En 2 roues à travers l’île!

Dernier jour complet sur l’île : Anne-So et Boris ont loué un scooter… oh, ça me donne une idée ça tient ! Moi aussi je pourrais louer un scooter ! Eheh ! Allez, c’est parti ! Je loue un scooter seule comme une grande pour la journée. Une grande première. Bon, pour pas faire paniquer la dame de la location, j’y vais avec Anne-so pour qu’elle me sorte le scooter de là et surtout pour qu’elle me sorte de la ville. Allez, hop, nos 2 scooters et c’est parti. A peine sortis de la ville, elle me redonne le scooter et retourne derrière Boris. Allez hop, c’est parti. Au bout de 2 minutes je gère la ligne droite. Au bout de 20 minutes je gère le virage à droite. Bizarrement le virage à gauche a plus de mal à passer.

Au bout d’une demi-heure, c’est tout bon je profite du paysage… et quel paysage ! C’est tout simplement magnifique ! Pfiou ! On longe la côte, on s’arrête pour observer les moais… puis… alors que je suis en pleine confiance, ils me font prendre un raccourci pour aller à la nurserie. C’est l’avantage des scooters sur l’île, ce sont les 4×4 locaux, avec ça on passe partout, c’est beaucoup plus pratique que des voitures ! Me voilà donc sur un chemin de terre plein de trous… aïe ça secoue !! Pas de panique, je gère mon affaire !

10 minutes et 50 frayeurs plus tard, c’est bon, nous sommes à la nurserie, l’endroit où était fabriqués les moais. Un endroit incroyable. D’abord on monte vers un lac avec une jolie vue puis on redescend sur la nurserie. C’est dingue. Au début, tout ce qu’on voit ce sont des champs et des cailloux… puis les yeux regardent de plus près et commencent à s’habituer…et au final, on s’aperçoit que dans toutes les roches apparentes, il y avait des moais en cours de construction ! Parfois sur un rocher on peut trouver des dizaines de moais en cours !

Anne-so prend des photos pour que la classe de sa mère puisse jouer à « trouver les 15 moais » !

La vue depuis la nurserie est incroyable. On découvre les différents types de moais selon les différentes époques (différence de tailles, de traits, socles ou pas, chapeaux ou pas,…). Bref, cette île est d’une richesse en culture, histoire et anecdotes, c’est incroyable ! Je pense qu’avec chaque version, il est possible d’en faire des livres et des livres !

On repart sur nos 2 roues sur la route infernale. 10 minutes plus tard, nous revoilà sur la route, pfiou c’est presque trop facile !

Du coup, Boris m’emmène dans des virages dans des graviers histoire de corser un peu tout ça. On s’arrête à un endroit avec une vue incroyable (ça pourrait être quasiment n’importe où sur cette île ! ) et on sort le couteau, les petits pains et… l’avocat ! Et oui, Anne-so m’initie au sandwich avocat, un classique d’amérique du sud, je suis de suite accro ! Trop bon, miam ! On a aussi une boîte de thon et surtout il me reste une boîte de pâté bien français de polynésie française que je partage avec eux… ils sont au paradis ! La France a du bon, surtout dans l’assiette !

On repart, je passe donc mon niveau démarrage en côte dans gravier ! Que de niveaux passés aujourd’hui ! Je suis une warrior à scooter maintenant ! Le prochain arrêt est LA plage ! La seule plage de sable blanc de l’île.

On s’arrête un bon moment pour profiter de la vue… et je suis prise de nostalgie… quand est ce que je vais revoir la plage la prochaine fois ? le sable blanc ? les palmiers ? les bulles ? le monde aquatique ? Ahhhh. Anne-so essaie de me réconforter « Mais l’amérique du sud c’est gééééééééééénial ». Ouais mais je vais avoir froid, y’a presque nulle part où plonger, je ne vais pas beaucoup surfer… et c’est la dernière partie de mon voyage que j’entame… Ouin !

Après avoir fait plusieurs fois le tour des moais sur la plage, on reprend la route vers le camping et on se décide à aller voir un spectacle de danse… On y va avec Anne-so et Hélène mais à l’arrivée, c’est plus du double du prix annoncé… Bon avec Anne-so on fait demi-tour, Hélène décide de rester.

