Encore un transport… étrange de Phnom Penh à Battambang!

Suor sdei! (Oui 15 jours que je suis là, il est temps de s’y mettre sérieusement là!)

Bon… on voulait prendre le bus de 7h30 ou 8h30. Pas de bol, on se réveille à 9h30 ^^. Ça, c’est fait. Oui, peut-être qu’on aurait pu mettre un réveil. Mais on ne va pas se stresser non plus…

Les filles sont pas très motivées pour bouger aujourd’hui et veulent se faire une journée supplémentaire à Phnom Penh. Moi, c’est trop de bruit, trop de pollution. Après Koh Rong, j’ai du mal. Je pars donc aujourd’hui et les retrouverai demain à Battambang.

Je prends mon billet, je mange une omelette avant de partir. A peine le temps de finir que mon pick-up est arrivé. Je dis à demain aux filles et je file !

Comme d’hab, les cambodgiens très organisés : J’ai un numéro de siège sur mon billet. Je m’installe, je suis à côté d’une cambodgienne.

Bon, vous avez l’habitude maintenant, quand je prends les transports, ce n’est jamais très triste… Donc là, la cambodgienne… c’est bien simple, elle est tarée… Génial le trajet va être log.

Alors déjà, je m’assois, sa première phrase sera : « Salut, t’as pris un petit-déjeuner ? » « Euh oui… » « Ah. Moi je ne peux pas je suis malade dans le bus ». Génial. Ravie, Youpi, youhouh. J’ai une pensée pour Mymy qui s’est fait vomir dessus dans un bus au Vietnam. Et je me dis… pourvu que je n’ai pas la même anecdote à raconter d’ici quelques heures !

2 minutes plus tard elle me demande « Tu m’aimes bien ? » La question me laisse perplexe. Je ne sais pas comment elle s’appelle. Tout ce que je sais c’est qu’il y a haute probabilité pour que je me fasse vomir dessus dans quelques heures… Je réponds gentiment que je ne la connais pas plus que ça… Elle me répond de changer mes plans, de ne pas aller à Battambang, de venir directement chez elle.  Ahah la blague. Y’a pas écrit tarée sur mon front.

Je décline poliment : Mes amis m’attendent à Battambang. Merci mes amis imaginaires de me sauver la vie ^^. Elle continue de parler, elle me considère désormais comme sa sœur mais elle ne sait toujours pas comment je m’appelle. Bon, ça me fatigue un peu, je mets les écouteurs et fais semblant de dormir une bonne partie du trajet. On fait un arrêt : Pour ne pas vomir, elle s’est collée un patch sur le front, un patch dans le cou, elle a mis un masque sur le nez, les lunettes de soleil et une serviette humide sur le front… Je ne vous raconte pas le look. Mais bon si ça marche, je ne peux que l’encourager et approuver… Moi tout ce que je veux, c’est qu’elle ne me vomisse pas dessus. Après l’arrêt, elle profite que je sois réveillée pour me demander si j’ai des lunettes de soleil. J’acquiesce. Elle demande à les voir. Je sors mes fausses Ray Ban léopard trop grandes cadeau d’Andrew : Elle les met sur le nez et me demande si elle peut les garder. Non, j’en ai besoin. Elle me demande mon numéro de téléphone pour pouvoir m’appeler et qu’on se revoit. J’explique que comme je voyage longtemps, je n’ai plus de numéro de téléphone (Bon OK, c’est pas vrai. Mais bon si elle a un doute, je pourrais toujours dire que mes amis imaginaires ont perdu mon téléphone…).

Deuxième arrêt. Je descends. Elle aussi. Le bus klaxonne 15 minutes plus tard. Je remonte dans le bus. Le bus commence à repartir, elle n’est pas revenue… Bon, je fais arrêter le bus (Remarquez que je suis cool, j’aurais pu profiter de l’occasion pour être tranquille. Mais il y avait son ordinateur et tout dans le bus. Je peux voir le côté pratique, mais je ne suis pas cruelle non plus). Ils retournent la chercher. Elle remonte dans le bus : Elle était enfermée aux toilettes, elle a beaucoup trop mal à l’estomac. Super.

