Direction Paï pour un trek pas mémorable de 2 jours!

Dur dur de repartir après l’expérience à Baachang. Pour être tout à fait honnêtes, nous perdons 2 jours un peu inutilement à Chiang Mai. On voulait faire de la méditation, mais fallait réserver. On va faire le marché de nuit du dimanche soir. Je repars avec toute une nouvelle garde-robe : 3 débardeurs pour 2 euros et un beau pantalon thaï à 3 euros. Une nouvelle garde-robe pour 5 euros, c’est pas souvent que je peux dire ça ^^.

On fait les quelques truc qu’on a à faire : Envoyer des colis par la poste, trier les photos,….

Puis on se décide à partir à Pai.

Le van est réservé, c’est parti. Un peu plus de 4h de route… de montagne avec un fou du volant. Pour la première fois depuis… euh je crois que j’avais 5 ans la dernière fois où j’ai été malade en voiture… on se sent très mal. Tout le monde se sent mal à l’arrivée. Pas au point d’être malade quand même, mais pas très bien…

On file se trouver une guesthouse, prendre un déjeuner/dîner (C’est le repas unique vers 17h, il n’a pas de nom celui-là) puis on file chercher un trek.

Nous avons de la chance, il y en a un qui part le lendemain pour 2 jours. Ceux qui en reviennent ont vraiment l’air ENCHANTES, du coup on ne va pas voir ailleurs on réserve celui-là…

Après, on va faire un petit tour de la ville… c’est super sympa. Le centre est piéton. Tout est fait pour qu’on se sente bien ici. Et mince. On se rend compte qu’on risque de rester bloquées ici… On se rend compte qu’il fait bien frais ici le soir aussi !!! 35°C… effectivement, c’est pour ça qu’on trouve qu’il fait frais. Ça fait bizarre de repasser sous la barre des 40°C !

On file se coucher après avoir préparé notre paquetage pour les 2 jours. Heureusement qu’on a une couette sur notre lit, on aurait eu froid dedans ! Mais là, on est bien emmitouflées, on ne craint pas un rhume !

 

7h30, le réveil sonne (C’est dur de se réveiller avec un réveil…). On fait le check-out et on commande un petit-dej. Malheureusement, c’est très chaud, on n’a pas beaucoup de temps et ce n’est pas très très bon. Ça s’appelle un petit-dej inutile.

On rejoint l’agence, on abandonne nos backpacks. Comme je n’ai plus de sac à dos, on m’en prête un. Le même que le guide ahah qui c’est qui a la classe ? (Pas moi, parce qu’il n’est pas franchement à ma taille et qu’au début je ne comprends pas très bien comment ça se ferme… mais le guide a l’air d’un vrai lui !)

Nous devions être 4 : 2 québécois et nous. 2 anglaises se sont rajoutées au dernier moment.

C’est parti, on nous charge à l’arrière d’un pick-up. Yeahhhhhhhhhhh, depuis le temps que je voulais faire un tour à l’arrière d’un pick-up !! On est toutes contentes mais on déchante vite. On nous avait dit 20 minutes de trajet, c’est plutôt 40. Dans de la route de montagne, à l’arrière d’un pick-up, ça vole dans tous sens. On n’est pas si bien que ça en fait. Mais bon au moins, on peut rayer ça des choses de notre liste à faire !

On nous dépose dans un village Lasu. C’est le village de notre guide. Il va se changer pendant que nous faisons un rapide tour du village. C’est toujours aussi drôle de voir ces paraboles à côté des huttes en bois !

« C’est parti mon kiki » comme dirait le guide (je ne sais pas pourquoi, ils savent tous dire ça ici !). ça grimpe direct, ça démarre fort !!! Après 15 minutes de montée en plein soleil, nous sommes déjà tous en sueur (il fait 40°C… comme d’hab). On fait une première pause où le guide va couper des bambous pour nous faire des bâtons de rando. Décidément, on peut vraiment tout faire avec des bambous !

5 minutes plus tard, les anglaises ont déjà des ampoules. Faut dire que partir faire un trek de 2 jours en montagne avec des tissus en toile, ce n’est peut-être pas l’idée la plus brillante qu’elles aient eu… Je dis ça, je dis rien… En plus, elles n’ont pas de pansement, il faut leur en fournir. Et en plus, quand on nous a filé les bouteilles d’eau avant de démarrer, elles ont refusé de la porter (Ben non, elles avaient une bouteille de 30 cl, tout le monde sait que ça suffit pour marcher toute une journée par 40°C…). Du coup, c’est le guide qui la porte pour elle…. Et qui remplit leur bouteille à chaque fois qu’elle est vide.

Elles n’ont pas décroché un seul sourire en 2 jours…. C’est vrai que c’est déprimant de voyager et d’être obligée d’aller marcher dans la montagne… Bref, passons…..

