Traversée de Bornéo… avant de rejoindre les Philippines durant une loooooooooooooongue journée bien pourrie!!!

Me voilà donc à Semporna. Je retrouve Pamela, la suissesse de Lausanne, qui me rejoint à l’hôtel. On sort manger sur les quais. C’est très sympa, il y a beaucoup d’ambiance car il y a une manifestation qui commence demain : Une course de bateau. Ils fabriquent des décors en bois qu’ils installent sur les bateaux, des rubans,… et après il y a une course avec une belle somme d’argent à la clé. C’est très populaire, du coup il y a des stands et de la musique partout dans la ville.
On s’installe à une table et on commande machinalement une bière. Erreur. La serveuse rigole : « On n’a pas d’alcool ici, c’est musulman ». Ah mince. C’est ça de vouloir manger local ^^. On commande des nouilles sautées.
Pamela n’a pas complètement fini son assiette, un petit garçon arrive, montre l’assiette avec le doigt. Pamela a à peine le temps de réagir qu’il a agrippé avec la main tout ce qu’il restait dans l’assiette et tout engloutit… Un deuxième arrive en regardant mon assiette. Sauf que moi et ma rapidité légendaire pour manger font que mon assiette est encore pleine… donc je fais signe que non… Je finis de manger et j’en laisserai dans l’assiette pour quand ils repasseront.
On retourne à l’hôtel près d’une maison jumelé . Dans le dortoir on rencontre un polonais et une chilienne. Je pose pas mal de questions à la chilienne sur l’Amérique du Sud. Elle a beaucoup voyagé en Amérique du Sud et dans le monde entier et pour elle l’Amérique du Sud n’est pas plus dangereuse qu’ailleurs… On verra bien ^^.
On se couche super tôt (comprenez 23h). Moi je me suis levée à 4h45 pour aller à Sipadan et après une semaine à très mal dormir sur les lits pas terrible avec du bruit toute la nuit, j’ai vraiment besoin d’une bonne nuit (oui après 4 mois, une nuit dans un dortoir de 8 personnes représente une bonne nuit ^^). Je dors comme un bébé et fais une grasse mat’ (Comprenez 7h30) comparé au reste de la semaine.
Avec Pamela, on file prendre le petit-déj inclus. Toujours des toasts, mais ce matin ce sera sans les œufs qui baignent dans l’huile. Ou l’huile qui baignait dans l’œuf… Après je regarde les vols. Il faut que je décide ce que je fais de la suite ^^. Dure la vie. Je dois me poser des questions comme « Où je veux plonger la prochaine fois ? Quel pays j’ai envie de voir ? »… Je ne vous raconte pas l’horreur. Les dilemmes. C’est affreux.
Je n’ai pas trop envie de rester à Bornéo. Enfin si. Pour être tout à fait honnête, j’en meurs d’envie. La jungle, les orang outans,… Il y a des tonnes de choses à voir. Le problème, c’est que je me dis qu’il y a un moment où quelqu’un de ma fille va googleliser Bornéo et va voir que je vis vraiment dangereusement et va faire flipper tout le reste de la famille (Bon au final, je suis aux Philippines depuis une semaine et personne n’a pensé à regarder Bornéo sur Google donc j’aurais peut-être dû y rester !) : enlèvements, meurtres, conflits politiques,… Et comme je ne veux pas faire flipper tout le monde, je me dis que le mieux c’est que je parte. Je suis tentée de reprendre un bateau et de retourner sur Mabul passer mon advanced. J’ai beaucoup aimé cet endroit, les locaux,… Mais je me dis que retourner en arrière ne fait pas partie de ce voyage. Mon voyage c’est de continuer d’avancer jusqu’à ce que j’avance tellement que je finisse par retomber sur mes pas (eh oui la vie est mal faite, la terre est ronde !). Mais vraiment… c’est dur de résister !!!
