Long périple mouvementé de Saigon à Can Tho

Hello! Après 2 jours passés à Ho Chi Minh avec Mymy et Justine alias Ju, comme moi, comme le courant passe super bien et que nous avons le même itinéraire, c’est tout naturellement que nous décidons de poursuivre notre route ensemble. Notre objectif du jour: Atteindre Can Tho et faire le Delta du Mékong seules comme des grandes sans passer par des tours. En théorie? Trop simple! On prend un bus qui nous emmène à un autre bus en 45 minutes et l’autre bus nous emmènera à Can Tho en 3 heures. Trop simple ^^. Nous nous réveillons à 8h30 pour ne pas rater le ptit-dej de 9h. Courte nuit donc! Après le petit-dej, nous décidons d’aller faire un dernier tour avant de partir comme nous avons le temps (3h45 en théorie pour l’objectif du jour). Nous allons boire un thé, faire un tour au marché, vadrouiller dans les petites rues,… Avant de retourner à l’hôtel, nous retournons dans notre boulangerie préférée: « Tous les jours » et faisons le plein: Un sandwich aubergines, champignons et courgettes bien relevé et une viennoiserie inconnue ^^.

Nous filons faire le check-out à l’hôtel avec comme prévu un bon rabais comme nous avons du changer de chambre à cause des puces de lit. Nous avons repéré un arrêt de bus où le bus 1 doit passer pour nous emmener à la gare routière. Selon leur guide du routard. Sauf qu’en arrivant à l’arrêt de bus et en regardant l’itinéraire du bus, nous remarquons qu’il ne passe pas par cette gare… Comme c’est inscrit dans le guide, nous allons tout de même attendre qu’un de ces bus passe pour demander. Après quelques minutes, le bus 1 se pointe. Bingo….. il ne va pas à la gare routière… Il faut aller prendre le bus 2 au marché. Nous remontons donc la rue et les filles pestent contre le routard car ce n’est pas la première fois qu’elles ont des soucis avec depuis leur arrivée, bien qu’il s’agisse du 2014 (restaurants fermés, mauvais bus,…). Moi, mon sac est lourd alors je conserve mon énergie ^^. Et j’ai tellement l’habitude des contre-temps à chaque fois que je dois me déplacer qu’il ne me viendrait même plus à l’idée de me plaindre, c’est devenu normal!

Nous arrivons enfin aux arrêts de bus devant le marché, nous sommes en nage (allez-y, portez 16 bons kilos par 30 degrés sur plus d’un kilomètre ;)). En attendant que le bus arrive, je file acheter à un vendeur ambulant ma boisson préférée depuis la Chine: Du thé vert glacé avec citron et miel. Ils essaient de me le vendre 12’000, je lui tends 10 en lui disant que ce n’est pas la première fois que je l’achète et que je le paie toujours 10. Il prend mon billet de 10 en souriant et me donne ma bouteille ^^ (oui, vous ne rêvez pas, je viens de chipoter pour 10 centimes… Il paraît que les petits rus font les grandes rivières). Les filles me regardent revenir satisfaite: « C’est quoi cette boisson? » Je leur fais goûter et 10 secondes après elles sont en train de s’acheter chacune une bouteille. Eheh.

Une petite vieille attend le bus et se prend de sympathie pour nous. Visiblement, elle a envie de nous aider mais ne parle pas un mot d’anglais. On lui demande si le bus 2 passe par-ci. Elle approuve. Et on demande si le bus 2 passe par-là. Elle approuve. On demande si c’est 6’000 VND le trajet. Elle approuve. On demande si c’est 4000. Elle approuve.

Le bus arrive, elle monte avec nous. Je veux aller payer à l’avant, elle me fait style de rester. Je m’assois, elle me fait signe d’aller payer. C’est pas gagné cette histoire. Mymy se lève pour aller payer, elle l’a laissé y aller. Je me lève pour y aller et elle me fait signe non non c’est bon… Elle ne comprend pas que nous payons séparément, peut-être. Nous ne saurons jamais.

Un touriste monte dans le bus également. C’est un homme qui a essayé de nous aborder hier soir. Il s’installe à côté de nous et essaie à nouveau d’entamer la discussion…

Nous passons 45 minutes dans le bus à stresser, scruter, guetter. Nous ne savons pas où nous devons descendre. Nous cherchons le nom de la gare routière. Nous finissons par le voir, on s’active vite vite vite pour charger les sacs, descendre et faire arrêter le bus. Bon en fait, on s’excite pour rien, c’est le terminus du bus. 45 minutes de doutes pour rien.