On va manger dans le resto où bosse Boris ce soir avec Anne-so puis à la fin du spectacle on va récupérer Hélène… qu’on ne va pas retrouver. Elles ont rendez-vous avec celui qui leur a fait le tour à cheval de l’île 2 jours avant moi…

Alors là, faut que je vous raconte cette scène surréaliste… Je suis avec Anne-so au centre de « la ville » de l’île de pâques, la seule et l’unique. OK, ce n’est pas une grosse ville, mais nous sommes quand même dans la rue principale… Il y a beaucoup de monde, des voitures, des bars, des restaurants,… Et là… Et là… Qu’est-ce que j’entends pas ??? Ca ressemble beaucoup à des bruit de sabots sur la route… Je me retourne… et je vois donc un cheval qui trotte sur la route avec sur son dos un cavalier… cheveux longs retenus par un gros bandeau sur la tête, barbichette, un peu des traits de pirate, les joues creusées, manteau et pantalon amples. Bien sûr pas de selle, pas d’étriers, rien de tout ça. Juste une corde pour diriger le cheval… Et il s’arrête à côté de nous. Ah c’est lui qu’on attendait ???

On lui explique qu’on ne trouve plus Hélène, il nous dit qu’il fait l’aller-retour avec le camping pour voir si elle est rentrée… et on le voit disparaître entre les voitures au galop… Euh… Pince-moi Anne-So j’ai rêvé là, il s’est passé quoi ??

Mais non… quelques minutes plus tard, rebelote ! Le cavalier fou et sa monture reviennent vers nous. Il n’a pas trouvé Hélène. Il descend de son cheval… je n’ai jamais vu un cheval dans cet état. Il est en alerte en permanence, même quand il n’est plus sur son dos !! Il ne bouge pas d’un poil, le torse bombé au garde à vous ! On papote un moment et il finit par repartir… mais quand il nous dit au revoir, je regarde Anne-So… je regarde le cheval… je regarde le cavalier… je re-regarde le cheval… Pas d’étriers. Le cheval est largement plus grand que son cavalier… Je regarde Anne-So discrètement : « Mais comment il va faire pour remonter sur son cheval ?? »

J’ai donc ma réponse quelques secondes plus tard : Il saisit l’encolure du cheval avec ses bras et balance une jambe sur le dos du cheval… le cheval part au galop… donc avec le cavalier toujours accroché à l’encolure… et hop il se hisse l’air de rien sur le dos du cheval… Euh… Anne-so pince moi, c’était quoi cette scène surréaliste juste là maintenant sous notre nez ??

On rentre à l’hôtel, encore autour du feu. Puis Boris va se coucher et on rencontre un chilien qui travaille sur l’île et habite au camping qui nous propose de nous faire un pisco sour… ce n’est pas de refus. Le pisco c’est l’alcool chilien ou péruvien, ça dépend à qui on demande. Le pisco sour c’est le cocktail qui se boit un peu partout dans ses 2 pays : Pisco, du citron, de la glace pilée et de sucre pour les chiliens. Les péruviens rajoutent du blanc d’œuf pour donner un aspect mousseux. Ce soir, ce sera donc la version chilienne et c’est excellent.

Après quoi, on va se coucher, demain je dormirai en Amérique du Sud…

Ju

 

 

 

 

 

Du dada, des bulles, un moai et une tortue borgne au fond de l’eau… une autre journée normale!

Ohlala , ça y est j’ai plus d’un mois de retard… aïe !

Bon vite…

Donc à 9h, avec Gildas le français ronchon pas rigolo râleur, on est prêt, on vient nous chercher pour… une bonne journée de dada sur l’île de pâques ! Youhou !

Après 30 minutes de voiture où on essaie tant bien que mal de discuter avec la propriétaire du camping et des chevaux, on arrive sur sa propriété : Des champs à perte de vue avec des chevaux et au milieu un tas de taule (la maison). Au fond du jardi, 4 poteaux en bois entourent des toilettes avec une bâche qu’il faut refermer… Toilettes avec vue imprenable !

Elle va chercher nos chevaux et nous explique comment monter, parce que ce n’est pas comme en Europe. Bon déjà on peut monter de n’importe quel côté, le cheval s’en contrefiche le baluchon. La selle n’est pas hyper confortable mais pour une journée ça ira. Bien sûr, pas de bombes (la sécurité avant tout je commence à me dire que c’est un dicton européen !). Et alors pour le trot, c’est toujours assis. J’ai essayé, si tu fais du trot enlevé, il ne comprend plus ce qui se passe, s’arrête et jette un ptit coup d’œil genre « Non mais tu me demandes quoi là ?? ». On tient les rênes dans une seule main et on dirige presqu’autant avec les pieds qu’avec la main. Ah et ils ne se déplacent presqu’exclusivement au trot… ça va être fatiguant. Le chien part en promenade avec nous et mène la marche !

