Séjour de faignasse à KL

Je vous avais laissé dans le bus pour aller de Perhentian Islands à Kuala Lumpur. C’était il y a une éternité je suis impardonnable. Mais à ma décharge, il ne s’est pas passé grand-chose à Kuala Lumpur, Léa devait faire l’article mais a disparu quelque part au fin fond de la Birmanie sans internet et moi j’ai disparu sur une île coupée du monde où internet ne doit pas être dans le dictionnaire. Electricité non plus d’ailleurs.

 

Alors bon, nous voilà dans notre bus qui caille et bizarrement tout se passe bien ! Sauf que les stalactites commencent gentiment à pousser alors qu’il fait une chaleur étouffante derrière les vitres. Vive l’environnement.

On arrive à 5h du matin. Dans les temps. Ça fait presque bizarre d’arriver à l’heure, voire en avance après le coup de Bangkok…

Bon maintenant il faut trouver un moyen d’aller à notre hôtel. Tous les chauffeurs de taxi nous sautent dessus. Mais nous on a décidé que c’était plus fun en transport en commun. On n’avait pas pris en compte qu’il allait falloir les trouver, qu’on ne sait pas où le bus nous a déposé et qu’il n’y a pas de transport en commun au milieu de la nuit. Bref, on n’avait peut être pas pensé à tout, mais c’est tout nous ça ^^.

Du coup, on commence à tourner un moment là où le bus nous a laissé… Pas de carte. Pas de panneau. Pas d’indication. On ne sait pas du tout où on se trouve… On regarde perplexe le mail envoyé par notre hôtel : Il y a les directions de plein d’endroits où nous sommes censées pouvoir arriver à KL… Mais comment savoir de laquelle il s’agit ?

Il y a un monsieur qui te prend gentiment de l’argent pour te laisser aller aux toilettes. On lui montre les différents noms potentiels où nous pourrions nous trouver. Il nous fait non de la tête. Ah. Ça se complique encore plus. Je finis par trouver une fille qui parle un peu anglais. Elle m’explique que nous devons marcher 5-10 minutes pour aller récupérer un des endroits mentionnés. OK. Elle nous montre la direction… c’est parti. On marche. Plusieurs minutes s’écoulent, nous finissons par trouver des escaliers qui descendent vers un truc qui ressemble à un distributeur de tickets de quelque chose : Bingo, on a trouvé la station ! Le plus dur est fait ? Eh non ^^. On veut prendre des tickets… Mais il n’accepte que les anciens billets. Pas encore les nouveaux… parce qu’il y a des nouveaux et anciens billets ? C’est tout expliqué en malais. Je mets un moment à comprendre ça… C’est en comparant mes billets avec ceux sur la photo qu’effectivement il y a une petite différence. Mais presque rien, donc pas forcément évident quand ça fait 10 jours que t’es dans ce pays… Bon évidemment, comme nous on vient d’arriver on nous a refourgué que des billets flambants neufs, complètement inutiles. Reste les pièces. En comparant les images, on se rend compte qu’on a un mix d’anciennes et nouvelles pièces. Pas assez d’anciennes pour pouvoir se payer 2 billets… ohlala…

Bon je vois un autre Monsieur Pipi (oui chez nous ce sont des dames pipi, ici il n’y a que des hommes pipi. Intéressante cette anecdote culturelle vous ne trouvez pas ? Vous avez raison de lire cette article, vous pourrez faire le malin demain à la machine à café grâce à moi !). Il est en train de faire des petites piles de pièces. Je m’en vais échanger mes billets flambants neufs contre ses vieilles pièces. Marché conclus. Ouf, on a enfin nos billets en poche.

Génial. Reste à savoir dans quel sens on prend le train et duquel il s’agit…. Eh oui. S’il n’y a pas de panneaux là où te déposent le bus, il n’y aura pas non plus de panneaux pour te dire où vont les trains… On demande à plusieurs personnes avant de trouver quelqu’un qui comprenne. Visiblement c’est l’autre voix. Et le train qui arrivera dans 8 minutes nous emmènera à KL central où nous changerons. OK. On attend. Les minutes passent. L’écran lumineux indique que le train est en approche. Il indique que le train est là. Il indique que le train va partir. Il indique que le train est parti. Euh. OK. Donc il y a un train fantôme que nous venons de rater. Heureusement, on nous fait signer que le suivant c’est bon aussi. En espérant que celui-là, il existe et qu’on puisse le prendre… On attend une bonne dizaine de minutes (à 5h30 du matin en portant les sacs et en n’ayant pas dormi c’est long. Avant que le réveil ne sonne pour aller travailler ou alors un snooze quand on est dans un lit douillet, 10 minutes c’est super court… Le temps, c’est compliqué). Le train arrive. On monte dedans. Comme d’hab, on vient de perdre 20 bons degrés…

Au premier arrêt, on se rend compte que les arrêts ne sont pas signalés. Toujours pas de panneau. Heureusement que celui qui nous a aidé est dans le train avec nous pour nous dire quand descendre.

