprend qu’il est capitaine d’un des bateaux de la manifestation. Il est tout content de nous parler de son bateau et de ce festival. On lui souhaite bonne chance et on file prendre notre bus. Bus pas top évidemment. Comme d’hab. J’attire les bus avec des sièges qui se baissent à peine. Je ne me fais pas d’illusion, je me connais, je ne vais pas dormir. Pour ça, les bus vietnamiens sont quand même au top. Je ne comprends pas qu’il y ait qu’au vietnam qu’ils aient eu l’idée de mettre des couchettes… Y’a quand même pas besoin d’être super futé pour se dire « Un bus de nuit ? Tiens, on pourrait peut être y mettre des couchettes ? »… enfin bon.. je dis ça je dis rien.
Bref, donc figurez-vous que je ne dors pas (ça alors quelle surprise). Le chauffeur fait la pause pour manger à 1h du matin. Ça c’est comme le coup du lait à 1h du matin en Thaîlande. Bref… Arrêtons de chercher de la logique où il n’y a aucune logique !
A 4h du matin, on arrive à Kota Kinabalu. Pamela va vite aux toilettes. Sauf que le bus veut repartir. J’enlève ses affaires de la soute et j’attends qu’elle revienne, entourée de chauffeurs de taxis. Pamela revient, regarde son sac et panique : « Il est où mon petit sac ? Celui avec l’ordinateur dedans ?? » Euh… Coup de panique. Je suis sûre d’avoir tout enlevé de la soute. Le bus est reparti. Pamela panique, moi je me sens vraiment trop mal… Elle court demander où est parti le bus.
Elle revient 5 minutes plus tard, heureusement le sac était à l’intérieur, le chauffeur l’a vu et l’avait mis de côté. Incroyable. Y’a vraiment pas plus sûre que l’Asie pour voyager. Tu fais ça en Europe, tu retrouves peut-être le sac, mais sans l’ordi. Tu fais ça en Amérique du Sud on te dira : « Un sac ?? Mais quel sac ? Non on n’a pas vu de sac »…. Bon donc tout est bien qui finit bien !
Je prends un taxi pour l’aéroport et Pamela pour le centre-ville ! Je la recroiserai peut être à Singapour… sinon en Suisse ^^.
Alors mon taxi… Il me demande avec quelle compagnie je vole : Zest airways. Inconnue au bataillon. Formidable. Il me dit qu’il y a 2 terminaux : Un pour air asia et un pour malaysia airlines (No comment ^^). Je suis sûre d’avoir vu que Zest air fait partie d’air asia. Mais le chauffeur de taxi pense que c’est le terminal de malaysia airlines. On demande à un deuxième chauffeur de taxi : Il dit aussi que c’est celui de Malaysia airlines. Une troisième ? Idem. Bon, à priori ils connaissent mieux que moi. C’est parti nous partons donc au terminal 1. Il essaie de fixer un prix. Je rigole en lui disant que je sais que l’aéroport n’est pas là, je veux le meter. Il me répond que des fois c’est plus avantageux avec le meter mais que selon la circulation, c’est souvent plus rentable le prix fixe. Je rigole à nouveau en lui faisant remarquer qu’il est 4h du matin. Pour les bouchons, on repassera. Il rigole, il s’est fait avoir à son propre jeu. Eheh. Bon du coup c’est parti avec le meter et effectivement j’arrive avec moitié du prix qu’il voulait me faire payer ^^. Pas folle la guêpe.
Il me dépose et repart. J’entre dans le terminal 1. Je regarde le premier écran que je croise : Manille… terminal 2. Evidemment. Fallait s’en douter. Pfu. Super.
Je file aux arrivées en espérant y trouver un taxi. Mais à 4h30, plus d’avion. Qui dit plus d’avion dit plus de taxi. Qui dit plus de taxi dit que je me retrouve dans la m. On me dit qu’il faut un ticket pour prendre un taxi et le comptoir ouvre vers 7h-7h30. Mon vol est à midi, j’ai largement le temps.
Je passe donc ma deuxième nuit de ce périple sur un banc dans un aéroport. Je suis presqu’une habituée. J’accroche mon sac au banc, je sors mon sac de couchage, je me sers de mon sac en bandoulière comme oreiller, je prends soin de ranger mes tongs au cas où quelqu’un les trouve trop sexy (C’est un trait d’humour, si vous voyiez mes tongs vous comprendriez ^^) et je mets ma pochette avec mes papiers, passeport et argent autour du cou. Je mets un réveil (Oui rappelez-vous à Hong-Kong j’avais réussi à faire une grasse mat’ sur un banc…), on ne sait jamais. 7h, je suis effectivement réveillée par ma sonnerie. La nuit a été courte… Je file aux toilettes me changer, je recharger le paquetage et je file acheter mon ticket pour le terminal 2. 15 minutes plus tard, je suis enfin au bon terminal. Je vais pour faire le check-in. On me demande mon billet de sortie des Philippines. Ahah. En voilà un qui a de l’humour. Je ne sais pas où je serai dans 2 jours, comment veux tu que je sache quand je vais vouloir sortir du pays ??? Il croit vraiment que je prévois tout 3 semaines à l’avance ?? Non mais en 3 semaines je peux avoir changé de pays 4 fois, changé d’avis 15 fois (par jour),… Faut pas pousser mémé dans les orties non plus. Non. Pas de billet de sortie, pas d’avion pour les Philippines. Et pas d’avion pour les Philippines, pas de plongées. Et en addict que je suis en train de devenir, pas de plongées, ça fait grincer les dent. Bon. OK je vais acheter un billet. Là où je me fais avoir c’est que c’est un terminal air asia, donc pas forcément le moins cher du marché pour ce qui est des Philippines. Mais bon tant pis, la prochaine fois, j’aurais qu’à prévoir à l’avance (OK on sait tous que ça n’arrivera pas…).
