Bien arrivée à Hue, ancienne capitale vietnamienne!

Sinxao !

Alors, je vous avais laissé à ma table de café dans Hanoi.

Il s’en est passé des choses depuis…

Il est l’heure de filer. J’enfile mes kilos, je repère la route sur la carte, je deviens une experte : Première à gauche, tout droit jusqu’à telle route puis à droite. Trop facile. J’en ai pour 20 bonnes minutes. En chemin, je croise un couple de backpackers de l’autre côté de la route. Moment mémorable ^^. On s’observe du coin de l’œil (mode pigeon), tout d’un coup on craque tous les 3, on se fait des grands signes… on ne se connaît pas, je ne sais pas qui c’est, on ne se parlera jamais et je ne les reverrai sûrement jamais. Pourtant, nous faisons partie de la même famille : La grande famille des escargots SDF, comprenez les backpackers, ces gens qui se retrouvent sur la route avec des sacs beaucoup plus gros qu’eux… Je suis morte de rire en continuant ma route.

Je suis comme d’habitude un petit peu nostalgique au moment de quitter l’endroit où je me trouve. Comme à chaque fois j’y ai vécu de bons moments, rencontrés des gens supers, appris énormément de choses. Mais comme à chaque fois, c’est le moment de passer à autre chose…

Je finis par me retrouver nez à nez avec la gare. Sauf que le tableau d’affichage est en vietnamien. Autant je commence à avoir quelques bases à l’oral (quelques mots certes, mais qui me permettent de moins passer pour une touriste et de démarrer les négociations avec des prix plus bas), autant à l’écrit, c’est zéro de chez zéro…. Je ne sais même pas comment s’écrit Hue, l’endroit où je me rends. Ce n’est pas gagné.

Je demande à deux personnes. J’avoue, je n’ai rien compris à la réponse… Je finis par trouver un bureau avec une dame dedans. Pour être une baroudeuse, il ne faut pas être timide et il ne faut surtout pas se gêner. Je rentre et lui sors mon plus beau « sinxao » en lui mettant le billet sous le nez. Elle me montre une direction… Allez go, presque trop facile. Je deviens trop forte, vous allez finir par vous ennuyer !

J’arrive sur un quai. Reste à savoir où je dois monter. Là encore, trop facile : J’ai un moment que je ne sais pas du tout ce qu’il veut dire sur mon ticket, mais il y a le même mot sur le wagon. Reste à trouver le bon chiffre et je devrai bien tomber.

Je monte, je m’installe. Une fille s’installe à côté de moi. C’est parti. Pas trop bruyant, pas trop d’enfants ou de bébés. Si ça se trouve, même assise, je vais réussir à dormir.

Bon…. J’en ai tiré des conclusions trop hâtives. Arrêt suivant : La fille à côté de moi descend. Je me retrouve à côté d’un couple avec un enfant de 2 ou 3 ans. Ils n’ont qu’un seul siège…. Eh oui ils font du surbooking dans les trains. Le couloir du milieu est pris d’assaut. La responsable du wagon court partout pour distribuer les mini-tabourets bleus. Ils ont un succès fou ici ces trucs. Je me demande si je lançais une autre couleur genre tabouret rose j’aurais du succès ? Ou si le bleu c’est un peu la couleur universelle des tabourets ici… Bref, d’autres enfants et bébés montent à bord. Génial. Un bébé à la bonne idée de pleurer la moitié de la nuit. L’enfant à côté de moi trouve ça super drôle de gesticuler dans tous les sens en me donnant des coups de pied régulièrement dans le dos. Sa mère a une façon bien à elle de le calmer. Vous, vous êtes sûrement comme moi, vous lui caresseriez la tête ou un câlin du style. Elle, elle lui donne des petites tapes…. Donc il s’est fait taper la moitié de la nuit pour s’endormir. Je ne pense pas avoir assez d’expérience pour donner des conseils dans ce domaine, mais tout de même, ça n’avait pas l’air de fonctionner beaucoup…. Je pense qu’il y a beaucoup de méthodes qui fonctionneraient mieux que « je te tape, tu vas finir par t’endormir »…