Une fois à KL, on sait qu’on prend le monorail et en 2 arrêts on y est. Une banalité. On suit le panneau monorail. On voit un distributeur de tickets. Enfin de jetons. On achète notre jeton. On passe la barrière…. On regarde vers quel quai aller. Et bingo. On s’est plantée. On n’est pas au monorail mais à un autre type de métro. Pfu. Ouais mais bon aussi, on n’a pas dormi, on vient de passer 5 jours sur une île où y’a même pas un vélo, alors c’est franchement pas cool de nous piéger avec 50 000 trucs de métros différents qui se rejoignent pas entre eux.

On va voir à un guichet si on peut ressortir. Non, on ne peut pas. Bon. Du coup, ce ne sera pas un trajet direct, on aura 2 changements… C’est reparti pour quelques minutes de frigo. Dans le métro on a le temps d’observer les nombreuses interdictions. Interdit de manger. De boire. Mais aussi de cracher. Et de s’embrasser. Et de manger du chewing-gum. Et j’ai oublié toutes les autres mais la liste est longue ! Pour ne pas risquer d’enfreindre une loi, on s’assoit et on ne bouge plus. On sort du métro : On entre dans un four. On change et prend un autre métro : On entre dans un frigo. Deuxième changement : 2ème four. 2ème métro : 2ème frigo…. On arrive enfin « chez nous ». Sur le mail de l’hôtel, c’est indiqué qu’il se situe à côté du Mac Do. On demande le Mac Do le plus proche et hop on trouve l’hôtel… Enfin arrivée !

On fait le check-in. Pleine d’espoir on demande si on peut avoir notre chambre, on veut juste aller se coucher. Et là vive l’ascenseur émotionnel : « Oui c’est bon… ah attendez… ah en fait non vous l’aurez à 14h » NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON. La vie est vraiment mal faite des fois !!!!! 10 minutes sur le quai, ça nous a paru long. Là il nous reste 7h à attendre pour aller se coucher. Autant vous dire que la journée va être productive. Bon. Heureusement, il nous laisse profiter du petit-déjeuner inclus même si nous n’avons pas dormi là cette nuit. Ensuite, Léa file à l’ambassade pour faire son visa pour la Birmanie. Et moi je file… euh ben sur le canapé. Et c’est déjà pas si mal. Il était loin ce canapé. Je charge mes photos et commence à rédiger notre incroyable formation de diveuses. 2 heures après, Léa est de retour. Tout est en ordre, elle aura son visa en fin d’aprèm. On aurait pu repartir aujourd’hui(oui à part les tours il n’y a rien à faire dans cette ville, ce n’est pas un secret…), mais on a réservé 2 nuits. On discute à droite à gauche, on regarde les photos,… on tue le temps comme on peut. A 14h30, c’est la libération. On s’effondre dans notre dortoir pour filles. On commence par une bonne sieste. On se relève pour aller manger (oui 2 toasts, ça ne permet pas de tenir 24 heures malheureusement). On trouve un resto buffet malais. Il y a un groupe de musique sur le trottoir d’en face, c’est bien sympa. Avant de repartir, le flic qui surveille le concert nous aborde. Il est tout content de nous parler foot, Malaisie, police,… On lui parle de nos projets. Je lui parle de Bornéo. Et là il me fait paniquer puis va finalement me rassurer…

Alors maintenant que j’en suis sortie indemne, je peux vous le dire, Bornéo ça craint ^^. Surtout vers les îles où il y avait la plongée. En gros, 2 personnes se sont faites enlever l’année dernière en novembre. Un est mort, le deuxième ils ne savent toujours pas. Et là, 2 autres personnes se sont fait enlever sur l’île à côté de Mabul… il y a 2 semaines…. Là où il me rassure à sa manière, c’est que comme les 2 viennent de se faire enlever et que les discussions sont en cours, à priori, personne d’autre ne va se faire enlever. Et comme il y a eu ces enlèvements récemment, l’armée est mobilisée sur place. Ah oui, je suis vachement rassurée…

En fait, il s’agit d’un conflit perpétuel entre les Philippines et la Malaisie à cet endroit là. Je voulais prendre le bateau, c’est blindé de pirates. Là, il y a les enlèvements. Le bateau que je voulais prendre pour rejoindre les Philippines vous dépose… sur une île en pleine guerre civile. Parfait.