C’est parti, je prends un billet pour Singapour le 17 mai, ça me laissera une semaine à Bali. Ce n’est pas énorme mais je ne peux pas être partout pour un mois. Enfin si je pourrais, mais dans 10 ans je ne suis pas rentrée !
Je retourne fièrement au check-in. Fièrement mais blasée d’avoir dû dépenser autant dans un billet d’avion (Plus de 50 euros de billets d’avion, je n’ai plus l’habitude, alors là d’avoir passé les 100 euros, j’en ai la tête qui tourne). Et là, on m’explique que je dois payer un supplément pour mon bagage. Et là, je commence à reconnaître les symptômes de la journée pourrie qui pointe le bout de son nez de temps à autre. Rappelez-vous Phu Coc au Vietnam par exemple… Mince, mince, mince. J’avais pourtant tout planifié. Mais je le sens gros comme une maison. Ça va être ma journée pourrie de la semaine. Pfu. Dans les cas-là, faut serrer les dents, se dire que la journée va être rude, mais ma foi, c’est comme ça, y’a pas le choix, va falloir survivre jusqu’au bout de cette journée infernale (Je vous passe le suspens, ça sera effectivement cette journée-là…). Je lui explique que j’ai coché au moment de la réservation que j’avais un bagage à mettre en soute. Il me dit que c’est cool pour moi de cocher des cases (ok il ne me le dit pas comme ça) mais que lui il n’y a rien de marqué. Bref. Bien sûr, je n’ai pas le choix. A moins de jeter mes shampooings, couteaux et la moitié de mes affaires pour que le sac passe en bagage à main, je n’ai pas d’autres solutions. Je paie donc le supplément. En me disant qu’il n’ait que 9h du matin, que je n’ai rien fait et que j’ai dépensé autant qu’en 2 semaines au Cambodge. J’ai dépensé autant en 10 jours à Koh Rong que là en 5 minutes pour un truc qui ne me fait même pas plaisir : Enregistrer un bagage. Faut que j’arrête les comparaisons parce que ça fait mal…
Mon bagage se fait la malle. Je passe la sécurité avec une bouteille d’eau pleine à ras bord (Bim allez ! je viens d’économiser un euro d’eau ahah, vengeance ^^). Je ne sais pas comment ils ne l’ont pas vu. Ce n’est pas forcément très rassurant mais bon… Je file manger parce que je n’ai rien avalé depuis la veille à midi. Je vois spaghettis bolognaises. Très naïvement, je me fais avoir (pour ma défense, c’est un tout petit aéroport, il n’y avait rien d’autre à manger à part des donuts… ), ça ne ressemble pas à des spaghettis bolognaises et ça n’a pas non plus le goût… Tant pis, ça me remplit l’estomac. Puis je file continuer de faire mon film. Sur mon ticket, c’est indiqué porte 2/4. Je reste entre les 2… Je ne sais pas s’il y a une énigme, s’il y a un piège… Je suis prête à toute éventualité comme aujourd’hui ne sera pas ma journée. L’embarquement devait être à 11h30. Il est midi toujours rien. A 13h30, l’heure où je devais atterrir à Manille, le monsieur à côté de moi me demande si je vais à Manille. J’acquiesce. Il me montre son application (comme quoi il y a vraiment une application pour tout) : Il peut regarder où est l’avion que nous allons prendre. Et l’avion que nous allons prendre vient de décoller de Manille. Autrement dit , il est carrément à la bourre et on va poireauter là encore un moment. Mais moi je suis sereine, je sais que ce n’est pas ma journée.
Avec 3h de retard, on finit par embarquer porte 3-4 (je n’essaie pas de comprendre…). Une fois dans l’avion, on nous fait attendre plus d’une heure, il fait super chaud. Les gens commencent à s’énerver après les pauvres hôtesses de l’air qui n’y sont pour rien. Moi je fais mon film, ça m’occupe. Et j’ai un bon pincement au cœur de quitter la Malaisie. J’y suis entrée par hasard avec Léa, on a eu fou rire sur fou rire à Penang, on a eu notre open water à Perhentian Islands, on a eu à nouveau fou rire sur fou rire à KL où on a dû prendre 2 chemins différents (ouiiiiiiiiiiiiiiiiin reviens Léa !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!), Mabul où j’ai plongé sur les plus beaux spots au monde et où j’ai passé des soirées incroyables avec les locaux. Les malaisiens qui sont tellement souriant, accueillant,… La nourriture est extra. Enormément de choses à voir. Définitivement une destination à mettre sur votre liste de vos prochaines vacances !! Mais bon, sûrement plein de belles autres choses m’attendent aux Philippines !
Dans l’avion, je veux commander des nouilles, évidemment il n’y a plus de plats chauds. Ni de sandwichs d’ailleurs. Je ne sais pas pourquoi ça ne m’étonne pas. Je prends donc ce qu’il reste : Un paquet de chips.
