Hoi an => Nha Trang => Dalat: Histoires de transports vietnamiens – Première partie

Bonjour à tous!!

Je vous avais laissé à Hoi An où j’étais paisiblement installée au bord de la piscine du Sunflower en attendant mon bus.

Comme il nous reste quelques heures, nous décidons avec Svilen d’aller faire un dernier tour dans Hoi An. Cette ville est tellement mignonne!!

On s’échange nos bons plans des derniers jours: Je l’emmène dans la maison de thé tenue par des sourdes-muettes. Il m’épate avec ses connaissances en langage des signes. Mais il triche il a pris des cours aux Etats-Unis (Oui c’est un bulgare américain ^^). Il m’apprend qu’à part les américains qui changent 2 ou 3 trucs, le langage des signes est international. Je me dis que les sourds-muets sont quand même vachement plus futés que nous!  Nous on galère à apprendre l’anglais, l’allemand, l’espagnol,… Et quand on arrive en Russie, en Chine ou au Vietnam, c’est la galère. Eux, ils apprennent leur langage et après ils passent partout. OK, il faut réussir à trouver des sourds-muets partout où tu vas. Mais avouez que dans l’idée c’est futé non?

J’apprends quelques mots en langage des signes en sirotant un thé rouge. On décide de commander un truc à grignoter en même temps: Une part de gâteau à la patate douce. On nous amène les thés avec une assiette remplie de trucs qui ressemblent à des chips. On goûte: ça sent le gingembre, c’est très bon, mais il est nous notre gâteau?

En plus de ne pas comprendre ce qui est sur assiette, nous essayons de comprendre l’assiette à thé: Une théière (jusqu’ici on est au clair), un truc qui ressemble à une tasse mais qui a un bec, une passoire (enfin le truc qu’on met pour filtrer le thé – jusqu’ici on connaît aussi), mais il y a une autre micro-tasse… Alors, Svilen pense avoir une explication: Tu attends que le thé soit infusé à ton goût, tu le verses ensuite dans la grande tasse à travers la petite passoire et ensuite, tu verses petit à petit dans la mini-tasse dans laquelle tu bois. Ca se tient. Je le regarde faire ^^: Ca ne doit pas être ça, le volume de la théière est bien plus important que celui de la grande tasse et il en met partout ^^. Ben alors quelle est l’utilité d’avoir une tasse intermédiaire?? Bon, on ne saura jamais, en plus on ne peut pas poser la question… Mais ça va nous éclater, on continuera de servir d’abord dans la grande tasse puis finalement dans la petite… De vrais gamins 🙂

Nous avons presque fini le thé (le mélange avec les espèces de chips est excellent!). Toujours pas de gâteau. On ne peut pas demander si elles ont oublié. Du coup, on en recommande un, au pire ça en fera un chacun…

Et là, elle nous ramène les chips au gingembre… C’est ça le gâteau à la patate douce?? Svilen, plein de mauvaise foi en en goûtant une: « Ah oui ça sent la patate douce ». Après avoir mangé une assiette complète, disant que c’était du gingembre ^^ Si ça c’est pas psychologique 🙂

Ensuite, il m’emmène dans une rue où il y a une petite vieille qui vend du sweet tofu sur le trottoir. On s’installe sur les mini-tabourets et on commande 2 portions de sweet tofu dont Svilen raffole, mais que si c’est celui qui est fait par cette vieille dame :). Elle prend des mini-bols (tout est mini ici! les tasses à thé, les bols, les tabourets… Bienvenue dans le monde des polipockets!) dans lesquels elle verse une louche de tofu chaud, puis une cuillère de liquide qui ressemble à du caramel. En 3 cuillères, Svilen a fini le sien ^^. Verdict? C’est délicieux!!! Ca ressemble à une sorte de crème brûlée très peu sucrée. Le liquide est sucré et contient pleins d’épices. C’est trop bon :). Je ne pourrais plus en remanger, parce que comme c’est que celui de la vieille dame et que nous on s’en va et qu’elle elle reste ici… mince 🙂 Alors si vous venez à Hoi An, cherchez la vieille dame avec sa marmite sur le trottoir qui vend du sweet tofu, ça vaut le coup!!