Allez on passe une première barrière, on file dans les champs, entre les roches volcaniques, puis dans les herbes hautes… youhou ! On se dirige sur le volcan, je retrouve le cratère de la veille, puis on continue… On arrive dans un champ de jolies vachettes à cornes pointues… Euh… y’a une des vachettes qui n’a pas l’air super contente de nous voir… elle commence à gratter un peu par terre… gratter un peu fort en soufflant… euh c’est pas bon ça non ??

Mais hop, il ne faut qu’un quart de seconde au brave toutounet pour se mettre à galoper vers la grosse vache… qui prend peur… essaie de déguerpir… et s’étale de tout son long… true story !! Trop drôle !! (sauf pour la vache qui a eu la honte de sa vie !)

Nous voilà maintenant en train de galoper en descente vers la mer… Voilà voilà, qui c’est qui a le cheval qui trébuche sur un caillou et manque de s’étaler de tout son long ? (C’est vraiment vraiment pas passé loin… on a eu aussi peur l’un que l’autre…) C’est donc moi bien sûr.

On fait ensuite plusieurs arrêts pour visiter d’anciennes maisons, entrer dans des grottes recouvertes de peintures. Elle nous explique tous les différents symboles des tribus, les légendes liées à toutes ses peintures,… C’est extrêmement intéressant. Mais vous allez me haïr, mais avec tout le retard que j’ai, si je vous raconte toutes les légendes de l’île de pâques, j’y suis encore fin décembre ^^.

On passe dans des tunnels pour rejoindre des habitations souterraines… Et dire que la veille j’ai marché un peu partout sans savoir qu’il y avait tout ça sous mes pieds !

On finit par faire une pause pique-nique rapide où je termine ma salade de pâtes au thon qui sont finalement aux calamars pas trop trop bons… et on repart. Bon au passage le pauvre chien se fait disputer parce qu’il essaie de grapiller de la nourriture… mais bon il a bien bossé quand même !

Pendant ce temps, mon cheval dort… Pfu il pourrait au moins profiter de la vue ! Quel ingrat !

Allez hop, on continue notre périple et vers 15h30, on est de retour. Ils ont gagné le droit d’aller voir ailleurs.

On remonte vite dans la voiture, elle nous emmène… au centre de plongées ! Eh oui vous ne pensiez quand même pas que j’allais tenir 4 jours sur une île sans plonger !

Vous devriez voir ma tête quand il me tend l’énorme combi… et une capuche en plus. Oh non ça va cailler !

Briefing rapide, on est 3 à plonger, on monte dans le bateau, on ne va pas très loin de la côte. Et hop, c’est parti… Je peux vous dire que j’hésite plus que d’habitude au moment de me jeter à l’eau… Ah glaglagla !

Allez vite, c’est parti, on ne perd pas de temps ! Je mets la tête sous l’eau. Il n’y a pas de planctons du tout dans le coin, ce qui donne une visibilité incroyable. Des tonnes de coraux se sont développés sur les roches volcaniques ! Y’en a de partout, très différent de ce que j’ai vu jusqu’à présent, beaucoup plus compactes !

C’est très chouette. Pas énormément de vie marine, mais peu de personnes peuvent dire qu’elles ont vu un moai au fond de l’eau ! Eh oui ! Il y a un moai au fond de l’eau !

Alors celui-là a été mis là pour les plongeurs. En revanche, par 70 mètres de fond un peu plus loin, il y a un autre moai, un vrai celui-là. Les anglais sont venus, ils se sont dit « Tiens un moai ce serait joli au coin de la cheminée », ils ont voulu le charger dans le bateau.. un moai fait plusieurs tonnes Hop, il a traversé le bateau, direct au fond de la mer ! Ca c’est fait… belle perf.

A la fin de ma plongée, je croise quand même une tortue borgne. Ça non plus, je n’avais jamais vu. En fait, ils l’ont retrouvé avec un hameçon dans l’œil, ils l’ont soigné, remise à l’eau, mais depuis elle est restée là. Donc si vous plongez à l’île de pâques vous pourrez voir un moai et une tortue borgne !