Ajoutez à ça les lumières qu’ils n’éteignent pas de la nuit. Ah, et je ne vous ai pas parlé des télés. Ce sont les trains les plus pourris du monde à première vue : Extrêmement sales, pas du tout entretenus,… En revanche, il y a des écrans plats… Qui ont fonctionné presque toute la nuit. Avec le volume à fond. Même avec mes boules quies, j’entendais tout…Ah et j’ai aussi oublié de vous dire que le gamin derrière moi trouvait ça drôle de taper dans mon siège en se retournant dans son sommeil toutes les demi-heures…

J’ai quand même réussi à dormir 3 ou 4 heures (un miracle…).

Je me réveille à 6h30. Je dois arriver à 7h30. Enfin je crois. L’heure d’arrivée n’est pas indiquée sur les billets Ils ne préviennent pas quand le train arrive en gare. Et le nom de la gare n’est indiqué que sur le bâtiment principal… si tu le loupes, c’est foutu…. Il faut être courageux et descendre en espérant être au bon endroit.

A 7h15, on s’arrête. Par chance, je vois que ce n’est pas Hue. Mais il n’y aura pas d’arrêt à 7h30. A 8h non plus d’ailleurs. Le train s’arrêtera à 8h45. Je me dis que ça doit être le bon arrêt, je descends là. Au pire, tant pis, je ne suis pas pressée, je n’ai rien de réservé et j’ai encore 11 mois devant moi. J’ai le droit à quelques erreurs.

En sortant de la gare, je prends mon plan en main (oui car j’ai récupéré une carte incluant des plans de principales villes vietnamiennes. Je m’organise… Admirez ^^), je reconnais le nom de la rue. Youpi, c’est la bonne ville. C’est un bon début !

Je marche un bon moment. J’ai entouré sur ma carte le coin des backpackers (Hôtels à petit budget). Il y a bien 20 minutes de marche en temps normal, 30 minutes avec mon rythme escargot. Eh oui, je pèse lourd et en plus les trottoirs sont très hauts et le sol est loin d’être plat…. Ajoutez la circulation avec pleins de rues à traverser…Une vraie expédition. Des gens s’arrêtent une bonne vingtaine de fois à côté de moi avec leur bolide « Hello motorbike ? », « hello my friend, where you going ? ». Mais je ne sais pas où je vais, va leur expliquer ça…. Je dis juste non merci à chaque fois avec mon parfait accent vietnamien et ça suffit. De manière générale, les vietnamiens sont gentils, ils demandent, si on dit non, ils repartent sans insister. Après, c’est comme partout dans le monde, c’est légèrement différent sur les lieux touristiques. Là, ils sont beaucoup plus collants et il faut souvent être très sec pour réussir à s’en dépêtrer.

Au bout de 20 minutes, je veux regarder le nom de la rue tout en descendant de la rue… Mais jamais deux choses à la fois avec 15 kilos sur le dors et des trottoirs pas possibles…. Donc ce qui devait arriver arriva… Je me suis retrouvée beaucoup plus bas que prévu en descendant le trottoir… Je me suis tordue la cheville, avec 15 kilos sur le dos, on se retrouve à genou, pas le choix ! Mais plus de peur que de mal, je repars sans bobo ni bibi.

J’avoue, je ne pensais pas que ce serait aussi long. Je finis par trouver le nom de la rue dans laquelle j’ai repéré 2 backpackers pas trop chers. Je visite les 2. Le premier est 2 dollars plus cher par nuit, mais il est moins glauque, plus propre et surtout il a des casiers. Très important pour les backpackers !!! Quand on dort en dortoir, c’est mieux de laisser ses affaires dans des casiers verrouillés, nos vies se trouvent dans nos sacs, si on les perd, c’est la cata !!! Du coup, je décide de sacrifier 2$ pour ma sécurité. Vu les soucis que je pourrais avoir en perdant mon sac, ce n’est pas cher payé finalement.