Les canadiens envoient du rêve aussi ^^. Le guide nous montre une fleur et nous explique que c’est une orchidée. Réflexion d’un des 2 canadiens : « Ah mais les orchidées ça pousse dans la nature ? » Ce sera donc la perle du jour. Avec Léa, nous hésitons à lui répondre « non, non ça ne pousse que dans des pots », mais on se retient…

Le guide n’a pas un anglais parfait… Donc nous n’avons pas beaucoup d’explications. Nous posons pas mal de questions avec Léa sur les minorités locales. Mais nous n’avons pas beaucoup de réponses non plus… L’autre problème du guide, c’est qu’il a tendance à nous faire faire des pauses souvent… et toujours AVANT les montées. Donc tu passes la pause à regarder ce que tu vas devoir grimper. Ça te casse bien les jambes. Et tu réattaques direct par une bonne pente…

Ça pour être pentu, il est pentu ce trek !!! D’ailleurs quand on demande au guide ce qu’il nous reste, il nous répond « upup, then down down, up up up again, down and up up »…ok ok…

Nous traversons une forêt de bambou, les canadiens trouvent ça drôle de taper violemment dans les bambous pour les casser… Avec Léa, on se dit que ça doit être un jeu de garçon, c’est pour ça que ça nous dépasse. Ou alors, ce n’est pas pour rien qu’on appelle les canadiens des bûcherons ^^ allez savoir !

Nous croisons un incendie… Mais c’est normal… hum… ok… tout est ultra sec et ils mettent le feu partout. C’est pour faire sortir les animaux pour pouvoir les chasser… Ok… Léa demande avec quoi ils chassent : Des arcs ? des arbalètes ? Le guide répond « Ben non des fusils » ^^. OK, effectivement, c’est plus simple.

Nous n’avons qu’une bouteille d’un litre chacun. Nous pensions naïvement que le guide avait encore de l’eau. Mais non… On finit donc le trek sans eau.

On arrive dans un village caren, une autre minorité. Nous ne sommes qu’à une trentaine de kilomètres de la frontière birmane. C’est ici que nous passerons la nuit, chez des habitants. On est loin du trek à Sapa… Il nous accueille, mais c’est plutôt ils nous laissent squatter chez eux… Le guide part faire la sieste, on se retrouve un peu seuls. Du coup on va faire un tour du village. Puis le guide se réveille et nous dit qu’il nous emmène faire le tour du village ^^. Les habitants sont très accueillants et toujours souriants. Quand notre guide nous montre des plantes pour nous faire deviner ce que c’est, ils nous soufflent les réponses « C’est du café ! il faut dire café !!! »

Nous finissons par arriver dans une sorte de remise. Le guide ouvre la porte… c’est en fait le petit shop du village. Quelques boissons, quelques paquets de chips, des produits ménagers,…

Puis nous remontons à notre maison. Nous mangerons assis en cercle sur une natte et passerons la soirée à comparer les différentes expressions francophones. On apprend par exemple que pour dire s’adosser, les canadiens disent s’accoter. On a beaucoup aimé celle-là. Pour dire « La nulle », c’est « la poche »,… « T’es smat » pour dire t’es sympa. Moi j’apprends encore des mots suisses « ça roille » pour dire qu’il pleut…

Le moment de la douche est assez mémorable. Une bassine remplie d’eau… très fraîche, dans une cahute en bois où il y a les caleçons de rechange de nos hôtes en train de pendre ^^. Un bol pour prendre l’eau et se la verser sur le corps. Les premières étapes de la douche sont faciles : Se mouiller et se savonner. Easy. Quand il s’agit de se rincer, c’est autre chose…. Nous, on aime bien. Les canadiens moins. Ils décident donc de ne pas se doucher…

A 22h, on file se coucher : On est sur une terrasse sur une natte. On file chercher quelques couvertures. Mais ça ne suffira pas. Dès qu’on passe en-dessous des 35°C on a vraiment froid… Je dors emmitouflée, mais j’ai quand même trop froid. Les canadiens ronflent, parlent,… La totale. En bref, quand le guide vient nous réveiller, on n’a pas vraiment dormi. Dommage, car on a encore 15 km à faire. Et 15 km par 40 °C en montagne, c’est rude !

 

On mange notre petit-déjeuner. Les anglaises sont loooooooooooongues à se préparer… Du coup on part un peu tard.

Nous marchons une heure pour rejoindre une grotte remplie de chauve-souris. Puis à nouveau une heure pour atteindre des chutes d’eau où nous pouvons nous baigner. Encore un moment qui va rester gravé dans notre mémoire. OK, ça fait vraiment du bien de se baigner après avoir marché 2 heures par cette chaleur. Mais ce qui va rester gravé, c’est autre chose !

