Dans la jungle, part 2: « Mais Juju, c’est super dangereux ce qu’on est en train de faire! »

Alors, après une première nuit sans trop de piqûres à déplorer (Merci moustiquaire, je t’aime !) et un petit-déjeuner de compet, nous voilà à nouveau dans notre embarcation. Notre guide, toujours muni d’un espèce de sabre (ouais je m’y connais pas super en armes de survie. C’est un grand couteau quoi. Mais avec un étui sculpté et tout. On ne rigole pas dans la jungle), nous 3 et un autre guide qui conduit notre embarcation.
On nous dépose au 300 ème arbre sur la gauche, juste en sortant du périph, et là apparemment y’a un sentier… Ah d’accord. Alors au bout d’un mètre de la jungle, on passe d’un ensoleillement total à une bonne pénombre… Oui y’a de la matière au-dessus de nos têtes… Je vous rappelle qu’on est au fin fond de l’Amazonie ^^.
Le guide commence par nous montrer sur une branche une autoroute de fourmis… Elles se suivent et portent des énormes bouts de feuilles. C’est un peu surréaliste. Comme dirait Da « Regarde Juju, c’est comme dans les dessins animés ! »
Puis on se retrouve face à un arbre recouvert de piquants. Et pas des ptits piques comme sur une rose. Non. Pour ceux qui connaissent, ça a la taille et la forme des cônes d’encens… Mais en beaucoup plus affûté évidemment. Et y’en a un au centimètre carré… Voilà voilà. C’est plus du qui s’y frotte s’y pique. C’est qui s’y frotte va vite se vider de son sang… Je décide donc de rester loin de cet arbre. Ce serait vite fait de trébucher et de vouloir se rattraper à ce tronc…
Y’a un autre arbre, le guide met un coup de sabre dans le tronc… la sève commence à couler. Et le guide nous informe : « Si vous mettez cette sève dans votre bouche, vous êtes mort en 10 heures et il n’y a pas d’antidote ». Ah d’accord. Je vais donc rester loin de cet arbre également.
« et cet arbre, si vous touchez la sève, vous êtes mort en 24h ». Ah. De mieux en mieux. Je vais donc rester loin de cet arbre aussi.
Ensuite, il nous montre une ridicule petite araignée. « Si elle vous pique, vous êtes mort en 4h et il n’y a pas d’antidote ». Ah ok. Je vais donc rester loin des araignées aussi.
Euh. Ouais donc en fait en gros je suis dans la jungle et la plupart des arbres et bêtes sont susceptibles d’avoir ma peau. Et ça, Da l’a bien compris aussi. C’est donc plein de bon sens qu’il me sort « Eh mais Juju, c’est super dangereux en fait ce qu’on est en train de faire ». Oui mais t’inquiète pas Da, quand on le racontera aux parents et grands-parents on sera loin, ils n’auront pas le temps de paniquer !
On continue de marcher. Je sens qu’on tourne en rond. Je dis à Damdam qu’il nous fait faire un cercle. Et oui. Vous me croyez, vous ne me croyez pas mais au bout d’un moment, on arrive à une branche et je la reconnais direct : On est déjà passé là. Le guide se retourne et nous regarde et je lui dis « on a fait un rond, on est déjà passé là ». Il est tout fier de ses nouveaux élèves !
On trouve un trou rempli d’eau où nous voyons 2 poissons se balader. Le guide nous dit qu’il faut tailler une branche et si on est rapide on peut empaler les poissons… Mouais. Da décide d’essayer. Le guide trouve une branche, il sort sa serpe magique et hop en 30 secondes, on a une jolie lance. Da vise le poisson et…. Ben non. En même temps on s’en doutait. On ne va pas devenir Tarzan et Jane en 20 minutes… (Ne vous emballez pas trop, sans vouloir tuer le suspens, en 4 jours non plus…)