Cependant, il est 9h30 et les chambres sont dispos à partir de midi. Je n’ai rien mangé la veille au dîner, je meurs de faim, je décide de me commander le maxi petit-dej : 2 pancakes à la banane et au miel et une omelette avec de la baguette. Miam. Ça fait du bien de reprendre des forces !! L’hôtel est très sympa. Au rez-de-chaussée, tout est ouvert sur la (petite) rue: Il y a des tables sur le trottoir aussi, un bar, pas mal de table et même un coin canapé. C’est là que je m’installe pour déguster mon petit-déjeuner, puis pour regarder comment organiser les prochains jours. J’engage la conversation avec le type en face de moi. J’ai eu raison, le courant passe de suite et on a plein de points communs. Il est bulgare, il a voyagé pendant plusieurs mois avec un copain qui vient de repartir travailler sur Londres et du coup il finit seul son voyage. Pas de chance, il part aujourd’hui pour Hoi An, mais c’est décidé on se retrouvera là-bas. Il adore le ski (Je découvre qu’il y a des montagnes de plus de 3000 mètres en Bulgarie. Oui, j’avoue, je ne suis pas une experte en géographie bulgare…) et les voyages, ça fait 2 bon sujet de conversation ^^. Donc le courant passe bien, c’est cool, on échange nos emails et nous allons nous retrouver dans quelques jours à mon étape suivante.

 

Midi arrive enfin. Je pose mon sac et je file à la réception pour louer un vélo (je suis les conseils du bulgare ^^, il s’appelle Svilen). 1 euro l’après-midi, je ne suis pas ruinée. Je prends le dernier vélo et en partant, je tombe sur une canadienne qui ramène son vélo après avoir roulé 20 mètres. Belle perf’ ! La chaîne a cassé et le vietnamien ne sait pas comment la réparer ^^.

Je regarde la carte, Svilen est allé voir les tombes mais c’est 15 km aller, 80’000 VND par tombes. Il est déjà 13h et il m’a dit qu’il y a 2 bonnes heures à passer rien qu’à la citadelle. Tant pis pour les tombes, je pars pour la Pagode qui n’est qu’à 5 kilomètres. 5 kilomètres en vélo sur des routes vietnamiennes, il y a déjà de quoi se faire quelques frayeurs ! Les premières minutes sont flippantes… Mais qu’est-ce que je suis allée louer un vélo ??? Je ne vais quand même pas mourir si jeune, c’est dommage, je viens juste d’entamer mon périple ! ça klaxonne de tous les côtés, je me fais frôler tous les 10 mètres par des motos,… Aïe aïe aïe ! Mais bon, après quelques minutes, je me rends compte que les klaxons, c’est uniquement pour me prévenir qu’ils arrivent et qu’il ne faut pas que j’ai peur, il suffit de ne pas bouger et tout va bien se passer… Très rapidement, je me retrouve au bord du fleuve, il y a moins de circulation qu’au centre et en plus c’est une 2 voies, je respire (pas trop quand même parce que je suis au milieu des pots d’échappement…). Finalement, j’adore. ^^

Bon, encore va-t-il falloir trouver la Pagode… Je ne sais pas du tout à quoi elle ressemble et c’est assez difficile d’évaluer les distances : Le premier quart d’heure, je suis bloquée au milieu du trafic, ça n’avance pas, et après je roule à bonne allure… Je longe tout du longe la rivière des parfums. Je croise des bateaux dragons sur le fleuve, des buffles en liberté à quelques mètres de moi (mais ils font leur vie et moi la mienne et c’est sûrement mieux comme ça !). Au bout d’un moment, je me rends compte de ma boulette…. J’ai oublié la crème solaire, mes lunettes de soleil se sont cassées dans mon backpack après Hong-Kong (J’enrage toujours depuis là… mes ray ban L) et il fait près de 30°C… Et il est 13h. Parfait. Je suis en débardeur en plein soleil. Quelle bonne idée.