On croise aussi des anciennes ancres de bateau qui ont fusionné avec les coraux…

1h plus tard, frigorifiée, je retrouve le bateau et 5 minutes plus tard, je me précipite sous la douche chaude…. Pfiou ça fait du bien !

Allez, juste le temps de refiler sur la côte pour retrouver Anne-So et Hélène pour le coucher du soleil ! Le soir, un feu au milieu du camping où on papote tous de nos voyages…

Encore une belle journée !

Ju

 

Une journée d’aventurière sur l’île de Pâques!

Alors dans l’idée, ce matin je me levais tôt pour aller faire le sentier qui longe la côte depuis le village jusqu’à la plage d’Anakena, LA plage de l’île (oui oui oui, sable blanc encore et toujours !) et je reviens au village en stop… environ 7h de marche.

Sauf que comme d’hab quand je fais un plan… ça tombe à l’eau !Au début de mon tour , je n’arrivais pas à prévoir 3 jours à l’avance, là 24h avant ce n’est plus possible non plus ! Mais bon, j’ai appris à être flexible, je m’adapte…

Alors que s’est-il passé ? Facile. Il suffit de me faire changer 3 fois de décalage horaire en 2 semaines, de me faire faire une nuit de 4h pour cause de Kelly puis une nuit blanche pour cause d’avion avec 3 heures de retard au milieu de la nuit et PAF… vous avez une Julie qui se réveille à 11h… (Heure locale. Donc finalement en heure tahitienne, je suis pas si mal).

Bref, je me lève, je déjeune et je me prépare une salade de pâtes… Voilà voilà, je suis ravie en ouvrant ce que je croyais être une boîte de thon… je découvre que c’est une boîte de conserves de…poulpes… Bon ben de toute façon je n’ai pas 50 autres trucs à mettre dedans. Va pas falloir faire la difficile.

Pour info, en général, on conseille aux voyageurs de faire ses courses sur le continent comme tout coûte super cher sur l’île. Sauf que moi je viens de Tahiti. Je pense que c’est moins cher sur l’île… Mais du coup, je n’ai acheté que le strict minimum pour ces 4 jours.

Je passe donc à mon plan B : L’ascension du volcan Terevaka, 507 mètres. C’est indiqué 3 heures, mais l’histoire ne dit pas si 3 heures, c’est l’ascension ou aller-retour. Gildas m’a dit la veille qu’il pensait que c’était 6 heures aller-retour. Moi je pense que c’est 3 heures. Lui pense qu’il a raison (Evidemment…). Mais moi aussi je suis têtue comme une mule (hein Maman c’est bien vrai ? ^^) et ahah sans vouloir me vanter j’ai un historique de « Tu vois j’avais raison » qui peuvent en faire enrager plus d’un (hein que j’avais raison de partir faire le tour du monde !!!!?? ^^). Donc je me dis, pas de soucis, c’est parti !

Je fais du stop (oui ben c’est bon je suis sur une île même si on m’enlevait, vous voudriez qu’on m’emmène où ??) pour aller directement à Akivi où le sentier démarre (je n’ai pas trop envie de longer la route sur 5 kilomètres…)

Une moto s’arrête mais ne va pas dans cette direction (C’est quand même pas de bol parce qu’il n’y a pas plus de 3 routes différentes qui partent de Hanga Roa !). Heureusement, la seconde est la bonne : Un pick-up conduit par un local. Je lui montre l’endroit sur la carte, il me fait signe de monter. Et là, ça devient coton. Déjà l’espagnol, ce n’est pas inné chez moi (Merci la France pour l’allemand en LV1 !! 8 mois que je suis partie, je n’ai pas dégainé un mot d’allemand !!), alors en plus, les chiliens ont un espagnol bien particulier. Un peu comme les suisses allemands avec l’allemand. C’est pas parce que tu parles couramment allemand que tu vas les comprendre. Ben là c’est pareil. Je commence pile par le bon pays pour me lancer (Ahah je vous ai dit que j’ai un tampon Chili – Isla de Pasqua dans mon passeport ? ^^)

Bref, en 5 kilomètres, on réussit péniblement à échanger les banalités, puis j’arrive à lui faire comprendre que je voyage un an et que je suis là pour 4 jours et que c’est mon deuxième jour. Mouais, va sérieusement falloir que m’y mette.