Alors je regarde skyscanner et les vols pour les Philippines. Je trouve un vol à 40 euros le lendemain de Kota Kinabalu, c’est parti. Pamela prend justement le bus de nuit ce soir-là pour Kota Kinabalu. Hop, je file avec elle réserver le billet. Après quoi on file se promener en ville, manger des nouilles sautées (oui on a mangé du riz matin et soir pendant une semaine sur l’île… Déjà que depuis 4 mois je suis au régime nouilles riz, si on m’enlève les nouilles, ce n’est vraiment plus varié du tout… du coup je retrouve les nouilles avec grand plaisir !!!), boire une coco, boire un jus de mangue (oui je sais c’est moche…). Après quoi on retourne à l’hôtel. Je passe l’aprèm à faire ma vidéo de plongées. J’ai quand même 3h de vidéo, mais je ne veux pas dépasser 15 minutes… ça en fait des choix à faire !!
Juste avant de partir prendre le bus, je me dis que ce serait bien de réserver un hôtel à Manille qui inclue un pick-up à l’aéroport. Hop, je fonce sur Hostelworld (Hostelworld est mon ami) : J’en trouve un avec 95% de satisfaction et pas cher, c’est parti 2 minutes plus tard c’est réservé. J’ai rarement été aussi efficace et organisée… C’est louche tout ça !

Il est 18h, un mini-van vient nous chercher pour nous emmener au bus. On papote avec le chauffeur, on apprend qu’il est capitaine d’un des bateaux de la manifestation. Il est tout content de nous parler de son bateau et de ce festival. On lui souhaite bonne chance et on file prendre notre bus. Bus pas top évidemment. Comme d’hab. J’attire les bus avec des sièges qui se baissent à peine. Je ne me fais pas d’illusion, je me connais, je ne vais pas dormir. Pour ça, les bus vietnamiens sont quand même au top. Je ne comprends pas qu’il y ait qu’au vietnam qu’ils aient eu l’idée de mettre des couchettes… Y’a quand même pas besoin d’être super futé pour se dire « Un bus de nuit ? Tiens, on pourrait peut être y mettre des couchettes ? »… enfin bon.. je dis ça je dis rien.
Bref, donc figurez-vous que je ne dors pas (ça alors quelle surprise). Le chauffeur fait la pause pour manger à 1h du matin. Ça c’est comme le coup du lait à 1h du matin en Thaîlande. Bref… Arrêtons de chercher de la logique où il n’y a aucune logique !
A 4h du matin, on arrive à Kota Kinabalu. Pamela va vite aux toilettes. Sauf que le bus veut repartir. J’enlève ses affaires de la soute et j’attends qu’elle revienne, entourée de chauffeurs de taxis. Pamela revient, regarde son sac et panique : « Il est où mon petit sac ? Celui avec l’ordinateur dedans ?? » Euh… Coup de panique. Je suis sûre d’avoir tout enlevé de la soute. Le bus est reparti. Pamela panique, moi je me sens vraiment trop mal… Elle court demander où est parti le bus.
Elle revient 5 minutes plus tard, heureusement le sac était à l’intérieur, le chauffeur l’a vu et l’avait mis de côté. Incroyable. Y’a vraiment pas plus sûre que l’Asie pour voyager. Tu fais ça en Europe, tu retrouves peut-être le sac, mais sans l’ordi. Tu fais ça en Amérique du Sud on te dira : « Un sac ?? Mais quel sac ? Non on n’a pas vu de sac »…. Bon donc tout est bien qui finit bien !
Je prends un taxi pour l’aéroport et Pamela pour le centre-ville ! Je la recroiserai peut être à Singapour… sinon en Suisse ^^.