Nous atterrissons à 18h30 à Manille. Au lieu de 13h30. J’apprends qu’il est vendredi. Hum. Vendredi 18h30. Le pire moment pour arriver à Manille. Parfait. En plus avant de décoller, l’hôtel m’a envoyé un mail pour me dire que la voiture était en panne, il ne pouvait pas y avoir de pick-up aujourd’hui, je devrais prendre un taxi. Tout va bien je vous dis !!!
Je passe la douane en 5 minutes. Bim un nouveau tampon. OK, ça c’est le moment cool de ma journée. Mon passeport vieux de 6 mois a déjà des allures de grand voyageur ! Je pourrais frimer les 10 prochaines années : « T’as vu j’ai un tampon de Russie ! Je t’ai déjà montré mon tampon de Bornéo ? » ^^.
En passant la douane, je vois mon backpack passer sur le tapis roulant. Quelle efficacité !
Je le récupère et je file à la recherche d’un endroit où échanger ou retirer de l’argent. Sauf qu’une fois que j’ai mon sac je me retrouve tout de suite dehors. Mince. Je demande à un policier : « Here M’am». Il faut rentrer dans la zone de départ. On me demande un ticket d’embarquement pour pouvoir y entrer. Je montre mon ticket « Mais votre avion était hier M’am ». Oui alors en fait je viens d’arriver mais je veux rentrer là pour avoir de l’argent. « Ok M’am ». Pas de bureau de change en vue, tant pis je retire.
Je ressors en demandant où sont les taxi meters. On m’indique la file « M’am ». OK c’est pour être poli et on m’avait prévenu, mais ils disent vraiment M’am à la fin de chaque phrase… c’est un peu trop ^^.
Je file faire la queue pour un taxi. Ça dure quand même une heure. Quand c’est à mon tour, on me demande où je veux aller : « San Mateo ». Regard de panique : « Mais c’est beaucoup trop loin ! les taxis meters ne vont pas là bas ! Et à cette heure-ci il va vous falloir 3 heures pour y arriver !! Mais pourquoi vous voulez aller là-bas ? » Euh, à force c’être dans des îles, j’ai zappé que les villes, c’est grand et j’ai complètement oublié de regarder sur une carte où était mon hôtel avant de réserver… Oups.
Du coup, il me dit que ce n’est pas bon pour un taxi meter, je dois prendre un taxi à prix fixe. Il me montre l’endroit. Je viens donc de faire la queue inutilement pendant une heure. Ça c’est fait. Moi qui devais arriver à Manille à 13h30 et pensais visiter cet aprèm et partir dès demain, c’est râpé.
Je vais au comptoir du taxi fixe où c’est la panique : Il n’y a plus de voiture pour l’instant et ils ne savent pas quand les prochaines voitures vont arriver. Donc on me dit « Si vous voulez trouver une solution allez-y, sinon attendez mais on ne sait pas combien de temps ça va prendre ». Trouver une solution. Euh. Alors autre que prendre un taxi je ne vois pas. J’attends. Et là, sincèrement, je suis épuisée, je n’ai quasiment pas dormi de la nuit, j’ai quand même eu une semaine bien fatigante, j’ai poireauté toute la journée, j’ai rêvé de mon lit toute la journée, il est 20h et visiblement on m’annonce encore 3h de route et surtout… je ne sais pas quand je vais prendre la route et je suis assise sur un trottoir à attendre…. Pfu. Là, ça me gonfle. Il faudrait pouvoir choisir quand tombe les journées pourries, parce qu’elles ne choisissent pas toujours le meilleur moment. Alors j’attends. J’ai attendu une heure.
Une voiture arrive enfin. J’indique San Mateo au chauffeur. Il passe les 15 premières minutes à me dissuader d’y aller. « Mais c’est beaucoup trop loin M’am! mais pourquoi vous allez là-bas M’am il y a plein d’hôtel ici M’am! Non M’am? Vous êtes sûre M’am ? Moi je ne fais que vous conseiller M’am ! C’est la première fois que vous venez à Manille M’am ? Ah c’est pour ça, vous ne savez pas M’am »…. Mais moi je suis têtue. Têtue et en plus de ça j’ai un bon pressentiment. Et globalement en voyage, il faut toujours se fier à son ressenti. Tu sens que ta journée va être longue, compliquée et en un mot pourrie ? Tant pis tu t’accroches, parce que c’est effectivement ce qui va se passer ! Tu sens que prendre le premier avion pour aller rejoindre quelqu’un dans un autre pays est un bon choix ? Eh bien tu prends le premier avion et finalement tu as fait un excellent choix ! Alors moi je sens qu’aller à cet hôtel, c’est la chose à faire, alors je m’entête.
Il m’annonce près de 3h de route, on mettra une heure et demi. Après ma journée, c’est déjà très long, mais c’est mieux que 3h. A l’arrivée on tourne un peu en rond, il ne trouve pas l’hôtel. Et visiblement les GPS ne fonctionnent pas ici. Il faut demander toutes les rues son chemin. C’est comme ça que ça marche. C’est same same qu’un GPS mais vachement différent parce que beaucoup plus long et quand tu te plantes y’a personne pour te dire de faire demi-tour. Enfin, vers 22h30, on entre dans une petite rue. Je suis un peu inquiète… C’est là que je vais ?? Le chauffeur descend du taxi pour aller demander à quelqu’un où ça se trouve. Quelqu’un tape à ma fenêtre : Un asiatique avec un grand sourire et des tatouages « Tu cherches Zunday Morning ? Tu es Julie ? » Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.
Enfin !!!!!! Je remercie le chauffeur, mets mon sac sur le dos et je passe la porte….
Ju