On continue de se promener dans les vieilles rues. Puis ça va être l’heure du bus de nuit et nous risquons de ne rien manger entre aujourd’hui 17h et le lendemain 13h. Du coup, même si nous n’avons pas faim, comme nous n’avons rien avalé à part le thé et le bol de sweet tofu, je l’emmène chez ma vieille dame à moi au marché.

3 fois que j’y vais, 3 repas différents, 3 fois que je commande la même chose. J’arrête d’essayer de comprendre, je vais m’épuiser pour rien. Elle est toute contente de me voir :). Svilen commande comme moi. En fait, elle met du riz dans une assiette et après nous complétons avec ce qu’il y a devant nous: Plusieurs choix de légumes, tofu, porc, œufs, poulets,… 1 euro… et c’est succulent. Elle va pour mettre de la viande à Svilen qui est presque végétarien. Il lui fait comprendre « pas de viande » et il s’apprête à lui montrer ce qu’il veut mais elle s’occupe de tout… On est mort de rire, Svilen me dit « Ah ben c’est bon, elle a l’habitude, elle sait exactement ce que je veux sans que je le demande! » Pareil pour moi. Elles sont fortes les petites vieilles d’Hoi An 🙂

Svilen fait la grimace en me voyant manger mon porc un peu bizarre, mais moi je trouve ça excellent. Le tofu grillé est à tomber aussi, on se régale. Les petites vieilles nous ont gâté!

Nous retournons à l’hôtel. Ca va être l’heure. ils doivent venir nous chercher à 17h30. Nous sommes dans des bus différents: Nous avons essayé de changer pour être ensemble, mais la dame a paniqué « Ouhlala beaucoup trop compliqué ». Bon, on ne va pas les perturber et prendre le risque de se retrouver sans bus. Tant pis, nous nous retrouverons à Dalat!

A 17h15, un vietnamien entre en hurlant dans l’hôtel « Dalat one! ». Une chance sur 2, c’est soit moi, soit Svilen. Et hop, c’est pour moi! Je file chercher tout mon cirque: Mon backpack, mon sac en bandoulière de la journée, mon petit sac à dos pour dans le bus avec quelques trucs pour la nuit et au cas où si on reste bloqué ou si on perd mon sac et mon chapeau viet. Svilen attend à l’entrée, je le vois plié en 2 en me voyant arriver avec tout mon cirque… Je comprends rapidement… Le mec est venu me chercher en moto. Super. Il prend mon petit sac à dos sur les genoux, je garde mon backpack sur le dos et je bloque le sac en bandoulière et le chapeau comme je peux. Ce n’est pas comme en scooter avec mon chauffeur préféré ^^. Là, la moto est minuscule, j’ai à peine de la place pour m’asseoir, rien pour me tenir, je suis chargée comme un mulet, je n’ai pas de casque. Mais je suis morte de rire 🙂 Svilen aussi qui a juste le temps de me crier « Bonne chance, peut être qu’on arrivera à Dalat! »

C’est parti pour un tour à la viet: droite, gauche, feu rouge on accélère… ah et pour rejoindre l’endroit où le bus va arriver, il monte à pleine vitesse sur un trottoir… La séance de tape-cul finie, je descends et j’attends avec tout un tas de gens. Je sympathise avec un hollandais à moitié français plutôt typé comme un brésilien et qui voyage avec un japonais (vous suivez?). Comme sa mère est française, il parle bien français. C’est un grand voyageur visiblement. Il me donne pleins de conseils pour les Philippines, me conseille d’aller à Taiwan lors de mon prochain voyage (Amis lecteurs, tous ceux que je croise depuis un mois me conseillent d’aller à Taiwan, que c’est magnifique,… A bon entendeur!!) et surtout me donne des bons tuyaux pour réussir ma nuit dans le bus: « Il faut absolument que tu mettes le plus vite possible ton sac en soute pour monter dans les premières. Les bus sont surbookés, les derniers qui montent dans le bus dorment par terre ». Génial!

Une aventurière avertie en vaut deux: Quand le bus arrive, je saute sur la soute et suis une des premières à mettre mon sac. Je trace à l’avant, je retrouve l’hollandais (Oui, en fait à force de rencontrer du monde, on ne s’embête plus avec les banalités, comme je vous l’ai déjà dit, donc j’ai passé la nuit avec (enfin dans un bus avec 30 autres personnes, attention hein!) et je ne sais même pas comment il s’appelle!) qui me félicite ^^. Eheh! En montant dans le bus, le chauffeur donne un sac plastique pour mettre ses chaussures dedans. Les chaussures sont interdites dans le bus. Hop, je trouve un siège au fond à droite. L’hollandais est au milieu. Le japonais à gauche. Les derniers à monter sont des vietnamiens, ils s’alignent dans les 2 couloirs et sortent une natte, ils ont l’habitude visiblement!