Bon je ne prendrai pas le bateau. En revanche… j’irai à Mabul. Avec tout le passage qu’il y a, j’ai autant de chances de me faire enlever que de me crasher en avion… (Je vous laisse me remonter les bretelles dans les commentaires, moi je suis sur le point de quitter Bornéo et je suis en pleine forme^^)

Bref, il nous explique aussi qu’il est là pour s’assurer de la sécurité des gens qui regardent le concert. Qu’il n’y ait pas de vols à l’arrachée,… A noter qu’il est super efficace, ça fait 15 minutes qu’il tourne le dos au concert pour nous parler.

On finit par rentrer. Et devinez quoi ? on file se coucher !

Vont suivre 2 jours complètement inutiles. Léa a effectivement eu tellement froid dans les eaux à 30°C qu’elle est bien malade. Moi j’ai toujours le ventre en vrac après les Perhentian. On a mal dormi les 2 dernières nuits sur l’île comme on était malade, plus la nuit dans le bus, ça fait beaucoup, on décide de se reposer. Et ça, ça nous connaît. On regarde des séries pendant que Léa agonise. On sort un peu pour voir les alentours et manger, mais on passe la plupart du temps à se reposer.

On doit faire le check-out le lendemain : Léa ne va pas beaucoup mieux, on décide de rester sur KL et on prolonge notre réservation. On profite de nos derniers jours ensemble pour faire des trucs de fille. On va aller chez H&M. Et ça, ça va nous faire beaucoup de mal ^^. Il y a des robes partout !!! Des robes !!! Vous vous rendez compte ! C’est un truc quand vous le mettez, vous ressemblez à une fille et vous avez la classe !!! Mais les prix sont les mêmes qu’en Europe, c’est vraiment cher pour l’Asie !

Notez également qu’après un mois ensemble, on ne s’est jamais perdue. Mais on a réussi à se perdre l’une l’autre une bonne dizaine de fois en 30 minutes dans le magasin… On a passé notre temps à se courir après !

On va également rentrer dans un Séphora. Ahah. Alors là je fais un carnage, Léa est morte de rire. Je vais me mettre du parfum. Quelle belle invention le parfum. Un pschitt et hop tu sens super bon ^^. Eh ben 4 mois sans parfum, ça fait tout bizarre quand on en remet. De la crème pour les mains, pour le visage, du spray pour nourrir les cheveux…. Tout y passe ^^. On repart avec du vernis à ongle, ça sera bien moins cher que d’aller dans un institut. Donc le soir, c’est atelier manucure pédicure. En version aventurière. On n’a pas les petits trucs en mousse pour séparer les orteils. Non. Mais nous on a un câble d’iPhone. Et entouré autour de chaque orteil, ça marche du tonnerre. Mac Gyver peut aller se rhabiller avec sa toile d’araignée pour pêcher, nous on a fait vachement mieux. Je vous passe le fait qu’on est à 2 sur un lit superposé, Léa avec le pot de vernis, moi avec la lampe torche pour qu’elle voit ce qu’elle fait… Un grand moment !!

Le lendemain, dernier jour. On continue dans notre lignée. On va… chez le coiffeur !!!Parce que comme j’ai été brillante, je n’y suis pas allée avant de partir pour économiser. Bien joué Julie, ça fait un an sans aller chez le coiffeur, mes cheveux adorent. Si je ne veux pas finir chauve avant la fin de mon tour du monde, il faut agir. On va dans le centre commercial à côté de l’hôtel. Alors.. ouahouh. Un centre commercial géant. On se sent mal à l’aise, pas à notre place. On a la tête qui tourne. C’est trop grand, il y a des escalators partout, des hauteurs sous plafond incroyable (avec des panneaux attention à votre tête à chaque escalator… des fois qu’un mec de 5 m se pointe…), tout est vitré. Pfiou. On se sent vraiment bizarre. On a l’impression d’être habillées comme des sacs au milieu de toutes ces filles qui font du lèche-vitrine. Ouais, mais nous on est des aventurières. Des aventurières qui ont le tournis dans un centre commercial. Pas des aventurières de pacotille…

On trouve un coiffeur. Je demande juste les pointes mais quand il voit mes cheveux il est tout perplexe. Bon, ok, je prends un soin. Léa me regarde m’installer « Bon en fait moi aussi j’ai envie de me faire couper les cheveux ! » Elle se fait aussi refiler le soin. Et franchement, ça a été un moment incroyable… On a eu beaucoup de mal à garder notre sérieux (comme d’hab me direz vous). Ils sont une dizaine pour nous 2. Je crois que ça devrait aller. On commence à nous appliquer le soin. C’est tout un cérémonial. Ils sont à 2, mèche après mèche, ils sont très sérieux… et ce n’est pas juste appliquer un produit sur les cheveux. Non non !!! Nous avons massage du cuir chevelu, du cou et même… des épaules inclus !!!! Et ça a duré super longtemps… On se fait la réflexion que si on avait été stressée en arrivant, on serait beaucoup moins stressée. Mais bon, comme nous étions chamallow en arrivant, notre état n’a pas beaucoup évolué…

