San Pedro de Atacama: Sandboard, VTT et trekking dans des décors de rêve, au-dessus du Mont-Blanc!

Me voilà donc à 2700m. En arrivant à mon hostel, je rencontre un couple d’anglais arrivés la veille qui n’ont pas quitté leur lit depuis qu’ils sont là… mal de l’altitude. Euh. Lui me dit qu’on est à 3700m, je vérifie, non non, on n’est même pas à 3000m… les pauvres, s’ils sont déjà malades là, ils ne vont pas pouvoir faire grand-chose dans le coin !

L’hostel est incroyable : hamacs, feu de camp tous les soirs, lits super confortables et le bonus : Une couette ! Ahouh ! Quelle luxe !!!! (dormez en sac de couchage ou drap pendant 9 mois et vous verrez comme c’est bon une couette moelleuse !!! Ahah la vie est faite de plaisirs simples parfois !!)

Alors c’est parti : Comme je ne veux pas perdre de temps, je réserve direct un tour à mon arrivée pour l’après-midi à la laguna cerra. Je me retrouve dans un bus rempli de chiliens, ça me fait réaliser qu’il va falloir rapidement faire quelque chose pour mon espagnol parce que je suis hyper limitée !!!

Je passe le trajet au fond du bus avec un couple de chiliens à danser sur des musiques chiliennes pour enfants… Une trentaine de minutes plus tard, nous sommes arrivés : Alors en gros, je me retrouve à flotter dans un lac (c’est presqu’impossible de toucher le sol tellement l’eau est salée !) entourée de montagnes oranges. Je ne sais plus où regarder ! L’arrêt suivant sont les ojos, 2 petits lacs encastrés dans le sol, on dirait… 2 yeux… Et le dernier arrêt est le coucher du soleil au bord d’un lac dont tout le tour est complètement craquelé par le sel. Tout ça toujours entouré des montagnes oranges. Au fur et à mesure que le soleil se couche, les montagnes deviennent progressivement rouges flamboyantes, c’est magnifique… Bien sûr, il ne faut pas se laisser abattre, donc on nous sert un pisco sour (version chilienne donc sans le blanc d’œuf !) pour admirer tout ça.

En rentrant, je fais connaissance avec mes nouvelles colocs : une allemande et 2 italiennes. L’allemande est très sympa, mais les italiennes… Bref. Passons. Je file à la supérette du coin pour m’acheter de quoi manger les prochains jours : Salades et ratatouille, je me régale ! Bien sûr, je prends aussi un empanadas au passage, parce que c’est vraiment trop bon !

Le soir, les 3 filles s’excusent, elles vont aux geysers le lendemain : Elles doivent se réveiller à 2h pour partir à 3h… Moi je dois me lever à 4h pour partir à 5h à l’altiplano, la nuit va être courte !

La nuit va vraiment être très très courte, parce que je ne pensais pas possible en devant se lever à 2h du matin dans un dortoir qu’elles puissent allumer la lampe et se mettre à papoter comme si on était en plein milieu de l’après-midi… En plus, leur bus a du retard, elles partent à 3h45, autrement dit, je n’ai pas le temps de me rendormir !

Je me couvre bien et c’est parti pour 1h de bus… Me voilà perchée à 4500 mètres pour prendre le petit-déjeuner dans un décor de rêve avec une mouette andine qui essaie de me piquer mes miettes. C’est difficile de décrire le paysage. C’est juste magique…C’est indescriptible, le mieux c’est que vous voyez les photos ! Une fois de plus je ne sais plus où regarder. Bon ça caille un peu quand même…

On va ensuite se promener dans ces paysages magiques. Au ralenti bien sûr. Parce que quand tu fais 2700 m – 4500 m en une heure de temps, tu ne vas pas faire un footing… Ou alors tu vas vite t’écrouler. En gros, j’ai l’impression de faire un marathon à chaque fois que j’accélère. Mais pas de mal d’altitude, donc ça c’est chouette !