Sipadan, c’est plouf-pschitt- glurps-WAHOU!

Les jours suivants se ressemblent sans se ressembler. Il y a le métro boulot dodo, ici c’est plutôt diving eating sleeping… 2 plongées par jour pendant 5 jours à Mabul. La vidéo a dû vous donner une bonne idée de ce que j’ai pu voir…

Je rencontre Pamela, une suissesse (eh oui encore une ! Je n’ai jamais rencontré autant de suisses que depuis que je suis partie faire le tour du monde !) de Lausanne et Béné une bretonne parisienne (oui ça existe). Pamela plonge également. Béné était venue comme ça sur l’île, mais à force de nous voir revenir ravis et de parler de tout ce que nous avons pu voir sous l’eau, elle craque et décide de faire un baptême de plongée… Bien sûr elle en reviendra ravie ^^.

Les enfants des « bateaux maisons » prennent leur « bateau tronc » pour venir nager avec les touristes. Ils étaient 2, un d’environ 5 ans et son petit frère tout nu assis à l’arrière du bateau, pas plus de 2 ou 3 ans. Le bateau se remplit tout le temps d’eau, mais ils gèrent, ils ont une bouteille en plastique coupée en 2 avec laquelle ils peuvent vider l’eau au fur et à mesure. Il y avait des touristes asiatiques, ils ont voulu monter un par un dans le bateau tronc pour faire des photos (comme de vrais asiatiques ^^). Evidemment, il faut toujours un boulet, ça n’a pas raté, le boulet a fait couler le bateau tronc au fond de l’eau… Un boulet peut aussi être stupide, c’est parfaitement compatible. Là en l’occurrence c’était le cas. Le stupide boulet n’a rien trouvé de mieux à faire que de prendre la bouteille en plastique et a commencé à vider l’eau du bateau….qui se trouvait au fond de l’eau. Je vous laisse imaginer la scène d’un asiatique avec une bouteille d’eau qui entreprend donc de vider l’océan en remettant l’eau au fur et à mesure dans le même océan… sous le regard dépité des 2 enfants… Celui de 5 ans finit par avoir pitié de lui, lui demande de se pousser. Il met un pied sur chaque rebord du bateau et appuie un coup à gauche, un coup à droite pour faire tanguer le bateau. Petit à petit, le bateau remonte à la surface et en moins de 30 secondes, le bateau flotte à nouveau et est complètement vidé de son eau. Temps par le petit enfant philippin clandestin qui n’a peut être jamais mis les pieds à l’école : 30 secondes. Temps par l’asiatique d’une trentaine d’année qui a été à l’école la moitié de sa vie et a maintenant un travail qui paie suffisamment pour venir en vacances à Mabul Island : Probablement une éternité, parce que vider un océan à la bouteille dans un même océan, à part compter sur le réchauffement climatique, il y a quand même peu de chance d’y arriver. A l’unanimité, le jury attribue une note de 10/10 pour le ridicule.

