Le jour où j’ai fait des longueurs avec des baleines à bosse…

Debout ! Aujourd’hui, je nage avec les baleines à bosse! C’est pas tous les matins qu’on peut se dire ça pour se tirer du lit ! En tout cas, niveau motivation ça marche niquel, je suis réveillée bien avant mon réveil !! Les baleines m’attendent, les baleines m’appellent !! Hop, ptit-déj vite fait et après 5 minutes de marche sur la plage, me voilà sur le « ponton » local. C’est-à-dire pas de ponton. Quand le bateau arrive, il faut marcher dans l’eau jusqu’au bateau ^^. Ben, on ne va pas se plaindre, une eau à 29° au paradis ! Un bon bain matinal. On grimpe à bord et l’équipage se présente : on est une petite dizaine avec 3 encadrants : un qui conduit le bateau et 2 qui viennent avec nous dans l’eau ! On nous distribue le matériel et surtout on nous donne les consignes de sécurité : On ne peut pas nous garantir qu’on pourra nager avec les baleines. Ça dépenp du comportement de l’animal. Il faut qu’il soit calme et quasiment à l’arrêt (ouais surprise, une baleine de 25 mètres ça nage un peu plus vite qu’un humain, même si l’humain a des palmes (ce qui n’est pas le cas en plus ici, on a que masque et tuba)). Allez hop, c’est parti ! La vue sur Moorea est magnifique ! Encore de la montagne verdoyante entourée d’un lagon bleu transparent comme on les aime. Bref. Encore un endroit pas dégueu. Ah très rapidement on se fait suivre par 2 bateaux… un d’une autre compagnie et un avec des touristes qui ont dû louer un bateau… En fait, je suis avec la compagnie la plus ancienne et réputée pour les baleines. Certaines nouvelles compagnies se contentent d’attendre qu’ils trouvent les baleines, donc ils suivent le bateau… Petits malins ! Ah c’est parti on voit une baleine au loin ! Les 2 autres bateaux l’ont vu, hop, le commandant nous dit qu’on va laisser celle-là pour les 2 bateaux et nous on va en trouver une autre. C’est marrant, il parle de ça comme si une baleine dans un océan c’était aussi simple à trouver qu’un chat près d’une poissonnerie. Bref, on fait demi-tour et on part dans la passe. 10 minutes plus tard, on en a trouvé une autre. Ah effectivement, ce n’est pas très compliqué à trouver. Il n’y a pas beaucoup de planctons par ici, mais en fait les baleines se gavent sur le trajet (genre en Australie…) . Elles s’engraissent, elles s’empiffrent, elles se gavent. Puis en arrivant en Polynésie Française, elles mettent bas et s’occupent de leur baleineau. On s’approche mais elle est en train de nager donc pour l’instant on la suit… Soudain on nous dit : « Tous à l’eau ! Vite ! » Mais il faut rentrer dans l’eau le plus discrètement possible… ne pas faire d’éclaboussures ou de bruits pour ne pas qu’elle se remette en route. Allez hop, on nage ! Nager le plus vite possible tout en étant invisible ! Soudain, je les vois. 2 baleines. Peut –être une dizaine, quinzaine de mètres en-dessous de nous, c’est difficile d’évaluer les distances dans ce grand bleu transparent. Ouahouh. Ah ouais c’est pas mal gros. Une bonne quinzaine/vingtaine de mètres. Mes ptits requins de 4 mètres, ils peuvent aller se rhabiller à côté. J’avais observé les baleines sauter en Australie, mais de les avoir en face de soi sous l’eau, c’est une toute autre expérience ! Elles restent 5 bonnes minutes sans bouger, puis elles repartent… On remonte sur le bateau et on recommence… On les suit mais elles partent vraiment vers le large. On décide donc de se trouver un autre mannequin de 25 tonnes pour notre séance photo. Ben 10 minutes plus tard, il y en a une qui fait un magnifique saut devant le bateau ! On est quand même sur un tout petit bateau, alors 25 tonnes qui sautent devant vous, ça fait son petit effet. Evidemment, pas eu le temps d’immortaliser… Grr. Après elle reste longtemps à la surface, en avançant lentement… On patiente… Faut être patient pour nager avec une baleine ! Bien plus complexe qu’un requin ! Mais le jeu en vaut la chandelle, ça envoie son pesant de cacahuètes ! Tous à l’eau. Elle est un peu loin, on nage comme des dératés. Quand on arrive à son niveau, elle est en train de repartir. J’ai eu la chance de la voir, mais ce n’est pas le cas de toute le monde. Allez, hop, on retourne sur le bateau ! Sportif comme séance photo !! Il nous dit qu’on se trouve une dernière baleine avant d’aller voir les raies et les requins. Ah cool ! Je vais pouvoir refaire des bisous à des raies ?? Génial !! Ahah. Allez, allez, une dernière baleine sympa ! On a à peine le temps de la voir du bateau qu’on nous dit « vite vite vite tous dans l’eau vite elle est juste là ! » Et là… Moment magique et quasiment indescriptible. Les baleines aiment se rouler dans les algues à la surface pour se gratter. Il se trouve que nous sommes justement à endroit où il y a des algues… Soudain…. Je sens tous les poils du corps se dresser et un immense frisson qui me parcourt le dos. Elle est là. Juste en face de moi. Il en doit pas y avoir plus de 7 ou 8 mètres qui nous séparent. Normalement, on ne s’approche pas aussi près, mais là, c’est différent, c’est elle qui est venue vers nous. L’accompagnateur nous fait un signe de nous tenir près au cas où elle approcherait encore, il faudra se pousser pour lui laisser le passage libre… Mais non…. Elle se dresse. Sous l’eau. Juste face à moi !!!!! Je vois son ventre, ses nageoires… elle se redresse et se tourne pour se rouler dans les algues. Je ne sais pas si vous avez bien saisi alors je la refais. Je suis dans l’eau, mes 1m68 avec juste un masque et un appareil photo. Face à une baleine d’une vingtaine de mètres et 25 tonnes en train de se rouler dans des algues… Le frisson qui me parcourt le dos ne me quitte pas les 2 minutes qui suivent. Je ne sais plus si j’ai réussi ou pensé à respirer pendant ce temps. J’avais largement le souffle coupé et tu te dis des fois qu’elle m’entende respirer et qu’elle se carapate ce serait dommage… Donc j’essaie de me faire toute petite, ce qui est ridicule, parce que de toute façon je suis largement toute petite à côté d’elle… Tous ceux qui ont vu la vidéo ont globalement fait : « Ouahhhhhhhhhhhhhhhhhh….. eh mais t’es folle ». Oh mais non. Faut arrêter de dire que je suis folle à chaque fois que je montre ce que je fais ^^. Allez, on remonte à bord les yeux remplis d’étoiles et le dos remplis de frissons… On va faire des câlins avec les raies. Ici, ils ne leur ont pas retiré le dard (mortel je le rappelle). D’un côté, je suis contente. Je ne trouvais vraiment pas ça normal de le leur avoir retirer parce que les touristes avaient la trouille. D’un autre côté c’est vrai que quand tu vois le dard passer près de toi t’as envie de lui murmurer à l’oreille « petit, petit, gentil ! gennnnnnnnntil ! pas de panique. Je suis gentille, ne me tue pas.. » Les requins pointes noires rôdent également. Il y en a beaucoup plus qu’à Bora et ils passent beaucoup plus près… Je ne comprends toujours pas pourquoi en plongée, je n’ai peur de rien, je les observe, je n’ai jamais eu la trouille face aux requins et pourquoi en snorkelling je ne peux pas m’empêcher de me dire : « S’il décide de me goûter, je suis sérieusement dans la m ! » Mais bon, pas plus que ça quand même, je vous rassure, je suis tellement occupée à faire des bisous, des câlins et des papouilles aux raies que j’oublie vite que je suis entourée de trucs pleins de dents tranchantes. Et que je suis en train de câliner un truc qui pourrait me tuer aussi d’ailleurs… 2 polynésiens sur un scooter des mers nous rejoignent. Ils viennent de Tahiti (ohlala ça fait rêver. Tiens on fait quoi cet aprem ? Ben attend, on a qu’à prendre le scooter, dans une demi-heure on est à Moorea on pourra nager avec les baleines…) : C’est confirmé, Teahupoo démarre après-demain. Niquel. Juste le temps de rentrer sur Tahiti demain aprèm et hop, je me vois