Je rentre vers midi… Juste le temps de finir ma ratatouille et me voilà repartie pour… faire du sandboarding ! (Si c’était à refaire, j’irai faire la sieste et le sandboarding un autre jour… mais on ne peut pas penser à tout !) Me voilà dans un bus avec quasiment que des français venus rendre visite à Julie, leur copine installée à Buenos Aires pour une année. On sympathise tout de suite et hop c’est parti, nous voilà dans la vallée de la mort ! Euh alors rien que la route dans la vallée, on pense qu’on va mourir. Tous les 2 mètres, il y a tout juste la place pour les roues du bus, autour ce ne sont que des crevasses ! Alors oui le décor est magnifique mais on est quand même en stress une ou deux fois à se demander si on va rester sur la route ou si on va se retrouver au fond du ravin… Bref, si je suis là 2 mois après pour vous raconter, c’est qu’à priori le chauffeur n’était pas mauvais !

Alors le sandboarding c’est quoi ? On te file des chaussures de snow et une planche de snow (par près de 30°C, ça fait bizarre de mettre des boots et de porter un snowboard !) et hop tu vas dévaler des pistes…de sable. Alors l’inconvénient, vous l’aurez deviné, c’est que dans les dunes y’a rarement des télésièges… Me voilà donc à crapahuter sous une chaleur écrasante une dune de sable avec des boots et en portant un snowboard… Bien sûr avec un casque sur la tête, sinon on risquerait d’avoir un peu froid !

On arrive en haut. On admire la vue sur la vallée de la mort à couper le souffle en essayant justement de reprendre notre souffle… (On n’est que dans les 3000 mètres, mais quand faut monter une dune, ça se ressent un peu quand même !) Allez hop, on chausse et c’est parti ! Alors le premier essai est à mourir de rire. On pense tous qu’on va prendre plein de vitesse donc on fait attention de ne pas aller trop vite… Et donc on s’écrase lamentablement dans le sable. Alors avantage par rapport à la neige : Le sable c’est mou, donc ça ne fait pas mal en tombant et ça ne mouille pas non plus. En revanche… Ben t’es recouvert de sable… Donc bien penser à fermer la bouche et les yeux en tombant !!

Pour la deuxième descente on a compris le truc. Pas la peine d’essayer de faire des virages ou d’essayer d’être prudent. Le mieux, c’est d’aller tout droit. Et là, ça devient tout de suite plus rigolo !!! Je suis en train de faire du snow dans des dunes de sable dans un paysage surréaliste ^^. J’adore ma vie ahah.

On enchaîne les descentes (et les montées aussi malheureusement !) puis au moment où le soleil commence à se coucher, on remballe tout et on file à un joli point de vue où bien sûr on nous sert un pisco sour pour admirer tout ça. Bon une fois de plus, la vue est à tomber. Ça devient une habitude ici !

Les français me proposent de les rejoindre pour la soirée, mais entre la presque nuit blanche et le fait que le lendemain c’est moi qui fait les geysers, je suis obligée de décliner malheureusement !

Je retrouve les italiennes dans ma chambre, hyper blasées de leur journée parce qu’il a fait trop froid… Bon. Donc quand le réveil sonne à … 2 heures du matin (oui je suis très matinale ces jours-ci !), je mets tous les vêtements que j’ai… Et j’ai eu raison… Quand on arrive aux geysers, à 5000 mètres d’altitude de nuit, il fait -20°C… Alors l’astuce c’est de rester le plus proche possible des geysers pour se réchauffer un peu les pieds et les mains ! Mais le froid ne gâche pas mon plaisir ! Je prends mon petit-déj au-dessus du niveau du Mont-Blanc entourée de geysers et de montagnes… Encore des paysages magiques ! Comme d’hab au petit-déj on nous sert du pain et de l’avocat. J’adore ! Essayez le sandwich à l’avocat, c’est excellent !