Nous papotons un moment. Le japonais travaille dans le bus. Mais pas pour sa boîte. Non, non, il travaille pendant ses vacances pour une boîte pour laquelle il ne travaille en fait pas. Un concept japonais je crois. Quand nous commençons à dormir, le bus s’arrête à un resto pour 40 minutes… Je n’ai absolument pas faim. Je sors quand même me dégourdir les jambes et comme il y a d’autres bus, je vais voir si je retrouve Svilen (vérifier si nous avions bien tous les 2 des vrais billets… eh oui les faux-tickets, c’est comme les sacs Vuitton, les polos Gucci et les lunettes Ray-Ban: ça circule bien ici!). Bon, je ne le trouve pas, mais comme nous nous sommes arrêtés quelques fois pour faire je ne sais quoi, peut être qu’il est déjà reparti.

Nous repartons, je m’endors direct et me réveille le lendemain matin à Nha Trang. Les sièges sont fait pour des personnes de carrure vietnamienne, donc je suis limite un peu trop grande. J’ai une pensée pour Svilen qui avec ses 1m93 doit un peu galérer! En boule peut-être?

L’hollandais et le japonais s’arrêtent ici quelques jours. moi, je file à l’agence récupérer mon billet pour Dalat (C’est un concept vietnamien ça: Quand j’ai acheté mon ticket, l’agence m’a donné un billet. Le monsieur qui est venu me chercher a pris ce billet et m’en a donné un autre. Et maintenant, je vais dans une agence pour troquer le billet qu’on m’a déjà échangé contre un autre…). Et là, j’ai une bonne dose de stress. Il y a 4 personnes devant moi: Un chinois et 3 espagnoles qui voyagent ensemble. Le chinois tend son billet qui ressemble au mien, il y est donc indiqué le 8 février, date à laquelle nous partions d’Hoi An… La fille l’examine: « non, ce n’est pas bon. C’est marqué 8 février, nous sommes le 9. Le bus est complet pour aujourd’hui, il faudra attendre demain ». Euh?????????? « Le chinois essaie d’expliquer que c’est marqué le 8 parce qu’il partait d’Hoi An le 8, mais la fille ne l’écoute même pas, elle lui a déjà rempli un billet pour le lendemain, le lui tend et le pauvre n’a plus qu’à aller se chercher un hôtel pour la nuit… Moi aussi c’est marqué 8 février…

C’est le tour des 3 espagnoles: Elles tendent leur billet. Rebelote!!!!!! « Désolée tous les bus sont complets, vous partirez pour Ho Chi Minh demain ». Elles se mettent à râler: Elles viennent d’Hanoi et on leur a déjà fait le même coup à Hoi An où elles n’étaient pas censées s’arrêter et où elles sont restées 2 jours faute de place dans le bus… Maintenant, elles ont leur avion qui part d’Ho Chi Minh le lendemain, elles ne peuvent pas rester ici… Elles essaient de râler, mais la fille du guichet n’écoute même plus, elle passe à mon billet… Je suis un peu en panique. Mais bon, au pire tant pis, je passe une nuit à Nha Trang. Mon prochain impératif est début mai à Singapour, je ne suis pas à un jour près. En revanche, ça me fait suer, parce que je devais faire Dalat avec Svilen et j’aurais bien aimé au moins lui dire au revoir et nous avons déjà réservé un backpacker là-bas (avec le Tet tout est toujours complet, depuis notre dernière galèr au Sunflower, nous sommes prévoyants!). Bon, je verrai bien… Elle regarde mon ticket…et m’en tend un autre!!!!!!!!??????????? Moi c’est bon? Ouah! Cool! Je fais profil bas pour ne pas qu’on m’attaque pour me voler mon billet et je file attendre sur le trottoir d’en face avec tout le monde.