déjà en train de barboter avec Kelly !! On remonte à bord et on retourne dans la passe… où nous nous retrouvons entourés de dauphins au ventre rose. Leur particularité ? Ils savent faire jusqu’à 7 tours en sautant !!! Des torpilles ! Excellent. Ça saute de tous les côtés. Bon ben…. On saute à l’eau ?? Je les entends sous l’eau et je finis par les voir passer sous moi également… Ahlalalalalalala. Quelle journée encore ! Ajoutez à ça tous les fruits frais en remontant à bord (Moorea est réputée, à juste titre, pour ses ananas : Ils sont très sucrés et n’ont pas du tout de goût un peu amer. C’est trop trop bon. Avec de la coco fraîche râpée dessus, je me régale. Tout ça avec un ptit punch bien sûr. Puis me voilà de retour sur la terre ferme… Que d’émotions encore !! Je retourne à la paillote pour un autre poisson cru au lait de coco et je vais me coucher les yeux remplis de baleines, dauphins, raies, requins. Bref, encore une journée improbable ! Le lendemain, juste après le check-out, je commence à faire du stop. Je pars dans l’autre sens comme ça j’aurais fait tout le tour de l’île. Cette fois c’est un peu long, j’ai bien du attendre 5 minutes. Le premier, un local toujours, me dépose à l’intercontinental… Ah. Ça me dit quelque chose. Ah mais oui ! C’est là qu’il y a l’hôpital des tortues ! Ben comme je suis loin d’être pressée, je vais visiter l’hôpital. Ce qu’on entend hôpital ici, c’est enclos dans lagon bleu transparent avec d’un côté la montagne et de l’autre l’océan turquoise. Quelle horreur. Des panneaux expliquent un peu l’historique de cet hôpital pas comme les autres. Et il y a une fiche par tortue : Comment les reconnaître, dans quel enclos elle se trouve, pourquoi elle est là, où elle en est et surtout si elle pourra un jour être relâchée… Une est aveugle, elle a été retrouvée avec des hameçons dans les yeux, elle ne pourra jamais être relâchée. Une autre a été attaquée… par des humains… la viande de tortue est très prisée bien qu’illégale ici ! Celle là se remet bien et pourra bientôt retourner barboter avec ses copines. Sur chaque page il y a aussi un signe distinctif de cette tortue. Par exemple, une aime bien se rouler sur le côté… Après près d’une heure, je me remets sur le bord de la route et un couple de polynésiens me récupèrent. Ils me demandent à quelle heure est mon bateau. Euh. Alors en fait je sais qu’il y en a tous les jours alors j’attendais d’être à l’embarcadère pour embarquer sur le premier qui part. Moi ça me paraît normal de faire comme ça, mais eux décident de regarder les horaires pour moi. Il y en a un à 15h. Ben vous voyez que ça ne servait à rien de s’inquiéter ! Hop, ils me déposent et un autre me récupère. Il travaille à l’aéroport mais décide de m’accompagner jusqu’à l’embarcadère. Je vais finir par prendre l’habitude qu’on prenne autant soin de moi ! A l’embarcadère, j’achète mon ticket, une coco et de l’ananas pour patienter. Je rencontre 2 français de Lyon qui sont en stage médecine à Tahiti. Il y a pire comme stage ! Et dans le bateau… je retrouve la famille qui m’avait prise en stop à l’aller et qui venait passer le week-end sur Moorea ! Les français me proposent de me déposer en-dehors de la ville sur la grande route pour que je puisse facilement trouver une voiture. Ca marche, la première voiture s’arrête et un polynésien me ramène à la pension où je retrouve Chris. On ne traîne pas trop. On se lève à 4h30 demain pour aller à Teahupoo !! Après les baleines, je vais barboter avec Kelly eheheh ! Ju

3 réflexions au sujet de « Le jour où j’ai fait des longueurs avec des baleines à bosse… »

  1. Après les requins, les raies, maintenant, les baleines…Je crois que tu vas te transformer en animal aquatique si ça continue! Tu seras la nouvelle espèce encore jamais découvert. Quelle chance, non…le « rebajuraie », qu’est-ce que t’en penses?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s