Dès ce moment, je me prépare à bondir sur le côté au moindre sursaut de sa part…

Une demi-heure avant d’arriver, elle me réveille pour me dire que je vais bientôt devoir descendre. Dans une demi-heure. Je suis dans un bus. Tout ce que j’ai à faire, c’est me lever et descendre. Mais bon, la demi-heure va en fait lui être fort utile pour discuter à nouveau avec moi. Elle insiste pour me donner son numéro et que je l’appelle pour que je vienne chez elle. Avant d’arriver… elle m’offre… une photo d’elle. Véridique. Elle m’en demande une de moi. Je réponds que je n’en ai pas. Bon OK, j’ai beaucoup menti dans ce bus. Mais franchement, mes photos d’identité j’en ai besoin pour les visas à venir. L’idée d’emmener des photos avec moi, c’était pas pour les distribuer à tous les tarés que j’allais pouvoir croiser… Bref. Le monsieur qui te prévient quand tu vas devoir descendre vient vers moi et discute avec elle. A partir de là je ne comprends plus rien. On me demande si je vais à Battambang. Je réponds oui. On me dit qu’ici c’est « … » (je ne comprends pas le nom) et que je dois descendre là… Je demande « Mais c’est Battambang ? » « Non ». OK super mais moi je veux aller à Battambang. Ça dure 10m minutes où le mec m’explique en khmer, je comprends rien. La fille essaie de me traduire. Je ne comprends rien non plus. Soudain, un mec à l’avant du bus, un cambodgien, vient à mon secours. Il parle un peu anglais et m’explique que le bus ne peut pas rentrer à Battambang à cause de la police, donc on va me déposer ici, je suis à 1 km de la ville et après il faut que je prenne un tuk-tuk. Génial. Je ne suis pas sûre de tout bien comprendre, mais visiblement je dois descendre là.

J’ai repéré un autre blanc au fond du bus. Je vais le voir, je lui demande s’il va à Battambang, il me répond qu’oui. Je lui explique qu’en gros le trajet s’arrête là pour nous même si c’est pas Battambang et qu’on doit prendre un tuk-tuk. Il comprend rien. Je ne peux pas l’éclairer. Nous descendons. Une fois que le bus s’en va, je réalise que j’ai oublié mon chapeau cambodgien à bord. Tant pis… Je vais devoir me trouver une autre coiffe de rêve.

Un conducteur de tuk-tuk vient nous voir. Je lui donne le nom de l’hôtel que j’ai repéré sur Hostel World avant de partir : Here be dragons. 90% de satisfaction, 3$ le dortoir. Parfait. Il me dit que c’est 2$. Je dis que c’est trop cher. Il me dit que je peux partager avec quelqu’un d’autre. Je vais voir celui qui est descendu avec moi et hop c’est parti on partage le tuk-tuk. Il est australien, s’appelle Philippe. Il est déjà venu un bon moment  Battambamg. Là il était parti au Laos et on l’a appelé ici pour lui proposer d’enseigner l’anglais 2 jours plus tard donc il est redescendu à toute vitesse. Il commence le lendemain.

Nous arrivons à mon hôtel. Il y a de la place. Parfait. Je file m’installer et fais le tour de ma nouvelle propriété. J’adore !!! En bas, un petit jardin avec une cours, des hamacs, des canapés, des endroits pour s’allonger sur des nattes. Un bar avec de la musique sympa. Et surtout… une terrasse sur le toit avec une télévision pour passer des films le soirs et des fauteuils. Les mêmes qu’à Koh Rong et Sihanoukville si vous avez vu les photos. Des ronds avec des poufs dedans. On est super bien installé dedans. D’ailleurs je vous écris depuis là en ce moment même et c’est vraiment très confortable ^^.

Je vais regarder un film avec les autres sur le toit et ensuite dodo (bon le film a fini un peu tard, mais je suis en vacances non ? ^^)

Lea Huey! (au revoir… quand je dis que je m’y mets sérieusement, je ne plaisante jamais!)

Ju

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