Il y a un groupe de 5 français devant moi. Le bus arrive, je me précipite vers la soute, comme la veille. Un des français balance « ohlala, la ptite dame là, c’est pas la peine de stresser comme ça là, oh pour être stressée comme ça, ça ne doit pas faire longtemps qu’elle est partie ». Je lui explique que les bus sont surbookés et que je n’ai aucune envie de faire le trajet dans le couloir. Après, chacun fait comme il veut. Il regarde les 4 autres français « Nous c’est bon de toute façon, nos places sont réservées dans le bus ». Ben voyons. Je leur ai mis le doute, ils se dépêchent quand même… Ils montent juste après moi et sur les 5 un n’a pas de place. Allez bim! 🙂

Et allez les remarques en montant dans le bus « Ah beurk, c’est sale! Ah moi je ne veux pas m’asseoir là-dessus. Ohlala, ça pue, non mais t’as vu comme c’est crade, moi je ne veux pas enlever mes chaussures ». Pfu.

Il y en a même une des 5 qui va faire le trajet avec un masque sur le nez parce que vraiment l’odeur là c’est pas possible. Je n’ai rien senti…

Je suis dans les sièges tout au fond: Ce sont 5 sièges allongés côte à côte, c’est très serré, impossible de ne pas faire connaissance avec son voisin!

Nous partons. Dès que nous atteignons la montagne, nous nous retrouvons à 10 km/h… Nous ne sommes pas prêts d’arriver. Après la première montée, le chauffeur s’arrête, nous descendons quelques minutes, le temps que le moteur refroidisse un peu… Rassurant tout ça. Je vous passe les commentaires des français. Une fille vend des glaces à cet endroit. Il demande le prix, il croit comprendre 25. Il en prend une, sa femme en prend une aussi et tend un billet de 50. La vendeuse explique que non, c’est 35. Le français a déjà commencé à déballer sa glace, il la lui rend (limite en lui balançant) « Remballe ta glace c**nasse! ». C’était 35 pour tout le monde, il avait juste mal entendu. J’ai honte d’être française à ce moment là…

En remontant dans le bus, je passe devant les toilettes. Sur la porte, il est marqué au feutre « Toilet broken ». Quelqu’un a rajouté en-dessous « Then why don’t you fix them? » ^^

Nous repartons. Après quelques virages, le bus cale. Au beau milieu d’un virage de montagne. Et quand je dis milieu, je veux bien dire milieu, ils ne s’embêtent pas trop avec la gauche et la droite ici… Bien évidemment, les français tout en délicatesse se mettent à applaudir en criant…

Le chauffeur veut redémarrer, recale, les français applaudissent de plus belle…

Le bus ne veut plus aller en marche avant, le chauffeur n’a d’autre choix que de reculer en se mettant sur le côté pour que les autres véhicules puissent circuler. Le chauffeur descend, il trafique je ne sais quoi mais ça marche, le bus repart. Lentement. Nous ne dépasserons pas la dizaine de kilomètres heure en montagne… J’arrive à 14h, 6h au lieu de 4h. Je ne sais pas où je suis. Pas de guide, donc pas de carte. J’ai noté l’adresse de l’hôtel. Comme d’habitude « Ouhlala c’est loiiiiiiin ». Dalat, c’est pas Paris non plus… Mais c’est en montagne et je n’ai toujours pas de carte. Du coup je prends un taxi et vue la pente pour accéder à l’hôtel j’ai bien fait. Nous avons réservé dans le dortoir du Family Dalat Backpacker que je recommande à toutes les personnes qui iront à Dalat un jour (t’as vu Monique, je mets les noms maintenant :)).

Je suis accueillie à bras ouverts!!! Une dame m’amène un thé et des bananes :), je n’en demandais pas tant! Une jeune me demande si j’ai réservé, j’explique que oui et je donne le nom de Svilen. Elle est perdue. Elle me regarde voit bien que je ne suis pas un bulgare d’1m93^^.  « non c’est pas toi Svilen ». J’explique que nous avons réservé 2 lits. Bref, elle finit par me trouver un lit. Je demande si lui est déjà arrivé, elle me dit non. Et en me montrant mon lit, elle me montre un chapeau sur un autre lit et me montre que mon ami est sur ce lit là. OK, mon ami est arrivé donc^^. Je m’installe, j’ouvre ma boîte mail (notre seul moyen de communication avec Svilen, pratique!): Il m’a envoyé un mail il y a 2 heures pour me dire qu’il était bien arrivé et qu’il partait se promener en ville. Lui part demain matin pour Ho Chi Minh. Moi je demande à la fille de l’hôtel un billet pour Mui Ne le lendemain. Dalat est une ville très sympa dans la montagne mais une journée suffit amplement et une des plus belles choses à faire ici est la route pour aller à Mui Ne :).