Soudain, j’ai une idée de génie… Bon ok, j’ai une idée. L’idée de génie aurait été de prendre la crème solaire et de racheter des lunettes. Mais personne n’est parfait. Donc pour réparer mon erreur, j’ai une idée. Je vais aller m’acheter un beau chapeau vietnamien. Ca fait depuis Sapa où la guide en avait un que j’en rêve. Ils sont très légers, très agréables à porter et surtout ils protègent tout le visage et même une partie du haut du corps comme ils sont très larges. Va falloir aller négocier, c’est le moment d’appliquer ce que Martin m’a appris !

Je trouve une dame qui vend des chapeaux dans la rue, c’est parti je me lance ! Je commence avec mon plus beau « Sinxao ». Je montre un chapeau « Banyo ? » (OK je ne sais pas comment ça s’écrit, mais ça se prononce comme ça). Ma méthode n’est pas encore au point, je sais demander combien en vietnamien mais je mets encore trop de temps à comprendre les nombres. Les chiffres jusqu’à 10 je maîtrise. Sauf que pour 10 dong, il n’y a rien (pour vous donner une idée, un euro c’est 27’000 dong… pas pour rien que je retire des million !). Elle me propose 200’000 dong. AH oui. Elle me prends pour un pigeon. Je m’en vais. Elle panique : « Je parlais pour 2 chapeaux ! 200 c’est le prix pour 2 ». Ben voyons^^. Je fais demi-tour, je lui redemande « Banyo ? ». Elle me redit 100, je rigole, elle me sort 90. Je dis non. Elle me demande combien j’en veux. Sincèrement, je n’ai pas la moindre idée du prix, mais si elle m’a proposé 200 au départ c’est qu’il doit bien valoir 60. Au lieu de lui donner un prix et de risquer d’être trop haute, je lui redemande son prix. 80. Là, je prends l’air exaspérée. « ok 70. » Je m’en vais. « 60 ! 60 !! » Elle m’explique qu’elle est en train de les vendre à 60 à la vietnamienne qui est là. OK. Je lui demande 40. Elle me répond qu’elle ne peut pas, puisqu’elle est en train de les vendre 60 à la vietnamienne. J’attends qu’elle ait fini de payer et qu’elle parte. Voilà, là elle est partie. Maintenant tu peux me le faire à 40. Elle me fait des signes avec des bras genre « ouhlala ! non mais ça va pas non !! ». Je lui fais signe « bon tant pis c’est pas grave ». «OK 45 ». Cool. 1,5 euro, j’ai un chapeau qui est beau comme un camion. Et en plus je suis super fière de moi ! J’ai bien négocié. Vu comme elle est énervée à mon départ, je pense même que j’ai très bien négocié. Je me félicite intérieurement ^^. Je suis toute belle avec mon nouveau chapeau, j’ai l’air d’une locale, tous les enfants  me font coucou et en plus ça me protège bien du soleil, je ne serai pas Ju l’écrevisse ce soir !

J’arrive à un endroit où un vietnamien me fait signer de me garer pour la Pagode. Il semblerait que je sois arrivée. On m’avait prévenue, à chaque fois que t’arrives quelque part, on te fait poser ton vélo et il faut payer pour qu’on te le surveille. Je file visiter la Pagode. Quasiment tous les monuments d’Hue, citadelle, tombes, pagodes, sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. En plus, elle surplombe la rivière des parfums, c’est très joli et très paisible. Je me promène un bon moment dans les jardins puis je vais récupérer mon bolide. Je file vers le centre pour visiter la citadelle. Il y a un peu plus de monde qu’à la Pagode, mais presque que des vietnamiens qui sont toujours en vacances (ah le tet…). Je vois un documentaire sur la citadelle et sur la ville d’Hue en général puis je me promène près de 2 heures, le jardin est particulièrement joli.