Il me dépose à Ahu Akivi et me montre le départ du sentier. Je commence par aller voir les 7 moais. Leur particularité ? Ce sont les seuls de l’île à regarder vers la mer ! Autre particularité ? Tous les moais ont été disposés en bord de mer pour protéger l’île. Sauf ces 7 là qui sont à l’intérieur de l’île. Une légende sur l’île dit que ces 7 moais représenteraient les 7 explorateurs qui seraient à l’origine du peuplement de cette île. Après, ce qui est bien avec cette île c’est qu’il y a probablement plus de légendes et versions différentes qu’il n’y a d’habitants ^^ (Y’a quand même 4000 habitants…).

Allez, hop c’est parti, je file sur le sentier. Vous voulez un scoop ? Y’a pas besoin d’aimer les statues pour avoir envie de voir l’île de pâques ! L’île est magnifique !!!!! De grands champs à perte de vue. De la mer à perte de vue. Personne. J’ai l’impression d’être seule au milieu de nulle part ! Et c’est exactement ça. Aucune autre île au monde n’est aussi éloignée d’une autre terre !

 

Pour les 3 heures aller on repassera, en une heure je suis au sommet. Et ouhlala j’ai croisé au moins 2 personnes. En arrivant en haut, je découvre le cratère. Mais je découvre surtout la vue !!!!!!!!!!!!!!!!! Et . quelle vue !!! Je surplombe toute l’île et bien sûr que du bleu à perte de vue (oui j’ai envie de plonger…). Rien d’autre ! Pfouah ! La vue sur la péninsule de Poike est à tomber….

Pour vous donner une idée, à l’ouest, il y a Tahiti. Mais bon, c’est tout de même à 4000 km (ouin, je veux retourner plonger !!!). Au sud, l’antarctique. Mais à 5000 km et c’est peut-être mieux comme ça, paraît-il que ça caille un peu par là-bas. Bon à l’est, je suis quand même relativement proche du Chili. 3700 km ^^. Au nord… ahhhhhhhhh au nord !!! Les Galapagos !! Mais bon il reste encore 3800 km. Elles sont encore loin les plongées avec les pingouins !

Je suis donc perchée sur un triangle de terre au milieu de nulle part. Ca me fait ressortir mes envies d’aventurière… Je ne vais quand même pas reprendre le même chemin dans l’autre sens… c’est trop nul. Eh mais de là peut-être que si j’arrive à rejoindre le bord de l’eau, je pourrais rejoindre le sentier que je voulais prendre au départ et rentrer par là… Mais quelle idée brillante allez hop je dévale le champ. Au bout de 5 minutes je me retrouve avec des herbes jusqu’au niveau des cuisses. Puis à traverser des champs de caillasses pas possible. Puis… face à des barbelés derrière lesquels de jolies vaches avec des cornes TRES pointues me regardent. Oups. Bon. Je vais peut-être contourner ce champ. Mais il est interminable… J’attends d’être hors de vue des cornues et je passe les barbelés pour traverser… Au passage, je me rappelle ce qu’on m’a répété je ne sais combien de fois en Australie : Il y a plus de gens chaque année qui meurent attaqués par des vaches que par des requins. Génial.

Je traverse un champ, puis un autre, puis encore un autre… Mouais, je n’ai ni l’impression de me rapprocher du bord de mer, ni du village… Mais bon je continue. Quelle idée brillante j’ai eu. Je traverse bon nombre de champs de chevaux (eux ne me dérangent pas) et de vaches toujours très encornées. Super. Aucune route à l’horizon, aucune habitation, pas âme qui vive. Bien bien bien.

Ben je continue. Je commence à avoir faim, je me pose dans un champ avec une vue … sur la mer (pas dur me direz-vous…) et je me rends compte que je n’ai plus des masses d’eau non plus (à la base je partais pour 3 heures, j’ai pris 1L5. Pas de bol…)

A force d’avancer, je croise un sentier. Je ne vois pas de sentier pouvant correspondre sur la carte. Du coup, je continue toujours vers le village. Il a l’air super loin d’ailleurs et il ne se rapproche pas très vite.

Mais bon, je profite de la vue et je continue d’avancer. Je finirai bien par arriver…

EH oui, je vais finir par retrouver le sentier. En fait, c’est juste que sur la plupart du parcours, il n’y a pas de sentier, il faut juste suivre la côte… Je l’ai déjà dit, je me répète mais je m’en fous : C’est magnifique !!