Après on nous emmène à une autre lagune recouverte de flamands roses… On nous explique les différents types de flamands roses. La particularité du flamand chilien (et les locaux n’en sont pas peu fiers), c’est que c’est le seul à être carnivore !

S’ils sont roses, c’est bien sûr parce que le plancton qu’ils mangent sont rosés… Donc je vous laisse deviner la couleur de la lagune… rose bien sûr ! Lagune rose entourée de croûtes de sel et de montagnes… Une fois de plus, ce n’est pas trop trop moche… On va ensuite se baigner au milieu de la montagne (oui température toujours négative à l’extérieur !) dans une rivière limite brûlante ! Le temps de se mettre en maillot dans la cabine locale (donc derrière un gros caillou), je me rue vers l’eau, mais j’ai tellement froid que l’eau me brûle ! En descendant un peu la rivière, il y a une sorte de piscine naturelle… ou plutôt de jacuzzi naturel. Les bulles brûlantes remontent à la surface et nous crament les fesses ! Petit à petit on se fait à la chaleur, donc on commence à avoir froid. Facile, il suffit de se rapprocher du bord les pierres sont bouillantes. Le challenge consiste à ne pas se rapprocher trop des pierres et ne pas avoir trop de bubulles !

Près de la rivière, on rencontre un animal local : C’est un mélange entre un lièvre et un kangourou. Oui, vous aussi vous trouvez ça bizarre et je vous comprends. Globalement, c’est un lièvre. Ça a la taille d’un lièvre, le corps d’un lièvre, les oreilles d’un lièvre tout pareil. En revanche, ça a une tête de kangourou et ça se comporte comme un kangourou… en se déplaçant en faisant des bonds sur ses pattes arrières de pierre en pierre… étrange cet animal !

En rentrant en fin d’après-midi, je me rue vers mon lit ! Y’en a marre des nuits de 2h ! C’est décidé, demain je fais la grasse mat !

Je me réveille donc à… 7h… Mais après plusieurs réveils à 2h du matin, c’est une sacrée grasse mat. Ah j’oubliais de vous dire comment je me réveille… Grâce à l’italienne qui passe un coup de fil en italien en hurlant dans le téléphone alors que tout le reste du dortoir dort… Ouais ben cette fois ça me gonfle et je lui demande aussi gentiment que possible d’aller passer son coup de fil en dehors de la pièce…

Après mon ptit déj, je me prépare un casse-croûte et je file louer un vélo. Direction la vallée de la Luna ! Dans l’idée c’est cool d’y aller à vélo. Dans les faits, faire du vélo à 3000m d’altitude, ce n’est pas comme aller faire une promenade autour du lac Léman… J’ai l’impression que je viens de faire un marathon et que j’ai 50 ans de plus… Donc légèrement à bout de souffle tout du long. Ce qui est drôle avec l’altitude, c’est que dès que tu t’arrêtes, c’est comme si tu n’avais jamais été fatiguée… Très bizarre comme sentiment. Et là tu repars en te disant que t’es pleine de vigueur et bam, 3 coups de pédales plus tard, t’as repris 30 ans !

Bref, je finis quand même par arriver à la vallée de la Luna après avoir traversé un désert aussi somptueux que désertique… Je prends mon ticket d’entrée, ma carte et bim, je continue à pédaler. Dans les graviers. Dans le sable. Dans de la caillasse. Et quasiment tout le temps en montée sous un soleil de plomb. Moi qui ne fait quasiment jamais de vélo, cette fois, je suis servie. Je m’arrête au premier endroit sympa : Un circuit dans des grottes naturelles. Il faut avoir une lampe torche et pouvoir se déplacer facilement en rampant, sinon c’est très très compliqué. A la sortie de la grotte tunnel, ça se transforme en escalade… Et là j’arrive à un point de vue incroyable. Je suis seule au monde ! C’est le désert tout autour de moi, rien à perte de vue à part des paysages semblable à la Lune… Pfouah ! J’en prends plein les yeux !