Après quoi je récupère mon vélo pour aller me promener dans les petites rues. Je trouve que je ne me sens pas très bien… Je tourne un peu. Bizarre, j’ai pourtant bu régulièrement et mon chapeau me protège bien… Hum… mais… quelle heure il est ? Ah… C’est peut être ça, il est 17h. J’ai oublié de manger. Oups. Je traîne un peu dans les rues et trouve un repas local pour 2 euros. Comme d’habitude, c’est excellent. Des pâtes de riz locales transparentes dans un bouillon avec du bœuf. Les 2 qui tiennent le restaurant (enfin les tables et tabourets. Ce ne sont pas vraiment des restos…) sont tout content d’avoir une étrangère, sont fans de mon chapeau et on essaie d’échanger quelques mots. Comme à chaque fois, nous sommes vites très limités, mais c’est l’intention qui compte ^^.

Il est 18h, l’heure à laquelle j’étais censée rendre mon vélo. Je me mets en route.

En traversant le pont, je croise… Martin ^^. Il est mort de rire en me voyant avec mon chapeau de vietnamienne sur mon vélo, il ne m’aurait pas reconnue je crois. Ils partent se promener dans la ville, on se donne rendez-vous plus tard pour aller manger ou boire un verre.

Je ramène mon vélo, je file faire connaissance avec quelques filles de ma chambre (c’est un dortoir de 10) : Une canadienne, une portugaise et une américaine. Elles partent toutes le lendemain pour Hoi An…

Je me douche et hop je rejoins Martin et Monique. Ils m’ont montré leur hôtel sur la carte, c’est visiblement la rue à côté. Ils m’ont donné le nom de l’hôtel, mais je ne trouve pas. Je lui envoie un message, il me renvoie le nom de l’hôtel : Country riverside. Je montre à des vietnamiens, évidemment, ils me disent tous « ouhlala, c’est loiiiiiiiiiiiiin ! Mais je peux t’emmener si tu veux… ». Du coup, je demande l’adresse par texto à Martin… Intéressant, c’est le même nom de rue que le mien. Je reviens sur mes pas. Mais pas possible de trouver… Je demande x fois mon chemin. Avant de comprendre. Il s’est trompé en tapant le nom… ce n’est pas Country riverside mais century riverside…. Merci Martin pour le challenge supplémentaire 😉

Je les retrouve enfin. On part à la recherche d’un resto vietnamien pour manger du local. Martin a un plat en tête. On trouve un resto juste à côté de mon hôtel. Moi je commande un tout petit truc comme je viens de manger. Martin commande son bœuf sauce je ne sais plus quoi (nous allons l’appeler sauce viet si ça vous va comme ça^^). On lui ramène du bœuf au ketchup ^^. Ca sent l’attrape touriste. Du coup, il troque son bœuf ketchup pour des nems… et le serveur n’a même pas l’air gêné de prétendre faire des plats vietnamiens et de servir du ketchup…

En sortant, nous allons dans un magasin de vêtements. Ici, presque tout est fait sur mesure. Dans le magasin, il y a des modèles, tu choisis ton modèle, il prend tes mesures et le lendemain tu as ta veste/robe/pantalon sur mesure. Il ne faut pas être susceptible pour faire les magasins en Asie… Toutes les asiatiques ont des physiques d’enfant de 14 ans : Pas de hanches, pas de seins, pas d’épaules, pas de fesses… Du coup, Martin qui doit faire du M en France se retrouve à l’étroit dans du XXXL… J En France, les asiatiques s’habillent principalement aux rayons enfants. A Sapa, Tuong chaussait du 32, ça vous donne une idée de leur gabarit !!