 

Plus les plongées passent, plus je m’éclate sous l’eau.. Je trouve toujours qu’on remonte à la surface beaucoup trop vite et que 2 plongées par jour, ce n’est vraiment pas assez… Je crois que je peux officiellement annoncer que je suis devenue addicted à la plongée… Chacun son addiction. Je me dis que c’est mieux la plongée plutôt que la drogue ou la roulette ! Dommage que ce soit une addiction aussi chère, sinon il n’y aurait pas de problème à en être accro ! Là je commence à prendre soin de mes reins et de mes poumons au cas où je sois toujours accro d’ici la nouvelle-calédonie, que je puisse vendre un truc pour pouvoir continuer ma passion^^.

 

Bref, cette semaine passe beaucoup trop vite à mon goût. Le dernier jour arrive : Il faut se lever à 5h pour prendre un bateau à 5h45 qui va nous emmener à Semporna, pour prendre une voiture qui nous emmènera à un mini-bus qui lui nous emmènera à la jetée d’où part le bateau pour Sipadan. Sinon il y a aussi un bateau qui part de l’hôtel à côté de chez nous à 8h et qui mettra 30 minutes pour aller à Sipadan. Mais ça c’est pour ceux qui avaient réservé à l’avance et ont donc eu des places directement depuis l’île, pas depuis le continent. Je ne me plains pas, je vais à Sipadan…

On nous fait essayer combis, palmes, BCD,… on nous demande notre nombre de poids. Je réponds fièrement 2. Alors une petite explication peut être ^^. Quand on commence à plonger, on nous file une ceinture avec pas mal de poids pour nous aider à descendre et à rester au fond et pouvoir mieux se stabiliser. Ca évite de voir des débutants se balader sur plusieurs mètres de haut… Sauf qu’au fur et à mesure que tu plonges, tu apprends à gérer ta flottabilité, à ne pas te cracher comme un sac au fond de l’eau dans le sable, à ne pas faire l’ascenseur en permanence. Comme moi j’ai maintenant une bonne flottabilité (eh ouais je me la pète, je gère ma flottabilité ^^), j’ai pu passer de 4 poids à l’open water, à 3 en fin d’open water et désormais je suis à 2. Ce qui est très bien.

Vous en avez d’autres, comme Allan, un américain de L.A. comme il a pas arrêté de le dire à tout le monde (Los Angeles donc) qui se la jouent moi j’ai plein de plongées et qui demande 7 poids sur sa ceinture… ce qui fait que quand il saute à l’eau, il coule comme une pierre et va s’écraser au fond… ce qui est à peine dangereux, pour ce qui et d’égaliser les pressions tout ça, faudra repasser….

Mais bon, Allan la sécurité il s’en fout. Au moment de faire le buddy check (Oui j’ai eu l’honneur et le privilège d’être son buddy pour une plongée), il fait sa vidéo avec sa go pro pour dire qu’il va plonger. Donc je me retrouve à faire le buddy check avec le divemaster pendant qu’un autre divemaster tente désespérément de vérifier l’équipement sur Allan… Une fois dans l’eau, Allan est un calvaire également. En plongée, tout se fait gentiment et doucement… Lui tourne dans tous les sens, donne des coups de palmes super rapides,… tout l’inverse de ce qu’il faut. Ce qui fait qu’on se retrouve à faire des plongées de 45 minutes au lieu de 60 minutes parce qu’il faut remonter comme il n’a plus d’air… Eh oui quand on gesticule dans tous les sens on consomme plus d’air que quand on est zen !