Alors mon taxi… Il me demande avec quelle compagnie je vole : Zest airways. Inconnue au bataillon. Formidable. Il me dit qu’il y a 2 terminaux : Un pour air asia et un pour malaysia airlines (No comment ^^). Je suis sûre d’avoir vu que Zest air fait partie d’air asia. Mais le chauffeur de taxi pense que c’est le terminal de malaysia airlines. On demande à un deuxième chauffeur de taxi : Il dit aussi que c’est celui de Malaysia airlines. Une troisième ? Idem. Bon, à priori ils connaissent mieux que moi. C’est parti nous partons donc au terminal 1. Il essaie de fixer un prix. Je rigole en lui disant que je sais que l’aéroport n’est pas là, je veux le meter. Il me répond que des fois c’est plus avantageux avec le meter mais que selon la circulation, c’est souvent plus rentable le prix fixe. Je rigole à nouveau en lui faisant remarquer qu’il est 4h du matin. Pour les bouchons, on repassera. Il rigole, il s’est fait avoir à son propre jeu. Eheh. Bon du coup c’est parti avec le meter et effectivement j’arrive avec moitié du prix qu’il voulait me faire payer ^^. Pas folle la guêpe.
Il me dépose et repart. J’entre dans le terminal 1. Je regarde le premier écran que je croise : Manille… terminal 2. Evidemment. Fallait s’en douter. Pfu. Super.
Je file aux arrivées en espérant y trouver un taxi. Mais à 4h30, plus d’avion. Qui dit plus d’avion dit plus de taxi. Qui dit plus de taxi dit que je me retrouve dans la m. On me dit qu’il faut un ticket pour prendre un taxi et le comptoir ouvre vers 7h-7h30. Mon vol est à midi, j’ai largement le temps.
Je passe donc ma deuxième nuit de ce périple sur un banc dans un aéroport. Je suis presqu’une habituée. J’accroche mon sac au banc, je sors mon sac de couchage, je me sers de mon sac en bandoulière comme oreiller, je prends soin de ranger mes tongs au cas où quelqu’un les trouve trop sexy (C’est un trait d’humour, si vous voyiez mes tongs vous comprendriez ^^) et je mets ma pochette avec mes papiers, passeport et argent autour du cou. Je mets un réveil (Oui rappelez-vous à Hong-Kong j’avais réussi à faire une grasse mat’ sur un banc…), on ne sait jamais. 7h, je suis effectivement réveillée par ma sonnerie. La nuit a été courte… Je file aux toilettes me changer, je recharger le paquetage et je file acheter mon ticket pour le terminal 2. 15 minutes plus tard, je suis enfin au bon terminal. Je vais pour faire le check-in. On me demande mon billet de sortie des Philippines. Ahah. En voilà un qui a de l’humour. Je ne sais pas où je serai dans 2 jours, comment veux tu que je sache quand je vais vouloir sortir du pays ??? Il croit vraiment que je prévois tout 3 semaines à l’avance ?? Non mais en 3 semaines je peux avoir changé de pays 4 fois, changé d’avis 15 fois (par jour),… Faut pas pousser mémé dans les orties non plus. Non. Pas de billet de sortie, pas d’avion pour les Philippines. Et pas d’avion pour les Philippines, pas de plongées. Et en addict que je suis en train de devenir, pas de plongées, ça fait grincer les dent. Bon. OK je vais acheter un billet. Là où je me fais avoir c’est que c’est un terminal air asia, donc pas forcément le moins cher du marché pour ce qui est des Philippines. Mais bon tant pis, la prochaine fois, j’aurais qu’à prévoir à l’avance (OK on sait tous que ça n’arrivera pas…).
C’est parti, je prends un billet pour Singapour le 17 mai, ça me laissera une semaine à Bali. Ce n’est pas énorme mais je ne peux pas être partout pour un mois. Enfin si je pourrais, mais dans 10 ans je ne suis pas rentrée !