Nous rencontrons un couple de français (100% hommes) de Nouméa ! Nous faisons connaissance, ils sont très sympas. Lui est une célébrité locale apparemment, il est le présentateur d’émissions de débats, journaux télé,… Son mari est retraité (il a 50 ans !), il travaillait chez GSK ^^. Je prends leurs coordonnées, j’irai boire un verre avec eux lors de mon passage en Nouvelle-Calédonie et lui essaie de me motiver à sortir un livre après mon tour du monde… Hum. Je vais y réfléchir. Il m’explique comment ça se passe pour trouver un éditeur, les différents types de contrat,… C’est vrai que c’est tentant mais pour passer d’un blog à un livre, il y a du travail… Et si c’est faire un livre pour faire un livre… De toute façon, j’ai encore 11 mois pour y réfléchir… Pas pwessée, pas pwessée…

On va prendre un dernier verre. Monique voulait un café viet avant d’aller se coucher. Pas de chance. Ils font des cartes différentes pour le Tet et il semblerait que le café viet soit parti en vacances en même temps que les vietnamiens !

On discute, on échange nos idées pour les prochains jours. Moi je voulais aller à un parc national à côté , malheureusement, il n’est possible d’y aller qu’en moto et je n’en ai toujours pas conduite ! Grrr ! De même, pour rejoindre Hoi An, le meilleur moyen est de prendre une moto, la route est magnifique.

Là, je découvre que Martin est super motivé pour aller à Hoi An en moto. En plus, en route on pourrait s’arrêter pour qu’il m’apprenne vite fait à maîtriser le bolide. Youpi !!! Avant d’aller me coucher, je me renseigner à l’hôtel : type de moto, durée du trajet,… Et c’est parti !!

Mais d’abord, c’est visite à DMZ le lendemain. Je dois me lever à 6h alors je file me coucher !!

Ju

19 réflexions au sujet de « Bien arrivée à Hue, ancienne capitale vietnamienne! »

  1. D’accord, c’est bien négocié mais si c’était toi qui l’avais fabriqué tu aurais peut-être manifesté qq énervement à te faire exploiter de la sorte. car 1€50 pour un chapeau qui a bien dû demander 3 h de travail – peut-être plus – c’est accorder bien peu de valeur au travail ! Je suis comme Nicolas, ce marchandage totalement déconnecté de la réalité des coûts finit par m’agacer et me mettre mal à l’aise : il arrive tjs un moment où je me dis que je ne respecte pas la personne en face en lui imposant un prix ridiculement bas. Mais c’est une réflexion de touriste qui part pour un séjour limité, pas d’un backpacker qui doit encore tenir 11 mois… sous un soleil brûlant !!!

    • Coucou Gigi!
      Je pensais comme toi avant de venir ici…mais à force de payer 4 fois voire plus par rapport aux locaux… ca devient vite très agaçant! 50000cest le prix dun chapeau ici. Payer 4 fois le prix parce que chez nous on laurait payé 4 fois, ce nest pas comme ca que ca fonctionne. Elle, pour son chapeau et ses heures, 50 cest le prix, ce nest pas ne pas la respecter.
      Si tu savais le nombre de backpackers qui quitte le vietnam après 3 ou 4 jours pour aller au laos parce quils nen peuvent plus de se faire arnaquer en permanence…cest infernal…
      Mais je comprends ta logique 😏

      • Oui, il faut tjs replacer les choses dans leur contexte.

        Autre point qui me pose question : quand tu évoques la guerre il ne semble y avoir que la guerre avec les USA qui a laissé des traces. Ce que les français ont fait là-bas semble passé aux oubliettes ??? Un peu comme si, ici, on ne parlait que de la guerre de 39/45 en oubliant celle de 14/18. Il est probable que la dernière a dépassé la précédente dans l’horreur, comme celle de 40 ici. Mais, une guerre, qui plus est coloniale, reste une guerre et ce n’est pas parce qu’elle apparaît moins horrible qu’on doit « excuser » les méfaits de l’envahisseur; car, le peu que je sache, les français ne se sont pas tjs comportés en enfants de choeur, au-delà de l’héroïsme tant vanté quelle que soit la gloire de la cuvette de Diên Biên Phu.

        Ceci étant, c’est super intéressant ton blog. Tu nous emmènes dans ton sillage autour du monde. Merci pour cette belle aventure !