 

Donc si je reviens à nos moutons, on nous fait tout essayer puis on file sur le bateau. A peine le bateau parti, je m’allonge et je m’endors… eh oui car sur l’île on ne peut pas vraiment dormir ! Le soir tout le monde papote sur le ponton, on regarde les eagle raies ou autres poissons passer sous nous,… on traîne. Après on va se coucher, il y a de l’orage. Ensuite les coqs. Ensuite l’appel pour la prière. Ensuite le staff qui se lève pour préparer le petit-dej. C’est tout en bois et en conception locale, donc quand quelqu’un passe dans le couloir, toutes les chambres tremblent. Les murs sont aussi utiles qu’une feuille de papier et comme j’ai de la chance il y a un ronfleur fou de l’autre côté du mur. Mais pas un ronfleur qui se contente de faire des ronflements, il fait plein de bruits bizarres… On dirait qu’il s’étouffe parfois, c’est un peu flippant. Bref, je m’endors sur le ponton.

Près d’une heure plus tard, il est temps de mettre la combi et le reste de l’équipement… et de sauter par-dessus bord. Non, pas de buddy check… ah. Du coup, je le fais vite fait de mon côté et plouf.

Premier regard sous l’eau : Déjà à Mabul la visibilité était incroyable, mais alors là c’est encore autre chose. Une bonne quarantaine de mètres de visibilité. Au moins. C’est impressionnant. C’est un aquarium géant. Un aquarium avec un mur de corail qui tombe à pic de 6m à 600m de la surface… je vous laisse imaginer comme on se sent petit. On descend. On descend. On descend encore. Euh… je me dis que ça fait un moment qu’on descend… ah oui on est à 30 mètres…

Hum… alors pour ceux qui ne connaissent pas le PADI, le premier niveau permet de descendre à 18 mètres… Il faut avoir l’advanced, que je n’ai pas encore passé, pour descendre à 30 mètres… bon… ça c’est fait.

J’en prends pleins les yeux pendant 50 minutes. Quand un nuage de milliers de barracudas passe sous mes yeux, j’ai manqué à la règle d’or de la plongée : Toujours respirer. Eh oui, mais quand t’as ça qui te passe sous le nez, tu en oublies de respirer… D’ailleurs, je ne savais probablement plus comment je m’appelais non plus, ni où j’étais et comment je m’étais retrouvée là. Toute mon attention était focalisée sur cet énorme nuage qui assombrit la surface, le bruit également que ça fait… Magique. Je vous passe les innombrables tortues, requins,… ça grouille. Pas autant que d’habitude à cause de l’orage de la veille. Mais quand même, il n’y a pas de quoi se plaindre !

50 minutes de bulles et de rêves plus tard, je retrouve la surface. Pfu, c’est vraiment nul la terre ferme.

On enlève l’équipement et le bateau nous emmène sur l’île de Sipadan. Inhabitée, elle sert uniquement de zone de repos pour les 120 plongeurs par jour. On nous sert un thé et une collation. J’en profite pour dire à l’instructeur que moi je n’ai que mon open-water… Il en a la mâchoire qui tombe « Mince je t’ai fait descendre à 30 mètres »… bon tout s’est bien passé, personnellement je n’ai vu aucune différence… A part la gauge qui tendait vers le rouge, pour le reste… rien de spécial. Pas de narcose à l’azote ou d’hallucinations comme une instructrice qui voit des chameaux se promener dans l’eau quand elle arrive près de 30 mètres. Ça dépend de chaque personne, tu ne peux pas savoir avant d’y être descendu si t’y es sujet ou pas. Donc moi c’est bon. Je le savais de toute façon que j’étais faite pour ça ^^.

Après une pause où je retrouve Pamela qui est dans un autre bateau (celui qui partait à 8h ! quelle chance !), on y retourne. Je suis complètement surexcitée. On fait 5 minutes de bateau, on s’équipe et vite : plouf – pschitt – glurps- wahou et on y est (plouf quand on se jette du bateau, pschitt quand on vide l’air de son gilet pour descendre sous l’eau et glurps quand je dégluti pour égaliser les pressions…wahou se passe de commentaires ^^). A nouveau 50 minutes de pure plaisir ! Je me roule dans tous les sens (de toute façon, je ne consomme rien comme air sous l’eau. On remonte toujours à 50 minutes ou 50 bars, moi je remonte toujours à 60 minutes avec plus de 100 bars. C’est frustrant je pourrais rester le double de temps sous la surface ! Mais du coup je peux tournoyer dans tous les sens sans risquer d’être le boulet du groupe qui fait qu’on doit remonter à la surface parce que bouh ta bouteille est vide). La deuxième est barracuda point, la plus célèbre de Sipadan. Donc je vous laisse imaginer comme je trépignais d’impatience sur le bateau.