La fille de l’hôtel dont je suis apparemment la nouvelle super copine (elle me gratte le ventre à chaque fois qu’elle me parle et a un sourire jusqu’aux oreilles ^^) me propose 2 bus le lendemain: un à 7h et un à 13h. Je pars pour celui de 7h. Hop, c’est réservé. Elle me montre où je devrais attendre le bus lendemain: devant un café.

Je prends en photo une carte de la ville, je repère ce que je veux voir et je file. J’envoie un mail à Svilen lui dire que je suis bien arrivée et je pense qu’on se retrouvera directement à l’hôtel en fin d’aprèm.

J’ai repéré où se trouve la Crazy House, une maison qui ressemble aux œuvres de Gaudi. Je ne veux pas rater ça. En sortant de l’hôtel, je commence par une pagode qui est sur ma route. Puis, je me perds dans les petites rues (volontairement, attention :)). Je tombe sur une fille qui est en train de poser du vernis à ongles sur les orteils d’une autre. Je regarde mes orteils. Hum. 🙂 Je lui demande combien c’est pour la pose de vernis…. 1 euro. OK, je m’assois où?? Et comme on est au Vietnam, les 30 000 VND incluent la pédicure avec. Il est temps pour moi de refaire également une manucure, mais avant d’être girly, je suis une aventurière, donc ce sera pour une autre fois j’ai une ville à visiter. Je choisis du rose, pas dur de choisir, je n’ai que 2 tenues ^^.

Hop, je repars avec mes orteils qui voient la vie en rose, mes doigts font la tronche, je ne peux pas satisfaire tout le monde.

Je finis par trouver la Crazy House (J’ai du demander mon chemin à la moitié de la ville avec la photo du plan qui n’a qu’une rue sur 4). Le contraste entre la ville et la maison est encore plus saisissant qu’à Barcelone! Ici, toutes les maisons dont identiques (dans presque tout le pays d’ailleurs) et  ici, au milieu des montagnes dans cette petite ville, il y a cette énorme maison où s’emmêlent de nombreux escaliers au milieu de la végétation. Les escaliers partent dans tous les sens, il n’y a ni plan ni sens de visite, donc je vadrouille une bonne heure dans tous les sens, c’est très sympa.

Ensuite, je me dirige vers le lac où il y a également le marché. Je passe à côté de dames sur le trottoir qui vendent des omelettes en forme de crêpes. Je n’avais encore jamais vu ça au Vietnam, j’en déduis que c’est une spécialité locale. Mon ventre crie famine, il n’a rien mangé à part une mini-banane ce matin depuis 14h la veille… Il est 16h. Oups… J’en achète une. Bingo, c’est un délice!!! Il y a de nombreuses épices et elle a mis une sauce dedans avant de la rouler et me la donner. C’est délicieux!!! J’achète une boisson au thé vert et je file me promener dans le marché. Bon à force de faire des marchés, je commence à les trouver un peu tous pareil, mais ça vaut toujours le coup d’œil. Il est 17h, je commence à retourner vers l’hôtel. J’ai dû demander mon chemin à l’autre moitié de la ville. Je finis par retrouver l’hôtel et Svilen est déjà rentré. Il s’est inquiété en voyant mon mail disant que j’avais eu quelques soucis avec le bus. il ne comprend pas, lui a mis 2 heures à venir depuis Nha Trang. J’en ai mis 3 fois plus. Je raconte mes péripéties. Puis lui me raconte les siennes. Ah, ça fait chaud au cœur, ce n’est pas que moi alors?? 🙂