      • Si a hanoi jai vu la prison érigée par les français … beaucoup de propagande également dans ce musée …. les courageux vietnamiens vs les méchants français… mais j’ai globalement l’impression qu’ils aiment bien la France et les francais. Ouf pour moi!!

    • EH OUI gigi ; les routards , à notre époque , on nous appelait comme cela, ….
      .on m’a effectivement appris que lorsque l’on voyage , on paie le prix normal , sinon , tu déstabilises l’économie, les gens qui cotoient les touristes s’enrichissent bcp plus vite que ceux qui travaillent pour leur pays , et à long terme, c déstabilisant ….. cela se passe un peu chez nous , mais tu ne fais pas payer une baguette dix euros à un étranger qui gagne cinquante fois plus que la vendeuse ….. etc ….
      Un bon touriste refuse de se faire arnaquer mais il doit aussi respecter les codes et les valeurs du pays qu’il visite …. et c vrai que les routards respectent en général plus les pays que certains touristes qui font tous les pays mais qui refusent de se mélanger à la population , hélas, c bien souvent comme cela que ça se passe ……
      lorsque tu vois tous ces hôtels avec piscine , bouffe à volonté et que les habitants proches n’ont même pas de quoi arroser leur plantation , là tu dis que c un scandale ….
      j’espère que julie a bien compris cela …. en tout cas, c comme cela que je lui ai présenté les voyages mais nous avons aussi dévié et j’ai perdu le goût des voyages avec souvent la honte de fréquenter les français en vadrouille à l’étranger , et la masse des touristes est impressionante …..
      BREF , un chapeau , on le paie au prix normal mais julie se prend peut être un peu trop au jeu et heureuse de gagner encore un peu plus …..mais si elle ne gagnait pas assez d’argent sur son chapeau , je pense qu’elle l’aurait gardé . ;;;;
      BISOUS GIGI et Julie

      mc

      • Oui quand tu proposes un prix trop bas tu le sais tout de suite ils se braquent et ne veulent plus discuter et rien te vendre…
        Cest comme ça que tu te fais systématiquement arnaquer les premiers jours le temps de connaitre les prix. Un coup ils se braquent la fois d’après tu ne veux pas qu’ils se braquent du coup t’es trop haut…

      • Oui, oui, j’entends bien. La différence avec ici c’est que dans ces pays – comme au Maghreb – le prix affiché (façon de parler parce qu’ils ne savent pas ce que c’est qu’une étiquette… ou qu’ils n’ont pas de colle…) est hors de proportion avec le prix final. Pourtant ce prix de départ n’est pas en soi extravagant. Ce qui est alors agaçant, c’est la discussion pour rapprocher les 2 prix. Au final, l’acheteur se dit qu’au départ on l’a vraiment pris pour un gogo de touriste et le vendeur fait la g… de n’avoir pas su/pu mieux vendre. Mais tu oublies d’autant plus vite que le chapeau convoité te protège vraiment bien des UV !
        Mais tu as raison, Marie-Cécile, il est de loin préférable que la population profite des passages touristiques plutôt que ces chaînes d’hôtel qui, bien souvent, n’emploient pas ou peu de main d’oeuvre locale.
        Bises à vous

        PS : pour les « traces » laissées par les français, je n’avais pas encore lu le dernier message écrit à Hanoï avant d’écrire mon commentaire.

      • ah mais ici y’a pas d’étiquettes.
        moi son premier prix annoncé étai 200 000. je lui ai dmandé en vietnamien. si j’avais demandé en anglais j’aurais sûrement eu 300, si j’avais l’air riche 400 et si j’avais l’air viet…50 tout de suite :s

  2. Ah,un peu d’aventures.J’adore tes aventures dans les trains. Tu négocies bien moi que moi en tout cas. Moi,ça m’agace. Bravo. Je te demanderai conseil la prochaine fois. Bonne route en moto alors,du coup! J’ai hâte de voir ça.

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