J’aimerais pouvoir vous décrire ce qu’on ressent au moment où on se retrouve sur un rocher à dominer un paysage lunaire sans âme qui vive nulle part aux alentours, sous le soleil, avec que le bleu du ciel et les couleurs des roches à perte de vue quand on n’a plus aucune obligation depuis 9 mois, qu’on fait absolument ce qu’on veut quand on le veut. Un sentiment de liberté absolue. Je crois que c’est indescriptible… Mais je souhaite à tout le monde de ressentir ce sentiment de liberté incroyable au moins une fois dans sa vie !

Je savoure et immortalise (oui je sais il faut que je mette les photos ! Trouvez moi un wifi correct en Amérique du Sud et je m’y mets !!!) puis je pars traverser un canyon. A peu près une demi-heure de marche où je suis à nouveau seule au monde dans des paysages incroyables….

Je récupère ensuite mon vélo et continue de m’enfoncer un peu plus. Alors la montée dans le sable n’est pas évidente… mais les points de vue valent chaque goutte de sueur. Bien sûr il n’y a personne. Tous les tours viennent dans l’après-midi pour regarder ensuite le coucher du soleil. Donc j’ai la vallée de la Luna juste pour moi… J’enchaîne les tours à vélo, les sentiers à pied et me trouve un rocher qui me fasse un peu d’ombre pour savourer mon casse-croûte puis je commence à entamer le chemin du retour. En descente, c’est tout de suite plus simple. Enfin…n’ayant jamais fait de vélo de descente, me retrouver pleine balle dans la caillasse puis dans le sable c’est pas forcément super simple ^^. Un grand moment !

Je rentre en milieu d’après-midi et je prépare mes affaires pour le lendemain : Je pars pour 3 jours dans le Salar d’Uyuni !

Bye Chile, me voilà en Bolivie ! (Où je suis censée passer une dizaine de jours… ahahah, vous allez voir, je vais légèrement dévier !)

Ju

 

Chili: De Santiago à San Pedro!

Ouais alors là je commence vraiment à être en retard alors je vais vous faire un petit coup d’avance rapide :

Je prends mon vol pour Santiago. Dans l’avion, mon voisin, un chilien, essaie de sympathiser. Sympa sauf qu’il ne fait pas franchement d’efforts pour que je comprenne ce qu’il essaie de me dire… je lui dis que je ne comprends pas avec mon plus bel espagnol, il me répète plus fort et plus rapidement avec exactement les mêmes mots… A la russe donc si vous vous souvenez bien ^^. Bref, la discussion n’est pas hyper constructive. A l’atterrissage, il me demande où je dors, je lui dis le nom de la rue. Le couple en face de nous se retourne et me dit que c’est là où ils habitent, ils peuvent me déposer. Cool ^^. Une galère en moins ! C’est parti, on récupère les valises et ils m’emmènent chez Nelly et Nico. Je les remercie, ça s’annonce bien si tout le monde est comme eux !

En revanche, je suis un peu déçue, il y a eu un tremblement de terre pendant que j’étais dans l’avion ! A 2h près, j’avais encore un truc de fou à vous raconter. Grr, ce n’est pas passé loin !

Nelly et Nico ce sont des copains du pays de Gex qui ont été mutés il y a un mois à Santiago ! Quel timing !! Bon donc Nico m’a dit « quand t’arrives, tu vas voir le concierge je lui aurai donné la clé comme on ne sera pas encore rentré ». Facile. Je vais voir le concierge qui ne parle pas anglais, j’essaie de lui faire comprendre qu’il doit avoir une clé pour moi, je lui montre le numéro de l’appart de Nico, il me fait « oui » et décroche le téléphone… Non non, j’essaie de lui faire comprendre qu’ils ne sont pas là… je retente d’expliquer qu’il doit avoir une clé pour moi… Il parle dans le téléphone, raccroche et me dit c’est bon… Euh, comment ça c’est bon ?? Non non, il me faut la clé… Il ne comprend pas… bon. Il me montre l’ascenseur… ok. Il me fait monter dans l’ascenseur et appuie sur 10… euh ok mais je fais comment pour rentrer dans l’appart ??