Le guide essaie de nous apprendre plein de choses, plein de noms d’arbres, leurs utilisations,… Mais pfiou. Ça fait beaucoup d’informations d’un coup. En plus, à chaque fois ce sont des noms pas possibles… Le guide nous explique que depuis tout petit il a toujours vécu dans la jungle et que ses parents et grands-parents lui ont tout enseigné. Il ne va même pas nous enseigner 5% de ses connaissances… et même ça on galère.
On finit par ressortir de la jungle, on rejoint notre embarcation pour aller manger notre dose de féculents d’une semaine en une assiette. Après une sieste dans le hamac (je deviens accro, je vais devoir investir en rentrant !), on retourne dans la barque et on nous repose au milieu de nulle part.
Damdam me regarde inquiet : « Juju, on retourne en milieu hostile ! »
Eh oui, cet aprem, on va apprendre à pêcher. Mais là on ne parle pas de la belle canne à pêche avec les beaux hameçons et tout… Non non. Alors là, la canne c’est un bout de bois avec un fil de nylon au bout. Et au bout du fil de nylon un espèce de fil de fer tordu.
Quant aux appâts, il va falloir les chasser. On part donc à la chasse à la sauterelle avant de pouvoir commencer à pêcher. Bon évidemment, vous vous doutez, les guides en ont trouvé 2 en 2 minutes. Nous on cherche encore ^^. Hop, c’est parti, ils embrochent la sauterelle sur le bout de fil de fer tordu et bim à l’eau.
Avec la sauterelle, on pêche un petit poisson. Pas de quoi nourrir une tribu. Mais en fait ce n’est pas le poisson là qu’on veut pêcher. En fait, nous, on prend ce mini poisson (qui fait quand même bien 20 centimètres), on le coupe en petit bout (imaginez ma tête, je suis ravie d’avoir un poisson coupé dans tous les sens sous mes yeux et qui continue de gesticuler…) et on met un bout sur le fil de fer… La sauterelle chassée nous a donc permis de pêcher le petit poisson qui lui va nous permettre de pêcher les gros ! Toute une tactique.
On va pêcher chacun notre tour. Ceux qui ne pêchent pas coupent des grandes herbes qu’ils agitent dans tous les sens autour de soi et du pêcheur pour limiter l’approche des nuages de moustiques… C’est qu’ils sont agressifs et surtout nombreux.
Le guide nous ramène une espèce de branche. Une branche principale sur laquelle il n’a laissé que 2 petites branches à la base. Le but ? Embrocher les poissons dessus. Ça nous fait un support pour ramener la poisse caille au bercail.
Avant la tombée de la nuit, on rejoint notre embarcation, puis notre logement et au dîner bien sûr, c’est le poisson que nous avons pêché. Encore un peu et on sera autonome dans la jungle hostile ^^. Enfin faudra pas être trop gourmand quand même, on a dû rentrer avec 3 poissons…
On profite de cette deuxième et dernière nuit dans nos lits à moustiquaire (gruyère la moustiquaire de Da, mais moustiquaire quand même. T’avais qu’à pas t’asseoir dessus !) Demain on passe aux choses sérieuses. Ouais, là vous pensiez que nous étions des aventuriers. Attendez de voir la dernière partie, sorte d’examen final… Demain, on part en mode Koh Lanta. En autonomie en milieu hostile !Sauf que nous, on n’est pas sur une île déserte paradisiaque avec la mer, le sable blanc et tous les poissons colorés et noix de cocos à volonté. Nous, on est dans un environnement où tout veut notre peau, où on est entourés de piranhas et où même les arbres veulent nous tuer ! Un grand moment en perspective !!!
Ju-Da

6 réflexions au sujet de « Dans la jungle, part 2: « Mais Juju, c’est super dangereux ce qu’on est en train de faire! » »

  1. Tiens le retour de Ju l’aventurière…ça nous avait manqué. Difficile à te suivre maintenant mais je crois que tu t’étais arrêté à la jungle colombienne…en effet, ça a l’air chaud mais tellement enrichissant…Vivement la suite

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