Je retourne fièrement au check-in. Fièrement mais blasée d’avoir dû dépenser autant dans un billet d’avion (Plus de 50 euros de billets d’avion, je n’ai plus l’habitude, alors là d’avoir passé les 100 euros, j’en ai la tête qui tourne). Et là, on m’explique que je dois payer un supplément pour mon bagage. Et là, je commence à reconnaître les symptômes de la journée pourrie qui pointe le bout de son nez de temps à autre. Rappelez-vous Phu Coc au Vietnam par exemple… Mince, mince, mince. J’avais pourtant tout planifié. Mais je le sens gros comme une maison. Ça va être ma journée pourrie de la semaine. Pfu. Dans les cas-là, faut serrer les dents, se dire que la journée va être rude, mais ma foi, c’est comme ça, y’a pas le choix, va falloir survivre jusqu’au bout de cette journée infernale (Je vous passe le suspens, ça sera effectivement cette journée-là…). Je lui explique que j’ai coché au moment de la réservation que j’avais un bagage à mettre en soute. Il me dit que c’est cool pour moi de cocher des cases (ok il ne me le dit pas comme ça) mais que lui il n’y a rien de marqué. Bref. Bien sûr, je n’ai pas le choix. A moins de jeter mes shampooings, couteaux et la moitié de mes affaires pour que le sac passe en bagage à main, je n’ai pas d’autres solutions. Je paie donc le supplément. En me disant qu’il n’ait que 9h du matin, que je n’ai rien fait et que j’ai dépensé autant qu’en 2 semaines au Cambodge. J’ai dépensé autant en 10 jours à Koh Rong que là en 5 minutes pour un truc qui ne me fait même pas plaisir : Enregistrer un bagage. Faut que j’arrête les comparaisons parce que ça fait mal…
Mon bagage se fait la malle. Je passe la sécurité avec une bouteille d’eau pleine à ras bord (Bim allez ! je viens d’économiser un euro d’eau ahah, vengeance ^^). Je ne sais pas comment ils ne l’ont pas vu. Ce n’est pas forcément très rassurant mais bon… Je file manger parce que je n’ai rien avalé depuis la veille à midi. Je vois spaghettis bolognaises. Très naïvement, je me fais avoir (pour ma défense, c’est un tout petit aéroport, il n’y avait rien d’autre à manger à part des donuts… ), ça ne ressemble pas à des spaghettis bolognaises et ça n’a pas non plus le goût… Tant pis, ça me remplit l’estomac. Puis je file continuer de faire mon film. Sur mon ticket, c’est indiqué porte 2/4. Je reste entre les 2… Je ne sais pas s’il y a une énigme, s’il y a un piège… Je suis prête à toute éventualité comme aujourd’hui ne sera pas ma journée. L’embarquement devait être à 11h30. Il est midi toujours rien. A 13h30, l’heure où je devais atterrir à Manille, le monsieur à côté de moi me demande si je vais à Manille. J’acquiesce. Il me montre son application (comme quoi il y a vraiment une application pour tout) : Il peut regarder où est l’avion que nous allons prendre. Et l’avion que nous allons prendre vient de décoller de Manille. Autrement dit , il est carrément à la bourre et on va poireauter là encore un moment. Mais moi je suis sereine, je sais que ce n’est pas ma journée.
Avec 3h de retard, on finit par embarquer porte 3-4 (je n’essaie pas de comprendre…). Une fois dans l’avion, on nous fait attendre plus d’une heure, il fait super chaud. Les gens commencent à s’énerver après les pauvres hôtesses de l’air qui n’y sont pour rien. Moi je fais mon film, ça m’occupe. Et j’ai un bon pincement au cœur de quitter la Malaisie. J’y suis entrée par hasard avec Léa, on a eu fou rire sur fou rire à Penang, on a eu notre open water à Perhentian Islands, on a eu à nouveau fou rire sur fou rire à KL où on a dû prendre 2 chemins différents (ouiiiiiiiiiiiiiiiiin reviens Léa !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!), Mabul où j’ai plongé sur les plus beaux spots au monde et où j’ai passé des soirées incroyables avec les locaux. Les malaisiens qui sont tellement souriant, accueillant,… La nourriture est extra. Enormément de choses à voir. Définitivement une destination à mettre sur votre liste de vos prochaines vacances !! Mais bon, sûrement plein de belles autres choses m’attendent aux Philippines !