Je monte, je trouve le numéro, je sonne… ah mais en fait ils sont là^^. Finalement ils ne sont pas sortis. Ok, je comprends mieux le coup de fil ^^.

On passe la soirée et une bonne partie de la nuit à rattraper le temps perdu : Comment je suis arrivée jusque là (mais je ne leur apprends pas grand-chose vu que Nico est mon plus fidèle lecteur ^^) et surtout comment eux sont arrivés là, parce que quand je suis partie de France, ils habitaient à 5 minutes de chez moi et visaient l’Australie dans quelques années et d’un coup, bam je les retrouve à l’autre bout du monde !

Tard, on finit par aller se coucher. Ils m’ont acheté un matelas pneumatique avec oreiller pneumatique assorti et ça c’est la méga classe ! Comme il fait frais, Nelly me prépare une bouillote avant d’aller me coucher. Ouhla, mais faut pas prendre soin de moi comme ça, je n’ai plus l’habitude moi !

Le lendemain, comme c’est le week-end, ils m’emmènent visiter la ville. C’est génial, ils habitent en plein centre, parce qu’à Santiago, plus t’habites au centre et moins c’est cher (tout un concept encore…). Au premier coup d’œil, c’est rigolo, j’ai l’impression d’être en Europe !

On va au musée de la memoria qui relate toute la période Pinochet. Ce musée est extrêmement bien fait, pour une fois, après l’Asie, les évènements sont réellement relatés, c’est clair,… Bref, à faire pour découvrir cette période de l’histoire du Chili !

En se promenant dans les rues on croise de nombreux vendeurs de tout et de rien : Un vend tout type de télécommandes, un autre des antennes tv, des bonnets,… Ils installent leur marchandise sur un tissu par terre et si la police arrive, ils chopent les 4 coins du tissu et en un quart de seconde hop, ils sont partis. Sauf qu’une fois ils ont vu une mamie qui vendait….des pierres… Ben au moment où la police est arrivée, elle n’a pas réussi à partir… en même temps quelle idée de vendre des pierres quand on sait qu’on doit pouvoir détaler comme un lapin… Bref…

On va se perdre dans les marchés, j’adore, ça me rappelle l’Asie : des allées à n’en plus finir et toujours de tout et de rien. En fait, on peut tout trouver mais il ne faut pas vouloir acheter quelque chose en particulier… Parce que c’est tellement grand que pour trouver le truc que tu veux, tu peux tourner un moment !

On s’achète des empanadas dans la rue… hum !!!!!!!!!! quel délice !!!! Miam, ça s’annonce bien tout ça ^^.

Le lendemain, comme ils travaillent, je pars vadrouiller seule dans les rues. Je vais au Cerro Santa Lucia juste à côté de chez eux. Et en arrivant en haut, surprise ! La ville est entourée de montagnes enneigées ! Ouhla, j’ai l’impression d’être de retour en Suisse. A la vue de ses sommets enneigés, j’ai les jambes qui me démangent ! Je fais le tour des agences pour aller passer la journée du lendemain… au ski ! EH ouais ! Ils ont eu un hiver pourri et moi ça fait 2 jours que je suis là et 2 jours qui neige ! On a de la chance ou on en n’a pas ! Et je ne vais pas aller n’importe où, comme je ne fais jamais rien à moitié, je pars pour une journée à Vallee Nevado, la plus grande station de ski d’Amérique du Sud ! Youhou ! Alors j’en fais un paquet des agences parce que je suis super exigeante ! Je n’ai qu’une journée, alors je ne veux pas qu’on me loue du matériel tout pourri, je peux pouvoir choisir mon matos. EH oui, ceux qui me connaissent le savent, le ski c’est mon dada. La troisième est la bonne, je peux louer du matériel expert et choisir ce que je veux. Parfait ! Je réserve tout ça et demain, je suis à la neige ! Youhou !