Le moment le plus drôle aura quand même été au moment où Léa a commencé à se faire couper les cheveux… Y’a une personne pour chaque tâche. Celui qui vient pour lui couper les cheveux doit faire un mètre 40 les bras levés… Sauf que Léa est grande et a les cheveux très longs. Donc quand il faut tirer les cheveux vers le haut pour couper, il a les bras tout tendu, il est sur la pointe des pieds et il est plus que limite. Tous ses collègues se moquent de lui… Le pauvre ^^ mais il nous a bien fait rire aussi…

Au moment de sécher les cheveux, ils sont à 2 sur Léa. Elle me regarde d’un air paniquée :  « Ils me font des boucles !!! ils me font des boucles !!! » Et le plus drôle… ??? Ils sont 2 à faire des boucles chacun de leur côté et… ils ne font pas les mêmes boucles^^ ahah.

En ressortant de là, on ne se reconnaît plus et on a les cheveux d’une douceur incroyable. Et on est encore moins stressée qu’avant (si le stress se mesure sur une échelle de 1 à 10 je pense que nous venons de passer dans les négatifs).

Dans notre chambre, on a des voyageuses qui ne sont pas des aventurières. Elles doivent avoir des sacs de 20 kilos et exclusivement des vêtements ! Elles se changent 3 fois par jour et reviennent à chaque fois avec des sacs de shopping… Hauts léopards, petites robes, sacs à main, bouteilles de shampooing d’1,5L,… Elles viennent de faire un mois et demi à Koh Phiphi (pour ceux qui y sont déjà allés… 1 mois et demi ????) et là elles font du shopping ici, puis partent à Bali. Après elles vont en Australie trouver un travail parce que comme ça fait 3 mois qu’elles sont parties et qu’elles ne pensaient pas dépenser autant, il faut qu’elles trouvent un travail…. Mouais. Chacun sa manière de voyager ^^.

Mais bon quand même, on bave devant leurs piles de vêtement. Nous si on se change 3 fois dans la journée, c’est same same mais presque pas different…

Pour notre dernier dîner, on se fait un petit festin japonais. Léa manque de s’étouffer avec une histoire incroyable de calamars… Parce qu’en fait il y avait un calamar qui était attaché à un autre calamar par un fil de calamar. Du coup, elle a avalé le premier calamar qui est resté accroché par le fil de calamar et elle a commencé à s’étouffer. Sauf que moi, je ne savais pas ce qu’il se passait, je pensais qu’elle avait trop mis de wasabi alors j’explose de rire pendant que ma copine s’étouffe sous mes yeux. Je suis vraiment une copine incroyable ^^. Heureusement, chaque calamar a fini par partir tranquillement dans son coin, tout est bien qui finit bien.

On se regarde un dernier mentaliste toutes les 2, puis on va se coucher… A 2h on ne dort toujours pas… Moi ça me fait suer de perdre ma copine L

A 4h30, elle me réveille, même si je n’étais pas complètement endormie. Un taxi vient la chercher pour l’aéroport. Je vous passe les au-revoirs, parce que c’est nul et j’aime pas ça. Heureusement, elle habite à 10 minutes de chez moi^^. Après pleins de câlins, je pars toute tristoune dans mon lit. C’est po juste.

Je ne me rendors pas avant que mon réveil ne sonne à 7h. A mon tour de filer à l’aéroport.

Bornéo, me voilà !

Ju

 

4 réflexions au sujet de « Séjour de faignasse à KL »

  1. Quatorze jours à me faire du souci pour rien …. J aime mieux comme ça de savoir qu au final tu prenais du bon temps pendant que je me posais mille questions dTPS tous les sens. Tout pour me stresser…. Pense à ceux qui te lisent et te suivent et ne compte jamais sur les autres pour le faire à ta place. Allez fais nous rêver c est plus agréable de te suivre.

  2. En effet,ça faisait longtemps…Tu nous avais manqué. Je retrouve avec grand plaisir tes aventures dans les transports et pleins de petites anecdotes (le calamar, le coiffeur,le policier…)…J’adore!

  3. Hé bien, ça fait du bien de te relire, enfin !!! tout va bien alors … tu nous mettras une photo de ta nouvelle coupe ? 😉
    :*

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