Dans l’avion, je veux commander des nouilles, évidemment il n’y a plus de plats chauds. Ni de sandwichs d’ailleurs. Je ne sais pas pourquoi ça ne m’étonne pas. Je prends donc ce qu’il reste : Un paquet de chips.
Nous atterrissons à 18h30 à Manille. Au lieu de 13h30. J’apprends qu’il est vendredi. Hum. Vendredi 18h30. Le pire moment pour arriver à Manille. Parfait. En plus avant de décoller, l’hôtel m’a envoyé un mail pour me dire que la voiture était en panne, il ne pouvait pas y avoir de pick-up aujourd’hui, je devrais prendre un taxi. Tout va bien je vous dis !!!
Je passe la douane en 5 minutes. Bim un nouveau tampon. OK, ça c’est le moment cool de ma journée. Mon passeport vieux de 6 mois a déjà des allures de grand voyageur ! Je pourrais frimer les 10 prochaines années : « T’as vu j’ai un tampon de Russie ! Je t’ai déjà montré mon tampon de Bornéo ? » ^^.
En passant la douane, je vois mon backpack passer sur le tapis roulant. Quelle efficacité !
Je le récupère et je file à la recherche d’un endroit où échanger ou retirer de l’argent. Sauf qu’une fois que j’ai mon sac je me retrouve tout de suite dehors. Mince. Je demande à un policier : « Here M’am». Il faut rentrer dans la zone de départ. On me demande un ticket d’embarquement pour pouvoir y entrer. Je montre mon ticket « Mais votre avion était hier M’am ». Oui alors en fait je viens d’arriver mais je veux rentrer là pour avoir de l’argent. « Ok M’am ». Pas de bureau de change en vue, tant pis je retire.
Je ressors en demandant où sont les taxi meters. On m’indique la file « M’am ». OK c’est pour être poli et on m’avait prévenu, mais ils disent vraiment M’am à la fin de chaque phrase… c’est un peu trop ^^.
Je file faire la queue pour un taxi. Ça dure quand même une heure. Quand c’est à mon tour, on me demande où je veux aller : « San Mateo ». Regard de panique : « Mais c’est beaucoup trop loin ! les taxis meters ne vont pas là bas ! Et à cette heure-ci il va vous falloir 3 heures pour y arriver !! Mais pourquoi vous voulez aller là-bas ? » Euh, à force c’être dans des îles, j’ai zappé que les villes, c’est grand et j’ai complètement oublié de regarder sur une carte où était mon hôtel avant de réserver… Oups.
Du coup, il me dit que ce n’est pas bon pour un taxi meter, je dois prendre un taxi à prix fixe. Il me montre l’endroit. Je viens donc de faire la queue inutilement pendant une heure. Ça c’est fait. Moi qui devais arriver à Manille à 13h30 et pensais visiter cet aprèm et partir dès demain, c’est râpé.
Je vais au comptoir du taxi fixe où c’est la panique : Il n’y a plus de voiture pour l’instant et ils ne savent pas quand les prochaines voitures vont arriver. Donc on me dit « Si vous voulez trouver une solution allez-y, sinon attendez mais on ne sait pas combien de temps ça va prendre ». Trouver une solution. Euh. Alors autre que prendre un taxi je ne vois pas. J’attends. Et là, sincèrement, je suis épuisée, je n’ai quasiment pas dormi de la nuit, j’ai quand même eu une semaine bien fatigante, j’ai poireauté toute la journée, j’ai rêvé de mon lit toute la journée, il est 20h et visiblement on m’annonce encore 3h de route et surtout… je ne sais pas quand je vais prendre la route et je suis assise sur un trottoir à attendre…. Pfu. Là, ça me gonfle. Il faudrait pouvoir choisir quand tombe les journées pourries, parce qu’elles ne choisissent pas toujours le meilleur moment. Alors j’attends. J’ai attendu une heure.