Nous trouvons un guichet avec des tickets pour Can Tho. Il est presque 13h et le prochain bus part à …. 13h30! Wouhouh! Quelle chance, de vraies stars! En plus, les billets sont bien moins chers que ce qui nous avait été indiqué, c’est un peu moins de 3 euros pour les 3h de trajet. Nous sommes ravies, achetons nos billets et filons vers les bus. Le numéro du bus est indiqué sur le billet mais en voyant 3 françaises arriver sur le parking, tous les vietnamiens sont en alerte et souhaitent nous aider.

Eh bien devinez quoi??? Il y a bien une centaine de bus sur le parking. Et qui c’est à le plus pourri???? C’est nous :):) Quand je dis pourri, n’imaginez pas un bus un peu sale, pas tout neuf,… Non, non, J’ai dit POURRI!!!!!!!!! Mymy et Ju sont déjà allées en Bolivie et visiblement, ce bus pourrait venir de là-bas (je me réjouis de retrouver ce genre de bus durant la suite de mon périple!).

Nous montons, le chauffeur est fier comme un coq d’avoir les 3 françaises qui montent dans son magnifique bolide. Il manque la moitié des sièges, ça fait pas mal de place pour mettre nos bagages, mais il met ceux des filles sous des sièges et le mien… sur un bidon de propylène glycol qui se trouve juste derrière mon siège. Génial.

Devinez qui monte dans le bus 5 minutes après nous?? Le touriste. C’est pas possible, il nous suit ^^. Il s’assoit juste en face de moi.

Nous nous installons tranquillement. Comme le bus ne part pas, j’en profite pour attaquer mon sandwich. Un vrai délice! Comme le bus ne part toujours pas, je file m’acheter une nouvelle bouteille de thé vert. Comme le bus ne part toujours pas, les filles y vont également.

Ca commence à devenir long. AH oui, il est quand même 15h.

Leçon N°10: Modification de la leçon précédente. Quand tu prends les transports, tu ne sais pas quand tu arrives. Mais tu ne sais pas non plus quand tu pars.

C’est bien indiqué 13h30 sur nos billets. Il y a le numéro du bus et nous sommes bien dans le bon bus. Le chauffeur et un autre vietnamien continuent de charger le bus. Là où il y a les sièges manquants. Sur le toit. Sous les sièges. Nous nous retrouvons avec les pieds sur des paquets. Quelques vietnamiens montent à leur tour dans le bus.

Vers 15h30, le bus se met en marche. Et là, c’est quelque chose. Tout se met à vibrer en même temps que les crachats du moteur. Un vrai bruit de vieille locomotive avec la sensation que nous allons bientôt décoller. Le ventilateur ficelé au plafond se met à remuer dans tous les sens (non, il ne tourne pas, juste il vibre….). Je ne vous parle même pas de la télévision suspendue. Eh oui, nous avons le bus le plus pourri du Vietnam mais nous avons un ventilateur qui ne fonctionne pas et une télé vissée (qui ne marche probablement pas non plus. Mais le chauffeur doit être tout fier de son bus avec ventilo et télé intégrés!). A côté du chauffeur, la vierge marie. Nous commençons à prier que le bus arrive à destination! Enfin, après quelques minutes, on se dit qu’on va peut être déjà commencer à prier pour le bus réussisse à quitter le parking. Ca saute dans tous les sens, nous faisons du 5km/h et nous arrêtons toutes les 5 secondes. Donc en fait on fait du surplace en vibrant. Je ne vous raconte pas le fou rire…

Quand nous finissons enfin par quitter le parking, il faut traverser une double voie pour rejoindre la route en sens inverse. Nous allons tellement vite que nous nous faisons huer par tous les véhicules aux alentours. La classe. Et ça fait une drôle d’impression d’être dans le bus, fenêtre grande ouverte et de voir un peloton de 2 roues en furie te foncer dessus en klaxonnant…

Nous atteignons rapidement une vitesse de croisière similaire à celle d’un escargot avec une maison trop chargée sur le dos. Ou une tortue de 200 ans avec une patte cassée. Voyons le côté positif, nous avons largement le temps d’observer les rues défiler. Après quelques temps, je me dis que je vais quand même fermer ma fenêtre le temps de quitter Saigon, car je suis en train de me prendre toute la pollution dans la figure. Fermer la fenêtre. Hum. Intéressant. Elle est où ma fenêtre???

J’appelle le type du bus (c’est comme les gardiens de wagon en Russie, il y a toujours un gardien de bus en plus du chauffeur. Vous savez pour ouvrir le bus et faire monter des gens à bord pendant qu’il continue de rouler, appeler les gens auxquels il faut déposer les paquets sur la route,…). Je lui montre l’endroit où il devrait y avoir une fenêtre et lui demande comment faire, je mime le fait de fermer. Il me fait comprendre « pas possible. Tu vois bien qu’il n’y a pas de fenêtre ». Certes. Nouveau fou rire… Je suis à bord d’un bolide qui fonce au moins à 20 km/h après avoir bien chauffé, nous transportons autant de paquets qu’un semi-remorque, j’ai les genoux sous le menton à cause de tous les paquets en-dessous de moi et maintenant je n’ai même pas une fenêtre.