Déjà, nous remontons dans la jungle pour nous changer avec Léa… Après 30 secondes, les 2 canadiens débarquent et se plantent devant nous. « Vous pourriez vous dépêcher qu’on puisse aussi se changer ? » et ils restent plantés là… euh comment dire… « Vous pourriez redescendre en attendant qu’on ait fini de se changer ? » (au lieu de nous fixer…) Avec Léa on se regarde…. « Non mais.. ??? »

Passons….

Puis nous redescendons et découvrons notre guide qui a trop la classe pour la baignade. Un magnifique slip. Et une paire de chaussettes bien montantes. On comprendra plus tard l’intérêt des chaussettes : Tout est très glissant. Mais quand même, il a la classe !

Bien sûr, les anglaises font la tronche. Elles tombent dans l’eau. Elles sont déjà tombées plusieurs fois sur le chemin. Soit elles ne savent pas marcher, soit… elles ne savent pas marcher. Elles débordent de joie de vivre, ça fait plaisir à voir.

Nous nous rechangeons. Avant d’aller nous changer, on dit aux canadiens « Nous on va se changer, vous vous restez là ». Oui, vous ça peut vous paraître logique. Mais dans le doute…

On reprend la route… et là c’est très très dur. Nous nous retrouvons à crapahuter en plein cagnard de midi à 14h. Toutes les conditions sont réunies pour que ce soit facile !!! On en bave VRAIMENT.

A 14h30, on arrive enfin au village où nous devons manger. On se sent encore plus mal que la veille. Quand nous arrivons, la famille s’en va pour nous laisser la place… On aurait préféré partager avec eux… Mais bon, ça ne choque que nous, les canadiens et les anglaises ont l’air de trouver ça normal et s’installent comme si de rien n’était. Nous on se sent trop mal…

Le guide nous prépare une soupe de nouilles excellentes. On était mort de faim. Après, il nous dit que nous pouvons faire une sieste une demi-heure avant de repartir. On s’endort tous comme des masses étalés chacun dans un sens sur la natte.

On se réveille. Ça fait plus d’une demi-heure et le guide dort encore. On n’ose pas trop le réveiller. Mais d’un coup, il se réveille et voit l’heure et panique… Vite, il faut se dépêcher, déjà qu’on n’était pas en avance… Mais se dépêcher les anglaises, elles ne comprennent pas… Elles continuent de prendre leur temps… Grrr….

A 17h, nous sommes trop en retard, le pick-up viendra finalement à notre rencontre. Cette fois, on ne se met plus sur les roues mais bien vers l’avant du pick-up et le trajet se passe beaucoup mieux. Nous sommes face au coucher de soleil tout du long sur la montagne….

 

En arrivant, le guide sert la main de tout le monde et nous fait un hug… il était content qu’on soit là, on l’a bien fait rire et il se serait un peu ennuyé sinon :-S

 

Bon ce n’était pas exactement ce que nous attendions et mes attentes étaient sûrement un peu trop élevées après le trek de Sapa, mais ça a fait du bien de partir crapahuter 2 jours dans la montagne quand même ! Ju

 

11 réflexions au sujet de « Direction Paï pour un trek pas mémorable de 2 jours! »

  1. C’est vraiment cool de faire un trek. Je n’en ai jamais fait : ça doit être trop bien. Par contre,par 40°C,ça ne doit pas être très drôle. Bon courage pour la suite. En te lisant,on a l’impression que tu as fait ça « les doigts dans le nez ». Trop simple pour toi, maintenant,lol!

  2. la maman soucieuse , « mais qu’as tu fait de ton sac à dos » ???????
    tu l’as oublié qq parts ……
    est ce que dans les villages , Les plus âgés fument encore allongés ans leur paillote de façon très cérémoniale ET font tester aux pôvres touristes …………

    • il s’est déchiré alors j’ai mis toutes les affaires dont j’avais plus besoin jusqu’en tasmanie et là il est en route pour melbourne quelque part entre chiang mai et l’austrlie… 5 kg en moins à porter pendant 3 mois. ta fille est fûtée hihi

      • mais tu l’as expédié où …………C est le sac que l’on a acheté à chulanka ….. si oui , je vais les voir , fais moi une photo du sac ………. je vais leur demander qu’il t’en envoie un autre ( euh, à quelle adresse ????) et ils vont te sponsoriser avec un super sac ……je ne suis pas ta mère pour rien …..

  3. Gros gros bisous de toute la famille pour ton anniversaire. Nous pensons bien à toi et profitons de tes récits remplis d’humour.Profite bien et régale toi de tout!!!!Cath et PM

  4. Ah ah ah …. Je recommence. BON BON BON BON BON BON BON BON BON BON BON À N N I V E R S À I R E la J U L I E ……. Les SIX CENT SEPT folles OWERS qui t aiment….

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