Une voiture arrive enfin. J’indique San Mateo au chauffeur. Il passe les 15 premières minutes à me dissuader d’y aller. « Mais c’est beaucoup trop loin M’am! mais pourquoi vous allez là-bas M’am il y a plein d’hôtel ici M’am! Non M’am? Vous êtes sûre M’am ? Moi je ne fais que vous conseiller M’am ! C’est la première fois que vous venez à Manille M’am ? Ah c’est pour ça, vous ne savez pas M’am »…. Mais moi je suis têtue. Têtue et en plus de ça j’ai un bon pressentiment. Et globalement en voyage, il faut toujours se fier à son ressenti. Tu sens que ta journée va être longue, compliquée et en un mot pourrie ? Tant pis tu t’accroches, parce que c’est effectivement ce qui va se passer ! Tu sens que prendre le premier avion pour aller rejoindre quelqu’un dans un autre pays est un bon choix ? Eh bien tu prends le premier avion et finalement tu as fait un excellent choix ! Alors moi je sens qu’aller à cet hôtel, c’est la chose à faire, alors je m’entête.
Il m’annonce près de 3h de route, on mettra une heure et demi. Après ma journée, c’est déjà très long, mais c’est mieux que 3h. A l’arrivée on tourne un peu en rond, il ne trouve pas l’hôtel. Et visiblement les GPS ne fonctionnent pas ici. Il faut demander toutes les rues son chemin. C’est comme ça que ça marche. C’est same same qu’un GPS mais vachement différent parce que beaucoup plus long et quand tu te plantes y’a personne pour te dire de faire demi-tour. Enfin, vers 22h30, on entre dans une petite rue. Je suis un peu inquiète… C’est là que je vais ?? Le chauffeur descend du taxi pour aller demander à quelqu’un où ça se trouve. Quelqu’un tape à ma fenêtre : Un asiatique avec un grand sourire et des tatouages « Tu cherches Zunday Morning ? Tu es Julie ? » Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.
Enfin !!!!!! Je remercie le chauffeur, mets mon sac sur le dos et je passe la porte….
Ju

6 réflexions au sujet de « Traversée de Bornéo… avant de rejoindre les Philippines durant une loooooooooooooongue journée bien pourrie!!! »

  1. Ah, je retrouve Julie et ses aventures de transport : ça me manquait un peu (j’imagine, pas à toi)!En tout cas,c’est vraiment une journée pourrie. Au moins,tu es en vie et tu arrives à bon port,c’est déjà bien,non ? Il faut bien que tu aies des journées pourries de temps en temps vu que certaines journées sont magnifiques : ça équilibre un peu. Et puis, sinon, tout le monde irait faire le tour du monde si c’était tout le temps le top du top…

  2. Super la journée de galère !!!!. Ah enfin…te voilà de nouveau une  » vraie aventurière  » qui nous fait accro jusqu à la dernière ligne (mon déjeuner est froid).. Ça allait trop trop bien les jours derniers dans tes plongées a couper le souffle ! C est vrai quoi tu m étais devenue une touriste *** qui ne me faisait plus flipper !!!! Ouf, un peu de piment tout de même .Ta vieille tantiche qui t adore😜

      • Euh euh excuse mi, je n ai pas vu sur la vidéo, meme avec mes binocles bien sur le nez, dans le moindre recoin, ni au dessus ni en dessous, un requin qui te fonçait dessus avec sa grande bouche de dents bien acérées….juste des centaines et des centaines de si petits et si inoffensifs poissons….qui continuaient leur vie sans te remarquer… tellement cool qu’en fait, toi, tu n as pas arrête un seul instant de buller!!!

  3. Ben tiens ! ça me manquait tes péripéties de voyage !!! tu galères et moi, de mon canapé, je m’amuse 😀
    Merci ❤

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