Alors, je vous ai raconté mon trajet. Maintenant, je vous raconte le sien qui n’est pas mal non plus. J’ai donc quitté l’hôtel à 17h15, le bus étant à 17h30. Le sien aussi. Sauf que lui, personne n’est venu le chercher ^^. 17h30.. 18h… 18h30… 19h00… vers 19h30, alors qu’il commence à perdre espoir (compréhensible…), un vietnamien rentre dans l’hôtel en hurlant « Dalat? ». Il se lève « oui moi, c’est moi ». Le type le regarde « non c’est pas toi ». ah… il se rassoit. Le type continue de chercher… il court partout dans l’hôtel et finit par tomber sur la fille qui nous a fait faire le check out ce matin et nous a demandé où on allait ensuite… « Dalat? Oui c’est lui là-bas ». Il retourne vers Svilen « Ah pardon!! bon on y va alors »^^. Lui n’a pas le droit au tour en moto, c’est direct le bus. Il a une place. Ce qui ne sera pas le cas des suivants. Les suivants s’installent les uns après les autres dans le couloir. Il y a trop de monde, le chauffeur hurle sur ceux dans le couloir pour qu’il se serrent encore plus pour laisser entrer les derniers… La blague!

Uns fois les sardines humaines empilées dans ce couloir, ils partent, ils ont donc beaucoup de retard. Ils ne vont pas pouvoir dormir beaucoup… Le chauffeur klaxonne toutes les 3 secondes toute la nuit!!!! Un vacarme pas possible! Donc déjà ça et en plus, au milieu de la nuit, le deuxième chauffeur (ils sont 2 et se relaient) se met à fumer au milieu du bus!!! Les gens se mettent à râler (normal..), mais le chauffeur s’en contre-fiche comme de son premier coup de klaxon et continuera de crapoter tranquillement! Sympa le trajet!

Du coup, une fois dans le bus depuis Nha Trang (lui a un bus assis, je ne sais pourquoi moi j’ai eu des couchettes pour la journée), il s’endort comme une masse comme il n’a pas pu dormir de la nuit.. et se réveillera plus tard avec un vietnamien qui dort sur son épaule 🙂

Son trajet a aussi été mouvementé, mais en partant avec 2 heures de retard, il sera quand même arrivé 4 heures avant moi. Il n’y a aucune logique dans ce pays! La SNCF ne ferait jamais un truc pareil 😉

Nous papotons toute la soirée à examiner nos futurs trajets respectifs: Lui part demain pour Saigon où il va prendre un avion pour la Birmanie. Il va y rester 10 jours puis s’envolera à nouveau pour l’Inde, pays qu’il rêve de visiter depuis tout petit où il restera un mois. Pour finir, il part au Népal, faire un trek de 20 jours vers le Base Camp de l’Everest. En découvrant les photos de ce qui l’attend au Népal, je suis très envieuse. Mais moi, je le fais rêver avec mes futures photos de trek en Amérique du Sud. Du coup, c’est décidé, son prochain voyage sera l’Amérique du Sud. Moi, la Birmanie. Ou la Bulgarie. Il m’a montré des photos, c’est magnifique. Ils ont beaucoup de montagne et des quantités incroyables de neige. Il est programmeur pour un site de snowboard donc il me montre quelques vidéos de leur site, c’est vraiment impressionnant. Ils ont de la neige au-dessus de la taille et c’est un hiver normal…

Nous partageons nos anecdotes de voyage. Je passe pour une célébrité avec mon spectacle russe et mon film dans le nord du Vietnam ^^.

Vers 22 heures, nous n’avons pas mangé mais nous sommes morts de fatigue. En plus, nous nous levons tôt le lendemain. Moi je pars avant 7h et lui avant 8h. Le temps de remballer les affaires, faire le check out et marcher pour le bus, je dois me lever à 6h. Une douche et au lit. Je ne comprends pas, lui me parle d’un arrêt de bus pour le lendemain. La fille m’a parlé d’un café. Nous vérifierons demain, c’est peut être différent selon les bus…………. Ou alors, ça sent encore le coup fourré à la vietnamienne 🙂

Ju

 

3 réflexions au sujet de « Hoi an => Nha Trang => Dalat: Histoires de transports vietnamiens – Première partie »

  1. C’est pas bien de contrarier ses doigts de pied sans lesquels tu ne pourrais faire ton tour du monde !!!!!!!

    Super l’expression : « le chauffeur s’en fiche comme de son premier coup de klaxon »

  2. Ah de belles anecdotes dans les transports. Tu t’en sors toujours bien au final. On se croirait dans un conte. Pleins de péripéties mais à la fin,tout va bien. Tu devrais écrire un livre uniquement sur tes trajets…lol

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s