Je retourne me balader dans la ville et je rentre à l’heure où Nelly et Nico doivent être rentrés. On repasse la soirée tous ensemble à papoter. Ils se plaisent vraiment avec le système chilien et quand ils me racontent les dysfonctionnements de l’éducation nationale en France, je comprends bien pourquoi ! ça ne donne pas envie de mettre ses enfants à l’école en France ! Enfin bref…

Le lendemain, youhou, je suis à fond ! Je prends le mini-bus qui va m’emmener à un autre mini-bus rempli de portugais qui n’ont jamais skié ! Et hop, direction la montagne. Alors ça a beau être à une petite cinquantaine de kilomètres de la ville, on va mettre près de 4h… Mouais… Je vous passe l’épisode où le mini-bus est coincé dans une épingle à cheveux en montée sur une grosse plaque de glace, où on se met à déraper au deuxième essai, on recule, les voitures derrière se mettent à klaxonner parce qu’on fonce droit dans un ravin. Ceux assis à l’arrière commencent à se ruer vers l’avant du mini-bus parce qu’ils ont peur de basculer… Heureusement, la troisième est la bonne, on continue de monter et personne n’est mort. Ouf !

On fait un arrêt quelques minutes plus tard pour mettre les chaînes. D’un côté, ça me fait suer de perdre encore du temps, d’un autre côté, s’il faut chaîner c’est que je vais passer une bonne journée !

On arrive, je récupère mon forfait et je file chercher le matériel. Youhou, c’est parti, je me retrouve dans les œufs : la vue est dégagée. Non seulement c’est magnifique, mais quelle neige !!

Je m’enflamme un peu, je monte direct en haut, à 4000 mètres. Au moment de pousser sur les bâtons, j’ai l’impression d’avoir 80 ans et d’être en train de courir un marathon (je n’ai jamais eu 80 ans et je n’ai jamais fait de marathon, mais je suis sûre que c’est pareil !)… Mais ohlala qu’est ce qu’elle fait plaisir la première descente !

Je les enchaîne… je ne m’arrête pas. Mais au bout de 2 heures, force est de constater que je m’ennuie et que j’ai déjà fait 2 fois chaque piste… minimum. Bon je continue, mais à 15h, je vais boire un chocolat chaud. Le serveur s’amuse à me mettre plus de chantilly que de chocolat, j’ai à peine le temps de poser ma tasse que tout dégringole… je me débrouille comme je peux ^^.

Je retourne ensuite dévaler les pistes et je trouve un slalom ^^. Ahhhhhhh, ça fait plaisir aussi !

A 17h je retrouve mon bus et hop c’est reparti.

Je retrouve Nico et Nelly tard qui m’ont attendu pour manger et j’ai même une bouillote dans ma serviette au moment de prendre ma douche ! ça ne va pas cette histoire, je suis trop bien traitée, je ne vais jamais vouloir repartir d’ici ! Avant de me coucher, je lis des livres pour enfants en espagnol qu’ils ramènent de la bibliothèque. Je m’en sors niquel avec l’histoire du crocodile qui aimait faire de la balançoire…. Y’a un début à tout !

Le lendemain, je file à la poste acheter un carton pour renvoyer des choses en France (Je me trimballe 3 chargeurs d’appareil photo et un appareil photo qui ne fonctionne plus… par exemple. Et tout ce que je n’ai pas utilisé depuis que je suis partie, je renvois. Comme mon fil à linge. On trouve toujours un endroit où suspendre ses affaires… Je divise aussi tous les médicaments par 2 comme il ne me reste plus que 4 mois). Alors bien sûr quand j’achète le carton, le monsieur me dit que pour les colis internationaux, ils doivent vérifier le contenu avant que je ne ferme le colis. Du coup, je retourne à l’appart chercher les affaires, je retourne à la poste et je remplis le carton à la poste. Mais comme je sais qu’ils vont inspecter le contenu et que je n’ai pas envie de me faire piquer mes affaires, je cache dans les vêtements tout ce qui a de la valeur et je montre que *Ce ne sont que des bouts de tissus, ça ne vaut rien tout ça… ». Hop on enscotche tout ça et c’est parti pour la France… 5 kilos de moins pour moi. J’espère que ça arrivera un jour…

Je me balade un peu et je retrouve Nelly pour une soirée filles pendant que Nico sort avec ses collègues. Ah, c’est rigolo aussi une soirée filles ^^.