C’est reparti ! Nuage de Jack Trevallys cette fois. Désolée, je connais tous les noms de poissons en anglais. Mais en gros, ils sont des milliers aussi alors à nouveau, on perd d’un coup en luminosité comme si un gros nuage venait d’arriver et qu’un orage allait éclater. Sauf que quand tu lèves les yeux… c’est wahou ^^. Toujours autant de requins, tortues, coraux, batfish, angelfish,… ça grouille de partout. Complètement différent de Mabul où ce sont des sites macros donc où t’essaies de te concentrer sur telle ou telle espèce que tu as envie de voir. Là tu ouvres juste grand les yeux. Et tu en prends plein les yeux. Je ne dirai pas que l’une ou l’autre est mieux, c’est juste une manière de plonger complètement différente. C’est rigolo aussi de partir à la recherche de poissons. Là, il y en a tellement partout que je ne sais même plus où regarder, j’ai la tête qui tourne non-stop dans tous les sens. On descend à nouveau entre 20 et 30 mètres et on remonte petit à petit.

Malheureusement, les 50 minutes passent beaucoup trop vite à nouveau…. J’enrage de voir que je remonte avec 110 bars. Mais là vraiment je suis à fond je ne peux pas consommer plus. Je n’y peux rien si je suis zen sous l’eau. Mais ça fait rager.

A nouveau : Pose sur la petite île de sable blanc. Repas. Thé. Puis on repart pour la dernière. Je n’arrive pas à croire que c’est ma dernière plongée de la semaine. La 13ème plongée. En 6 jours. Et j’ai le sentiment de ne pas en avoir assez. Je voudrais juste continuer ce rythme de eaing diving sleeping. J’adore !

Pour la troisième, on ne descend qu’à 20 mètres. Il y a un peu de courant, on se laisse porter. On va passer dans des creux dans le mur, j’adore (ouais ok je n’arrête pas de dire j’adore, mais je n’y peux rien !) 50 minutes au paradis. L’ecstase totale. J’ai l’impression de voler. Je tourne dans tous les sens : du bleu turquoise à perte de vue. Des poissons de tous les côtés. Hop une roulade avant. Hop je me mets sur le dos pour faire des bulles. Hop je me redresse et je me mets comme en lévitation au-dessus des coraux…. J’adoooooooooore. Au moment de remonter, je fais trainer un peu. C’est bon, je suis encore à 110 bars, faut pas abuser. Laissez-moi tranquille avec mes copains les poissons 5 minutes de plus. Je remonte la dernière à la surface.

Lorsque le bateau nous ramène à Semporna, je suis dans un état second tout le trajet. J’ai des bulles et des poissons plein les yeux… Quand je finis par retrouver la terre ferme, le béton et les pots d’échappement, je me rends compte que je viens de faire ma dernière plongée. Je suis tentée de reprendre le premier bateau pour Mabul et d’aller passer mon advanced sur l’île avec Scuba Jeff. Vraiment tentée. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi je ne l’ai pas fait. J’essayais de me dire que c’était mieux d’aller le passer ailleurs pour découvrir un autre endroit, un autre écosystème, … OK. Mais là tout de suite maintenant, le résultat c’est que je ne plonge pas demain… Et une question me taraude l’esprit… mais alors je vais faire quoi ???????????????????????

Ju

 