Des gens sautent dans le bus en marche. Ca peut être pour se joindre au convoi. Pour faire quelques kilomètres (un type monte en marche avec un ventilateur, reste dans l’embrasure de la porte et redescend quelques minutes plus tard). Pour nous vendre des rafraîchissements. C’est l’anarchie totale les transports locaux. Déjà les bus à touristes, ce n’était pas triste. Mais là, nous avons atteint un tout autre niveau.

Nous finissons par être vraiment plein. Il y a des mini-tabourets partout dans le couloir. Mais une femme monte avec ses 2 fils (environ 3 et 5 ans je pense), ils crapahutent sur tous les paquets et réussissent à atteindre le fond du bus où il y a encore les 5 sièges du fond.

Après 3 heures de trajet, nous nous arrêtons à un restaurant de bord de route. Nous devrions être arrivées… Le touriste va acheter des bananes séchées, vient nous voir tout content et nous propose d’acheter un autre paquet de fruits séchés mais il ne sait pas quel fruit c’est, comme ça nous pourrons partager. Euh. Je n’ai pas envie d’acheter des fruits séchés qui ne ressemblent à aucun fruit connu pour pouvoir échanger ma moitié contre des bananes séchées d’un inconnu qui m’a abordé dans la rue la veille un peu éméché et essaie de sympathiser avec nous depuis le début de l’après-midi…

Nous repartons. Le touriste me demande dans quel hôtel nous sommes. J’explique que nous ne réservons pas avant d’arriver (maintenant que l’effet Tet s’estompe, ce n’est plus la peine). Il me montre où se trouve son hôtel. Il m’explique qu’il a réservé une chambre double mais qu’il est tout seul. Je lui explique que nous sommes 3, que son hôtel est loin de la ville et que nous irons trouver quelque chose près du Mékong. Il est tout déçu.

Il a google map sur son téléphone et nous explique que nous sommes en train d’arriver. Nous essayons de demander au type du bus où il va nous arrêter, il ne comprend pas. Nous lui demandons alors s’il est possible de nous déposer à un endroit en lui montrant une carte, il ne comprend toujours pas.

Selon notre carte, la gare routière est à 2 km du centre et il n’a pas du tout l’air d’aller dans la bonne direction. Nous regardons à nouveau google map pour voir où nous sommes. Nous décidons de descendre (oui, je sais ça paraît improbable en Europe…). Nous prenons nos sacs, faisons signe au type d’arrêter le bus. Il nous regarde avec des yeux écarquillés mais ralentit. Nous sautons du bus en marche (Bon il faut garder à l’esprit que c’est le bus le plus pourri du Vietnam… nous prenons plus de risque en descendant d’un trottoir…). Bien sûr le touriste (il est allemand) nous suit. Il nous parle sans cesse de son hôtel, mais nous lui répétons que ce n’est pas ce que nous cherchons. Nous suivons google map et pendant que nous marchons, il m’explique son périple. Je ne comprends pas tout à fait la logique. Mais je ne suis pas sûre qu’il y en ait une à la base. Il a lu un livre qui expliquait comment monter sa boîte en freelance en 4 étapes, il a décidé de faire ça et là maintenant, il ne sait pas trop, il pensait peut être à monter une autre boîte, mais bon en attendant, comme il ne sait pas il a décidé de voyager 2 mois en Thaïlande. Et là il m’explique qu’il vient en fait de la Birmanie. En fait, il n’avait aucun plan, du coup en arrivant à Bangkok, il a finalement changé d’avis et pris un billet pour la Birmanie. Puis retour à Bangkok. Puis finalement, il a décidé d’aller au Vietnam et est arrivé la veille à Ho Chi Minh et là se décide à faire le Vietnam. Mais quand je lui dis que nous finissons le Vietnam et nous dirigeons vers le Cambodge, il me répond que ça tombe bien, c’est exactement là où il va… Quelle incroyable coïncidence!

Au bout d’un moment, il nous dit que son hôtel est sur la gauche et me demande si j’ai un numéro vietnamien pour pouvoir nous retrouver. Je décline et lui souhaite un bon séjour et une bonne route! Il nous montre où nous allons arriver au centre ville et nous abandonne… Pfiou.