Le lendemain, je prends un bus pour Valparaiso. Je découvre les bus 5 étoiles dont j’entends parler depuis longtemps… effectivement, c’est la grande classe !! Une heure et demi de sieste plus tard, je sors la carte que Nelly et Nico m’ont donnée et hop, je pars à l’assaut des rues de Valparaiso ! Cette ville est tout simplement magnifique ! Il y a du street art à chaque coin de rue. Ce n’est pas dur, pour visiter Valparaiso, il suffit de s’y perdre ! Je prends 3 « ascenseurs » pour monter à différents cerros, ce sont des collines un peu partout dans la ville. Par ascenseur, je veux dire petite cabine en bois qui gesticule dans tous les sens et grince un peu trop fort.

Le bord de mer de Valparaiso n’est pas très joli, en revanche, dès qu’on arrive sur les collines, la ville est magnifique ! Des maisons empilées de toutes les couleurs. En revanche, moi je n’aurais peut-être pas construit des maisons de travers les unes sur les autres, en pente, dans une zone sismique. Mais bon, ce voyage a depuis longtemps prouvé que je suis de loin trop logique pour ce monde ^^.

Bref, je vadrouille, je zigzague, je marche, je déambule et quand mes jambes n’en peuvent plus, je retourne à l’arrêt de bus et je repars dans l’autre sens. Avant de rentrer à l’appart, j’achète un ticket de bus pour le lendemain. Il s’agira de mon premier long trajet en bus en Amérique du Sud : 27h de bus (en théorie bien sûr) pour rejoindre San Pedro de Atacama !

 

Je passe ma dernière soirée avec Nico et Nelly ! Snif, c’était bien cool de les retrouver. Mais qui sait, peut-être que nos chemins vont se recroiser avant fin décembre !

Le lendemain matin, je pars prendre mon bus. J’ai de la chance, le mec derrière moi aurait voulu être batteur… Il écoute du vieux rock à fond et tape avec ses pieds dans mon dos et ses mains au niveau de ma tête… Heureusement, il fatigue vite le petit et au bout d’une demi-heure, il arrête de me martyriser !

La journée passe très très vite bizarrement : Je bouquine, je fais un ptit somme, je mange ma salade de pâtes, je continue mon bouquin, je refais un ptit somme… Bizarrement aussi, je dors assez bien la nui. Et au réveil, hop, me voilà à 2700m dans le nord du Chili… Il fait très très chaud. C’est le désert… Je me trouve à un des endroits les plus secs de la planète.

Et là… ça me frappe… mais qu’est ce que je fais là ??? les vagues me manquent. La mer me manque. Le surf me manque. Et la plongée, n’en parlons même pas… Le bateau, la coco,… Mais non, je suis à un des endroits les plus secs au monde. J’ai un peu l’impression de m’être perdue…

Je trouve mon hostel. Il est top, hamacs, feu de camp, vélos neufs, cuisine, lit douillet avec grosse couette (on meurt de chaud la journée et on crève de froid la nuit…).

J’organise mes jours à venir et en me perdant sur le net et dans mes pensées, je retourne voir findacrew et tombe sur une annonce urgente pour une personne qui partagerait les frais du Chili jusqu’à la Polynésie Française… Il m’accepte à bord. La suite, vous la connaissez, j’ai posté un article pour votre avis, une large majorité a choisi de me voir continuer mon chemin terrestre pour cette fois…

Donc je continue mon périple J et ne vous inquiétez pas, les paysages d’Atacama vous ont donné raison alors merci à vous ahah !

Ju