En plus il fait super chaud, y’a l’océan. Bref, parfait quoi ^^. Je croise différents sites Moais en rentrant : Te Peu. Kihi Kihi et bien sûr Akapu où il faut aller voir le coucher du soleil. Ça tombe bien, je suis pile à l’heure. Je retrouve Gildas et les 2 polynésiens pour admirer le spectacle !

Une fois dans le noir, on rentre au camping. Un dîner plus tard, c’est dodo parce que demain c’est dada !!!

Ju

 

 

 

Bien arrivée à l’île de Pâques :)

Quand je disais à 23h on rentre à la pension, demain je pars à l’île de Pâques c’était exact. Mais pour être un peu plus précise, par demain je voulais dire… 2h du matin ! Eh oui, à peine rentrée à la pension, j’embarque mon paquetage et la femme de Ralph m’emmène à l’aéroport !

Evidemment, comme toujours, j’ai de la chance avec les transports. L’avion qui doit décoller à 2h du matin, c’est déjà super chiant. Alors quel bonheur d’apprendre que le vol a 3 heures de retard ! Youhou, youpi. Rester debout toute la nuit à l’aéroport ! Heureusement, il me reste suffisamment de pièces pour m’acheter un casse-croûte. Après ça, il ne me reste plus qu’une pièce pour remplir le pari de Mathilde : Parfait, une gestion impeccable sur ce coup là !

Allez, c’est parti. Il est 5h. ça fait donc plus de 24 heures que je suis debout, j’ai passé la journée sur des bateaux, donc inutile de dire que je suis HS.

Un des petits plaisirs simples de la vie ? Découvrir à 5h du mat’ que tu n’as personne à côté de toi et pouvoir (presque) s’allonger ! Ahhhhhhhh !

Bon en revanche, je sens que je suis en train de changer de continent ! Plus d’annonces en français avec l’accent polynésien que j’adore, plus de fleurs dans les cheveux, mais des annonces en espagnol…

Bon du coup, j’atterris avec 3 heures de retard…donc au lieu d’avoir presqu’une journée complète, je me retrouve avec une petite après-midi comme premier jour.

Celui qui tient le camping où j’ai réservé avec un collier de fleurs ! Et il est polynésien ! Ah parfait comme ça la transition se fera en douceur avec l’Amérique du sud, dernière partie de ce voyage (Pfu le temps défile à une vitesse je vous jure…).

Dans la voiture pour aller au camping, il y a Gildas un autre français. Bon je vous avoue qu’en ce qui me concerne, de suite le courant ne passe pas. Il est hyper agressif avec le mec du camping, hyper imbu de sa personne, d’une suffisance…. Ohlala. Blasé de voyager en plus… Bref. Mais bon on arrive ensemble, du coup on doit tous les 2 chercher une banque et faire des courses donc on y va ensemble. Mais plus on parle moins le courant passe… Genre lui est allé à Fakarava et pas à Rangiroa. Il me dit « Faka, c’est mieux ». « Euh t’es pas allé à Rangi ». « Mais Faka c’est mieux. »… ohlala. Je dis que j’ai plongé avec Top dive : « Top dive c’est nul ». « Ben t’es pas allé à Rangi ». « Ouais mais top dive c’est nul ». Voilà tout comme ça. Insupportable…

Ce qui me désole c’est qu’on veut faire les mêmes activités sur l’île, qu’on reste le même temps. Du coup, on se retrouve à réserver une rando équestre et … une plongée (what else ?) ensemble. Grrr…

En rentrant au camping, je m’installe dans ma tente (ils fournissent tente et matelas, parfait, juste ce que je n’ai pas) et je pars cuisiner dans la salle commune où je rencontre Anne-Sophie et Boris qui font… un tour du monde dans le sens inverse du mien^^.

Bref, je file dormir, j’ai 3 grosses journées qui m’attendent, j’ai presque fait une nuit blanche dans l’avion après avoir dormi à peine 4 h pour aller à Teahupoo. Et je commence à être sérieusement perdue dans l’espace temps. En 2 semaines, j’ai fait +2 heures en Nouvelle-Zélande, +4h en Polynésie, -4h maintenant… et encore 2 h de moins dans 3 jours. Je suis perdue ^^.

Nana ! (eh oui à l’île de pâques aussi ils parlent Rapa Nui ahah)

Ju