Nous continuons de marcher et finissons par rejoindre la rue centrale. Alors, il a dit que nous arriverions par là, donc nous tournons à gauche pour accéder à la rue où il y a tous les hôtels. Nous marchons… il y a de moins en moins d’animation, aucun commerce, aucun hôtel. Mince. Ca s’annonce mal. Il est presque 21 heures en plus…

Nous retournons sur nos pas et prenons la route suivante…. Same same… OK. Finalement, en revenant à nouveau sur nos pas, nous trouvons un 4 étoiles… Je vais demander le prix d’une chambre, explique que ouhlala c’est beaucoup trop cher et demande où nous pouvons trouver un hôtel pas cher… Elle nous montre un endroit sur la carte, c’est bien là que nous souhaitions aller… Grrr, mais alors pourquoi nous ne trouvons pas cette saleté de rue???

On reprend la rue. Arrivées au croisement, je vérifie la carte. Je vois la rue où nous sommes, mais pas le croisement. Et là, ça fait tilt entre mes 2 neurones de blonde. L’allemand s’est planté, nous sommes arrivées par l’autre côté. Du coup, nous pensions que le Mékong était sur notre gauche alors qu’il était sur notre droite depuis le départ… On pouvait tourner en rond longtemps. On revient sur nos pas et quelques minutes plus tard, nous accédons enfin à l’esplanade. Il y a de la vie, du monde, des bars et donc… des hôtels! Youpi, pas trop tôt. Je rentre dans le premier que nous trouvons: je demande une chambre pour 3. 12$. Pour la chambre. Youhouh! Ca fait du bien quand le Tet est terminé, moi je vous le dis!! Nous demandons à voir la chambre avant de dire oui. Il y a un cafard mort et une forte odeur de pieds. Nous virons les tongs prêtées par l’hôtel, ce sont elles qui sentent fort et faisons comprendre au mec de l’hôtel que ça ne sent pas bon à cause de ça. Il s’approche des tongs et prend un air de dégout « ouhla » ^^. Il va nous chercher un truc qui sent bon et en pschitte partout dans la chambre. Surtout, il éloigne les tongs de tout être vivant. Ca va mieux.

Bon, il nous reste une dernière étape. Trouver à manger. Mais ça ne va pas être triste. Au moins, nous sommes plus légères pour chercher. Nos chances sont minces à 22h, ils vivent avec le soleil ici. C’est plus simple de trouver un phô à 5h du matin qu’à 22 heures. Nous trouvons quelques restos ouverts mais c’est trop tard pour de nouveaux clients. Dans les bard, il ne servent plus que des cocktails. Les bouibouis dans la rue sont tous remballés.

A force de tourner, nous croisons quelques jeunes assis en rond autour d’une micro-table sur des mini tabourets avec des frites. Ce serait mieux que rien. Nous leur demandons où ils ont trouvé des frites et ils nous indiquent une fille avec son set de street food. Nous filons commander. Il lui reste une portion de frites (une portion ça doit être une dizaine de frites ici… pour 3 c’est juste), mais elle a d’autres choses. Nous nous lançons et commandons 3 ou 4 trucs, nous verrons bien. Nous trouvons un autre set de street food où ils font des jus de fruit et commandons des jus d’oranges. La nourriture arrive, nous nous régalons. Sauf pour un maïs que nous avons commandé et qui est en fait servi avec un truc qui ne sent pas bon du tout. Elle nous dit crevettes, mais ça sent beaucoup plus fort que ça. Impossible de manger ça… Nous ne voulons pas la vexer alors nous repartons discrètement avec l’assiette que nous jetterons plus loin…

Finalement, après 9h de trajet au lieu de 3h45, après une grosse galère pour trouver un hôtel et après avoir pensé aller se coucher l’estomac vide, on se dit qu’on s’en est plutôt bien sortie. Nous avons une très bonne chambre pour une bouchée de pain et nous avons pas si mal mangé.

En revanche, il faudrait se lever à 5h30 pour profiter du marché flottant. Et nous sommes épuisés après quelques courtes nuits et cette journée plus que mouvementée!

Objectif pour demain: Trouver une croisière sur le Mékong mais un truc sans touriste, pas cher, genre sur une mini-barque. Challenge accepted!

Ju

5 réflexions au sujet de « Long périple mouvementé de Saigon à Can Tho »

  1. J’ai adoré te lire. Beaucoup d’humour en plus. Tu dois être une sacrée fille ! Quel périple.
    Je penserai à toi quand je ferai le trajet Saigon/Can Tho en fin d’année.

  2. AH Les transports au VietNam,tout une histoire. Mais en te lisant,on a l’impression que tu es habituée. Plus rien ne t’effraie et tu as bien raison si tu veux continuer ton périple…J’adore!

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