Premier jour de plongée à Mabul et soirée inoubliable avec les malais

Le réveil sonne… c’est fou comme c’est simple de se réveiller et de se motiver quand il s’agit d’aller plonger… Bon la nuit a quand même été super agitée… On file se coucher tôt. Mais à minuit, Yann est réveillé parce qu’il est en train de se faire dévorer… par des bêtes de lit. Super, ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé ! Je soulève son drap, effectivement, son matelas est infesté… Bon. Je vais voir sur le ponton, il reste l’américaine qui est en cours de formation pour son divemaster ici. Il y a une chambre avec 3 lits de dispo, on chope les sacs, on change de chambre et on se rendort. Enfin presque. C’était sans compter sur l’énorme orage qui durera la moitié de la nuit. Donc au final je n’ai quasiment pas dormi. Pourtant je suis au taquet dès la sonnerie du réveil. Je saute dans mon maillot et je file au ptit-dej. Des œufs où il y a plus d’huile que d’œufs et du pain que tu peux faire griller dans un grille-pain où il faut comprendre comment mettre en place la perforatrice pour maintenir le bouton enfoncé pour que le pain puisse se dorer la face. Quelques bouchées plus tard, c’est l’heure du briefing, comme avant chaque plongées, on nous répète –un peu-toujours les mêmes consignes : On va partir en sautant directement du bateau avec tout le matériel, s’assurer avant de monter sur le bateau qu’on a bien tout ce qu’il nous faut, ton buddy ce sera lui, vous ferez le « buddy check » avant d’aller à l’eau, si vous ne trouvez plus votre buddy pendant la plongée, cherchez le pendant une minute : cherchez une bouteille, cherchez les bulles et si vous ne les trouvez pas, remontez lentement à la surface et s’il restera du temps on redescendra. Si vous avez un problème, faites telle signe, mais ne faites pas que le signe, dites nous aussi quel est le problème pour qu’on puisse vous aider, montrez le problème : problème avec le masque, problème avec les oreilles, problème avec le courant,… Puis on nous présente la plongée : Quel site, où il se trouve, quelle profondeur et surtout les bêbêtes que nous allons pouvoir observer ainsi que les gestes qu’ils nous feront sous l’eau s’ils trouvent telle ou telle bêbête. On va voir des nudies (des escargots sans carapace. Sur terre on s’en fout mais dans l’eau il sont super colorés, c’est super chouette !), des flatworms, des tortues, des octopus,… mais mabul island, c’est surtout un site macro, donc pour observer des petites choses : pleins de types de crabes, crevettes et poissons plus ou moins rares. Donc il faut ouvrir grand les mirettes ! Allez hop, c’est parti. Je monte dans le bateau : J’ai mon masque, mes palmes, mon BCD, mes chaussons et surtout… la bouteille avec de l’air dedans ^^. Non je n’ai pas oublié de citer la combinaison. L’eau est à 32°C, avant d’avoir froid on peut rester longtemps… Pas besoin de combi donc ! Le bateau démarre. On essaie de s’éloigner mais c’est la galère avec la marée basse. On reste bloqué, notre conducteur change des personnes de place sur le bateau, on finit par s’en sortir. Juste on met 10 minutes au lieu de 5 pour rejoindre le site de plongée de ce matin. On s’équipe, buddy check (tu vérifies que ton buddy a de l’air, ses palmes,… bref qu’il n’a pas oublié un truc qui l’empêchera de survivre dans l’ »autre monde » et go : on saute du bateau, je fais même un 360 je suis super fière de moi ^^. On descend… c’est juste à couper le souffle. La visibilité est incroyable. L’eau est chaude, pas de combi. Un mur de corail qui tombe à pic. Des poissons et pleins de petits trucs à chercher trop beaux et hyper colorés. C’est un peu la chasse au trésor. C’est vraiment Pâques, sauf qu’à la place des lapins j’ai des poissons et qu’ils sont pas en chocolat. Same same but different. Une heure pluy tard, on remonte, on retourne sur notre foyer sur pilotis, on mange, briefing et on repart. Cette fois à water bungalow. 200 structures mises en place au fond de l’eau qui au fil des années ont attiré coraux et poissons. Au début, je me dis que je ne vais pas aimer comme ce n’est pas du 100% naturel (c’est comme le botox, c’est moche). Sauf qu’en fait c’est super chouette. Tu passes de structure en structure et tu scrutes à chaque fois, à la recherche de ta perle rare de diver. Soit un nudis super coloré, un poisson trop cool,… Je suis dégoûtée quand il est déjà temps de remonter à la surface. Je continue à me sentir de mieux en mieux sous l’eau. De plus en plus de sensations… Mince on est bien à buller au milieu des poissons ! Après ça, on décide de filer rendre visite à Jeff, un malais qui tient un backpacker centre de plongée où ceux de perhentian ont travaillé. Du coup, Gab l’a appelé pour dire qu’on venait. L’accès à scuba jeff est périlleux : un ponton super long où il manque pas mal de lattes et où certaines parties du ponton bouge. Et il est long ce ponton. Mais à peine arrivés nous sommes accueillis à bras ouverts. On s’installe dans les hamacs au-dessus de l’eau pour regarder le coucher du soleil. Des malais qui travaillent ici sortent les guitares. Jeff nous invite à manger et nous ramène même du rhum philippin d’un secret spot sur l’île… La soirée dure tard ou tôt ça dépend toujours comment on voit les choses, à chantonner avec les malais. Ce qui est incroyable, c’est qu’ils ne parlent quasiment pas anglais, mais grâce à la musique on aura passé une excellent soirée tous ensembles, ils sont vraiment adorables ces malais. Ils sont originaires de cette île et ne sont jamais allés bien loin d’ici. Ils sont choux ces malais, je les adore!! (je me répète, mais ils sont tellement chaleureux que ça vaut le coup d’insister!)

Bon, quand on rentre, on est réaliste. On ne pourra jamais se lever à 8h pour aller plonger à 9h. Il y a un tableau sur le ponton avec les horaires des plongées. On retire juste notre nom à 9h et on se rajoute à 14h et on laisse un petit mot sur le tableau pour s’excuser, on est super sympas. Un dodo bien mérité et… ça repart !

Ju